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 Save you from yourself ✽ Steve

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Affiliation : Justice & protection
Compétences/Capacités : - Connaissances affûtées des lois
- Capacités d'argumentations solides
- Très bonne petite fouine
- Bonnes capacités en arts martiaux
- Agilité développée grâce aux cours d'escalade


- Immobilisation moléculaire (en cours d'apprentissage)
- Combustion moléculaire (possible évolution)
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MessageSujet: Save you from yourself ✽ Steve   Mar 2 Jan - 23:42

Save you from yourself

Il y a des saisons qui sont plus déplaisantes que d’autres. Si j’apprécie l’automne et ses magnifiques couleurs, ce n’est pourtant pas la plus joyeuse des saisons, quant à l’hiver, il a toujours cet effet un peu déprimant. L’absence de soleil dit-on. Mais voilà, depuis l’apparition du Syndicat du crime, notre soleil a disparu, masqué derrière la lune. Autant dire que l’effet « dépression nerveuse due à l’absence de soleil » est à son comble. Pourtant maintenant plus que jamais auparavant, nous nous devons d’affronter ces psychopathes venus d’ailleurs. Alors j’avoue user de divers stratagème pour essayer de garder le sourire. Le sport, notamment puisque cela m’a toujours aidé à affronter la vie. Les lampes à UV pour profiter de la chaleur bien qu’elle soit artificielle. La vitamine d’un jus d’orange aux arômes probablement très artificiel. Et le sucre de bonbons totalement chimiques. Mais plus le temps passe et plus je me surprends à me dire que peut-être cette fois, nous ne nous en sortirons pas. La planète se dérègle et cela devient plus qu’inquiétant. Non content d’essuyer les attaques de ces gens, les émeutes dans les rues, les criminels terriens totalement demeurés, voilà que nous essuyons en plus des catastrophes climatiques qui seront bientôt sans précédent.

Le monde change, et nous devons nous adapter au mieux. Alors j’avoue que parfois, le soir, je me promène un peu. En faisant mon jogging, j’offre un peu de réconfort et de nourriture à ceux qui en ont besoin. Je rallume les feux dans les bidons métalliques des ruelles. Je distribue des couvertures et me joins volontiers aux différentes associations qui soutiennent les gens qui ont le plus besoin d’aide pour traverser cette crise. Et parfois, je me retrouve là où je ne devrais pas être. Au milieu de braquage ou d’émeutes pour tenter de calmer les conflits, ou au milieu d’une de ces petites tempêtes qui s’abattent de plus en plus régulièrement sur la ville pour essayer d’aider les gens à s’abriter. Alors hier, quand je suis sortie de mon appartement, en rentrant du boulot, pour aller courir, je l’ai fait avec mon sac rempli de diverses provisions. Et c’est tout naturellement que je me suis retrouvée prise au milieu d’une petite émeute pendant laquelle des gens malintentionnés tentaient de dépouiller une épicerie. J’aurais probablement dû passer mon chemin, continuer ma route et rentrer chez moi. Probablement. Mais je ne l’ai pas fait. Après avoir appelé la police, je suis entrée et j’ai rajouté mon grain de sel. Je crois avoir failli mourir une ou deux fois mais au final, j’ai réussi à m’en sortir avec seulement quelques contusions dont deux blessures nettement visibles sur le visage : une sur le front et une sur la pommette.  

Face à cette moitié d’échec, c’est à contre cœur que je suis rentrée directement du travail ce soir et que je ne suis pas ressortie. Je me suis contentée de prendre une douche et de ranger un peu mon appartement. Jusqu’à ce que l’on sonne à la porte. Blessures visibles, je vais jusqu’à la porte pour jeter un œil par le judas pour voir que Steve se tient derrière la porte. Sans penser à mes blessures, j’ouvre la porte et je souris rayonnante : « Steve ! » sans attendre de réponse, je lui saute au cou pour l’étreindre avec force avant de le lâche et de me décaler : « Ne reste pas dehors, entre ! ». Une fois fait, je referme la porte et tire le verrou par habitude, avant de lui demander : « Comment vas-tu ? ». Avec l’arrivée du Syndicat du crime, je m’inquiète pour lui. C’est difficile de mettre cela de côté. Même si j’admire ce qu’il fait, j’ai toujours peur qu’on vienne frapper à ma porte pour m’annoncer que mon frère ne reviendra plus jamais. Mais aujourd’hui, il est là, il se tient là, debout dans mon appartement, alors pour quelques heures, je n’ai plus aucune raison de m’inquiéter. Je crois savoir qu’il a été beaucoup réquisitionné ces derniers temps et je ne peux même pas imaginer tout ce qu’il a dû voir, alors dans le fond, je ne suis pas sûre qu’il fallait que je pose cette question, mais tant pis, c’est fait.
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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Sam 20 Jan - 0:37

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Exténué, la première action de Steve lorsqu’il retrouve la sécurité de son bureau dans les locaux d’A.R.G.U.S. est de poser son arme sur son bureau et de souffler. Souffler longtemps et fortement. Il se frotte les yeux d’une main, cherchant à chasser la fatigue. Le phénomène de nuit éternelle causé par le déplacement du soleil derrière la lune par le Syndicat n’avait pas du tout calmé les méta-humains criminels. Au contraire, beaucoup en ont profité pour sévir davantage, donnant encore plus de travail à A.R.G.U.S. qu’anticipé. A croire qu’ils se sont passé le mot.

Le méta-humain à appréhender était une véritable plaie pour Steve et son équipe. Ayant le pouvoir de se téléporter partout où il veut sur une assez grande distance – l’agent est incapable de donner une estimation correcte – le criminel en fuite s’est longtemps amusé à les faire tourner en bourrique. A peine venaient-ils de franchir les pas de sa cachette du moment qu’il se téléportait ailleurs. Et toute la triangulation était à refaire, encore et encore, dans cette nuit éternelle bien trop propice aux cachettes compliquées. Foutu Syndicat, foutus criminels. En fin de compte, c’est avec une idée de génie d’un des ingénieurs militaires d’A.R.G.U.S. en liaison directe avec Steve depuis le QG de Washington, une machine permettant de contenir un méta-humain et beaucoup de chance qu’ils réussirent à attraper le fugitif. Ils se rattraperont demain, sur le prochain qui décidera d’en profiter. Et surtout qui décidera de croire qu’il arrivera à ses fins.

Steve avait congédié ses agents assez tardivement alors qu’il retournait à peine dans son bureau. Un sentiment doux-amer l’avait envahi. Cette lasse routine de gérer au mieux les criminels avec pouvoirs commençait sérieusement à empiéter sur ses nerfs. Et ce soir-là, le numéro deux n’avait pas envie d’être seul. Pas envie de ruminer il ne savait pas encore quoi seul devant une énième rediffusion d’un navet ou n’importe quel autre programme du soir. Ce fut alors sur cette pensée de ne pas être seul que ses pas se résolurent à l’amener jusqu’à chez Tracy. Jusqu’à la porte de sa sœur qu’il, il ne réalise seulement maintenant, n’a pas vu depuis quelques temps déjà. Et pour pallier à ce manque de visites, Steve eut la bonne idée de s’arrêter à l’épicerie du coin acheter une bouteille de vin et de la glace. Combo parfait que les deux Trevor maîtrisent depuis bien longtemps. Il suffisait que l’un se pointe avec au moins un des deux ingrédients magiques pour passer une bonne soirée, loin de leurs métiers éreintants. Oubliant complètement que certaines de ses cicatrices sont encore un peu visibles, résultats d’anciennes missions à la recherche de criminels, Steve sonne à la porte de l’appartement de sa sœur. Quand elle lui ouvre, il s’est attendu à tout sauf à la voir un peu plus mal en point que lui. Comment a-t-elle eu ces cicatrices ? Steve n’a cependant pas le temps de prononcer un seul mot qu’elle lui saute au cou et l’enlace tout sourire, comme si de rien n’était. Il se laisse faire et répond à l’embrassade, quelque part rassuré de savoir qu’elle va visiblement bien et essaye de se convaincre que ces marques ne sont dues qu’à une maladresse de sa part plutôt que d’imaginer le pire. Steve entre sans un mot et observe les lieux. Rien ne semble avoir changé de prime abord. Alors quoi, Steve ? « Comment je vais, moi ? J’ai vu des jours meilleurs. Du moins, des nuits meilleures. Mais ça ira, il le faut bien. » Il ironise et réalise qu’il a toujours son petit sac de courses dans la main. « Tiens, ça te donnera un aperçu de comment je vais. » Steve dépose le sac sur la table la plus proche et retire son manteau sans donner plus d'explications. L’espace d’un instant, il hésite à aborder les sujets des cicatrices sur le visage de sa petite sœur avant de balayer la pensée. Tracy est sa sœur et la seule famille qui lui reste, évidemment qu’il va aborder le sujet sans plus attendre. Ce serait mal le connaître autrement, et même quand il lutte avec lui-même pour essayer de paraître moins protecteur et inquiet, le résultat reste inchangé. « Et toi, ça va ? Que t’est-il arrivé pour avoir ces cicatrices, Trace ? Tu t’es battue avec un des juges ? » Steve tente, sans grand succès, de cacher son affolement avec une boutade. Visiblement, il a choisi le bon jour pour une intervention « vin et glaces » spéciale Trevor.  


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Dernière édition par Steve Trevor le Sam 27 Jan - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Sam 27 Jan - 16:05

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Même si j’ai des choses à lui dire, je suis contente qu’il soit là. Et même s’il a l’air fatigué, à bout, il va bien. Il est toujours debout. Mon frère est bien plus fort que les autres. Plus fort que tous ceux qui se proclament des héros. Plus fort parce qu’il les porte tous, il les soutient tous. Même s’ils ne s’en rendent pas compte ou qu’ils ne veulent pas l’admettre. Moi je le sais. Alors s’il a besoin d’un peu de glace, alors allons y. Je fais bien assez de sport pour en dévorer des dizaines sans prendre un gramme.

Il répond à mon étreinte comme d'habitude. On est comme ça, même si parfois, il y a des soucis de communication ou des moments où on se voit moins souvent qu'avant. Mais on s'en sort, on s'en sort bien tous les deux. Comme toujours. D'ailleurs, assez vite, il répond à ma question. Et je devine l'ironie entre ses mots. Je souris un peu mais je sens bien que c'est plus difficile qu'il ne tente de le faire croire avec son « ça ira ». C'est son « il le faut bien » qui donne un indice mais surtout la façon dont il le dit et le sac qu'il pose sur la table. Je n'ai pas besoin de regarder dedans pour savoir ce qu'il contient. Il contient ce dont nous allons nous nourrir ce soir. Littéralement, vautrés dans le canapé, devant la télé à parler ou à se taire, juste à profiter de notre,présence, de notre sécurité momentanée. Malgré cela, je m'avance et j'ouvre le sac pour sortir la bouteille et la crème glacée puis je vais jusqu'à la cuisine, ouverte sur le reste de l'appartement. Je passer derrière le bar et pose les deux sur mon plan de travail. Puis j'ouvre un tiroir et je sors deux cuillères et deux verres à vin. Il n'y a pas besoin de plus pour nous. Je débouche la bouteille en regardant mon frère. Je sais bien que ce dont on risque de parler ce soir risque de nous ébranler tous les deux. Et il faudrait aussi que je lui dise pour cette assiette qui s'est retrouvée suspendue en l'air dans ma cuisine il y a quelques semaines. Mais il y a tellement à dire et je m'inquiète tellement pour lui. Il a énormément de travail et je ne veux pas qu'il s'inquiète en plus pour moi parce qu'il a déjà bien assez à penser à s'occuper de lui, de son travail et de tous ces psychopathes qui se baladent en ville.  

« Oui tu sais... Les gens sont vraiment idiots ces derniers temps... C'est la nuit perpétuelle ça change les gens. Je crois qu'ils auraient tous besoin d'une soirée spéciale Trevor... ». Je sers les verres puis je repose la bouteille et je le regarde à nouveau puis je me tourne et j'ouvre la partie supérieure de mon réfrigérateur pour lui montrer le pot de glace qui s'y trouve. Je n'ai pas besoin de lui dire, il sait ce que ça veut dire. On sait tous les deux ce que ça veut dire. Je ne parle pas du pot de glace mais je lui dis : « Je veux que tu me promettes de ne pas t'énerver d'accord ? Parce que... j'avoue que ce n'était pas mon moment le plus glorieux... ». A nouveau silencieuse, je lui souris un peu avant d'attraper un plateau pour poser tout ce dont nous avons besoin dessus. Je le soulève et je vais jusqu'à mon salon pour le poser sur la table basse lui faisant signe de venir s'installer dans mon super canapé immense et spacieux dans lequel je m'endors presque tous les soirs parce que mon lit est trop loin pour effectuer la migration. Je coupe le son de la télé et j'attrape l'un des deux plaids qui sont sur le dossier pour m'y enrouler et m'installer avant de reprendre la parole : « Il y avait cette émeute et des gens qui essayaient de voler une épicerie... Et il y avait cette gamine qui était derrière la caisse, terrifiée... Je suis entrée. Et elle va bien maintenant. Elle va bien ». Moi un peu moins, bien évidemment, mais je ne m'en suis pas si mal sortie. Bien sûr, j'aurais tellement pu mieux m'en sortir si ces foutues mains avaient réussies à figer au moins quelques personnes. Au moins une. Juste une.

Je sais bien que j'ai tort, ou que je ne devrais pas le faire comme ça. Que je devrais laisser faire la police et les forces de l'ordre. Mais je ne peux pas. Quand il n'y a personne d'autre, quand personne ne peut aider les autres, alors j'ai besoin de faire quelque chose. Et j'aimerais tellement pouvoir faire plus. Je suis capable de faire plus et c'est tellement frustrant, tellement agaçant que j'aimerais pouvoir hurler et tout fracasser autour de moi et espérer, juste espérer réussir à faire quelque chose de bien. Mais je n'y arrive pas. « Je n'y arrive pas. C'est trop dur de voir toute cette souffrance partout et de ne pouvoir rien faire » je marque une pause et je dis : « Et je suis fatiguée parce que j'ai l'impression que ça ne sert à rien. C'est ça dans le fond. Je ne sers à rien. Et si je m'étais trompée ? ». Peut-être que j'aurais dû m'engager dans l'armée finalement.  


Dernière édition par Tracy Trevor le Dim 11 Fév - 17:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Dim 11 Fév - 13:33

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Les gens auraient tous besoin d’une soirée spéciale Trevor. La pensée fait sourire Steve, imaginant des méta-humains instables installés en cercle autour d’une myriade de vin, verres à vin et pots de glace accompagnés de leurs petites cuillères. Comme des boyscouts autour d’un feu de camp. Si Steve n’a jamais été boyscout de sa vie, il a cependant connu les feux de camp – et leurs histoires d’horreur ou non autour de ces derniers – lorsqu’il a intégré l’armée. Une fois par mois, le lieutenant organisait cet événement pour que les soldats en devenir tissent des liens. Une soirée que d’autres appellent « soirée de team-building » voire directement de « réseautage », sans aucun tabou. A s’imaginer ces criminels méta-humains autour d’un feu à discuter technique pour mieux torturer sa victime et autres joyeusetés, Steve lâche un rire en soufflant par le nez. « Peut-être que ça leur ferait du bien, oui… », se contente-t-il simplement de dire sans élaborer sa pensée ridicule. « Comme ça nous ferait du bien à tous de retrouver le soleil. » Son sourire s’efface alors que sa sœur dispose des verres sur la table. Cette nuit perpétuelle commence à lui courir sur le système tant il se sent inutile. Mais ce soir-là, ce qui l’inquiète le plus est l’état de Tracy. Que lui est-il arrivé pour qu’elle se retrouve dans cet état, bon sang ? S’il lui pose la question en cachant plus ou moins son inquiétude, il se calme légèrement en la regardant faire, face à son réfrigérateur, à sortir un pot de glace du freezer. Visiblement, Steve n’est pas le seul Trevor à avoir besoin d’un remontant. Il n’aura probablement pas besoin de lui arracher les vers du nez pour en savoir plus. Probablement.

Le numéro deux d’A.R.G.U.S. ne peut cependant pas s’empêcher de froncer des sourcils. Ne pas s’énerver ? Pas le moment le plus glorieux de Tracy ? En à peine quelques mots, sa sœur semble lui demander la Lune – quelle ironie, encore et toujours en revenir à cet astre qui leur cause bien des soucis, merci le Syndicat. Ceci étant dit, faire l’effort de ne pas s’énerver est dans ses cordes. Mais en a-t-il seulement envie ? Ses iris suivent les mouvements de sa sœur dans un silence entre la fratrie qui, étrangement, n’est pas pesant. Steve en profite alors pour retirer ses chaussures, sachant pertinemment que ses pieds ne seraient en aucun cas les bienvenus sur le canapé sinon. Il rejoint Tracy sur le canapé quelques instants plus tard et s’emmitoufle dans un plaid à côté d’elle, l’imitant plus ou moins – il n’a pas besoin de se transformer en momie pour apprécier la chaleur d’un bon plaid –, avant de l’écouter. Sa mâchoire se contracte légèrement alors que Tracy expose le contexte. Le braquage d’une épicerie, une caissière jeune et pétrifiée à sauver. Des sentiments contraires l’envahissent. Steve éprouve de la fierté, car elle n’a pas tourné les yeux face à un événement de la sorte – comme ce que feraient bien trop de personnes à son goût– et cela ne l’étonne pas vraiment, Tracy n’étant ni la première ni la dernière Trevor à venir en aide à quelqu’un si besoin est. Il éprouve de l’inquiétude, se demandant si elle, Tracy Trevor, va bien. Mais également, il éprouve de l’énervement : pourquoi y est-elle allée, seule, sans protection et sans arme pour se défendre ? Et si elle ne s’en était pas sortie de la même manière ? Et si ceci, et si cela ? Les scénarios catastrophes fusent dans le cerveau de Steve. Tracy n’est – et ne sera jamais à ses yeux de grand frère protecteur – une justicière. Encore moins un membre d’une quelconque unité de police. Elle, elle défend la loi dans une salle d’audience, pas sur le terrain.

A ce moment, Steve a voulu réagir. La questionner en s’agaçant le moins possible pour savoir pourquoi elle a agi de la sorte, sans réfléchir voire sans même appeler de l’aide – son aide ou celle de quelqu’un d’autre. Le détail sur le pourquoi du comment en somme. Seulement, quelque chose dans le regard de Tracy le convainc de se taire, d’attendre la suite de ses propos avant d’ajouter quoi que ce soit. Il l’écoute sans un mot et ne peut s’empêcher, à la fin de son discours, de poser sa main sur la sienne par-dessus son plaid. « Tracy… » Son ton est calme, son énervement a laissé un peu de place au désarroi avec une pointe de tristesse. Steve n’a jamais aimé entendre sa sœur lui rétorquer qu’elle ne sert à rien, qu’elle s’est trompée. « Tu fais quelque chose pourtant, peut-être pas de cette manière-là mais tout de même. Tu ne peux pas dire que tu ne sers à rien, bien au contraire. Simplement… » Steve déglutit, sachant pertinemment que les mots qui vont suivre vont déplaire à sa cadette. « Simplement tu n’es ni policière, ni d’A.R.G.U.S.. Te mettre en danger de cette manière sans même une arme pour te défendre, c’est bien plus qu’un acte noble, c’est du suicide. Tu n’es pas entraînée pour ça mais plutôt pour démolir des témoignages alambiqués de criminels à mettre en prison. A quoi aurait servi ton acte de bravoure si tu ne t’en étais pas sortie ? » Le ton de Steve est resté calme tout le long mais le soupir qu’il lâche parle bien plus qu’il ne le pense. Steve n’aime pas l’idée de savoir sa sœur en danger et ce malgré sa connaissance en arts martiaux. Tracy reste tout de même une avocate, pas une Jackie Chan en herbe qui combat le crime de cette manière-là à longueur de temps. Et puis, Steve est à des années lumières de connaître le secret de sa petite sœur. « Laisse-nous nous occuper de cette partie-là de la justice plutôt que de te mettre en danger de cette manière. Appelle-moi la prochaine fois et je débarque ou l’une de mes équipes débarquera… » Nouveau soupir, nouvel indice sur son humeur. Et Steve est toujours à côté de la plaque sans s’en apercevoir. 


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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Dim 11 Fév - 18:01

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Je suis sûre que dans le fond, il trouve ça drôle : ma remarque sur la soirée spéciale Trevor. Mais il ne le relève pas vraiment et ne rajoute rien d'humoristique. Il se contente de dire que retrouver le soleil nous ferait du bien à tous. Je souris un peu avec un hochement de tête. Bien sûr que oui. Cela nous ferait le plus grand bien. Une bénédiction. Le retour de la vie telle que nous la connaissions. Mais voilà, il y a cette question. C'est normal qu'il veuille savoir, c'est ma faute, j'aurais dû rester maquillée, cela se serait mieux passé. Mais je ne pouvais pas savoir qu'il débarquerait ce soir. Enfin bref. Nous voilà assez vite installés dans le canapé. Par habitude, j'ai vite retrouvé la chaleur réconfortante de mon plaid et Steve en attrape un lui aussi, même s'il ne s'enroule pas dedans autant que moi, je viens de le faire. Je suis un peu angoissée par tout ça. Je dois dire que je ne suis pas à l'aise à l'idée de cacher quelque chose à Steve. Mais je ne suis pas sure de vouloir en parler. Après tout, je ne suis plus tout à fait humaine aujourd'hui. Je suis un monstre, un rebus du monde, engendrée par nos déviances actuelles : énergies polluantes et mortifères qui entraînent des mutations étranges. Mais au-delà de cela, il y a toujours cette petite voix dans ma tête : j'ai toujours voulu aider. Si j'avais fait un autre choix, je ne serais probablement pas devenue ce que je suis aujourd'hui. Peut-être que finalement, j'étais prédestinée à le devenir ? Tout ça me dépasse totalement. Et comme d'habitude, je n'ai pas trop de mal à lui parler de mes états d'âme et de mes doutes, même si je n'ai pas encore vraiment abordé ce qui m'a poussé à entrer dans cette boutique au-delà de ma volonté d'aider les autres qui est de famille.

Et quand j'ai fini, je pose sa main sur la mienne par-dessus le plaid. Il faut dire que ma soudaine momification n'aide pas beaucoup à me rendre accessible. Mais je tourne un peu ma main et je la serre à travers le tissu. Puis, il prend la parole. Je m'attendais à ce qu'il soit en colère, vraiment. Je pensais qu'il me ferait la morale, mais non. Il a l'air triste. C'est à son tour de prendre la parole pour essayer de me remonter le moral en me disant que moi aussi j'aide les autres, que je fais quelque chose et que je ne peux pas dire que je ne sers à rien. Je souris un peu. Puis, il poursuit son discours. Et bien sûr, la morale arrive. Je le regarde simplement alors qu'il continue en me disant que c'était du suicide et que mon entraînement est différent. Je fais une légère moue à la question, parce que je sais bien qu'il a raison, mais c'est plus fort que moi. Je suis plutôt surprise de le voir rester aussi calme cependant. Mais le soupir qui conclut sa tirade est assez significatif. Mais ça ne m'étonne, lui aussi à l'air fatigué, alors il est forcément moins patient surtout quand il s'agit de moi. Il conclut son raisonnement en disant que je dois les laisser faire leur travail lui et les autorités. Que je peux l'appeler au besoin qu'il viendra ou qu'il enverra des agents mais que je ne dois pas le faire moi-même. Il pousse un nouveau soupir et je penche un peu la tête. Je souris un peu et je lui dis : « Je sais bien Steve... ». Je dégage un bras finalement et j'attrape l'un des deux verres que j'avais servi dans la cuisine pour le tendre à Steve, puis je prends l'autre et je me redresse. Je lève mon verre dans un toast silencieux puis je reprends la parole pour demander : « Et si j'étais armée ? Je veux dire et si je pouvais vraiment faire la différence ? ». Parce que même si je ne le contrôle pas encore correctement, je sais que je peux et bientôt, j'espère bien pouvoir réussir à maîtriser mes pouvoirs pour m'en servir dans le but d'aider les gens. « Je sais bien que je suis utile dans un tribunal et j'adore mon boulot. Mais je voudrais faire plus... Et... je sais que j'en suis capable ». Je m'aventure sur un terrain glissant et j'espère bien qu'on ne se disputera pas pour ça. Et d'ailleurs, je le regarde un moment et pour être sûre qu'il ne partira pas sans avoir parlé lui aussi, je le regarde et je lui demande : « Et toi ? Tu as l'air fatigué Steve... ». Je suis inquiète pour lui. Je suis toujours inquiète pour lui, surtout en ce moment. «Qu’est-ce qui se passe ? ».

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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Jeu 22 Fév - 18:22

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Tracy & Steve



Voir sa sœur s’enrouler de cette manière dans son plaid donne l’impression à Steve que tout est normal. Que cette soirée spéciale Trevor est comme toutes les autres. Quelque chose dont ils ont tous les deux besoin, sans avoir à remuer des sujets sensibles voire compliqués tout en parlant à cœur ouvert. Cependant, l’aîné sent bien que quelque chose est différent chez sa cadette, sans réellement comprendre quoi. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’elle se retrouve avec des cicatrices sur son visage. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’elle cherche à se la jouer justicière – malheureusement pour lui, d’ailleurs. S’empêche-t-elle de lui dévoiler toute l’histoire derrière cette action ? Steve essaye tant bien que mal de reconstruire le puzzle. Sans grand succès. Alors il continue de se comporter en frère exemplaire, à l’écouter et essayer de la rassurer tout en s’inquiétant comme il sait si bien le faire. Cela ne l’empêche toutefois pas de réagir à ses propos alors qu’elle lui tend un verre de vin et qu’ils trinquent silencieusement.

« Comment ça « et si tu étais armée » ? Ne me dis pas que tu trimballais une arme dans ton sac en passant devant cette épicerie… » Pire, est-ce que tu sais ou saurais t’en servir ?, pense-t-il. Pour faire une différence, se balader avec un flingue ne suffit pas. Il faut avoir le bon entraînement, la bonne concentration. « Tu n’es pas sur le terrain, ce ne sont pas des choses qui se maîtrisent en deux jours… » Cette discussion inquiète bien plus Steve que prévu. Il est loin de s’imaginer que l’arme dont Tracy parle n’est pas un quelconque pistolet mais de pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas vraiment. Mais s’il savait… Il ne changerait pas forcément son discours. Steve n’a jamais cru au talent inné de certains, persuadé que tout peut s’apprendre, si tant on ait envie de le faire et l’affinité qui va avec. Tracy n’avait pas appris à être une avocate douée en un claquement de doigts. Steve n’avait pas appris à être un bon cuisinier en une seule fois également. Pareil pour les arts martiaux qu’ils maîtrisent tous les deux, et cetera. Steve se retient cependant de donner des exemples. Car même à la Justice League, Steve serait capable de citer deux trois personnes dans ce cas de figure-là. Hal n’avait, après tout, pas appris à maîtriser sa bague en deux secondes et demie – et est loin de la maîtriser totalement, soit dit en passant. Idem avec Barry et sa super-vitesse. Même Diana qui, si elle a eu l’entraînement suffisant par les Amazones, avait dû avoir un entraînement concernant le monde des Hommes. Aucun super-héros ne s’était réveillé un matin complètement changé et capable de sauver le monde – ou peut-être que si, mais ça ne s’était pas forcément passé comme sur des roulettes. Cela revenait au même avec une arme à feu. On ne s’improvise pas quelqu’un, on apprend et on le devient.

Steve boit une nouvelle gorgée et dépose son verre sur la table, à côté du pot de glace. Il soupire, fixant une goutte d’eau glisser le long du pot jusqu’à la table. Cette glace deviendrait un gaspacho sucré si cela continue mais en cet instant, son sort lui importe peu. Steve reporte à nouveau son attention sur Tracy d’une voix calme. « Tu sais que tu en es capable ? C’est pour ça que tu es rentrée dans cette épicerie, Trace ? Parce que tu savais ? Et ne change pas de sujet même si je sais que tu t'inquiètes pour moi. Je veux d’abord comprendre pourquoi avant de parler de moi. » Steve n’est pas dupe après tout. Il n’avait pas convoqué le Saint Esprit de la soirée spéciale Trevor pour ne pas s’ouvrir à son tour. Seulement quelque part, en plus de s’inquiéter pour sa sœur et de son comportement qu’il considère comme imprudent, Steve cherche à gagner du temps. S’il sait qu’il n’aura aucun problème à lui parler d’Amanda et du fait qu’il commence à ne plus supporter certaines règles imposées par la numéro un d’A.R.G.U.S. ou alors lui parler de ses états d’âmes concernant ses dernières missions, son sentiment d’être inutile et cette nuit perpétuelle, Steve sait que le sujet qui le préoccupe le plus lorsqu’il rentre chez lui est celui d’une autre blonde qui s’impose parfois dans son esprit. Sujet dont il ne veut certainement pas parler avec sa sœur – et qu’il n’assume même pas aborder avec lui-même. Se voiler la face, spécialité de Steve Trevor ces derniers temps. « Je ne veux juste pas que tu me donnes une autre raison de m’inquiéter Tracy. J’ai déjà assez de préoccupations pour en avoir encore une autre dans ce genre. », continue-t-il, légèrement buté. Entre les lignes, on comprend aisément que l'aîné n'est pas aussi sûr que sa cadette concernant sa capacité à sauver des gens de cette manière. Et surtout, on comprend que Steve a décidé de savoir ce qui se cache derrière l’histoire de sa sœur, coûte que coûte. Et tant qu’il n’aura pas de réponse, il ne s’épanchera pas sur son propre cas. Même si cela signifie qu’ils se disputeront à un moment ou à un autre. Il décide alors de s’emparer du pot de glace, enfin, et d’en déguster son contenu avec une petite cuillère.


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Dernière édition par Steve Trevor le Dim 4 Mar - 20:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Dim 25 Fév - 19:44

Save you from yourself

Nous voilà installés dans le canapé, avec du vin et de la glace. Et lui qui était venu me parler de ses problèmes, se retrouve face à mes problèmes. Je suis vraiment la pire des sœurs... Malgré le ton très sérieux de la conversation, je garde ce léger sourire qui ne disparaît presque jamais. Alors qu'on parle, Steve interprète mal mes paroles. Il pense que j'avais une arme dans mon sac. Une arme à feu sans doute. Mais je ne sais pas m'en servir. Ceci dit, je pourrais apprendre, ça ne doit pas être si difficile. Mais bon, ça n'a pas l’air d’être une bonne idée. Assez vite, je me redresse pour répondre : « Une arme ? Quoi ? Mais non, non bien sûr que non ». Je ne suis pas totalement folle. Il ne manquerait plus qu'on me désarme et me shoote avec ma propre arme. Quand il me signale que ces choses-là ne se maîtrisent pas en deux jours, je lui réponds : « Je sais, Steve. Mais en fait, je m'entraîne depuis un moment déjà ». Malheureusement, mon entraînement ne porte pas ses fruits. Pas du tout même. C'est un vrai désastre. Peut-être que je n'ai pas la motivation suffisante. C'est sûrement un peu pour ça que je suis entrée dans la boutique. En partie. Parce que je me disais qu'avec de vrais risques, ça pourrait marcher.

Puis, il me demande des précisions. Il vient chercher la raison pour laquelle je suis entrée dans cette épicerie. J'y suis entrée pour aider. Et parce que je pensais pouvoir me servir de ces idiots de pouvoirs qui ne marchent que quand ce n'est pas réellement nécessaire. Et en plus, ça ne m'empêche pas de casser ma vaisselle. A croire que je suis vraiment vouée à être inutile. Alors j'essaie d'expliquer : « Oui c'est pour ça que je suis entrée dans cette épicerie parce que je pensais en être capable. Parce que j'avais un moyen de protéger la vendeuse et de me protéger aussi. ». Je grommelle un peu en contemplant la main qui tient mon verre, murmurant pour moi-même mais assez fort pour qu'il l'entende : « Enfin, quand ça fonctionne ». Je relève mon regard sur Steve. Je ne sais pas vraiment comment lui expliquer, lui avouer que je ne suis plus tout à fait humaine. Je n'ai pas honte, mais je pense que ça lui apportera d'autres soucis et il n'en a pas besoin de plus. « C’est un peu compliqué à expliquer Steve ». Et je fais la moue, parce que oui, c’est compliqué et non, je ne sais pas comment lui dire. D’autant plus que je ne saurais pas faire de démonstration, alors il risque de me prendre pour une folle.

Steve reprend la parole. Il me dit qu'il n'a pas besoin que je lui donne une raison supplémentaire de s'inquiéter. Je le regarde et je porte mon verre à mes lèvres pour boire une gorgée, avant de reprendre la parole, un sourire moqueur au coin des lèvres : « Comme si ce n'était pas déjà le cas, même quand je ne prends pas de décisions totalement folles ». Je sais bien qu'il s'inquiète, après tout, avec des envahisseurs extraterrestres et des attentats de méta-humains dans tous les coins, personne n'est vraiment à l'abri. Je reprends la parole plus sérieusement : « Mais je suis grande, Steve. Je ne suis plus une enfant et je peux prendre soin de moi ». Bon, ok, parfois je fais des trucs idiots, mais on en fait tous non ? Et puis ça m'a servi de leçon, je ne suis pas prête de recommencer ce genre de choses. Mais je ne lui en ferais pas la promesse parce que je me connais trop bien, moi et mon impulsivité naturelle. J'adore m'attirer des ennuis, c'est une seconde nature chez moi. Je me penche pour attraper l'autre cuillère de ma main libre et je me tourne vers Steve qui a le pot de glace à la main pour en prendre une cuillère à mon tour sans prendre le pot parce que je n'ai pas lâché mon verre et que j'aime être à charge et me servir de lui comme esclave. Je souris un peu et enfourne ma cuillère avec plaisir.

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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Lun 19 Mar - 22:55

save you from yourself
Tracy & Steve



Steve fronce les sourcils. Quelque chose cloche dans le récit de sa sœur. Elle n’était pas armée – heureusement, cela aurait été le pompom si la nouvelle du soir était l’obtention du droit de porter une arme pour Tracy – mais elle s’entraîne depuis un moment et avait un moyen de se protéger. De quel moyen parle-t-elle ? Cette phrase l’intrigue et l’inquiète bien plus qu’elle ne le rassure. Et, il le sait, Tracy n’est pas dupe. Peut-être est-ce pour cela qu’elle lâche cette phrase à demi-mots qui change tout ? Peut-être est-ce pour cela que son attitude change ?

L’aîné observe sa cadette sans encore tout comprendre. Ou du moins, sans vouloir en comprendre davantage. Les battements de son cœur s’accélèrent, ses sourcils se froncent dans un signe de réflexion et ses yeux fixent la main de sa sœur. Cette main qui, en cet instant, agrippe fermement son verre de vin. Cette main qui semble être la réponse à toutes ses interrogations. Est-elle… ? Peut-elle… ? Il ose à peine formuler ces questions dans son esprit, ne voulant pas les rendre complètement réelles. Steve se contente de l’observer et la laisse faire. Il la laisse essayer de formuler ce qu’elle veut dire, sans vouloir ni la brusquer, ni l’interrompre. « Tente toujours, je pense que je suis capable de comprendre. » Sourire avenant, cœur qui bat à tout rompre, yeux dans les yeux, Steve attend des explications (ou quelque chose s’y rapprochant) qui ne viennent pas. Alors le sujet change. Steve fait part, à nouveau, de ses inquiétudes. Il ne voit pas le sourire moqueur, prenant une gorgée de vin. Son verre est déjà à moitié consommé – à moitié plein ? A moitié vide ? En cet instant, Steve ne sait pas comment qualifier la quantité de liquide rouge dans son verre – et il lâche un rire à la réflexion de sa sœur. Evidemment qu’il s’inquiète de manière générale. Evidemment que cette révélation ne va pas aider. Evidemment que Tracy est une grande fille. Seulement Steve n’arrivera jamais à être ce grand frère moins « étouffant ». Pas maintenant qu’il est bien ancré dans sa vie d’adulte. Pas après tout ce qu’ils ont vécu. Et certainement pas en sachant son penchant pour se retrouver dans des situations à problèmes – même elle l’avoue, c’est pour dire. Souvent, Steve s’est fait la réflexion sur son comportement surprotecteur envers Tracy. Aurait-il développé ce trait de caractère s’ils n’avaient pas perdu leurs parents à un si jeune âge – voire perdu leurs parents tout court ? Sûrement, mais pas forcément autant. Steve a eu, a et aura toujours cette âme de juste, à vouloir défendre la veuve et l’orphelin. Trait de caractère typique du grand-frère protecteur, en somme. Ainsi, il aurait toujours été protecteur envers elle. Néanmoins, Steve a admis il y a longtemps que le fait d’avoir grandi trop vite et d’avoir toujours voulu faire en sorte que Tracy ait une adolescence aussi normale que possible sont deux choses ayant influencé ce trait de caractère. Pour toute réponse, Steve soupire avec un sourire. « Tu sais très bien que je sais tout ça. Et que ça ne changera strictement rien. Tu m’auras sur ton dos même si tu peux prendre soin de toi. » Encore plus si… Les mots ne se forment pas dans son esprit, encore bien trop étrangers pour que ce soit vrai. N’est-ce pas ?

Tracy en profite alors pour prendre un peu de sa glace directement dans son pot avec sa cuillère. Steve s’offusque (faussement) et vire la coupable avec sa propre cuillère. Sa sœur jubile et déguste sous le regard mi-agacé mi-amusé de Steve. « Et ton pot, tu en fais quoi, tu l’abandonnes ? » Steve fait en sorte que son pot de glace soit hors de portée de sa sœur avant de continuer. « On fait un deal : tu me dis ce qui se passe chez toi et je te laisse toute la glace que tu veux. » Deal osé et il le sait. Les battements de son cœur s’emballent. Il faut que ce soit elle qui mette ces mots sur ce qui se passe. Pas lui. Inspire Steve, ça va aller.



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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Mer 21 Mar - 0:04

Save you from yourself

Je dois dire que c'est plus compliqué que je ne le pensais. Je ne lui ai rien dit alors que ça fait un moment déjà que je me suis découvert de nouvelles aptitudes. Ce n'est pas parce que j'ai peur de lui, je sais très bien qu'il saura garder ce secret. Je crois que dans le fond, je ne veux pas vraiment lui peser, le mettre dans une position inconfortable par rapport à son travail. Clairement, je vais encore être un poids. Et je ne veux pas de ça pour lui. Pourtant, garder le silence aussi longtemps, ne pas pouvoir lui en parler a été dur. Je n'aime pas lui cacher des choses, parce qu'on s'est toujours soutenus et que je ne veux pas que ça change. Pourtant, en gardant le silence sur tout ça, j'ai pris le risque de briser notre relation et ça, je ne m'en relèverais pas. Je suis prête à tout affronter, sans peur, sans broncher, tout sauf le perdre. Que ce soit au sens physique du terme ou au sens affectif du terme. Je ne pourrais pas vivre sans le voir, sans lui parler. Je finis par lui dire que c'est compliqué à expliquer. Et lui il me répond que je dois essayer parce qu'il est capable de tout comprendre. Et je suis sûre que c'est vrai. On se connaît trop bien tous les deux. Mais je ne dis rien, sur le moment.

La conversation continue, j'essaie de lui faire comprendre que je grandis, que je suis capable de me protéger moi-même. Et lui me répond. Je l'écoute et je lui souris un peu, avant de tenter de lui voler de la glace en profitant de son inattention. Il repousse ma cuillère de la sienne et me demande si j'abandonne mon pot tout en protégeant le sien. Je ris un peu buvant une gorgée de vin avant de poser mon verre pour prendre mon pot de glace alors qu'il me propose un deal. Je l'écoute et je souris en disant : « Je râle, mais je suis heureuse que tu sois là, Steve. Et je ne veux pas que ça change. Jamais… ». Je lui souris chaleureusement avant de prendre une cuillère de glace. Il va falloir lui dire, n'est-ce pas ? Je ne sais pas très bien comment lui dire que je fais maintenant partie des monstres de foire qui pullule partout en ville. J'inspire un peu avant de lui dire : « Je ne comprends pas très bien comment c'est arrivé mais... Le fait est que maintenant je suis un peu... améliorée ? ». Je n'aime pas le terme de méta-humaine. Parce que je suis toujours humaine. Je ne veux pas être méta-quelque chose. Je veux juste être moi, parce que je suis toujours la même. Peut-être un peu plus solide qu'avant mais au fond, mon caractère est toujours le même. Je le regarde et je dis : « Je faisais la vaisselle, puis j'ai tenté de sauver une assiette de la chute et elle s'est littéralement immobilisée dans les airs, juste comme ça ». Je roule un peu des yeux en faisant une grimace, avant de le regarder à nouveau grattant un peu le haut de ma glace avec ma cuillère. Je rajoute une mauvaise surprise à une journée visiblement déjà très longue et je m'en veux beaucoup. Alors je lance sur un ton un peu nonchalant, pour détendre l’atmosphère : « Oh et... Tu peux garder ta glace, tu en as plus besoin que moi... Enfin… j’imagine ». Je me doute bien qu’il va lui falloir un peu de temps pour encaisser la nouvelle. Moi-même je ne suis pas encore tout à fait remise à vrai dire. Et le pire c’est qu’une infinité de blague et de truc drôle me viennent à l’esprit, mais je ne sais pas si je peux lui dire. C’est peut-être un peu tôt. Mais clairement, cela rajoute forcément à ma maladresse, n’est-ce pas ? Autant dire que ça pimente grandement ma vie, même si je n’avais pas forcément besoin de ça. C’est aussi une chance pour moi de faire plus, enfin. Mais pour le moment, je n’en suis pas encore là. Loin de là même… J’arrête de gratter ma glace pour en prendre une cuillère et la manger.

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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Dim 22 Avr - 1:41

save you from yourself
Tracy & Steve



Quelle ironie tout de même.

Steve était venu toquer à la porte de sa petite sœur avec vin et glace pour se changer les idées. Pour oublier Amanda Waller et ces foutus délinquants métahumains. Et voilà qu’il se retrouve face à sa sœur, sur son canapé, à écouter son propre récit. Celui où elle lui avoue petit à petit, un mot après l’autre, qu’en plus d’avoir tenté de s’interposer face à un voleur armé dans une épicerie, elle est une métahumaine. Elle ne prononce cependant pas le mot. Il semble interdit, tabou, voire dangereux. Pourtant, il ne faut pas être un diplômé de MIT pour comprendre la signification et ce que cela implique.

Tracy est métahumaine.
Tracy a des pouvoirs.
Et tout d’un coup, l’inquiétude de Steve a augmenté d’un cran.

Il reste cependant muet, jouant avec la cuillère dans son pot de glace. Il attend les explications, le détail de ses pouvoirs. Tout ce bout d’histoire qui lui manque pour bien tout comprendre, donc. Alors il la laisse enchaîner, et lui raconter. La vaisselle, une assiette qui s’immobilise dans les airs, juste comme ça. A nouveau il fronce les sourcils et essaye d’imaginer la scène, sans pour autant être si perturbé que ça. Pourtant, il devrait l’être. L’annonce de Tracy n’est certainement pas une annonce à prendre à la légère, voire quelque chose qu’elle raconte tous les jours, à n’importe qui pouvant simplement prêter une oreille attentive. Mais le quotidien de Steve fait qu’en fin de compte, croiser un métahumain n’est pas quelque chose d’inhabituel. Seulement cette fois, contrairement à ses missions où il doit rattraper un (ou une) métahumain (ou métahumaine) ayant mal tourné, Steve sait pertinemment qu’il peut faire confiance à Tracy. Peut-être pas pour ne pas se retrouver dans une situation compliquée et périlleuse malgré elle (elle n’a jamais eu besoin de pouvoirs pour ça, il en est témoin), certes. Seulement, il connaît assez cette petite blonde aux yeux pétillants pour être certain qu’elle n’utilisera pas ses pouvoirs à des fins peu recommandables.

Sur cette pensée, l’inquiétude de Steve diminue. Inconsciemment, il s’autorise même à lâcher un rire, retrouvant l’usage de la parole à la fin de la tirade de Tracy. « Je ne vais pas m’enfiler deux pots de glace tout ça parce que tu viens de m’annoncer que tu étais désormais « un peu améliorée » comme tu dis, ça n’est pas mon genre. » Il plonge une nouvelle fois sa cuillère dans le pot avant de continuer. « Par contre je ne vais pas m’empêcher de ne pas finir le mien. Dire que je venais chez toi pour me changer les idées, on peut dire que tu as réussi le pari dont tu n’étais même pas au courant. » Sa dernière phrase, plus pour lui-même qu’autre chose, est prononcée à voix haute. Son visage redevient alors sérieux, tandis qu’il dépose cuillère et pot sur la table. Il plonge alors ses iris bleus dans les siens, se remet confortablement sur le canapé avec son plaid et commence ce qu’il suppose être un interrogatoire aux yeux de sa petite sœur. « Cependant, la seule et légitime question que j’ai à te poser est pourquoi ? » Effet dramatique presque pas voulu, Steve reprend sa respiration et continue. « Pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? Est-ce par peur ? Est-ce parce que tu n’arrivais pas à accepter tout ça ? Ou est-ce par manque de confiance en moi pour je ne sais quelle raison ? Autre chose ? » Il lâche un soupir et reprend sa main. « Moi aussi je suis heureux d’être là et je ne veux pas que ça change. Nous n’avons pas traversé autant d’épreuves pour que ça change au bout du compte, après tout… Alors n’hésite pas. Raconte-moi et je ne jugerai pas. » Comment le peut-il, juger ? Tracy ne le sait pas mais une partie des amis proches de Steve sont des héros. « Cet épisode de l’assiette suspendue en l’air date d’il y a combien de temps ? Et… Que sais-tu faire avec, exactement ? » Ah, la curiosité. En savoir plus est sa manière à lui de mieux encaisser le choc. Et ce même s’il ne donne pas l’impression de mal vivre cette révélation. Il cherche simplement à comprendre, pour mieux apprivoiser cette inquiétude et, peut-être, faire en sorte de la dompter un jour.


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MessageSujet: Re: Save you from yourself ✽ Steve   Dim 17 Juin - 19:15

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Finalement, une fois mes explications terminées, j'essaie de faire un léger trait d'humour avec la glace, même si ce n'est pas vraiment le moment. Je ne veux pas qu'il s'inquiète ou quelque chose du genre. Je ne veux pas qu'il pense que je vais me mettre en danger ou que je vais mal tourner. Parce que ce n'est pas le cas. Je suis une avocate, fille de deux militaires et sœur du dernier militaire de notre famille. Nous sommes des gens bons, prêt à tout pour notre pays depuis longtemps. Très longtemps. Il est hors de question que je me mette à faire du mal autour de moi, ça ne me viendrait jamais à l'idée. Je lui souris un peu quand il rit de son côté. Il reprend la parole et je l'écoute avec attention. Il ne va pas manger les deux pots de glace parce que je suis un peu améliorée. Ce qui semble vouloir dire qu'il ne s'inquiète peut être pas autant que je n'aurais pu le penser. Il poursuit en disant que par contre, il va terminer le sien. Je n'en attendais pas moins. Nous sommes là pour ça en même temps. Je souris un peu et penche la tête lorsqu'il termine sa phrase. Puis je souris et je dis : « Ca c'est parce que je suis super géniale comme petite sœur ». Même si dans le fond, ce n'est pas vraiment le cas et que j'aurais pu lui changer les idées autrement qu'en le faisant penser à son boulot.

Finalement, il redevient sérieux et à mon tour, je le fais. Je plonge une cuillère dans le pot de glace pour en avaler une nouvelle cuillère. Il reprend la parole pour me poser une question. Pourquoi. Pourquoi quoi ? Je pense un peu la tête. Pourquoi je ne lui ai pas dit. Plus il avance et plus je fronce les sourcils. Bien sûr que oui, j'ai confiance en lui. Comment peut-il en douter ? Je grimace un peu. Mais il prend ma main et reprend la parole comme pour devancer toute question ou toute protestation de ma part. Il termine ses questions et je souris un peu. Puis finalement c'est à mon tour de parler : « Je sais que tu ne me jugeras pas. Et ce n'est pas que je n'ai pas eu confiance en toi. C'est juste que j'étais un peu perdue... ». Je le regarde simplement en serrant sa main puis je reprends : « Je ne comprenais pas tellement comment ça avait pu arriver. Et je ne comprenais pas tout à fait ce que je pouvais faire, ce que ça signifiait... La première fois que ça s'est manisfesté c'était un peu avant Darkseid. Mais je ne sais pas depuis quand c'était là... ». Je ne sais pas à quoi j'ai pu être exposée pour que mon ADN se transforme de la sorte. Je crois savoir qu'il faut être exposé à des radiations, des énergies ou des produits chimiques très concentrés. Je ne sais pas trop. Peut-être que j'étais au mauvais endroit au mauvais moment. Une chose est sûre, aujourd'hui mon ADN est différent. Je le regarde simplement et je dis : « Je ne les contrôlais pas, et pour le coup, je ne les contrôle pas encore totalement... J'ai toujours un peu peur de faire ça en public dans un geste réflexe. Je crois que je peux juste immobiliser les choses dans un temps limité. L'assiette a quand même terminé par terre finalement... ». J'hausse les épaules un peu et je souris simplement. Je ne sais pas comment cela pourra évoluer avec le temps. Peut-être que je les maîtriserais totalement, que je pourrais le faire sur commande. Peut-être que je pourrais figer les choses plus souvent. Je rajoute quand même : « Mais je fais attention et surtout je ne veux pas m'en servir pour quelque chose d'égoïste ou de mauvais... Tu me connais... Et puis l'épisode de l'épicerie m'a servi de leçon... ». J'espère vraiment qu'il pourra être rassuré par ce que je lui dis, par cette promesse implicite que je ne ferais rien d'idiot à l'avenir. Je ne reprendrais pas de telles décisions tant que je ne serais pas sûre de pouvoir réussir à les contrôler à volonté pour protéger les gens. Je reprends une cuillère de glace et une gorgée de vin blanc. Je me sens un peu plus libre. Heureuse qu'il soit enfin au courant. On a encore pas mal de choses à se dire, enfin surtout lui et je sais que la soirée est loin d'être finie. Alors je m'enfonce dans mon canapé pour continuer cette discussion parce que je ne compte pas le laisser partir avant d'être sûre que lui aussi va bien.

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