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 i can't stand the idea of leaving us in ignorance

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MessageSujet: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Jeu 4 Jan - 1:42

i can't stand the idea of leaving us in ignorance
cassie & garth
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J’ouvrais les yeux. Comme toutes les matins depuis maintenant bien trop longtemps, je me laissais surprendre. Le soleil n’était pas celui qui me réveillait. Ce n’était que le bruit des passants et des voitures qui me réveillait. Se réveiller dans la nuit noire était une situation des plus étranges. Et, malgré le fait que j’avais fais ça toute ma vie à Atlantis, j’avais du mal à m’y faire ici, sur Terre. Lorsque j’étais arrivé parmi les humains, c’était la première chose qui m’avait frappée et la chose la plus intéressante que je voyais : les rayons du soleil. Pas besoin d’être Superman ou Starfire pour ressentir ses bienfaits. Et même si je n’en ai pas forcément besoin, il me faisait du bien, à moi aussi. Et ne plus le sentir à mes côtés, notamment le matin, ça me faisait bizarre. C’est pour ça que j’avais ma dose personnelle de rayon de soleil qui était couchée à côté de moi, dormant toujours. J’exagérais peut-être un petit peu mais il est vrai que je passais de bien meilleures nuits depuis que la jeune femme partage ma couche. Elle m’offre un certain réconfort. Réconfort dont je ne pensais pas avoir besoin. Un de mes bras était toujours sous le cou de la jeune femme et je pouvais sentir que celui-ci lui plaisait car elle s’y était accrochée comme s’il s’agissait de son propre doudou. J’avais essayé de l’enlever plus tôt dans la nuit mais avait échoué, de peur de la réveillé. Sauf que là, je voulais vraiment me lever et mon bras commençait à s’engourdir. J’avais prévu de préparer le petit déjeuner ce matin et il était presque huit heures, donc je n’avais pas énormément de temps devant moi. Je plaçais donc ma main libre sur la sienne et après avoir chatouillé son nez avec ses propres cheveux, elle se délaissa de ma main pour venir frotter la sienne contre son nez. Yes. I’m that good.

Je me levais avec discrétion, faisant de mon mieux pour ne pas la réveiller et après avoir enfilé un simple short, je me dirigeais vers la cuisine pour commencer de préparer le petit déjeuner. J’avais prévu quelque chose de simple, on m’avait toujours dit que le tout était dans l’intention. J’imaginais donc que ça lui ferait plaisir. Depuis cette fameuse nuit, Cassandra et moi nous étions revu à de nombreuses reprises. Et pas uniquement dans mon appartement. Nous avions décidé d’apprendre à nous connaître un petit peu. Quoique nous fussions l’un pour l’autre, nous ne savions pas beaucoup. J’étais donc passé la récupérer à la sortie de la fac pour boire un café, nous avions été allé voir un film, bref, toutes ces choses que font des jeunes de notre âge. Pour dire vrai, la nuit que nous venions de passer n’était « que » la troisième. Ce n’était, d’après mes critères, pas le plus important de passer des nuits ensemble, même si je dormais bien mieux en sa présence. Elle avait quelque chose d’apaisant et en ces temps de crise, tout le monde avait besoin d’apaisement. J’imaginais quelque part que Cassandra devait ressentir la même chose, sinon elle ne bravera pas tout cela pour passer une nuit avec moi. J’avais cru comprendre qu’elle vivait presque tout le temps au Mont Justice, ce n’était donc pas si simple de passer une nuit discrètement à l’extérieur. Pas comme moi et la Tour des Titans. Le petit déjeuner était presque terminé mais la jeune femme ne s’était toujours pas levée. Je m’étais donc résolu à aller la voir. Ce n’est que lorsque je passais le pas de la porte que je me rendais compte que je ne pouvais me résoudre à la réveiller. Elle semblait si paisible, si jolie quand elle dormait. Je ne pouvais que la laisser dans cet état. Si elle devait se lever, elle avait probablement prévu un réveil.

Je retournais donc dans le salon, résolu à faire ce que je faisais normalement tous les matins. Je me mettais en position pour méditer. La méditation était une chose très importante pour quelqu’un qui pratique la magie comme moi. Elle m’aidait à me reconcentrer et à rester en harmonie avec mes pouvoirs. J’avais appris cela à Atlantis. Comme à chaque fois que je méditais, les yeux fermés, mes tatouages commençaient à scintiller d’un violet fluo étrange. J’avais découvert qu’il m’arrivait cela lorsque je maitrisais vraiment mes capacités. Autant dire que cela arrivait rarement lorsque j’étais sur le terrain. Souvent, cela se limitait uniquement à mes yeux et non à mes tatouages. Cette méditation était un moment important de ma journée. Et je profitais souvent de le faire lorsque j’étais chez moi. À la tour des Titans, avec Garfield et autres, c’est plus difficile de garder son calme.

Après plusieurs minutes, je fus réveillé par un bruit. Cassandra était réveillé et attendait, accoudée au comptoir. Je me retournais pour la regarder et elle affichait un petit sourire. Je me demandais si elle attendait depuis longtemps. La méditation me mettait souvent dans un état particulièrement à part. Coupé du reste du monde. Je me levais, faisais quelques étirements et me dirigeais vers la jeune femme. « Bonjour, toi. ». Elle ne portait qu’une chemise (qui m’appartenait) et une petite culotte. De quoi me rappeler les plaisirs de la chair. Mais je sortais cela de mon esprit en déposant un petit baiser sur ses lèvres et en me dirigeait vers la cuisine pour remplir deux assiettes. Je les posais sur le comptoir et allait chercher une bouteille de jus d’orange fraichement pressée du matin que je posais également sur le comptoir. Enfin, je m’asseyais en face de la jeune femme. Il y avait une raison à ce petit déjeuner. J’avais un point important que je voulais partager à la jeune femme. Rien qui était d’une importance capitale. Mais je sentais qu’elle devait le savoir. J’avais envie qu’elle le sache. Je n’attendis pas plus longtemps. « Je voulais te parler d’un truc… Rien de bien méchant. Enfin, j’espère. ». Je tentais de rester assez sobre. Je ne voulais pas montrer qu’au fond de moi, cette nouvelle m’affectait un peu. « Avec la contre offensive contre le Syndicat du Crime, Aquaman m’a demandé de rester à Atlantis pour garantir la sécurité de la cité. Je ne sais pas combien de temps cela peut durer, mais je doute que l’on puisse se voir pendant ce temps-là… ». Je ne voulais pas qu’elle voit que ça m’affectait vraiment. Je savais qu’elle devait participer à cette contre-offensive. Et je voulais être là, avec elle. Mais la volonté de mon roi était primordiale. « Si tu as besoin de moi, je te promets que je ferais de mon mieux pour être là, mais… c’est la volonté de mon roi… ». Je faisais une petite moue.

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by Wiise
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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Jeu 4 Jan - 7:03


i can't stand the idea of leaving us in ignorance
Cassandra & Garth

Cela avait beau être la troisième fois qu’elle passait la nuit ici, Cassandra mettait toujours plusieurs secondes à réaliser qu’elle n’était pas chez elle. Pas au Mont Justice, en tout cas. Le premier détail qui la frappait généralement était la taille du lit, ou le fait qu’elle portait rarement quelque chose sur le dos. Le second indice qui venait était, invariablement, le parfum masculin qui lui collait à la peau. Celui qui imprégnait ses cheveux, ainsi que les draps, les coussins, le moindre objet à sa portée. Parfois, elle n’avait même pas à jouer aux devinettes avec son esprit ensommeillé, puisque l’Atlante était là. Néanmoins, ce matin, il s’était levé avant elle. Elle resta de longues minutes dans l’obscurité, laissant progressivement sa vision s’habituer aux ombres, ses pensées retracer le chemin de la veille. Machinalement, elle tenta d’attraper son téléphone qui aurait dû être posé sur la table de chevet, de son côté, mais sa main ne rencontra que le vide. Une pause. Un souvenir. Merde. Ses doigts descendirent jusqu’au sol, frôlant au passage le pied d’un meuble visiblement détruit, attrapant finalement le portable. L’écran l’aveugla pratiquement, elle déchiffra l’heure et s’attarda sur le SMS de Red Robin qu’elle avait reçu un peu plus tôt. Briefing cet après-midi à 15H. Cela lui laissait du temps pour retourner à Rhode Island sans partir comme une voleuse. Son estomac gronda. De toute façon, elle mourrait de faim. Cassie s’empara du premier t-shirt qui passait à sa portée, n’était clairement pas certaine qu’il lui appartenait, et retrouva sur le chemin de la sortie un de ses sous-vêtements. Elle passa rapidement une main dans sa crinière ébouriffée, étouffant un large bâillement tout en rejoignant la cuisine.

L’odeur du petit-déjeuner termina de réveiller son appétit – mais elle s’arrêta au niveau du comptoir, jetant un coup d’œil vers le salon où Garth était en pleine méditation. C’était la seconde fois qu’elle assistait à ce genre d’entraînement. Et cette fois, elle arrivait visiblement à la partie la plus intéressante. Lentement, comme alimentés par les battements de son cœur, ses tatouages commencèrent à s’illuminer. D’abord léger, le violet devint rapidement vif et il lui sembla même qu’il pulsait à un rythme régulier. Silencieusement, la jeune femme s’accouda contre le rebord en l’observant. Outre le phénomène esthétique, elle devait admettre que ces techniques lui rappelaient celles qu’on lui apprenait sur Themyscira. Les méthodes différaient, cependant le résultat paraissait être similaire. A chaque peuple sa manière de faire. Si elle n’avait pas craint de perturber le processus, elle se serait probablement jointe à l’exercice, ne serait-ce que pour assouplir ses muscles encore ankylosés par la nuit, mais elle resta en retrait jusqu’à ce qu’il finisse par reprendre conscience – littéralement – de sa présence. Cassandra croisa ses yeux embrumés par la séance et inconsciemment, la commissure de ses lèvres se souleva. « Hey. » Il la rejoignit en quelques enjambées, se penchant pour lui voler un baiser avant de préparer ce qui ressemblait à s’y méprendre à un petit-déjeuner prévu depuis plusieurs heures. S’installant machinalement sur l’un des tabourets, elle l’observa faire avec curiosité. « Il y a une raison à tout ça ? » demanda finalement la jeune femme avec une pointe de malice dans la voix. Elle fut tentée d’ajouter un j’espère que tu ne vas pas m’annoncer que tu es enceinte, histoire de détendre l’atmosphère, seulement elle doutait que sa touche d’humour soit appréciée vu le visage sérieux de l’Atlante. Dommage.

Il amorça un début de réponse qui lui fit hausser les sourcils. Quelque chose d’important. De suffisamment important pour justifier ce ton solennel ? Une partie d’elle voulait l’inciter à déballer rapidement ce qu’il avait sur le cœur, mais elle se força à la patience. Au lieu de le fixer en attendant, Cassandra se servit un grand verre de jus d’orange qu’elle vida presque à moitié avec un soupir satisfait. Lequel contrasta avec la suite dévoilée par Garth. Elle acquiesça doucement, plissant les yeux en baissant le regard. « Oh. » Que devait-elle répondre à ça ? Si l’idée de ne pas pouvoir échapper quelque peu à la pression de cette nuit perpétuelle à ses côtés lui déplaisait, Cassie était égoïstement soulagée de savoir qu’Arthur ne mettrait pas en danger son ami. S’il y avait une chose qu’elle avait apprise depuis qu’elle fréquentait l’Atlante, c’était la relation plus que professionnelle qu’il entretenait avec son roi. Il avait beau tempêter, dans le fond, il se pliait toujours aux demandes d’Aquaman. Aux yeux de la demi-déesse, c’était aussi logique que lorsqu’elle courbait l’échine face à l’autorité de Diana. Elle lui devait beaucoup, si ce n’était tout ce qu’elle possédait actuellement. Peut-être qu’au fil des années, la sensation d’avoir une dette envers la Princesse des Amazones faiblirait suffisamment pour qu’elle se détache de son ombre, mais ce n’était pas encore le cas. Elle avait encore trop besoin de ses conseils pour cela. Garth reprit, ses prunelles s’assombrissant pendant qu’il faisait la moue. Cassandra tendit la main vers la sienne, cherchant à le rassurer.

« Je sais. Je me souviens des trois règles… » Son visage s’illumina d’un sourire amusé. « Rien qui ne mette en péril ton rôle au sein des Titans, auprès d’Atlantis ou les relations des Atlantes avec les humains. » Bien évidemment, ces prétendues règles s’appliquaient au départ à un pari stupide, mais elle les énuméra comme si elles faisaient office de lois. Et aussi, simplement, pour lui arracher un sourire. « Il a besoin de quelqu’un de confiance pour garder Atlantis pendant qu’il mettra sa vie en danger ailleurs. C’est une preuve de sa confiance. » La blonde se redressa, effleurant d’une caresse le dos de sa main avant de reprendre son verre de jus d’orange. « Tout ira bien. » C’était un mensonge, elle en avait conscience. Elle n’était pas Dr Fate, elle ne pouvait pas prédire l’avenir. Peut-être que lorsqu’ils auraient localisé Superwoman et qu’ils lanceraient l’assaut, Cassandra serait blessée. Grièvement. Ce ne serait ni la première, ni la dernière fois que cela arriverait. Elle en avait parfaitement conscience et elle savait que Garth y songeait. Probablement que l’idée que ce drame n’arrive pendant qu’il gardait Atlantis le rendait nerveux. Et paradoxalement, ça soulageait la jeune femme de le savoir loin des affrontements. Un souci de moins. Elle pressa ses lèvres l’une contre l’autre, songeant à ce qu’elle pourrait rajouter afin de régler le problème qui se profilait à l’horizon. La part la plus dure d’elle voulait rappeler à son compagnon qu’elle était parfaitement capable de prendre soin d’elle, seulement ce n’était pas ainsi qu’elle souhaitait commencer la journée. Et elle comprenait parfaitement ses inquiétudes, alors répondre ainsi serait également faire preuve d’une hypocrisie certaine. « Je ne serai pas seule sur le terrain. Chacun de nous doit remplir son rôle, au mieux de ses capacités. » Elle sonda son regard pour trouver le soldat derrière l’homme. Celui qui trouverait du sens dans ses paroles. « Je ne sais pas encore qui participera, mais ce sera un travail d’équipe. Ils ne me laisseront pas tomber. »

Cassandra réutilisait une partie des enseignements de Timothy en cet instant. Elle avait trop longtemps œuvré en solitaire – ou sous la simple tutelle de Wonder Woman – avant que la formation de la Young Justice ne la force à comprendre les avantages, ainsi que les inconvénients, d’avoir des partenaires dans la bataille. Pour autant, c’était un travail sur elle-même qu’elle était loin d’avoir terminé. Si les Amazones se battaient comme une seule femme, elles lui avaient néanmoins transmis ce côté farouchement indépendant qui lui collait encore la peau. « Hm, tu dois rallier Atlantis bientôt ? » Cette fois, c’était à elle de baisser le menton vers son assiette qu’elle picorait soudainement avec moins d’entrain. « Je veux dire, si ce n’est pas dans l’immédiat, on pourrait essayer de faire quelque chose. Enfin, si tu en as envie. » Elle n’était définitivement pas douée pour ça. Mais soit, elle l’assumait. Elle n’avait jamais prétendu le contraire de toute façon. « Ce n’est pas parce que tu vas être consigné à résidence qu’on ne peut pas profiter du temps qu’il nous reste. » La formulation était bancale. Le temps qu’il nous reste. Quelque part, l’écho de ses mots lui paru affreusement morbide. Des deux, Tempest était sûrement celui qui risquerait le moins sa vie. Elle ? Elle, elle était préparée à toute éventualité. C’était stupidement héroïque, seulement elle espérait que si elle devait en arriver à une telle extrémité elle aurait le courage de terminer en beauté. Comme l’avait fait la Green Lantern lors de la bataille contre les troupes de Darkseid. Le goût sucré du jus d’orange laissa subitement place à quelque chose de plus amer. « Pardon, on peut parler d’autre chose ? » Le timbre de sa voix était plus pressé, presque nerveux. Elle se laissa glisser de son tabouret, emportant avec elle son assiette qu’elle n’avait pas terminée. Son estomac était désormais noué. Cassie fuyait les prunelles de l’Atlante autant que l’idée qui venait de germer dans son esprit. Elle ne voulait perdre personne. Elle ne voulait pas d’une mort glorieuse non plus. Il y avait une nette différence entre devoir et désir.

Et malgré lui, Garth venait de la pousser à confronter la partie la plus humaine d’elle-même. Celle qui avait peur d’échouer et d’entraîner dans sa chute ses alliés. Celle qui ne voulait pas envisager l’idée que le destin entrevu par Kent Nelson soit une réalité. Comme un flash, la vision cauchemardesque du mur maculé par la cervelle de Timothy lui revint. L’assiette lui échappa, se brisant au sol. « Bon sang ! » Elle se pencha immédiatement pour ramasser les morceaux à la va-vite. Pourquoi avait-il fallu qu’il parle de ça dès le réveil ? Il ne l’avait pas fait exprès, évidemment, seulement le résultat était là. Toute la paix qui s’était installée en elle depuis la veille s’était volatilisée. Et maintenant, elle ne pouvait plus dissimuler ce malaise. « Désolée, ça m’a échappé… » Elle fronça des sourcils en terminant de ramasser les morceaux éclatés. Si tu as besoin de moi, je te promets que je ferais de mon mieux pour être là, mais… C’était mieux qu’il soit loin. Au moins elle n’aurait pas à s’inquiéter pour lui. Pas plus qu’elle ne le faisait déjà, en tout cas.

(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Ven 5 Jan - 16:04

i can't stand the idea of leaving us in ignorance
cassie & garth
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La médiation était un art ancestral que les atlantes se passaient de générations en générations. Je l’avais appris lorsque j’avais intégré le collège de magie atlante. Là, j’avais compris l’intérêt de cet acte qui, de l’extérieur, peut paraître si anodin. Personne ne peut se rendre compte de ses bienfaits tant qu’il ne l’a pas pratiqué. Je pouvais rester des heures et des heures dans cette position à méditer, à penser, à réfléchir. C’était le meilleur des moyens pour évacuer ses soucis et se concentrer sur ce qui comptait, soi-même. Le deuxième effet bénéfique était que cela permettait une meilleure prise de conscience de ses pouvoirs, de ses capacités. Cela me permettait notamment de me concentrer sur le contrôle de ma magie, cette magie si dangereuse qui coulait dans mes veines. Cette magie qui pouvait à tout moment dégénérer et causer des dommages importants à ceux que j’aimais. C’était cette magie qui pouvait faire renaître de douloureux souvenirs au peuple atlante. Shayeris payait encore le prix de cette magie qui coulait dans mon sang. Cette magie qui avait vu les morts se levés pour s’attaquer à leurs semblables. Personne ne voulait voir cela revenir. Personne ne voulait voir mon oncle revenir. Moi le premier. C’est pourquoi je devais apprendre à contrôler ma magie, je devais apprendre à me contrôler. Jamais, au grand jamais, je ne pourrais rouvrir ce portail vers sa prison éternelle. Je compte bien mourir avec la clef enfermée en moi, perdue à jamais. Bien profondément, là, elle devait rester. C’était ça la raison de mon self-control. C’était aussi cela qui faisait que j’avais du mal à m’ouvrir aux autres. C’est lorsque l’on s’ouvre à quelqu’un qu’on lui donne la clé pour vous briser. Et moi, brisé, je devenais un danger. Je ne pouvais donc pas garder les choses comme cela. Je devais apprendre le contrôle. Je devais trouver ce juste milieu.

Et c’est également pourquoi les choses me faisaient peur avec Cassandra. M’ouvrir a elle, c’était lui donné les clés de mon bonheur. Étais-je seulement prêt à cela ? Je ne m’attendais pas à cette réaction concernant mon annonce. Car moi, je ne voyais pas cela comme une bonne nouvelle, ni même comme un honneur. Mon fardeau était de protéger Atlantis en laissant mes proches, mes amis, en danger. Je n’avais pas de famille en tant que tel à Atlantis et en bientôt deux ans parmi les humains, j’avais créé bien plus de lien avec eux qu’avec n’importe quel Atlante. Aujourd’hui, Atlantis était d’avantage une cité que je devais protéger. Elle était de moins en moins mon foyer. Les choses peuvent changer, je peux changer. Je n’aurais pas cru que cela puisse arriver un jour mais je n’avais pas envie de laisser la terre ferme. Je voulais rester là, avec eux, avec elle. Si quelque chose arrivait à n’importe laquelle des personnes en qui je tiens, je m’en voudrais à jamais de ne pas avoir été là. Et je ne parle pas uniquement des Titans, de mes amis ou même de Cassandra. Arthur et Mera allaient rentrer dans la bataille pendant que je restais bien sagement à Atlantis à attendre. Attendre de bonnes ou de mauvaises nouvelles. En bref, j’allais être impuissant pendant que eux, risquaient leur vie. Je n’arrivais donc pas à voir le bon côté de la chose. Qu’allait-il se passer s’il arrivait quelque chose à Arthur ? Comment pourrais-je protéger Atlantis en sachant mon roi en danger. Protéger Atlantis, ça veut également dire protéger son roi. Et ça, j’avais du mal à le digérer. Le laisser aller, seul, à l’affrontement. Et laisser partir Mera avec lui n’était pas une chose que je voyais d’un meilleur œil. Tout le monde allait risquer sa vie et la meilleure chose que je pouvais faire, c’était espérer, voir prier. Prier une divinité en laquelle je ne crois même pas. « Tu sembles oublier une chose Cassandra… Je n’ai pas assez confiance pour placer la vie de ceux que j’aime, ta vie, entre leurs mains. Cela ne me rassure pas. ». Non. Loin de là.

Je la regardais avec un regard sombre. « J’ai réussi à négocier une journée avec Arthur. Ce soir, je retourne à Atlantis organiser les défenses. Les mesures vont être totales. Même si je le voulais, je ne serais pas capable de partir. On envisage même de mettre en place la Couronne d’épines. Une magie imparable qui met la ville en quarantaine. Et cette magie est dangereuse, très dangereuse, donc imagine… ». J’essayais de convaincre tout le monde que c’était une mauvaise idée. Arthur avait des détracteurs dans Atlantis, mettre la cité en quarantaine serait une occasion en or pour eux de prendre le pouvoir et de l’empêcher de rentrer. Il fallait agir avec sagesse et ne pas prendre de décision avec hâte. La cité était plus importante que quoique ce soit d’autre. Et la cité ne vivrait correctement qu’avec un roi comme Arthur pour la diriger.

Je sentais bien que Cassandra ne voulait pas aborder le sujet. Cassandra allait risquer sa vie, peut-être autant qu’elle ne l’a jamais risqué. Le Syndicat du Crime n’était pas à prendre à la légère. Et la technique utilisée pour la contrée pouvait très rapidement se retourner contre nous. Tout le monde allait prendre part à l’affrontement (sauf moi). Bon comme mauvais, héros comme vilain. C’était peut-être une des raisons qui avait poussé Arthur à me mettre à l’écart. Je n’étais pas capable de travailler main dans la main avec des personnes telles que Orm ou Black Manta. Si j’ai une opportunité de les tuer, je le fais. Pour le bien d’Atlantis. Le visage sombre de Cassandra m’offrait un petit pincement au cœur.  Elle avait une petite peur. Même si elle ne s’en rendait pas compte, elle avait de la crainte. Et elle avait toues les raisons de l’avoir. Et moi, dans mon impuissance légendaire, je ne pouvais rien faire. Je ne pouvais pas l’aider, je ne pouvais pas l’encourager car je ne serais pas là à ce moment là. J’étais faible sous tous points de vue face à cette situation. J’étais l’absent. J’allais rester comme tel. J’aurais donné ma vie pour bien des personnes, bien plus que ce que les gens imaginent, et à la place, j’allais donner mon ombre, une ombre de l’homme qui n’était pas là. Je me sentais lâche. Lâche de ne pas avoir d’avantage insisté face à Arthur. Mais il n’y avait rien à faire. Atlantis devait être protégée. En son absence, il était à moi de prendre les décisions difficiles. Et si un membre du Syndicat tentait de s’attaquer à la ville, il serait de mon devoir de l’affronter. En un contre un, mes chances sont probablement minces. Mais tant pis. Il faut le faire. Je l’observais se lever pour aller mettre l’assiette dans l’évier. Je la vis tomber et honnêtement, si je n’avais pas cru qu’elle la rattraperait elle-même, j’aurais largement eu le temps de le faire. Elle se brisa en fracas contre le sol et je vis Cassandra s’empresser pour ramasser les morceaux. Je me baissais pour la rejoindre, les prenant dans sa main pour les mettre dans la mienne. Je savais qu’elle était suffisamment solide pour ne pas se couper, mais quand même. Prenez cela comme une marque d’attention. « Hey ! Je suis désolé d’en avoir parlé. ». Je jetais rapidement les débris dans la poubelle et prenait la jeune femme dans mes bras. Je sentais sa tension et je ne savais pas si j’étais capable de faire quoique ce soit pour la faire sortir, pour l’évacuer.

Je nous dirigeais lentement vers le canapé, la gardant toujours dans mes bras. Nous étions assis, l’un à côté de l’autre, se regardant les yeux. Elle n’était pas bien et j’avais causé cela. Mon absence commençait déjà de faire souffrir les gens, bien joué mec. Je lui tenais les mains en la regardant. Je lui adressais un sourire, un sourire de confiance. « Hey, tu sais que tu es forte, tu le sais ça ? ». Je ne savais pas quels mots utiliser. La vérité, c’était que je n’avais jamais vu Cassandra combattre. Jamais pour de vrai. J’étais incapable de dire ses capacités sur le terrain, j’étais même incapable de dire si je pouvais la battre en affrontement. Mais il fallait qu’elle garde confiance en elle. « Tu n’as pas le droit de penser à tout ça. J’ai besoin de toi tu sais. J’ai besoin de savoir que tu es forte, sinon, je ne pourrais pas rester comme ça, les bras ballants à Atlantis. ». Je déposais un baiser sur son front avec un sourire et la serrait contre moi, à moitiés allongées sur le canapé. « Tu l’as dis toi-même Cassandra, nous avons du temps à passer ensemble, il faut en profiter. Je veux connaître le plus possible de toi, je veux être le plus possible avec toi. ». Je ne savais pas si ce que je disais avait du sens pour elle. Mais j’y croyais. J’avais envie de la voir sourire car c’était bien lorsqu’elle souriait qu’elle était la plus belle. Une voix au fond de moi me disait que je devais me taire et juste la sérer dans mes bras. J’étais incapable de savoir ce que je devais faire. « Et puis tu sais… Tu dois être forte, sinon, qui va veiller sur Arthur pendant l’affrontement ? Si je ne peux pas être là, j’ai besoin de toi pour garder un œil sur lui tu sais. ». Je redéposais un petit baiser sur son front tandis que je rigolais doucement. Avec Arthur à ses côtés, je savais que Cassandra irait bien. Même s’il ne savait pas à quel point elle pouvait compter pour moi (le savais-je seulement moi-même), Arthur prendrait soin d’elle. Je le connais suffisamment pour savoir qu’il considère tout le monde, toutes les personnes qui luttent, comme sa famille. Jamais il ne l’abandonnerait.

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by Wiise
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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Sam 6 Jan - 17:40


i can't stand the idea of leaving us in ignorance
Cassandra & Garth

Cassandra serra si fort ses lèvres qu’elles blanchirent. L’Atlante la rejoignit rapidement, ôtant les morceaux de ses mains pour terminer de les ramasser et en disposer. « Ce n’est pas de ta faute, c’est juste que… » Elle détourna les yeux, se redressant doucement. Elle n’avait parlé à personne de cette vision cauchemardesque que Kent avait jugé utile de lui montrer. Pour qu’elle se batte avec encore plus de hargne. Sauf qu’elle n’avait pas réellement besoin de ce type de démonstration pour être motivée. Ses propres craintes suffisaient généralement à lui donner le boost nécessaire. Et ses peurs, elle les contrôlait, elle savait y puiser de la force au lieu qu’elles n’aient le dessus. L’intervention du Dr Fate leur avait donné plus de profondeur. Une noirceur sur laquelle elle n’avait pas de prise. Le fait d’avoir été propulsée au beau milieu d’un cauchemar plus vrai que nature… Disons qu’elle avait beau rationnaliser, son esprit s’y accrochait encore. Davantage, même, depuis que ce deuxième affrontement contre le Syndicat approchait à grands pas. Bien évidemment, Cassie refusait d’admettre qu’elle était terrorisée. D’une part parce que le terme lui paraissait trop fort, et d’autre part parce qu’elle n’était pas ce genre de femme. Elle voulait reprendre le contrôle. Elle voulait se battre et défier les prédictions. Ironiquement, elle n’était plus autant perturbée par les autres prémonitions qu’elle avait eu. L’idée de se retrouver un jour mariée à Conner ou Timothy lui paraissait toujours aussi ridicule. Mais… y avait-il un chemin dans lequel elle trouvait Garth, comme elle l’avait finalement fait ? Est-ce que ce n’était qu’une suite logique de choix et d’événements que le sorcier aurait pu lui montrer, à l’époque ? L’Atlante referma ses bras autour d’elle et Cassandra repoussa cet énième doute. Connaître l’avenir ne faisait décidément pas partie de ses fantasmes.

Apaisée par son étreinte, elle se laissa guider jusqu’au canapé, restant volontairement appuyée contre lui. Contre sa joue, elle sentait les battements de son cœur. Il la repoussa tendrement, refermant ses mains autour des siennes. La jeune femme releva les yeux vers lui, peu accoutumée à devoir trouver du réconfort chez un autre. Ses mots ne suffirent cependant pas à ôter ce pressentiment qu’après la bataille, quelque chose changerait. En mal. Elle n’osait plus fermer les yeux : elle ne voulait pas revoir ce mur ensanglanté qui la poursuivait même éveillée. Par tous les Dieux du Panthéon Grec ! Si Kent était là, elle l’aurait probablement secoué jusqu’à ce que son foutu casque en tombe. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Pensait-il réellement que c’était le genre de chose à montrer ? Que ce n’était pas quotidiennement les craintes de n’importe quel héros ? Cassandra se fit la remarque de retourner voir le sorcier lorsque tout se serait calmer et de le forcer à reconnecter un peu plus avec le monde autour de lui. Il avait visiblement passé trop de temps isolé. Garth déposa un bref baiser sur son front avant de la serrer plus étroitement, cherchant à disperser son malaise par quelques paroles. Seulement, ni lui ni elle, n’étaient réellement doués pour ça. Et puis dans le fond, que pouvait-il lui murmurer qu’elle ne s’était pas déjà répété des centaines, des milliers de fois ? La mention à Aquaman lui arracha un début de rire, étouffé par l’angoisse qui serrait encore sa gorge. « Ne sois pas ridicule… »

Cassie se redressa légèrement, posant son épaule contre le dossier avec un soupir. « Arthur Curry sait très bien se défendre, il n’a pas besoin de moi. Mais je tiendrai mon rôle, quel qu’il soit. » C’était là le but de ces missions, après tout. Se servir les uns des autres, combler leurs faiblesses mutuelles afin de faire front commun face au Syndicat. « Je suis désolée, je ne voulais pas ruiner l’ambiance, c’est juste que je ne m’y attendais pas. » Elle mordilla sa lèvre inférieure, parcourant de l’index le dessin de ses tatouages. Même si le savoir ailleurs était réconfortant, ce qu’il avait mentionné au sujet de la mise en quarantaine d’Atlantis n’était guère encourageant. Avec cette magie apparemment dangereuse et la vision de Kent qui parasitait ses pensées, Cassandra devait s’avouer troublée. Alors avec un deuxième soupir, plus las que le précédent, la jeune femme replia ses jambes nues sous elle. Peut-être valait-il mieux évacuer ce poids qu’elle avait sur la poitrine. « Je ne sais pas si tu en as entendu parler par Koriand’r, mais il y avait un traître parmi nous. Pendant tout ce temps. Quelqu’un qui rapportait le moindre de nos agissements, qui dressait un tableau complet de nos forces et de nos faiblesses au Syndicat du Crime. Atomica savait… sait parfaitement où frapper pour nous rendre vulnérables. Je ne sais pas comment Diana et les autres l’ont découvert, mais dans le fond, qu’est-ce qui nous dit qu’il n’y a pas encore quelqu’un qui attend, dans l’ombre ? » Elle savait à quoi ça ressemblait. A l’entendre, Garth allait la penser paranoïaque, et elle secoua instinctivement la tête pour réfuter cette idée avant qu’il ne l’émette. « J’y pense parce que… J’ai rencontré quelqu’un, peu de temps après l’attaque sur Metropolis et il m’a montré des choses… » Son regard se voila pendant quelques secondes. « Il disait que c’était un des avenirs possibles pour notre Terre. Là-bas, j’étais la dernière. »

Cassie parlait doucement, comme si à parler trop fort elle risquait de concrétiser cette vision d’horreur. Mais en parler l’aidait à la repousser, au moins parce qu’elle tentait de la rationnaliser pour l’Atlante. Elle se rassurait, également, en se disant que ce n’était pas faire preuve de faiblesse que de lui en parler. Il fallait bien se débarrasser de ce fardeau, et le mieux était avant l’affrontement dont Diana avait parlé le jour de la réunion. « J’étais la dernière encore debout. J’ai vu toutes nos planques saccagées, vidées. J’ai vu des corps et j’ai ressenti cette douleur comme si… » Elle inspira, repoussa ses mèches blondes. « Ce que j’essaie de t’expliquer, c’est qu’il m’a dit que c’était un chemin possible, pas qu’il avait disparu. Je ne voulais pas en parler, parce que c’est absurde de se fier à des prétendues prémonitions. » Si elle devait y accorder foi, elle devrait se questionner sur son avenir auprès de Tim, ou encore de Conner, et cela aussi elle refusait de le faire. « Je ne sais pas. Je n’y pensais plus ces derniers temps, et ce matin, ça m’est revenu. » La jeune femme posa ses prunelles pâles sur lui, se rapprochant dans le creux de ses bras. « Je suis contente qu’Arthur t’ait demandé de rester à Atlantis. Même si… » Elle fronça les sourcils en s’écartant pour le dévisager. « Cette histoire de magie dangereuse et de Couronne d’épines ne me paraît subitement plus aussi rassurant. Mais j’imagine que vu que tu seras de l’autre côté, ça veut au moins dire que tu seras en sécurité. » Cassie eut un demi-sourire coupable. « C’est égoïste, je sais », souffla-t-elle en frottant sa main contre sa nuque, gênée. Elle n'était pas vraiment du genre à faire preuve d'égoïsme. « C’est juste qu’en un sens, quoi qu’il puisse arriver après la mission, ou pendant, tu ne seras pas là. Enfin, dans le bon sens du terme. »

Elle s’embourbait dans ses tentatives, elle le savait. Alors plutôt que d’essayer une nouvelle fois d’éclaircir ses pensées, Wonder Girl opta pour une diversion. Quelque chose d’un peu plus joyeux que la notion de mort quasi-imminente. « Au fait… Tout ça, ça veut dire que tu m’aimes bien ou j’ai très mal entendu ? » Ton délicieusement ironique et index tapotant sur son torse. « Parce que ça ressemblait vaguement à ça, le passage sur le fait de confier ma vie à d’autres. » Elle modifia sa position, étalant ses jambes sur les cuisses de l’Atlante et se laissant tomber en arrière, la tête sur l’accoudoir. « Rien de très Tempest, cet aveu. » Un sourire moqueur ourla ses lèvres. « C’est dommage que les rumeurs ne mentionnent pas plus souvent ton côté sentimental… » Et, subtilement, son esquisse se fit plus tendre. Cassandra le disait sincèrement. Si les choses s’étaient déroulées différemment dès le début entre eux, peut-être qu’ils auraient pu gagner un temps considérable. Un mois. Un mois leur aurait permis de bénéficier d’un peu plus d’occasions pour se découvrir. Ils parlaient, ceci dit, depuis cette fameuse nuit d’ivresse. Ils parlaient beaucoup plus qu’on ne le penserait – plus qu’ils ne s’embrassaient, parfois. La deuxième fois qu’elle était venue ici, elle était même restée davantage simplement appuyée contre lui que dans une étreinte. L’apaisement ne passait pas toujours par les embrassades et la passion ; même si, soyons honnêtes, cela aidait aussi à disperser toute pensée parasite.

« Tu vas me manquer, Garth », finit-elle par rajouter du bout des lèvres, attrapant sa main de ses deux dextres pour la serrer doucement. « Mais ça va aller. » Il le fallait. Dr Fate avait peut-être entrevu le chemin qui menait à la défaite, seulement ça ne voulait pas nécessairement dire qu’il n’en existait pas d’autres. Des avenirs moins sombres, pour chacun d’eux.

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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Dim 14 Jan - 20:13

i can't stand the idea of leaving us in ignorance
cassie & garth
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Je souriais en entendant la déclaration de la jeune femme. Je me demandais si elle pensait réellement ce qu’elle disait ou si elle avait cru que j’étais sérieux. Je me doutais bien qu’Arthur n’avait pas besoin de la moindre protection. Au contraire, je comptais sur lui pour s’occuper de la jeune femme. On pouvait toujours compter sur le roi d’Atlantis. Il avait cette petite chose au fond de lui qui fait que quoi il arrive, on a envie de lui donner sa confiance. C’est pour cela que je l’avais suivi, c’est pour cela que j’avais rejoins Atlantis – alors que personne ne m’y désirait – et c’est également pour cela que j’avais acquiescé lorsqu’il m’avait demandé de rejoindre les humains. Mon roi n’est pas cruel, si j’avais réellement insisté, il ne m’aurait pas envoyé parmi les humains. Je suppose qu’au fond de moi, il y avait alors ce petit brin de curiosité. Savoir comment ils vivent, savoir comment ils sont, entre eux. L’image des humains telle qu’elle est décrite part les atlantes est loin d’être fidèle. Pour eux, ils ne sont qu’un ramassis de pollueurs, dangereux, cherchant uniquement à se faire la guerre pour gagner du pouvoir. Atlantis avait payé des recherches de l’atome et les nombreux essais nucléaires dans le pacifique avaient laissé un goût amer a beaucoup de mes confrères. Seulement voilà, les légendes sur les humains étaient bien loin d’être aussi vraies qu’on voudrait nous le faire croire. Nombre d’entre elles datent de l’époque où les atlantes étaient eux-mêmes humains. De cette époque sombre de la Grèce antique où la majorité des cités se battaient pour du pouvoir. Cette époque était sombre mais il y avait déjà de la lumière. Et avec le temps, en se les passant de générations en générations, bien des choses avaient évoluée, avaient été exagérées. Lorsque les gens se passent les histoires d’oreilles en oreilles, on se retrouve bien loin de la vérité. Très loin de la vérité.

J’écoutais attentivement la jeune femme. Elle m’expliquait la situation. Elle m’expliquait ce qui avait été dit pendant la réunion entre les toutes les personnalités représentant notre monde. Koriand’r nous avait déjà fait un speech à ce sujet. J’avais, sans surprise, déjà appris qu’il y avait une traitre qui se cachait parmi les humains. Ce qui m’avait le plus surpris, ce n’était pas de savoir qu’il y avait des traitres mais que personne ne s’y attendait. Je me doutais bien qu’un personnage comme Batman avait déjà envisagé cette possibilité. Mais bien évidemment que des traitres peuvent se cacher parmi nous. Si je devais envahir une Terre, si j’étais à la place du Syndicat, ce serait bien évidemment la première chose à laquelle je penserais. Glisser un traitre est clairement la meilleure manière de gagner une telle bataille. J’étais même surpris que le Syndicat ne nous donne pas l’information plus tôt. Après tout, n’y a-t-il pas de meilleur moyen de créer des dissensions dans une équipe unie que d’insinuer qu’il y a un traître. La recherche de ce dernier est toujours le meilleur moyen que de créer des problèmes, de viser les gens, bien souvent les mauvaises personnes. C’est pourquoi je n’avais pas été parfaitement choqué par cette annonce. « Tu sais Cassandra, j’aurais été surpris qu’il en soit autrement. Mais c’est justement parce que cela est arrivé qu’il faut se serrer les coudes et travailler ensemble. Nous les vaincrons ces enfoirés. ». Je retenais une insulte plus violente. Car pour moi, il n’y avait pas d’adjectif suffisamment violent pour décrire ces personnes. Venir sur une planète qui n’est pas la sienne pour la coloniser, j’ai toujours trouvé cela abjecte. Je sais pertinemment que les humains ont fait de même plusieurs siècles plus tôt. Cela n’en restait pas moins abject.

Je sentais très bien que Cassandra avait des choses à dire. Des choses sur sa conscience. Que pouvais-je dire ? Je ne pouvais probablement que la serrer dans mes bras et espérer qu’elle aile mieux. Je devais faire en sorte qu’elle comprenne que les choses iraient bien. Même si j’avais peur, foutrement peur, je ne pouvais imaginer ce que ça allait être sur le terrain. J’avais essayé de réprimer cette pensée. Notamment en présence de Cassandra. D’autant plus maintenant que je savais que je ne pourrais pas participer à la bataille. Je ne pouvais m’empêcher de penser à tout ce qui pouvait se passer en mon absence. Je ne pouvais m’empêcher de me dire que je pourrais aider en étant là et que je n’aiderais pas. Je savais que je pourrais aider sur le terrain, je n’étais pas le meilleur des héros mais je pouvais aider. Et savoir Cassandra, seule, ne m’aidait pas. Je savais qu’elle serait entourée mais je savais également que tout pouvait arriver, on ne pouvait rien prévoir. Elle allait prendre des risques, c’était aussi son rôle. « Ne pense pas à ça Cassandra ! Quoique cet homme n’ait jamais pensé, quoiqu’il ne t’ait jamais dis, pense à une seule chose, rien n’est écrit à l’avance ! Rien. Regarde, penses-tu que n’importe quel devin, même le meilleur, aurait pu prévoir que tu serais ici, en petite tenue, dans mes bras, à cet instant ? Je ne pense pas. ». Je lui adressais un clin d’œil joueur. Je continuais de l’écouter. J’avais envie qu’elle se sente mieux car il n’y a rien de pire que d’aller sur le terrain lorsque l’on se sent mal. Je voyais son attention se tourner vers Atlantis, or, je ne voulais pas qu’elle me parle de cela. Il ne fallait pas penser à Atlantis. J’étais en sécurité dans la cité, même si la magie était bel et bien dangereuse, j’étais à l’abri à Atlantis. Et en cas d’affrontement, j’avais toute une armée avec moi. L’armée atlante qui avait été formée par les meilleurs. Je n’avais donc aucune peur pour moi même, si ce n’est de mourir d’ennui et d’inquiétude. « Il n’y a pas de bon sens au fait que je ne sois pas là Cassandra. S’il t’arrivais quelque chose, je m’en voudrais toute ma vie. S’il arrive quelque chose à n’importe qui, je ne pourrais pas me pardonner. ».

Je n’étais pas prêt à les voir partir. Je m’imaginais déjà, rejoignant Atlantis alors qu’ils partaient tous en mission. Que pourrais-je faire à ce moment là. Si ce n’est rien. J’étais donc plus qu’heureux de la voir changer de sujet. Même si ce sujet là n’était pas mon préféré, il était bien plus léger et donc plus agréable pour mes oreilles – et ma conscience. Il est vrai que je n’ai pas l’habitude de montrer ce genre de choses. Même aux personnes que j’aime. J’ai tendance à garder mes sentiments pour moi. Mais je sentais que si je n’étais pas capable de dire ce genre de chose à Cassandra, je ne le dirais à personne. Elle me donnait envie de m’ouvrir et c’est peut-être là l’intérêt de notre « relation ». Elle me fait du bien, sous tous les plans. C’était peut-être ce dont j’avais besoin en arrivant parmi les humains. Peut-être que Arthur, lui, avait compris ce que je pourrais vivre. Peut-être que c’était une des raisons qui l’avait poussé à me faire cette demande. « Tu as bien entendu. Je t’aime bien. ». Je ne savais pas quoi dire d’autre, si ce n’est rougir comme une tomate. Je n’avais pas l’habitude d’être confronté à mes sentiments. À mes faiblesses. Car des faiblesses, j’en avais beaucoup. Mes amis semblaient en devenir une. Mais ce n’était pas une mauvaise faiblesse. C’était le genre de faiblesse que j’avais de plus en plus envie d’assumer. Surtout en sa présence, à elle. « J’ai une réputation à tenir. J’espère bien que tu garderas cela pour toi. ». Je lui adressais un nouveau clin d’œil tandis que la jeune femme prenait ses aises, sur moi. Je n’allais pas lutter, j’étais plus qu’heureux de la voir s’étendre. Ses jambes étaient somptueuses et je ne pouvais me lasser de les regarder. Nous avions beaucoup avancé en plus d’un mois.  Nous étions passé d’une dispute sur une plage à ce moment d’intimité que nous pouvions désormais partager.

« Tu vas me manquer aussi Cassie. Plus que je ne saurais l’admettre. ». Nos mains se joignirent tandis que je tentais de garder mon calme. Je ne savais pas trop quoi aborder. Que lui dire, que faire ? Je ne savais même pas comment changer de conversation. Car où qu’on aille, il y avait des sentiments, fort, qui allait être exprimés. Qu’ils soient du bonheur ou alors de la peine, ou encore de la peur, nous avions bien des choses à partager. Des choses que je voulais partager avec elle. Certes. « Je compte sur toi pour que ça se passe bien Cassie. ». Je me rapprochais d’elle pour l’embrasser. Le baiser était long et langoureux. Il recelait beaucoup de chose. Ma crainte, ma peur, mon envie comme ma passion et encore beaucoup de sentiments que je ne saurais exprimer avec des mots et que je ne pouvais lui partager qu’avec mes baisers. Ma main se joignait à la sienne alors que je coupais court à notre baiser pour m’asseoir de nouveau à côté d’elle. Je ne voulais pas que les choses partent trop vite car je ne considérais pas Cassandra comme ma seule partenaire physique. Si je l’avais déjà fait, ce n’était plus du tout le cas. Nous étions bien autre chose. J’en étais persuadé. « Je dirais même que tu me plais, Cassandra Sandsmark. ». Je ne l’avais jamais dis à voix haute. Ce n’était pas la déclaration d’amour. Loin de là. Mais c’était déjà quelque chose. Exprimer un attachement à quelqu’un qui t’intéresse, c’est quelque chose de compliqué. Ce n’est pas simple de dire à quelqu’un qu’il n’est pas juste un ami, pas juste une connaissance mais quelqu’un avec qui on veut partager un futur. Et ça, j’ai de plus en plus vie de le faire. J’ai envie de partager un futur avec la belle demi-déesse. Je n’avais plus qu’à espérer qu’elle partage ce sentiment. Je ne savais pas si la peur de la perdre me faisait penser ces choses où si elles seraient venues dans cela. Mais ce que je sais, c’est que la jeune femme mérite de savoir, de savoir tout ce qui se trame au fond de ma pensée. « Je ne veux pas te perdre Cassandra, Syndicat du Crime ou pas, tu comptes beaucoup pour moi. Je sais que ça fait peu de temps que nous partageons quelque chose mais tu comptes pour moi. »

Ma voix tremblait légèrement car nous arrivions dans un sujet qui était plus que compliqué à exprimer. J’avais envie d’aller plus loin avec elle et l’exprimer, c’était également se mettre en danger. Se mettre en danger qu’elle refuse. Se mettre en danger qu’elle me remette à ma place. Qu’elle me dise que je ne suis qu’une connaissance pour elle. Qu’un peu plus qu’un ami, tout au mieux. Je pense que cela je l’aurais mal vécu. J’aurais été plus que mal à cette idée. Mais il fallait qu’elle sache. Il fallait qu’elle comprenne ce que je pensais. « J’ai envie de découvrir. De nous découvrir. Je ne veux pas dire ça pour que ça sonne comme un adieu mais… ». Je marquais un temps d’arrête car je n’étais pas sûr de moi, pas sûr qu’il fallait que j’exprime ces mots. Mais si, en fait, je voulais le dire. Je devais le dire. « une fois toute cette histoire terminée, je suis prêt à passer à l’étape supérieure. Si tu le veux. À passer plus de temps ensemble, à apprendre à nous connaître de bien d’autres façons. Je sais que c’est tôt mais voilà. Tu sais. ». Je la regardais dans les yeux, incertain, ma main se glissa dans ses cheveux. Je voulais lui montrer que je n’avais pas peur de lui dire ce que j’avais sur le cœur. Je ne savais pas du tout si elle pensait pareil. Mais il le fallait. Je déposais juste un petit baiser sur les lèvres.

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by Wiise
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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Lun 15 Jan - 21:01


i can't stand the idea of leaving us in ignorance
Cassandra & Garth

Un traître, ce n’était pas tellement surprenant, c’était même le genre de mouvement auquel ils auraient dû s’attendre. Cassandra n’avait simplement pas encore digéré le fait qu’Atomica avait pu évoluer si proche d’eux, pendant autant de mois… Elle savait trop de choses à leur sujet. Peut-être pas à propos de Wonder Girl, qui n’était qu’une justicière de plus derrière les premiers rangs de la Justice League, mais elle savait pour le Flash, pour Arthur, pour Clark. Avec sa capacité, elle avait pu récolter un nombre effrayant d’informations en tout genre et c’était ça qui perturbait la demi-déesse. Elle soupçonnait que Batman avait appris au sujet de Rhonda lors de sa capture, ou qu’il avait découvert cela juste avant la réunion chez Constantine. Si ce n’avait pas été le cas, leur plan serait mort dans l’œuf. Elle craignait que lever le voile sur les agissements de la taupe n’avait été qu’un coup de chance. Ils ne pouvaient pas se permettre d’opérer uniquement grâce à des coups de pouce du destin. Mais Garth avait raison et elle se faisait la même réflexion : ce revers ne justifiait pas qu’ils commencent tous à se soupçonner. Ils compartimentalisaient déjà les informations, et à part cesser complètement d’échanger, ils ne pouvaient pas empêcher d’autres fuites. D’autant plus qu’il fallait reconnaître le talent d’Atomica. Son pouvoir l’avait grandement aidée à se jouer d’eux. Sans cela, Cassie doutait qu’elle serait demeurée dans les ombres aussi longtemps.

La remarque de l’Atlante au sujet de leur situation pour le moins incongrue eut le mérite de lui arracher un rire. Il n’avait pas tort sur ce point. Quoi que. Si elle avait été plus curieuse au sujet des chemins mentionnés par Kent, lui aurait-il montré celui-ci ? Un vague frisson d’appréhension la parcouru. Non, elle ne voulait pas savoir. Elle voulait continuer à penser qu’elle était seule maître à bord, même si c’était faux. Les mythes recelaient de démonstrations, parfois physiques, du destin d’une personne. Les Moires savaient. Les Parques également, chez les Romains. Chaque vie avait un tracé, une durée, et seuls d’infimes détails changeaient. En théorie. Seulement, il y avait quelque chose de très triste de songer qu’à notre naissance, toute notre vie était décidée à l’avance. C’était aussi pour cela que Cassandra refusait de donner foi aux visions du sorcier, même si elles démontraient une multitude d’embranchements tous plus différents les uns que les autres. Et s’il y en avait un, depuis le début, qui disait qu’elle se serait retrouvée ce jour sur le canapé de Tempest, alors soit. Mais cela ne la rendait pas moins responsable de ses propres actions. Personne d’autre n’avait la main sur cela. « Je serai dépositaire de ton secret, promis. » Elle prit une expression plus sérieuse en lui faisant cette prétendue promesse. La vérité, c’était probablement qu’elle n’aurait confié à personne ce genre de confidences… sauf peut-être à Kiran, mais l’absence de son amie rendait les discussions difficiles. Kiran aurait su quoi répondre, quoi faire, ou même aurait appuyé du doigt sur le sujet le plus important avec un sourire ravi. Ce n’était pas le cas de la demi-déesse. Et lorsqu’il lui répondit, tendrement, que son absence lui ferait également du mal, elle se contenta de le fixer, presque surprise.

Heureuse, en un sens, d’entendre ces quelques mots de sa part. Garth ne lui avait jamais donné l’impression d’être quelqu’un de très expressif, alors qu’il admette tenir à elle relevait déjà d’un exploit certain. Il y avait une différence entre la gestuelle et les mots. S’il était impossible de se fier uniquement aux derniers, surtout pour Cassandra qui jugeait les actes plus importants, il fallait admettre que l’Atlante apprenait lentement à manier les deux en sa présence. Plus rapidement qu’elle, en tout cas. Si elle répondit volontiers à son baiser, le reste la laissa muette. Son premier réflexe fut de répondre avec un brin d’espièglerie, de masquer la gêne de l’instant de son mieux. « Oh vraiment ? Je ne sais pas, j’avais un peu du mal à en juger hier soir. » Oui, rire était une façon comme une autre de se protéger. De cacher l’évidence. Il ne l’avait pas dit sur un plan physique – de toute façon, cette vérité-là était depuis longtemps démontrée pour eux. Elle glissa ses doigts entre les siens, douloureusement consciente que s’il abordait ce sujet, ce n’était pas pour plaisanter. Elle se força à garder pour elle ses remarques impertinentes. Cassandra entrouvrit les lèvres pour lui répondre, se retint, finit par se redresser. Être allongée en travers du canapé pendant qu’il consentait finalement à lui confier ses sentiments lui paraissait déplacé. Elle s’installa en tailleur face à lui, maltraitant le bas du t-shirt beaucoup trop large, mais résolue à l’écouter jusqu’au bout. Le ton de Garth changea un peu, trahissant probablement la même gêne qui l’habitait.

« Je ne compte pas mourir de si tôt, tu sais… » fit-elle doucement, un peu pour le rassurer, beaucoup pour alléger la pression sur ses épaules. Ses doigts passèrent cette fois à une nouvelle prise, jouant sur la main du justicier. Exactement le même geste qu’elle avait eu envers lui, la première fois qu’elle était venue dans cet appartement. La danse le long d’un index, sur sa peau chaude, indifférente à la tension de son aveu. Quand il mentionna son envie d’avancer, de voir ce qu’ils pourraient peut-être accomplir ensemble, elle secoua doucement le menton de droite à gauche. Et s’arrêta immédiatement en songeant que son geste pourrait être mal interprété. Il effleura sa bouche d’un baiser, cherchant probablement à lui soutirer une réaction. Son mutisme n’avait pas dû l’encourager. On avait beau reprocher à Garth sa maladresse, il avait fait le premier pas avant elle. « Tu as conscience que ce ne sera jamais terminé ? » Ce n’était pas du pessimisme, mais un pragmatisme froid. Elle le savait, qu’en choisissant cette voie elle renonçait à un rythme lambda. Que chaque occasion de chérir devrait être prise, ou au contraire repoussée dès le début. Il n’y avait souvent pas de seconde chance pour les héros. Il n’y en aurait pas pour elle, le jour où cela arriverait. « Enfin, je veux dire… » Cassandra redressa le nez vers lui. « C’est ridicule. Je suis ridicule. » Et d’un geste agacé, elle décroisa les jambes pour s’installer sur lui, optant pour une manière littérale de faire face à ce qu’il lui disait. Elle posa les mains sur son torse, à plat, percevant le boumboum de son cœur sous la paume droite. « Ecoute. » Ses orbes clairs le dévisagèrent avec intensité. « Je pensais que c’était évident. Que j’avais envie de, comment tu as dit ? Passer à l’étape supérieure ? » Elle esquissa un sourire, réfrénant l’envie de lui faire remarquer que toutes les prétendues étapes avaient été brûlées au moins deux semaines plus tôt. « Je n’aurais pas pris le temps d’aller boire un café si ça ne m’intéressait pas, d’apprendre à te connaître. Je croyais que tu l’avais compris, que je n’étais pas vraiment le genre de fille à… »

Oh, il savait très bien ce qu’elle voulait dire par là. Elle n’aurait pas cédé à ses envies le concernant si elle n’avait pas songé au reste. Cassie était nettement trop concernée par ça – et elle réfléchissait beaucoup trop – pour simplement profiter d’un contact charnel. Koriand’r lui avait dit, une fois, que les Humains étaient souvent compliqués lorsqu’il s’agissait du sexe. Sur Tamaran, les mœurs étaient plus libérées. Sur Terre, si certains avaient une approche nettement moins sentimentale, ce n’était pas le cas de la jeune femme. L’attirance physiquement seule ne suffisait pas. Sinon, en un sens, tout le monde finirait par coucher avec tout le monde à un point. Cassandra avait besoin de confiance, d’un semblant d’intimité. Le genre de sentiment qui prenait aux tripes, bien avant que l’on apprenne à connaître la personne dans ses moindres détails. Quitte ou double. Tout ou rien. Et malgré ce qu’elle savait sur Garth, ce soir sur la plage il s’était intéressé à elle. Elle le savait, à présent, maintenant qu’elle avait eu l’opportunité de faire réellement sa connaissance. A l’Atlante, pas au justicier. Il annonçait régulièrement qu’il n’en avait rien à faire des gens ou des opinions qu’il froissait sur son passage, cependant elle comprenait que ce n’était pas l’entière vérité. Il se souciait. Il était juste suffisamment renfrogné pour parvenir à être crédible dans son rôle d’anti-héros distant. « Est-ce qu’il faut que je te dise que tu me plais aussi ? » Elle plissa les yeux, taquine. « Est-ce qu’il faut que je te dise que j’aime passer du temps avec toi ? Je ne devrais pas me disperser avec ce qui se passe, et pourtant je suis là. Hier, j’ai eu le droit à la fameuse question : « pourquoi tu n’étais pas là, l’autre jour ? » avec, tu sais, ce regard suspicieux… » Cassandra remonta ses mains sur ses épaules, se rapprochant légèrement, mimant ledit regard avant de secouer la tête. « Je ne fais jamais ça. Je ne découche jamais. Kiran m’a proposé une fois qu’on prenne un appartement ensemble, et j’ai refusé. » Une pause. Il ne réalisait probablement pas. « J’ai refusé l’offre de ma meilleure amie, et c’est la troisième fois que je passe la nuit ici. »

Là. C’était sûrement plus clair. Elle haussa les sourcils en l’observant, passant le bout de ses doigts le long de sa nuque. « Alors ça me paraissait évident… Navrée, mais ton corps n’est pas la seule chose qui m’intéresse chez toi. » Cette fois, Cassie s’empressa de poser ses lèvres sur les siennes avec un rire, lui ôtant la possibilité de réagir. Elle referma ses bras autour de lui, s’appuyant contre son torse, approfondissant volontairement le baiser. Quand elle se détacha, au bout d’une longue minute, la lueur dans ses prunelles n’augurait rien de bon. « Mais c’est peut-être parce que c’est ton genre que tu n’as pas compris plus tôt. » Il lui fallu toutes ses forces pour ravaler le sourire qui lui vint devant l’expression de l’Atlante. Oh, après tout, qu’y avait-il de mal à le charrier sur ce point ? Elle ne lui en tenait pas spécialement rigueur. Son passé lui appartenait. « Tu me disais que tu n’avais reçu personne ici, mais j’ai vu beaucoup de filles défiler aux soirées de Kyle, et puis à la Tour… » Son nez effleura le lobe de son oreille. Elle parsema son cou de baisers éphémères, s’amusant très sincèrement de la situation. « Koriand’r en a déjà séduit plus d’un. »

Si elle avait su, Cassandra n’aurait probablement pas mentionné Starfire. Mais son ignorance rendait sa réflexion encore plus cocasse. Derrière les mots supposés provoquer son partenaire, sa gestuelle lui soufflait un tout autre genre de provocation. Elle resserra les jambes autour de sa taille, dissimulant son sourire espiègle dans le creux de son cou, laissant la pression de son corps sur le sien faire le reste.

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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Dim 21 Jan - 0:04

i can't stand the idea of leaving us in ignorance
cassie & garth
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Peut-être était-ce trop tôt pour faire ce genre de déclaration à la jeune demi-déesse. Peut-être aurait-il fallu que j’attende, que j’attende que nous soyons plus connectés, que nous nous connaissions d’avantage. Pour autant, je ressentais le besoin de lui avouer ce que j’avais sur le cœur. J’avais besoin qu’elle sache qu’elle comptait pour moi, j’avais besoin qu’elle se rende compte que j’étais sérieux, sérieux avec elle. Que les moments que nous avions passés n’étaient pas juste de l’amusement pour moi, pas juste un moyen de me distraire de ce que nous vivions. Il y avait une pensée sincère au fond. Une sincérité que je n’avais probablement jamais avouée à personne. Les choses allaient vite entre nous, bien trop vite probablement. Je ne voulais griller aucune étape. Elle comme moi, nous n’avions pas l’habitude de ce genre de sincérité. Je n’avais jamais connu de vraie histoire de couple et de ce qu’elle m’avait dit, j’étais persuadé qu’il en était de même pour elle. Au fond, face à cela, nous étions comme deux enfants cherchant à découvrir le chemin à prendre. Le bon chemin. Ainsi, je préférais dire ce que j’avais à dire. Je préférais qu’elle sache, qu’elle sache réellement. On ne sait jamais de quoi demain est fait, on ne sait jamais où le vent nous portera, peut-être est-il temps pour moi que j’apprécie ce que j’ai – ou peu avoir – et que je continue ma vie dans cette voie. Le bonheur n’a rien d’honteux. C’est ce que quelque m’a dit un jour et peut-être serait-il temps que je l’écoute. Peut-être serait-il temps que je me laisse aller dans cela. Et quoique puisse penser la jeune femme, quoiqu’elle puisse me répondre, je savais pertinemment que pour moi, c’était la meilleure chose à faire. Il ne faut pas avoir de regrets dans la vie, de regrets car on n’a pas dit les choses qu’on pensait, au fond de nous. Je ne veux pas mourir en me disant « j’aurais du le faire, j’aurais du parler ». Non, le jour où la mort m’accueillera entre ses bras, je veux pouvoir dire que j’ai eu une belle vie, une vie remplie d’amour, d’amitié, de passion et de joie. Une vie remplie.

« Ce n’est pas parce que notre combat durera toujours qu’il ne faut pas voir plus loin… ». Je voyais très bien ce qu’elle voulait dire et mes mots étaient peut-être déplacés. Oui, après le Syndicat, il y aurait une autre étape à franchir, un autre danger à éradiquer. Mais, pour autant, je préférais me concentrer sur cette étape là. Contrairement à certains héros, je préférais traiter les menaces, les unes après les autres, et aviser le moment venu. Vivre dans le futur, ce n’est pas fait pour moi. J’ai vécu pendant bien longtemps dans le passé, ressassant ce qui était arrivé à mes parents, ce qu’aurait pu être ma vie si ce drame ne leur était pas arrivé. J’avais outrepassé cela et je devais maintenant apprendre à vivre le moment présent. Le futur attendra. Sauf peut-être mon futur avec la belle blonde. Ce futur là, j’avais envie de l’apercevoir, j’avais envie de le sentir. Je pouvais déjà l’effleurer du bout des doigts. Je pouvais déjà m’imaginer ce que les choses pourraient être si tout se passait bien. Malgré tout cela, je ne devais pas brûler d’étape et laisser le futur arriver, lorsqu’il arrivera. « Je me doute Cassandra, mais tu sais, je préfère te dire ce que je pense. Je ne veux pas avoir de regrets te concernant. Même si c’est plus souvent l’inverse, je me plais bien dans tes bras. ». Je souriais, lui adressant un petit clin d’œil. Bien sûr que le peu que nous avions déjà vécu n’était qu’un détail, qu’une broutille à l’échelle d’une vie de couple. Pour autant, il n’en restait pas moins important pour moi. C’était significatif que nous avions fait les choses dans l’ordre. Je pense. Même si notre première nuit a grillé quelques étapes.

J’avais envie de la prendre dans mes bras mais je la laissais faire. La discussion était bien trop sérieuse, après tout. « J’aimerais bien que tu me le dises oui. Je suis un homme. L’égocentrisme est mon défaut premier. ». Je rigolais. Ma voix tremblotait légèrement. Je décidais de l’écouter car elle était sérieuse. Elle m’expliquait qu’elle-même, elle avait changé ses habitudes, qu’elle avait du s’adapter. Découcher n’était pas dans son habitude alors que moi, je passais ma vie d’une maison à une autre. J’avais pour habitude de ne pas me fixer et je ne savais pas si j’en étais seulement capable. « J’aime bien quand tu dors ici, je suis désolé si tu dois prendre des remarques à ce sujet. Ces derniers temps, je me rends compte que je dors mieux quand tu es là. Même si ce n’est que pour trois nuits, j’ai hâte que l’on recommence. ». Alors oui, je n’étais pas uniquement un corps et c’était désagréable à entendre. Cela supposait qu’elle aimait autant l’enveloppe que ce qui se cachait à l’intérieur. Et c’était agréable à savoir, notamment parce que cela était partagé. J’aimais autant la sentir dans mes bras que parler avec elle, j’aimais autant admirer son magnifique corps que d’écouter ses histoires, ses envies, ses passions. J’aimais tout cela. C’était un tout, pour moi. Je me suis toujours demandé si je pourrais ressentir ce genre de choses si la jeune femme n’était pas magnifique. Malheureusement pour moi, le physique de la somptueuse blonde était bien trop avantageuse pour que je ne découvre de réponse à cette question. Je pourrais passer des heures entières à la regarder dormir. Ce mélange de beauté et de paix intérieur. C’était la perfection, selon moi.

Recentrer l’attention sur les autres femmes que j’avais eu dans ma vie n’était pas une chose que j’appréciais. Même si elles restaient un faible quota par rapport à certaines personnes, je ne comptais pas forcément partager cela avec elle. En tout cas, pas tout de suite. Mes diverses aventures n’avaient rien de glorieuse à mon goût. La mention de Koriand’r fit traverser un frisson le long de ma colonne. Était-elle au courant ou s’agissait-il d’une tentative chanceuse ? Je ne savais pas si je devais lui répondre. Je n’avais pas conscience de ce genre de traditions. Peut-être que les humains aimaient partager cela rapidement. Cependant, je ne sais pas si la jeune femme serait heureuse de savoir qu’elle partageait un homme avec une amie. Ou en tout cas, que l’homme avec qui elle passait certaines nuits était un homme qui avait partagé une douche endiablée avec son amie. Que répondre à cela ? La vérité ? Ou pas ? Peut-être pouvais-je juste éluder la question. Elle resserrait son étreinte contre moi et je sentais son sourire qui se cachait dans mon cou. J’étais coincé. Même s’il ne s’agissait que d’une blague, je n’étais pas à l’aise avec ce genre de question. « Les femmes de mon passé importe peu. Aucune ne tient la comparaison. ». Je déposais un baiser sur sa tête, mêlant mon visage à ses cheveux. La proximité était intense à présent qu’elle avait passé ses jambes contre ma taille. J’étais toujours assis et je sentais les formes de corps qui épousaient le mien. Si la chose n’était pas aussi cocasse, on aurait pu y voir un moment très doux et très intense. Le genre de moment que j’appréciais. Je pouvais rester des heures à parler avec elle, comme ça. Tranquillement, sans se poser la question de qui nous regarde et de qui peut savoir. Elle seule comptait actuellement, nous seuls comptions.

Je caressais lentement ses cheveux, sentant ronronner la jeune femme dans le creux de mon cou. Je n’aurais jamais pu imaginer vivre ce genre de chose avec une femme sur Terre. Pour moi, il n’y avait rien à voir ici. Finalement, à ma grande surprise, j’avais bien de choses à découvrir. Cassandra était une de ces « choses ». Avec une petite pression sur ses hanches, je l’allongeais dans le canapé, attrapant ses lèvres au passage pour un baiser. Il y avait bien des choses que je pouvais partager avec elle, bien des choses que mes baisers pouvaient lui faire comprendre. Je n’allais donc pas m’en priver. « Aucune femme n’embrasse aussi bien que toi. ». Je me relevais lentement avec un sourire. Ses cheveux étaient étalés sur le canapé. Je mêlais une nouvelle fois mes mains aux siennes alors que je déposais, lentement, un baiser au niveau de sa clavicule, là où le tissu ne commençait pas encore à apparaître. Quelques baisers éphémères pour ne pas oublier le goût de sa peau. Sait-on jamais. « Je suis sûr que bien des hommes ont tenté de goûter à ses somptueuses lèvres également. ». Je m’allongeais sur la tranche, à côté d’elle. Il n’y avait maintenant plus beaucoup de place dans le canapé, nos deux corps le remplissant avec perfection. Ma main se porta sur hanche pour la retenir tandis que l’autre retourner jouer avec sa magnifique chevelure dorée. Je la regardais avec un sourire quasi-mesquin. Elle voulait jouer à cela ? Je savais très bien le faire également. « D’après Kyle, de nombreux jeunes hommes remplissent les rangs de la Young Justice. ». Je fermais les yeux en essayant de me remémorer leurs noms. « Mini-Batou et Superslip deuxième du nom. Comment est-ce déjà ? ». Je souriais. J’avais déjà retrouvé leur nom mais je sentais que Cassandra n’apprécierait pas que j’appelle ses camarades par des surnoms aussi ridicules. « Ah oui, Tim et Conner, c’est ça ? Ils sont de très bons partis, paraît-il ? ». Je rigolais, posant ma tête à quelques centimètres d’elle. Je déposais un simple baiser sur sa joue, observant ses yeux, ses magnifiques prunelles azurs, me perdant une nouvelle fois dans ces petits joyeux ornant une somptueuse jeune femme.

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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Dim 21 Jan - 14:43


i can't stand the idea of leaving us in ignorance
Cassandra & Garth

Si l’envie de bifurquer vers un tout autre type de discussion la tentait, Cassandra réalisait que ce n’était pas aussi important que de simplement être enlacée. Elle se lovait contre lui, frissonnant aux intonations de sa voix, déposant de temps à autres un baiser ici et là. Sa main droite passait et repassait sur le parcours sombre des tatouages atlantes, tandis que l’autre s’était sagement posée sur celle du justifier. Le contact était plus vital que le reste – elle n’irait pas jusqu’à prétendre que cette simple étreinte était meilleure que tout ce qu’ils pouvaient faire d’autre, cependant elle faisait davantage que s’en contenter. Elle l’appréciait. Surtout quand il laissait courir ses doigts le long de sa jambe nue. La sensation l’électrisait toute entière, et Cassie ferma les yeux pour se focaliser sur ses sens. Garth finit par lui répondre qu’aucune femme ne pouvait faire la comparaison avec elle et, bien que le compliment ait mis quelques secondes étonnantes à venir, il eut le mérite de la faire rire, doucement. En d’autres circonstances, la jeune femme aurait sûrement remarqué la gêne qu’il avait ressenti lorsqu’elle avait mentionné Koriand’r, elle aurait relevé le frisson qu’il avait eu, la poignée de secondes entre cette réaction et ses paroles. Elle se serait doutée que quelque chose n’allait pas. Et peut-être qu’elle le sentait également maintenant, mais qu’elle décidait inconsciemment de repousser cette curiosité au loin. En vérité, elle ne s’intéressait guère au passif de l’Atlante. Ils en avaient tous un, qu’ils l’admettent ou non. Mais c’était justement ce qu’il était : un passé. A quelques cas exceptionnels, les anciens amants ne devaient pas être considérés comme des dangers pour qui que ce soit. Et quelque part, c’était ce genre d’expérience qui façonnait une personne, sur tous les points. Ce n’était qu’en se focalisant sur ça qu’ils risquaient de passer à côté de quelque chose de merveilleux.

Cassandra serait bien restée contre son torse indéfiniment, seulement son assise fut défaite par le mouvement de son compagnon, qui l’incita une nouvelle fois à s’allonger. Elle aurait bien eu une petite remarque à lui faire concernant sa manie de l’étendre – qui n’était clairement pas désagréable maintenant qu’elle savait où cela pouvait se terminer, et surtout comment – mais elle préféra lui rendre son baiser en nouant ses bras derrière sa nuque. Ses lèvres s’apposèrent, brièvement, sur sa clavicule. Un sourire se forma instinctivement sur son visage. Elle aimait ce genre d’attentions, des micro-gestes, des regards ou des baisers presque innocents. Peut-être qu’elle les savourait d’autant plus qu’elle n’aurait pas imaginé Garth être le genre d’homme à en offrir. Mais les impressions propagées par des rumeurs et des rencontres éphémères n’aidaient pas à se forger un véritable avis sur quelqu’un. Elle l’avait réalisé ce soir-là, sur la plage. Elle avait entraperçu une partie de ce qu’il était, de ce qu’il pouvait être. Juste avant qu’il ne fasse littéralement dix pas en arrière, probablement à cause d’un ego meurtri. Mieux valait ne pas remettre ce sujet sur le tapis. Ils avaient été déçus tous les deux de la finalité, c’était tout ce qu’il restait à dire. « Aucune, vraiment ? Tu as eu beaucoup de cobayes pour en juger ? » Cassie mordilla un bout de son sourire, haussant les sourcils dans une mimique espiègle. Il lui renvoya la balle en mettant cette fois la lumière sur ses propres fréquentations. La seule différence, c’était qu’elle n’avait rien à se reprocher. Si tant est que l’on puisse se reprocher d’avoir eu une vie avant cette relation naissante.

Ses doigts se refermèrent sur la main qu’il avait posé sur sa hanche. Elle remonta sa jambe pour la passer au-dessus de la sienne, s’entremêlant à la fois par jeu et par envie d’être simplement plus proche. « Pas vraiment… » souffla-t-elle comme un aveu quand il mentionna les hommes qui devaient rêvasser à l’idée de l’embrasser. Elle n’y prêtait, en réalité, pas la moindre attention. Incapable de faire la différence entre une complicité et un flirt. Et aux yeux de Cassandra, la seconde option était toujours la dernière à être envisageable. Cela n’avait rien à voir avec un prétendu manque de confiance en elle, c’était simplement qu’elle ne s’y intéressait. Il y avait des choses plus importantes que des rendez-vous galants… Sauver le monde, par exemple. Et pourtant, elle était là. Pour la troisième fois. Il y avait une certaine ironie entre son passé et son présent. A quel moment avait-elle décidé de ne plus simplement se focaliser sur sa vie de justicière ? L’avait-elle seulement fait, d’ailleurs ? Elle disait vouloir découvrir ses liens avec Garth, mais jusqu’à quel point ? Pour l’instant, ça ne dérangeait pas ses activités, mais quand il faudrait choisir ? Lui ou Wonder Girl ? Un vague malaise la prit avant qu’elle ne le chasse aussitôt. Cela ne servait à rien de se projeter aussi loin. Ils n’étaient même pas certains d’être en vie à la fin du mois, alors s’angoisser pour le futur n’aidait personne. Fort heureusement, l’Atlante lui offrit la parfaite distraction.

Le coup dans son épaule partit plus vite que prévu – mais doucement, c’était simplement une façon de lui montrer son désaccord. « Mini-Batou et Superslip ? Really ? » Elle secoua la tête, s’appuyant sur son coude pour se redresser un peu. « Ni l’un, ni l’autre n’ont la… Disons qu’ils n’embrassent pas pour apprendre des langues. C’est plutôt moi qui devrait être inquiète. » Elle ne l’était pas. Ce n’était qu’une boutade, et ça se voyait sur son visage car elle était incapable de se départir de son sourire. « Ils n’ont pas pour habitude de se promener presque tout nus, eux. Et ce sont mes partenaires, rien de plus. Je vois très mal Conner envisager de draguer qui que ce soit alors que ça fait à peine quelques années qu’il est né. Et Tim… » Elle remua l’épaule. « C’est Tim. » Distraitement, Cassie noua ses doigts aux siens. Elle l’embrassa lentement, réduisant à néant les derniers millimètres qui les séparaient pendant de longues minutes. Certaines choses ne pouvaient être murmurées ou évoquées. Certaines choses ne passaient que par le geste, par les actions. Ce baiser faisait partie des sentiments impossibles à formuler. Ou plutôt, qu’elle ignorait encore comment faire. Alors à défaut de buter sur des mots qu’elle n’avait pas l’habitude d’utiliser, Cassandra préférait lui montrer. « Je te l’ai déjà dit. Tu es une exception. » Sur beaucoup de points. « Mon exception », susurra la jeune femme dans le creux de son cou. C’était étrange de s’imaginer que quelque part, en décidant de continuer cette liaison, ils acceptaient de se considérer comme… Peut-être pas comme des acquis, mais comme un être qui n’appartenait qu’à eux. A l’image de ces nuits passées à Washington, qui semblaient hors du temps. Qui n’étaient que pour eux. Elle ignorait qu’elle en avait autant besoin. Après la première soirée, Cassie s’était surprise à se languir de la prochaine. Et après la seconde, à guetter l’occasion qui lui permettrait d’y retourner. Ce n’était pas tellement le fait de relâcher la pression dans les draps, c’était le reste. Le calme apparent. L’apaisement. C’était un tout, pour être honnête. Un tout qu’elle découvrait encore et qui, s’il l’effrayait, l’intriguait encore plus.

« Garth, j’ai vraiment envie de tout ça. » Elle recula la tête pour se poser contre l’accoudoir, l’observant posément. « Je suis désolée que tu te sentes inutile, je ne vais pas m’excuser pour en être satisfaite. Je n’en parle pas beaucoup, mais je m’inquiète suffisamment pour mes équipiers pour devoir en plus me demander comment tu vas. Je me dis qu’au moins, après la mission que Diana me donnera, je pourrais peut-être venir passer une nuit ou deux ici… » Cette fois, ses prunelles pétillèrent. Ce serait la première fois qu’elle aurait l’occasion de passer plus d’une nuit ici. Et sans surprise, elle voulait découvrir ce que cela faisait. Néanmoins, il fallait réaliser qu’ils ne passaient que rarement plus d’une huitaine d’heures ensemble. Elle débarquait à des heures inimaginables, dormait peu, repartait pour patrouiller ou pour étudier. Deux nuits ne voulait pas dire deux jours entiers. Ils étaient encore à des semaines de pouvoir profiter ainsi l’un de l’autre. Des mois, peut-être même. Pour autant, Cassandra était confiante. Ils essaieraient. C’était tout ce qui comptait dans leur univers en danger perpétuel. Pas de repos pour les héros, fussent-ils aussi renfrognés que l’Atlante. « Au fait… » Elle se mordit les lèvres en souriant. « Désolée pour ta table de nuit. » Elle avait failli oublier ce détail. « Je pense qu’elle est irrécupérable. Je ne sais même pas comment mon téléphone a survécu. Je ne sais même pas à quel moment c’est arrivé, en fait. » Elle le disait sincèrement. S’ils prenaient le maximum d’opportunités pour ne serait-ce que se voir, ils avaient aussi des passages moins sages. Que ni lui, ni Cassandra ne regrettaient par ailleurs. Néanmoins, les souvenirs la faisaient souvent détourner les yeux. Ce n’était pas de la gêne. Loin de là. Elle leva la main, passant les doigts sur la lèvre inférieure de l’Atlante. « J’oublie tout le reste quand tu m’embrasses comme ça. »

(c) DΛNDELION
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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Lun 22 Jan - 1:27

i can't stand the idea of leaving us in ignorance
cassie & garth
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Je connaissais assez peu les camarades de Cassandra. En effet, hormis Kyle et Artémis, je n’avais pas vraiment eu l’occasion de rencontrer beaucoup de membre de la Young Justice. Tim Drake et Conner sont ainsi deux personnes qui me resteront totalement obscures pendant un bon moment. En soit, je me rends bien compte qu’il y a encore de nombreuses lacunes dans la connaissance que nous avons des autres car j’aurais été bien incapable de dire quels sont les liens qui unissent Cassie aux autres héros de son équipe. Je savais pour Kyle mais je n’avais absolument aucune idée pour la majorité des autres. Mais concernant Kaldur, je ne saurais dire quels liens l’unit au reste de son équipe. Je ne savais pas grand chose de la Young Justice tout court, il faut dire. C’est pourquoi lorsque j’évoquais le nom de Tim et de Conner, je n’avais réellement aucune idée derrière la tête si ce n’est de la chamailler. Je n’avais même pas une idée précise de l’emplacement de leur Quartier Général. Celui-ci, à la différence de la Tour des Titans, était bien caché de la vue de tous – n’est-ce pas là le but d’un quartier général ? – et il était donc difficile, même pour les autres héros de savoir où ce situait ce qu’ils appelaient le Mont Justice. Je ne me posais pas particulièrement la question ceci-dit, je n’avais pas vraiment d’intérêt à visiter cet endroit. Le seul intérêt que je pourrais maintenant avoir, c’est d’aller voir Cassandra or il est peut-être un petit peu tôt pour que je passe outre les défenses de leur QG afin de venir fricoter le soir avec la belle blonde. Autant dire que je n’essayais même pas d’y penser. J’aime autant que la jeune femme vienne me rejoindre chez moi. Même après les évènements, je préfère me laisser un moment.

« Koriand’r n’a besoin que d’un contact physique pour apprendre les langues. » Je marquais une pause, cherchant une manière de formuler une phrase qui, quoiqu’il en soit, allait être compliquée à assumer. « C’est son choix que d’embrasser pour apprendre une langue. Quoiqu’il en soit, quand je suis arrivé chez les Titans, je ne parlais pas anglais et j’étais bien heureux de pouvoir discuter avec Koriand’r. Le baiser n’était qu’un plus. ». J’omettais parfaitement de mentionner que nous avions, par la suite, partagé bien plus qu’un baiser. Ce n’était pas que je voulais cacher des choses à Cassandra. Ceci étant, nous venions tout juste de nous accorder sur le fait que nous voulions partager une relation ensemble, je ne comptais pas lui faire la liste des femmes avec qui j’avais eu une aventure, aussi courte puisse-t-elle être. Le sujet viendra un jour sur la table, je ne compte pas lui cacher cela. Car dans le fond, pour moi, il n’y a rien à cacher et Cassandra n’a rien à craindre de la Tamaranienne. Il s’agissait de l’histoire d’une seule fois. Un ébat purement physique qui nous avait tout deux fait du bien, fait décompresser. Il n’y avait pas grand chose de plus à dire. C’était loin d’être aussi agréable que les fois avec Cassie. Principalement parce que l’implication émotionnelle n’était pas la même, loin de là. Je n’ai jamais eu l’idée de partager un morceau de ma vie avec Kory. La demi-déesse est bien particulière là-dessus. Elle est la première à m’avoir donné cette envie. Bien loin devant toutes les autres femmes de mon palmarès. Très loin devant. À des années lumières d’avance. Je n’envisageais rien d’autre avec Koriand’r ou avec toute autre fille de l’équipe. N’en déplaise à certain. « Koriand’r fait des efforts sur la question de la nudité tu sais. Elle mais une culotte maintenant. ». Je roulais les yeux en l’air pour lui faire comprendre la blague. « Tu es la plus belle des exceptions, tu le sais ça ? » Je souriais, rougissait légèrement et me concentrait sur la suite de sa « déclaration ».

« Le fait que je meurs d’inquiétude pour toi et pour le reste de mes coéquipiers ne veux donc rien dire ? ». Je posais ma tête sur ses jambes découvertes. Elles avaient une douceur presque intéressante vu tout ce qu’elle faisait avec. Difficile d’imaginer qu’un corps qui passe sous tellement d’épreuve puisse être aussi magnifique. Les avantages du sang divin, peut-être. L’idée de la voir rester longtemps avec moi était plus que réjouissante. Une nuit, deux nuits, autant de temps qu’elle le voudra. Je ne saurais me satisfaire du trop peu et je vivrais avec merveilleux le trop. Le temps passait plus vite quand la jeune femme était là. Il devenait comme éphémère et il nous fallait en profiter. Nous avions bien des manières d’en profiter et chacune d’entre elle valait le coup d’être vécu. « Deux nuits, deux jours, deux semaines. Ma porte te sera toujours ouverte. ». Je souriais. La mention de la table nuit me fit rire. Le genre d’éclat bref mes bruyant. En effet, cette dernière n’était désormais plus en état de marche mais qui serais-je pour m’en plaindre ? Si elle avait pris un lot bien loin d’être agréable, la compensation à laquelle j’avais eu droit avait bien équilibré la balance. Une fois l’un contre l’autre, dans de si petites tenues, la sagesse restait au placard. Nous ne sommes plus un couple d’adolescent qui prend tout son temps. Nous prenons notre temps, mais pas pour tout. Maintenant que j’avais goûté au doux plaisir de sa chair, j’avais du mal à m’en défaire. Que celui à qui ça n’est jamais arrivé me jette la première pierre.

Je me levais pour aller récupérer deux bouteilles d’eau dans la cuisine. Écoutant toujours d’une oreille attentive de la jeune femme. Le contact qu’elle avait eu avec mes lèvres m’avait donné des envies qu’on ne peut pas prononcer. C’était aussi ma manière de jouer. Fuir n’est pas toujours une preuve de lâcheté mais une bonne manière d’entretenir la flamme. Je vidais derechef une bouteille d’eau avant d’emmener la deuxième sur la table du salon et de m’installer auprès de l’amazone. Ou presque. J’approchais mon visage à quelques centimètres du sien et déposait un baiser doux et attentionné sur ses lèvres. Un baiser court mais qui voulait dire beaucoup. « Ce genre de baisers ? ». Je souriais en descendant légèrement pour embrasser son cou. « Ou celui-là ? ». Je continuais ma descente en arrivant en haut de sa poitrine. « Peut-être là ? ». J’ouvrais progressivement la chemise, déposant un baiser entre ses deux seins toujours couverts par le tissu. « Ou là ? ». Puis son ventre. « Là ? ». J’arrivais au niveau de son bas-ventre quand je bifurquais sur le haut de sa jambe. « Ici ? ». Puis son genou. « J’aime bien là, moi. ». Je descendais vers le mollet. « Tu me dis, hein ? ». La cheville. « Hm ? ». Et enfin le bout des pieds. « J’arrive pas à décider, tu m’aides ? ». Je levais la tête avec un sourire malicieux. « Ton corps est si parfait que je n’arriverais jamais à décider l’endroit que je préfère embrasser. ». J’étais au niveau de ses pieds et j’entamais lentement un petit massage, comme lors de la première soirée que nous avions partagé. Je ne me lasserais jamais de son corps. Ça, c’est sûr.

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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Ven 26 Jan - 1:25


i can't stand the idea of leaving us in ignorance
Cassandra & Garth

Elle ne s’attendait pas réellement à ce que Garth lui avoue avoir partagé un baiser avec la Tamaraneanne. Sa surprise se traduisit simplement par un léger silence, et elle fit de son mieux pour garder des traits neutres. Cela la força à réprimer un froncement de sourcils quand elle réalisa la portée de ses mots. Ceci dit, il aurait été hypocrite de sa part de feindre une quelconque jalousie – premièrement parce que cela s’était passé bien avant elle, et deuxièmement parce qu’elle avait également embrassé Kyle. Inutile de dire que ce détail n’aurait probablement pas plu à l’Atlante. Néanmoins, la similarité entre leurs situations s’arrêtait là. Elle n’avait pas dépassé le stade de l’attirance maladroite avec le Green Lantern, alors que les choses s’étaient nettement enflammées avec Koriand’r. Mais à quoi aurait servi d’étaler autant ce passé devant eux ? Toute vérité n’était pas forcément bonne à entendre. Ou utile, pour ce qu’elle en savait. Cela n’aurait fait qu’ébranler les bases de ce qu’ils tentaient de poser. Alors plutôt que de s’attarder sur ce sujet devenu épineux, la jeune femme le laissa porter des accusations moqueuses sur ses relations avec les membres de sa propre équipe. Au moins là, elle n’avait pas à feindre l’innocence. Elle n’avait jamais rien partagé que des mots avec eux, même si Kiran l’avait souvent taquinée à propos de son faible pour Conner. Ce qui, finalement, n’était rien de plus. Derrière son attitude parfois distante, Cassie restait humaine et, de facto, soumise à des sentiments. Et s’il ne servait à rien de les nier, cela ne les rendait pas éternels pour autant. « Attends que le Soleil revienne et on sera de retour à la case départ », fit-elle après un léger rire. Starfire ne perdrait pas une seconde pour recharger ses batteries.

Elle l’embrassa un peu trop longtemps, un peu trop langoureusement sans doute aussi. Cassandra tenta, juste après, d’exprimer un peu plus ses sentiments. Un sourire involontaire souleva les commissures de ses lèvres quand il la complimenta, suivi d’une mine plus sérieuse. « Ce n’est pas ce que je voulais dire, tu le sais très bien. » Un frisson remonta le long de ses jambes dénudées. Elle s’efforça d’éclaircir ses intentions. Le fait qu’il s’inquiète pour elle n’était pas sans importance. C’était même tout le contraire. Elle passa une main dans les cheveux courts de l’Atlante, cherchant par ce contact à lui communiquer ce que ses paroles peinaient à transmettre. « Fais attention à ce que tu dis, je vais finir par m’installer ici à temps partiel. » Entre les cours à la faculté et ses activités de Wonder Girl, elle pouvait bien décider seule de la manière la plus agréable de passer le peu de temps libre qui lui restait, non ? Et pour l’instant, elle n’avait réellement envie que de s’isoler quelques heures supplémentaires avec Garth. Si elle était loin de regretter son rôle de justicière – elle ne le ferait même jamais – elle admettait qu’il y avait des manières plus divertissantes de vivre sa vie. Ces courts moments en faisaient partie. Ils n’étaient pas si nombreux les jours où elle pouvait librement concilier l’héroïne et la femme. Encore moins ceux où elle en avait véritablement envie. Ironiquement, il lui semblait souvent plus facile de délaisser sa vie en tant que Cassandra Sandsmark que de prétendre être une civile lambda perpétuellement.

Après un long regard, il se redressa, quittant le canapé pour la cuisine. La jeune femme le suivit des yeux, un fin sourire au bord des lèvres. Elle reconnaissait ce mouvement parce qu’elle avait eu presque le même la première fois qu’elle était venue ici. Fuir pour mieux revenir. C’était un peu comme prendre de l’élan pour sauter plus loin. Cassie se laissa retomber avec un soupir, fixant le plafond en profitant de la courte absence de l’Atlante pour songer à des sujets moins plaisants. L’affrontement approchait à grands pas. La réunion leur avait permis de mettre l’accent sur les faiblesses de leurs ennemis, ainsi que leurs nombreux points forts. Dans la finalité, ce qui unissait la Justice League et ses alliés pourrait être la clef pour faire tomber le Syndicat du Crime. Ils étaient tous prêts à se trahir pour une parcelle de pouvoir supplémentaire. Par contre, maintenant, il y avait d’autres menaces à l’horizon. Cette créature mentionnée par Atomica, mais aussi l’autre Alexander Luthor. Il n’était clairement pas aussi restreint que l’actuel dans ses actions. Et il avait des pouvoirs. Un cauchemar de plus qui prenait vie. Elle failli ne pas sentir le retour de Garth – elle le manqua, même, jusqu’à ce qu’il penche au-dessus d’elle pour lui voler un baiser. Instantanément, ses pensées sombres se volatilisèrent.

« Hey… » Son souffle se bloqua quand sa bouche effleura sa peau. Ici et là. Des baisers légers, ponctués de questions faussement ingénues. Le rire de la jeune femme se tut quand il bifurqua plus bas, son mouvement entraînant une brève accélération de son rythme cardiaque. « Peut-être. » Il traçait un sillon incandescent sur son passage et il en avait parfaitement conscience. Il s’en amusait à ses dépens. Cependant, loin de s’en plaindre, Cassandra savourait la caresse de ses lèvres. Un soupir lui échappa. Il s’échappa par le biais de sa jambe, lui offrant l’opportunité de retrouver un souffle plus régulier. Il savait l’effet qu’il lui faisait. Ses mains se refermèrent sur ses pieds et elle secoua la tête, s’avouant vaincue dans cette manche à peine entamée. Cette défaite était probablement la plus agréable qu’il lui ait été donné d’expérimenter. « Mes chevilles vont enfler si ça continue… » Elle étouffa un rire en se redressant après quelques minutes ; dans un mouvement rapide, l’Amazone attrapa les mains de l’Atlante en le repoussant vers l’arrière, le forçant à s’étendre pour le surplomber, bloquant ses gestes avec espièglerie. « J’aime quand tu t’inquiètes. Même s’il n’y a pas de raison de le faire. » Maintenant sa position sur lui, elle se pencha pour l’embrasser doucement. Les pans désormais entrouverts de sa chemise glissèrent sur son torse. « Tout ira bien. » Dis-le encore une fois et peut-être qu’il finira par y croire. La jeune femme relâcha sa prise sur ses mains pour poser sa paume contre sa joue – sa barbe naissante lui piquait la peau, mais elle aimait ce contact. « Je te le promets. »

En temps normal, elle aurait songé à ne pas faire de promesse qu’elle n’aurait pas pu tenir. Seulement, elle y pensait sincèrement en le lui disant. Même si une partie d’elle était toujours prête à mourir pour la bonne cause, cela ne faisait pas d’elle un kamikaze. Elle ne voulait pas que cette bataille soit la dernière. Tout comme elle ne voulait pas que ce baiser soit le dernier. Ou celui-là. Ou celui-ci. Cassandra se perdit brièvement sur son torse, mais elle se redressa, déposant une dernière caresse à la commissure de ses lèvres. « Si on ne quitte pas ce canapé tout de suite, je ne réponds plus de rien. » Alors en inspirant profondément, elle prit la décision de s’écarter. Ses mèches blondes voilèrent son visage quand elle se releva, finissant même par se lever. En s’éloignant de quelques pas, elle s’empara de la bouteille d’eau qu’il avait ramené pour jongler avec. Ce n’était pas qu’elle n’avait pas envie – difficile de prétendre être insensible après son aveu – elle voulait simplement… Simplement quoi ? Se tenir, peut-être, à ce qu’elle lui avait dit un peu plus tôt. Ce n’était pas seulement les étreintes qui l’intéressaient quand elle pensait à lui. Mais par tous les Dieux, pourquoi éprouvait-elle autant de difficultés à garder ses mains pour elle lorsqu’il était à portée ? C’était comme si son corps était purement et simplement attiré vers le sien. Quelque chose d’inconscient, qui l’agaçait presque lorsqu’elle s’en rendait compte. Parce qu’elle ne pouvait pas lutter contre ce besoin. Il était trop sommaire pour être ignoré. Elle voulait juste sentir sa chaleur autour d’elle, qu’importait la manière. Et Cassandra n’était clairement pas habituée à éprouver ce genre de besoin. Elle s’était toujours suffit à elle-même.

« Tu… » Sa voix rendue rauque par l’intensité du moment précédent se brisa et elle s’éclaircit la gorge. « Tu voulais faire quelque chose ce matin ? Avant qu’on ne soit rattrapés par nos obligations respectives, je veux dire. » Cassie s’humecta les lèvres, reposant finalement la bouteille sur le bar en attendant la réponse de l’Atlante. Si ce n’était pas le cas, alors elle n’avait plus d’excuse à se trouver pour vouloir juste profiter de lui un peu plus longtemps. Elle ne savait pas quelle réponse lui plairait le plus, pour le coup.

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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Lun 29 Jan - 13:53

i can't stand the idea of leaving us in ignorance
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Les mots de Cassandra se voulaient rassurant, pour autant, rien n’y faisait. J’étais incapable de sortir de mon esprit l’idée que j’abandonnais tout le monde au sort qui les attendait. Les voir mourir sous mes yeux était une chose à laquelle je ne saurais me résoudre, les savoir morts alors que je n’étais pas là, c’est encore pire. Sans être le plus grand héros que la Terre n’ait jamais connu, j’étais capable de faire beaucoup de choses. Je pouvais les protéger à ma manière. La magie des atlantes pouvait offrir une merveilleuse protection si l’utilisateur les connaissait. Manipuler l’eau et le froid me permettait notamment de dresser des barrières de glace qui pouvaient s’avérer utiles. Malheureusement pour moi, depuis Atlantis, je n’étais capable que d’imaginer, à défaut d’y être, à défaut même de savoir et de communiquer. Car c’est ça la chose horrible, je ne pouvais pas communiquer avec eux pendant ce temps. À vrai dire, la seule manière pour nous de savoir s’ils ont gagné est d’attendre l’appel d’Arthur ou son retour. Si nous n’avons pas de nouvelles, c’est la fin. Et ça, ce n’était que concernant Arthur, ça ne s’appliquait pas aux Teen Titans, ça ne s’appliquait pas à Cassandra. Je connaissais la jeune femme suffisamment maintenant pour savoir qu’elle n’hésiterait pas à se jeter sous le feu ennemi si cela pouvait protéger ses alliés. Je le sais. Je ferais pareil. Et je ne pouvais pas lui demander de ne pas prendre ce genre de risque. Tout d’abord parce que nous ne sommes pas ensemble depuis assez longtemps pour que j’ai la légitimité de lui le demander et ensuite parce que si elle-même faisait cette même demande, je lui répondrais que non et je foncerais, tête baissée, sous les coups de feux ennemis. Je me connais. Je suis pareil qu’elle quand il s’agit de l’héroïsme. Probablement pire. Même. Je dispose de quelque chose qu’elle n’a pas et qui est un fort orgueil concernant mes capacités. Persuadé d’une force que je n’ai pas tout le temps.

Elle restait là, au-dessus de moi, partageant quelques baisers. J’appréciais chacun de ses baisers comme s’il s’agissait du dernier. Et même si je ne voulais pas avoir cette mentalité en tête, je ne pouvais m’empêcher de me dire que ça pourrait être le dernier. Le contact avec sa peau était des plus agréables et vu le chemin déjà entamé concernant sa chemise, j’avais juste envie de l’envoyer voler et de l’emmener dans mon lit pour la serrer contre moi jusqu’à ce que l’on doive se quitter. Mais elle était visiblement plus sage que moi, avec quelques mots parfaitement choisis, elle trouva le moyen de se dégager et de se retrouver à quelques mètres de moi, en un rien de temps. Elle avait rejoint l’autre côté du salon, bouteille d’eau en main. Je pris quelques secondes pour l’admirer – me rappelant au passage que ma mâchoire devait être fermée en tant normal. Le regard était à la fois rempli de tendresse et d’envie. Car oui, j’avais envie d’elle, sur le plan physique. Lorsqu’un couple se forme, j’ai toujours entendu dire que c’était une étape inévitable, l’envie de l’autre, quasi constante. Et l’idée de devoir me séparer d’elle pendant deux jours, quatre jours, une semaine ou deux ou plus encore ne faisait que renforcer cette envie que je me devais de contrôler. Je ne voulais pas qu’elle pense une seconde que la seule chose qui m’intéressait chez elle était son corps. Tout m’intéressait chez elle mais l’état de symbiose dans lequel on était lorsqu’on partageait mon lit était tellement fort que j’avais envie de le revivre à chaque seconde de ma vie. Je m’étais déjà entendu penser de manière peu admirable pendant des réunions à Atlantis ou autre, simplement me rendant compte de l’envie que j’avais d’être dans ses bras, de la voir me caresser le torse, le visage, comme elle savait si bien le faire. J’avais envie d’être avec Cassandra. Tout le temps.

Sa question me surprit un peu. J’étais incapable de dire si j’avais prévu quoique ce soit. Je ne m’étais même pas posé la question de la mâtinée. Enfin si, mais je m’étais arrêté au petit-déjeuner préparé pour la jeune femme. En dehors de ça, je m’étais juste imaginé trainer avec elle pendant toute la mâtiné, discutant et « jouant ». Mais elle avait soulevé un problème de taille. Lorsque nous étions seuls et dans mon appartement, nous avions une certaine tendance à nous sauter dessus de manière totalement immédiate. Il nous fallait donc nous occuper d’une autre manière et probablement fuir l’appartement pour ne pas passer pour le couple d’adolescent en rut que nous pouvions être parfois. « Euh… Non. Je n’avais pas pensé à grand chose. Je pensais juste te sauter dessus à chaque fois que j’en aurais l’occasion. » Je lui adressais un clin d’œil moqueur. C’était bien évidemment de l’ironie et en rien la vérité. Je voulais juste être avec elle pour le moment, le reste importait peu. « Je t’avoue que le chemin pris par ta chemise m’intéresse. J’entends le sol qui n’appelle que pour une seule chose c’est que la chemise l’y retrouve. Je suppose qu’il ne sera que déçu ». Je rigolais, disparaissant derrière le bar pour attraper une nouvelle bouteille d’eau. Je glissais ma main dans mes cheveux, tentant de me recoiffer tant bien que mal et j’observais la jeune femme, accoudé au bar. Je réfléchissais à ce que nous pouvions bien faire tous les deux ce matin. Je n’avais pas vraiment envie de quitter l’appartement. Cette nuit perpétuelle me déprimait au plus au point.

« Tu peux bien rester à temps plein chez moi autant que tu le voudras, ça ne me dérange pas tu sais. ». Je rigolais, me remémorant ses derniers mots. « Je pense que tes compagnons risquent de se rendre compte de quelque chose si tu viens tous les matins avec un grand sourire aux lèvres par contre. »[/color]. Je rigolais avant de me rapprocher d’elle pour déposer un baiser sur ses lèvres, glissant mes mains sous la chemise, dans son dos. Je caressais/grattais lentement sa colonne vertébrale le temps de notre baiser avant de m’éloigné légèrement de la jeune femme. « Ah mais j’oublie ! Ne bouge pas d’ici, j’ai quelque chose pour toi ! ». Je lui adressais un dernier baiser avant de disparaître dans ma chambre pour aller récupérer le petit sac que j’avais préparé pour la jeune femme. Je l’avais bien soigneusement caché dans mon placard, à l’abri de tout regard indiscret, notamment de celui de Cassandra. Je revenais en sautillant dans le salon, découvrant la jeune femme assise sur le comptoir. Elle n’avait toujours pas refermé sa chemise, ce que j’interprétais comme un signe de son envie de rester ici et de voir où les choses pouvaient nous mener. À ce stade, je pense que nous aurions pu oublier de porter des habits totalement, ça n’aurait choqué personne. Surtout pas moi. Je posais le sac à côté de la jeune femme, glissait mes mains sous ses cuisses pour la soulever – déposant un léger baiser dans son cou – et la poser sur le sol du salon. [color=#046380]« J’ai trouvé ça en me promenant dans un marché atlante et j’ai pensé à toi, c’est pas grand chose mais voilà. ». Je sortais du petit sac un petit pendentif orné d’une pierre précieuse atlante semblable à un saphir ou une aigue-marine mais que l’on ne trouve quand les profondeurs des fosses marines. La couleur de la pierre précieuse était quasiment la même que celle des yeux de la jeune femme et c’est pourquoi je l’ai achetée. Il ne s’agissait pas d’un gros présent, mais j’espérais qu’il lui plairait. « Je me suis dis que si tu le gardais avec toi, tu penserais quand même à moi quand tu n’es pas là. Et avec un peu de chance, il te donnera un peu de force lorsque tu seras sur le terrain… C’est un petit peu comme si je t’accompagnais, non ? ». Je l’invitais à se retourner pour que je puisse le lui mettre autour du cou. Il lui allait à merveille. De toute façon, quelque soit le bijou qu’elle porterait, ce serait lui qui serait embelli par la demi-déesse et non l’inverse. « Tu es magnifique, il te va à ravir ! »

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by Wiise
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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Mar 30 Jan - 23:13


i can't stand the idea of leaving us in ignorance
Cassandra & Garth

Il y avait une chose dont elle était certaine concernant sa relation avec l’Atlante, c’était qu’il existait finalement peu de retenue entre eux – que ce soit sur le plan physique ou verbal. Si Cassandra avait quelque chose à lui faire remarquer, elle n’hésitait pas. Peut-être qu’il réfrénait un peu plus ses remarques les plus acerbes, en souvenir de leur seule réelle dispute sur la plage, mais elle s’efforçait de lui donner l’assurance de pouvoir être honnête également avec elle. S’ils voulaient tous les deux se lancer pleinement dans une aventure en binôme, ils devraient apprendre à composer avec l’avis d’un autre. Sur le papier, cela semblait terriblement simple. En pratique, les choses étaient très différentes. Peut-être davantage à cause des risques qu’ils prenaient chaque jour, ou encore du fait qu’ils étaient des électrons libres tous les deux. Sur certains domaines, ils se ressemblaient assez pour se comprendre, sur d’autres ils étaient encore de parfaits étrangers. Néanmoins, cela n’enlevait rien au sentiment de sécurité qu’elle éprouvait auprès de lui, ou à l’attirance impossible à nier qu’il y avait entre eux. Ils semblaient pour le moment encore aptes à profiter du côté frivole de leur liaison, sans se focaliser sur tous les détails qui ne collaient pas, et cela suffisait à Cassie. Mieux que ça, elle voulait que cet instant se prolonge indéfiniment. Certainement pas par peur de l’engagement, bien que cela fasse tellement longtemps qu’elle n’avait pas officialisé quoi que ce soit qu’elle craignait d’être peu à l’aise en tant que partenaire. Non, c’était plutôt parce qu’il lui apportait présentement tout ce dont elle avait besoin. Les rires et les baisers, les actes faciles et désintéressés, le plaisir sans l’inquiétude d’un geste déplacé ou d’un mot de trop. Ils étaient au bord d’un gouffre, d’un précipice. Et cette métaphore serait plus juste encore si Cassandra n’était pas capable de voler ou Garth de faire des bonds extraordinaires.

« Ce sol est un peu trop encombré par mes vêtements, si tu veux mon avis », lâcha la jeune femme avec un rire, levant les yeux au ciel. Elle ne parlait pas seulement de hier soir, mais d’une fâcheuse tendance qu’ils avaient de semer sur leurs étreintes des affaires – ou, plus rarement, quelques objets brisés. Elle se remémorait encore l’état de stress dans lequel elle avait été lorsqu’elle avait dû rassembler tous les éléments de son armure le lendemain de leur deuxième nuit et qu’elle peinait à retrouver son second bracelet. Fort heureusement, il était rapidement réapparu, mais elle s’efforçait désormais de ne plus disposer un peu trop vite de tous les obstacles sur son chemin. Parfois littéralement. La demi-déesse s’appuya contre le comptoir, portant à ses lèvres la bouteille d’eau. « Parce que tu crois que ça dure aussi longtemps ? » Taquine, Cassandra haussa les épaules : « Loin des yeux, loin du cœur. » Ils partagèrent un bref regard amusé avant que l’Atlante ne lâche un rire, se rapprochant d’elle pour l’embrasser doucement. De sa main libre, elle passa ses doigts dans les cheveux à la base de sa nuque, savourant à la fois sa proximité et son contact. Il s’écarta au bout de quelques secondes, lui demandant mystérieusement de ne surtout pas bouger. « J’ai encore ta chemise sur le dos, je te rappelle », rétorqua-t-elle en le suivant des yeux, intriguée par son comportement.

Plutôt que de rester simplement les bras ballants, Cassie se hissa sur le comptoir, jouant distraitement avec la bouteille d’eau entamée. Ses jambes battaient lentement dans l’air. A peine deux minutes plus tard, Garth faisait un retour triomphal, un mystérieux paquet dans la main. Elle plissa des paupières en l’observant s’approcher, regrettant pour la première fois de ne pas avoir la vision à rayons X de Clark ou Conner. Plutôt que de simplement lui dévoiler sa surprise, il l’incita à redescendre. « Hey, montre-moi ! » Ses doigts se tendirent vers le sachet avant qu’il ne le retire hors de sa portée, l’ouvrant à sa place. Le bijou qu’il en sorti fit rapidement disparaître sa moue boudeuse au profit d’un regard sincèrement surpris. « Qu’est-ce que… » Il disait que ce ne n’était pas grand-chose, mais à ses yeux c’était déjà trop. Les reflets azurins de la pierre la captivaient, et sa finition parfaite suffisait à prouver que ce n’était pas un simple présent. Elle ignorait tout de l’argent que l’Atlante possédait, et même si cela avait été le cas, elle n’aurait pas considéré un cadeau coûteux comme une broutille. Elle se figea quand il lui demanda de se retourner pour qu’il l’aide à l’attacher. Mais c’est… Quoi ? Trop ? Probablement. Sûrement, même. Mais le refuser serait refuser l’attention qu’il avait eu à son égard. Alors après quelques secondes à le dévisager, partagée entre l’émerveillement et la consternation, Cassandra pivota, soulevant ses mèches blondes pour lui faciliter l’accès.

Le contact froid avec la pierre lui arracha un frisson un peu brusque. Son épiderme se couvrit brièvement d’une chair de poule – elle souffla doucement, les battements accélérés de son cœur trahissant l’émotion qu’elle ressentait. Au-delà du changement de température, elle avait été prise au dépourvu par le présent du justicier. Une partie d’elle se sentait ridicule aussi, de n’avoir jamais pensé à lui offrir quelque chose, tandis que l’autre rationnalisait en se disant qu’elle n’attendait peut-être qu’une bonne opportunité. Droite comme un i, elle patienta jusqu’à ce qu’il ait terminé, écoutant ses paroles sans prononcer le moindre mot. Ses mains se refermèrent sur le bas de la chemise, tirant sur le tissu avec anxiété. L’esprit de la jeune femme jonglait entre la gêne et la gratitude. Elle sentait ses joues la brûler avec de plus en plus d’intensité, signe qu’elle rougissait de façon incontrôlable. Et probablement comme une pivoine, du menton jusqu’au front. Elle frotta ses pieds l’un contre l’autre, machinalement, se retournant pour lui faire face. Le poids de la pierre à son cou ne lui paraissait pas aussi important que le regard qu’il posait sur elle. Cassandra repoussa une partie de ses cheveux en arrière, les glissant derrière son oreille, ses prunelles arpentant le sol. « Je… Je ne sais pas quoi dire… C’est… » Elle s’humecta les lèvres, les mâchonna avant de reprendre : « Merci ? » Secoua immédiatement la tête. « J’ai l’impression que ce n’est pas assez. » Sa main droite trouva la sienne, la gauche s’appuya contre sa joue rugueuse et elle se hissa sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Au départ, la pression était légère, presque prudente, avant de gagner rapidement en intensité.

En une poignée de secondes, l’Amazone lui ôta son souffle, tentant de transmettre dans cette étreinte tous les sentiments – tout le maelstrom – qu’elle ressentait face à son attention. Sa peau effleura la sienne avec indécence, mais également avec maîtrise. Elle finit toutefois par le repousser contre le dossier du canapé, menaçant de les faire tous les deux basculer de l’autre côté, s’arrêtant juste à temps. « Tu es absolument agaçant », murmura Cassie contre ses lèvres, la respiration saccadée. « Tu n’avais pas à le faire. » Il le savait parfaitement, mais cela ne l’avait pas arrêté. « Tu es… » Elle se recula légèrement pour le dévisager avec sérieux, attrapant doucement son visage entre ses mains. « Tu es adorable. Et très agaçant, je le redis. » La jeune femme l’embrassa de nouveau ; profitant de la distraction qu’elle lui offrait, elle défit les derniers boutons de sa chemise pour s’en débarrasser avec un nouveau frisson – plus agréable, celui-ci. Sans laisser le temps à l’Atlante de réaliser ce qui venait de se passer, elle se pressa davantage contre lui, contre son torse et sa peau chaude. « Je n’ai rien à t’offrir que tu ne connaisses déjà, mais… » Cette fois, elle déposa un baiser le long de son cou, puis traça un lent sillon du bout de sa langue, passant le long de sa carotide jusqu’à son oreille qu’elle mordilla affectueusement. « Je compte bien tenter de te surprendre un peu plus. » Sa promesse se perdit dans un mouvement où elle inversa leurs positions, l’attirant contre elle tandis qu’elle se penchait en arrière, mal retenue contre le canapé. Il suffisait d’un rien, d’un geste trop brusque pour qu’elle lui échappe. Et pourtant, elle savait qu’il ne la lâcherait pas. Sa jambe remonta contre sa hanche, puis il l’aida à s’asseoir sur le dossier, rendant leur étreinte plus étroite encore.

Les caresses et les attentions de Cassandra veillaient tout particulièrement à la satisfaction de son partenaire. Il y avait une certaine dualité avec la façon dont elle s’abandonnait complètement entre ses bras et le contrôle qu’elle exerçait sur sa propre gestuelle. Si elle s’offrait à lui, elle gardait toutefois la main. Pour l’instant. Ses paumes glissèrent sur sa peau, s’aventurant sans la moindre hésitation sur les muscles déjà parcourus, ou ailleurs, sous le seul vêtement qu’il portait. Ils avaient dépassé ce stade depuis longtemps. « Je pense à toi… tout le temps. Même quand je ne devrais pas le faire. » Elle bifurqua sur son épaule, qu’elle parsema de baisers légers. « Je pense à la façon dont tu m’embrasses, je pense à la façon dont tu me regardes… » Sa clavicule, le haut de son torse. « Je pense à ton rire, aussi, à tes sourires. J’ai envie de les voir plus souvent. » Ses doigts glissèrent plus bas. « J’ai juste… juste envie d’être près de toi. Et tant pis si c’est égoïste de ma part. » Cassie se redressa, s’écartant juste assez longtemps pour qu’il puisse lire le sourire sur son visage. « Tu me rends profondément égoïste, Garth. »

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MessageSujet: Re: i can't stand the idea of leaving us in ignorance   Jeu 1 Fév - 17:00

i can't stand the idea of leaving us in ignorance
cassie & garth
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La réaction de Cassandra me fit plaisir. Je ne m’attendais pas à la gêner particulièrement. Ceci étant, je comptais bien lui faire plaisir de la plus belle des manières. Offrir un bijou n’avait pas une valeur particulièrement forte pour moi. Il s’agissait d’un présent à une personne que j’apprécie fortement, il n’y avait rien de plus à y voir. Cependant, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire que ça lui ferait plaisir. Une fois le bijou en place, je constatais avec émerveillement, qu’il lui allait comme un gant, se mêlant parfaitement à ses prunelles azures. Et peu importe ce qu’elle pouvait avoir à en dire, j’étais fier de ce présent. Et, bien évidemment, je n’attendais rien en retour. Un cadeau perd de toute sa valeur si on attend quelque en retour. Un bon cadeau n’est-il pas un cadeau complètement désintéressé ? J’étais néanmoins heureux de recevoir ce baiser chaleureux, me satisfaisant du contact de sa main sur ma joue. Passant du baiser chaleureux au baiser passionné, mon corps réagit d’une façon compulsive en enroulant mes bras autours d’elle, la serrant aussi fort que possible contre moi. Je voulais passer ma vie avec elle entre mes bras. Ce sentiment de chaleur, de protection, je l’appréciais plus que tout. Et peut importe les dires des autres, c’était ce qui comptait le plus pour moi. Je me souciais guère de l’avis des gens par rapport à notre relation. Je me souciais guère de leur opinion concernant Cassandra et moi. Nous n’étions pas un couple parfait ? Nous n’étions pas un joli couple ? Et alors, ce qui compte, c’est le bonheur que nous partageons. Rien d’autre. Et si le bonheur qu’elle peut ressentir à être avec moi et à moitié équivalent au mien, alors c’est là que gît le plus important. C’est là que nous devons être. N’est-ce pas là l’intérêt de partager la vie de quelqu’un ? Le bonheur ?

Laissant Cassandra me repousser jusqu’au canapé, je ne pu retenir un sourire lorsqu’elle m’annonça que j’étais agaçant. Elle ne me laissait même plus l’opportunité de lui répondre. Il semblerait que si le bijou devait avoir un effet, je l’avais trouvé avec brio. Ses quelques mots échangés furent rapidement coupés par une nouvelle vague de baisers que je ne voulais pas stopper. Elle était douée pour me faire oublier tout le reste, à n’en pas douter. Lentement, elle déboutonna sa chemise et la laissa glisser au sol, le tissu glissant tel un voile jusqu'au sol. Une nouvelle fois, les vêtements seraient éparpillés dans tout l’appartement. À quoi bon lutter contre le naturel ? Je l’observais avec un petit sourire amusé tandis qu’elle déposa un baiser dans mon cou, mon oreille, ma carotide, mon visage lui appartenait et elle en jouait d’une manière somptueuse. M’abandonnant totalement à elle, j’espérais bien voir en quoi elle pouvait me surprendre. Contrairement à ce qu’elle pensait, je restais persuadé qu’ils restaient de grands pans de notre relation à découvrir. De très grands d’ailleurs. Nous n’étions ensemble que depuis quelques semaines après tout. Une fois les évènements terminés, je suis sûr que nous pourrons partager bien d’autres choses. Je sentais la pression de son corps contre les miens, ses seins caressant ma poitrine avec finesse. Elle changea nos positions, se retrouvant dos au dossier du canapé, avec délicatesse, j’attrapais la jambe qu’elle me tendait pour l’aider à se soulever et à l’asseoir sur le canapé. Je me rapprochais d’avantage d’elle, chaque partie de mon corps comme attirée vers elle.

Je laissais glisser mes mains le long des jambes nues de Cassandra, goutant avec bonheur à ses lèvres et à chacune des caresses qu’elle m’offrait. Gardant un contrôle total sur mes émotions, je m’abandonnais à elle d’une manière étrange. Parfaitement conscient de ce que je faisais et pourtant, parfois, j’avais des blancs. Des ellipses de bonheur, probablement. Je sentais ses mains, jouant avec mon torse, dessinant le contour de mes muscles, dessinant un trajet qu’elles avaient déjà plusieurs fois emprunté et qu’elles allaient encore le faire. Progressivement, elles jouèrent avec moi jusqu’à s’immiscer sous mes vêtements. Les caresses se faisaient de plus en plus agréables. Chacun de ses mots était ponctué par un baiser que j’appréciais à sa juste valeur. Chacun de ses mouvements était millimétré pour me faire frissonner, chacun de ses mots me donnait une estime que je n’avais pas de moi-même. J’observais son visage, son sourire, ses yeux et sans avoir à réfléchir ou à contrôler mes mouvements, mes lèvres se plaquèrent aux siennes pour l’embrasser. Un baiser sauvage, un baiser sans retenu. Un baiser long, très long, presque éternel qui ne fut rompu que par mon envie de respirer. Les atlantes ne sont pas doués pour l’apnée, quelque soit notre environnement, nous avons les moyens de respirer. Nous sommes facilement démunis lorsque ce n’est plus le cas. « Sois égoïste Cassandra… » Avec force, je la soulevais du canapé, enroulant ses jambes autours de moi, tout en l’embrassant. Je la portais tout en l’embrassant. Et pourtant, je n’avais pas envie de l’emmener quelque part, je voulais juste sentir son corps contre le mien, tout son corps. Avec puissance, je la plaquais contre le mur, faisant tomber un pot de fleur sur une étagère. « Oups » disais-je avec un sourire malicieux. Je savais que je pouvais utiliser ma force avec elle. Je savais que je ne lui ferais aucun mal si je ne le voulais pas. Je savais utiliser mon corps avec elle. Une liberté assumée. Une liberté qui nous libérait tous les deux.

« Sois égoïste Cassandra Sandsmark car je suis à toi… » Ce mélange de mots passionnés et de mouvements puissants était perturbant même pour moi. Et pourtant, j’y trouvais une certaine justesse. Car notre relation, c’était également ça. Le plaisir de pouvoir discuter à l’autre mêlé au plaisir de pouvoir user de nos corps sans peurs. C’était sûrement cela qui nous avait retenu tous les deux, la peur, la peur de blesser la personne à qui l’on tient dans un moment d’oubli. Or, là, je n’avais pas peur. En tous cas, pas peur de ça. Je nous retirais du mur, nous emmenant progressivement vers ma chambre. Il ne fallait pas s’y méprendre, les choses allaient forcément terminer là-bas, autant que ça se fasse tout de suite. Je me rendais alors compte qu’une routine, aussi agréable soit-elle, s’installait entre nous. Celle de mon appartement. Le fait de ne pas savoir, le fait de ne pas profiter, nous forçait à rester chez moi. Or, je ne voulais pas cela. Je voulais pouvoir l’embrasser partout, je voulais crier au monde que je l’appréciais. Je l’allongeais dans mon lit, restant debout. Je souriais, la regardais dans les yeux. Avec un clin d’œil, j’ôtais mon dernier vêtement, me retrouvant parfaitement nu, face à elle. Et, aussi vite que précédemment, je me retrouvais sur elle, l’embrassant, la couvrant de baisers, la couvrant de caresses assumées. D’une main, j’ôtais sa culotte qui se retrouvait elle aussi sur le sol de ma chambre. « Je ne veux pas te quitter Cassandra. Je veux rester avec toi. Je ne veux pas aller à Atlantis, je ne veux pas que tu ailles te battre, je veux que tu restes dans mes bras, dans mes bras où je pourrais te protéger, te protéger du monde, te protéger de tout. » C’était égoïste. Très égoïste mais c’était ce que mon cœur me dictait. C’était les sentiments qui m’animaient. Et en ce moment, même si j’avais fais la paix avec cette décision, je haïssais Arthur de m’avoir infligé cela. Même si je savais qu’il avait raison, qu’il avait raison de me demander de rester à Atlantis. Je ne voulais pas l’abandonner. « Tu vois, moi aussi je suis égoïste quand il s’agit de toi… »

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by Wiise
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