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 Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]

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independent soul

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MessageSujet: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Jeu 11 Jan - 19:25

Introduction sous fond de papier à musique


- Monsieur Adg, votre rendez-vous va débuter.

Je lâche le journal que je tenais en main depuis quelques courtes minutes et dépose le papier dont la lecture me prennait en horreur sur la banquette présente ma droite. Quand mon chauffeur me prévient, je lève le regard vers l'heure sans prendre la peine de poser un œil sur les siens. Je sais malgré tout qu'il s'est retourné pour regarder dans ma direction. Je n'ai guère besoin d'une information supplémentaire sur la teneur de son regard. De plus ma vision périphérique me permettait de remarquer la présence de lunettes de Soleils surmontant son nez.

- Il est onze heure cinquante-sept, Trévice. Il n'est pas l'heure. Et je connais mon emploi du temps.

Le chauffeur se retourne pour faire face à la route, la voiture est arrêtée alors il ne pose pas de mains sur son volant. Au contraire, je remarque que son visage s'abaisse et dans le jour noir provoqué par des supers, que ce dernier s'illumine d'une lumière artificielle. Il tient en main son portable et je profite de son inattention pour reprendre mon journal. Mon regard s'attarde sur le visage de la personne en couverture.

#METOO – QUI EST CELLE QUI VEUT FAIRE TOMBER LE JUGE ?


Les boucles brunes, le visage rond, les yeux en amandes, le sourire timide, le rictus de celles peu en confiances. Lucy Gadar, une inconnue au bataillon prit dans un feu croisé entre hommes d'influences et femmes de convictions. A l'occasion de l'élan de prise de paroles provoqué il y a quelques mois, Lucy faisait parti de ces femmes à avoir prit les armes pour faire entendre sa voix.

Mais aujourd'hui elle se trouvait seule et victime de papiers rances narrant l'histoire d'une femme ayant décidé d'utiliser le phénomène pour lancer des accusations jugées impropres sur un Juge respecté de l'Etat du Kansas. Et si certains journaux en avaient parlé autrement, celui-ci demeurait insultant pour Madame Gadar. Et c'est précisément pour cette raison que j'avais décidé d'en commander plusieurs dizaines d'exemplaires pour les distribuer aux personnes en difficultés se nourrissant dans les locaux d'une association que j'avais moi-même fondé.

Je vous en narrais les raisons dans quelques minutes. A cet instant, mon portable vient d'émettre un bruit discret afin de me prévenir que le dit rendez-vous arrive à grand pas. Je passa un regard rapide sur l'heure affiché à l'avant de la voiture et sans un mot, j'ouvre la portière puis me réfugie dans le froid glacial à deux cent mètres des locaux. Les mains dans les poches d'un manteau en sale état bleu, un pantalon sali par endroit par des tâches de cafés et autres condiments, sauces et boissons, qui ne sont jamais parvenues à partir au lavage, j'avance d'un pas hâtif, la tête baissé et couronnée d'une capuche.

Je fini par parvenir jusqu'à l'entrée du bâtiment et j'ouvre la porte précipitamment : une fois à l'intérieur, je remarque qu'il y a déjà plusieurs dizaines de personnes qui s’attellent, soit à se nourrir, soit à aider. Je ferme la porte avec rapidité en m'exclamant, de façon sonore afin que l'on m'entende :


-Putain ça caille dehors, si j'avais su j'aurais pas enfilé un jean à moitié rapiécé ! Rire gras, pour montrer que je savais à l'avance qu'il ferait froid, comme tout le monde. Vous pensez que quelqu'un nous en veut ? Encore un coup des Rouges, ça !

J'approche du centre de la salle près des tables et je pose ma veste sur une chaise, isolé, dans un coin encore inoccupé. Ma blague n'a pas fait rire, alors je continu.

- Me dîtes pas qu'on est passé à autre chose ? Ca fait des années que je continue de pester contre les communistes, je peux pas changer de registres comme ça, faut rigoler bon Dieu !

Personne ne rigole. Alors je le fais tout seul, discrètement, timidement, prétendument gêné et seul. Et je m'approche de là où le repas est distribué et j'adresse un sourire de bonjour à Tracy Trevor.

- Vous avez quelque chose pour moi ? Je mange pas de viande, donc si c'est possible... Sinon, je me contenterais de quelque chose pour au moins me nourrir aujourd'hui, y'aura pas de souci !

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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Jeu 11 Jan - 21:29

Nouvelles rencontres

Je n’ai pas toujours le temps de passer le midi m'occuper de ceux qui en ont besoin, aider à distribuer des repas et des couvertures. Parfois, je n'ai même pas le temps de manger moi-même. Le boulot est harassant, certains jours, je n'ai pas le temps de respirer, je passe la journée debout, à plaider, à aller d'une affaire à l'autre, à traiter les enquêtes en cours, à élaborer des défenses, à passer des coups de téléphone et à réorganiser mon emploi du temps. Mais aujourd'hui, c'est une journée plus calme, alors je suis venue prêter mains fortes aux bénévoles. Je le fais financièrement par des dons, des achats de vivres et de ressources, mais aussi physiquement en aidant. L'avantage à le faire ici, entourée d'autres bénévoles, c'est que je ne prends aucun risque. Contrairement à ce moment où je suis entrée dans une épicerie, il y a quelques jours, en plein braquage. Parfois, je prends des décisions idiotes et irréfléchies. Parfois, je devrais faire bien plus attention à ce que je fais. Heureusement, mes blessures commencent à cicatriser et elles se camouflent de mieux en mieux sous le maquillage. Bien sûr, on devine le renflement à l'endroit où j'ai été recousue. Globalement, je le vis plutôt bien et ça ne me dérange pas tant que ça de me promener avec. Mais cela fait plutôt mauvais effet au tribunal.

Plusieurs personnes sont déjà attablées et je profite d'un temps calme pour jeter un œil au journal du jour. J'arque un sourcil curieux en découvrant les gros titres me demandant bien où cette femme va finir si personne ne l'aide un peu. Les puissants sont souvent ceux qui s'en sortent sans être inquiétés par une quelconque justice. Je retiens un soupire et je replie le journal quand la porte s'ouvre. Je le pose sur le plan de travail et relève le regard pour voir un homme rentrer. Ses vêtements sont usés et passés, on sent qu'il n'a pas forcément une grande vie. Pour autant, il n'a pas l'air malheureux. D'ailleurs, il peste un peu contre le froid et semble faire de l'humour. Il poursuit d'ailleurs. Pour lui, ce froid est un coup de communistes. Je le regarde simplement, et ses différentes tentatives d'humour qu'il fait laissent tous les gens présents de marbre. Il faut dire que le temps n'est pas vraiment à l'humour, même si comme lui, j'aimerais aider les gens à rire un peu. Cela serait plus simple et leur permettrait d'oublier un peu la misère et la peur pendant quelque temps. Juste quelques minutes, une bouffée d'air frais. Mais là, personne n'a semblé réceptif. Peut-être est-ce simplement son humour qui ne prend pas ?

Après s’être rendu à une table pour s’y installer, accrochant sa veste sur une chaise, il s’approche de moi. Cela n’a rien d’étonnant, ils le font tous. Lorsqu’il s’adresse à moi, je le salue d’un signe de tête et d’un sourire tout en l’écoutant puis je lui réponds : « Heureusement pour vous, il nous reste pas mal de légumes » Je me retiens de rajouter qu'il vaut mieux en profiter car cela ne durera pas indéfiniment. Si le soleil ne revient pas, nous risquons d'essuyer des famines terribles. « Il reste aussi pas mal de flocons d'avoine ou du gruau. Ce n'est pas terrible, mais au moins c'est nourrissant ». Cette obscurité prolongée est néfaste pour nous, mais surtout pour la planète. Je me demande bien quel monde désœuvré et stérile ces nouveaux venus veulent conquérir s'ils maintiennent la lune devant notre soleil. « Et pour aujourd'hui, il doit rester des pommes de terre sautées aux fines herbes ». Ce n'est pas le grand luxe et je crois bien que nos dernières fines herbes y sont passées, mais au moins il pourra manger un peu. J'attrape une assiette en lui adressant un nouveau sourire chaleureux et bienveillant, attendant qu'il ne me dise s'il veut effectivement un repas pour aujourd'hui, comme ceux qui sont déjà installés.


NB : pour une idée de ce à quoi ressemblent ses blessures quand elles ont été faites et sans maquillage, c’est par ici !
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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Ven 12 Jan - 0:29

Ticket de parking et vieux torchon


J'écoute avec une légère attention les indications qu'elle m'apporte, les légumes qu'elle peut me servir et ce faisant, j'alterne coup de regards entre elle et les flocons d'avoines, elle et les gruaux, elle et les pommes de terres. Je m'accorde un sourire timide que je lui adresse et lève la main tremblante quand elle me tend une assiette, comme pour l'attraper : je sais très bien que ce geste n'est pas destiné à ce que je me serve moi-même mais plutôt à ce que je lui dise si oui, ou si non, je veux qu'elle le fasse, elle.

Je fais mine de m'en rendre compte un brin tardivement et je baisse ma main subitement puis je m’éprends d'un léger rire gêné face à la situation quelques peu cocasse. Alors de mon index je désigne l'ensemble plutôt rapidement.


- Je vais prendre, si c'est possible, un mélange de tout. Réflexion sur le gruau, je plisse les yeux et les lève ensuite vers les siens et je précise. Enfin, je veux pas plus que les autres, je veux des parts moindres mais d'un peu de tout pour que ça... ça égalise, vous comprenez ?

Ma main droite est dans ma poche, la gauche est levée, tremblante. Je dirige mon regard vers cette dernière et la range dans mon autre poche avec empressement, comme mal-à-l'aise par l'état de cette dernière. Puis je demande :

- C'est bon pour vous ? Sinon je prendrais comme tout le monde, les gruaux feront l'affaire.

Je passe rapidement un regard non loin de Tracy Trevor et je m'arrête une fraction de seconde vers l'article posé à peut-être deux mètres d'elle, le journal que j'avais fait livrer ce matin à huit heures et quelques. A côté, je regarde une serviette sale et je me permets un rire léger et fugace.

- Vous êtes du genre à ranger les torchons avec les serviettes, non ? L'avocate est suffisamment intelligente, me dis-je, pour me permettre de m'autoriser ce trait d'esprit sans craindre qu'elle ne puisse le comprendre. Vous avez lu l'article sur cette jeune femme ? Je peux vous dire que pour avoir bosser des années à la police, ce genre de gamine... Moue résignée et fataliste, grimace de dégoût, regard jeté au ciel. Elle va laver des chiottes pendant longtemps, croyez-moi ; c'est le genre à perdre tout espoir de carrière meilleure : sa vie est ruinée.

Elle me tend le fameux plateau repas et je l'attrape avec hâte. Je continu de feindre un tremblement au niveau de mes membres supérieurs et lui accorde un hochement de tête en signe de remerciement.

- Bon. Je vous embête pas plus !

Et je repars, clopinant légèrement de la jambe gauche comme je l'avais fait quelques secondes plus tôt quand j'étais parvenu à l'intérieur du bâtiment. Je pose mon plateau repas sur la place adjointe à la chaise sur laquelle j'avais posé ma veste. La place en face et celles alentours sont vides, comme je l'avais espéré.

Au fond de moi, j'espère quelques peu que son amour des causes perdues et qui peuvent sembler juste la fasse marcher jusqu'à moi et, qu'une fois remplacée, elle s'assoit dans l'une de ces places. Si ce n'est pas le cas, j'avais prévu de revenir vers elle : en m'éloignant de Tracy Trevor, j'avais fait tomber un ticket de parking au sol datant de deux semaines, cela allait me donner une raison de la revoir et, également, si elle tombait dessus avant moi, cela pouvait attester de mon comportement négligé.

Je passe une main dans mes cheveux, dans la fausse-idée de les remettre un peu plus en état : je sais qu'ils sont mal peignés, que le vent à l'extérieur a quelques peu amplifié cet ordre chaotique que j'avais souhaité donner à ma tignasse : elle était hirsute, désorganisé, comme si un peigne n'y avait su s'y attarder.

J'avale une bouchée de ce que l'on m'a servi et grimace légèrement. Je n'aime pas les gruaux.


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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Ven 12 Jan - 16:13

Nouvelles rencontres

Cet endroit est plutôt tranquille, j’apprécie l’ambiance simple des lieux. Et je suis un peu triste de voir que dans notre pays, certaines personnes sont riches à milliards alors que d’autres ne peuvent pas vivre dans des conditions décentes. Et bien sûr, il est difficile de trouver des solutions. Un partage des richesses s’apparenterait beaucoup trop à un régime communiste. Mais il faudrait pouvoir faire mieux. Pouvoir équilibrer les choses pour que chacun puisse à minima avoir de quoi manger et un toit sur la tête. Après lui avoir donné les choix de menu, je le regarde simplement. Ainsi, lorsque je me saisis de l’assiette, je le vois me tendre la main. Je le regarde faire, notant les tremblements dans celle-ci et je lui adresse un petit sourire désolée reculant légèrement l’assiette. Il se rend compte de son erreur et recule sa main avec un petit rire gêné. Je ne lui en veux pas et ne relève pas, le laissant me répondre sur le choix de ce qu’il souhaite manger. Il souhaite un peu de tout, mais prend bien la peine de signaler qu’il ne veut pas plus que les autres, juste des quantités adaptées des trois plats. Je souris et j’acquiesce tout en répondant : « Tout à fait oui ». L’explication est plutôt claire et je ne suis pas idiote, enfin, je ne le pense pas. Il range sa main dans sa poche puis pour meubler me demande si c’est bon pour moi.

Je lui adresse un nouveau sourire tout en répondant : « C'est bon pour moi ». D'ailleurs, j'attrape tour à tour chaque cuillère pour lui servir une petite quantité de chaque plat. Et si les tremblements que j'ai remarqués auraient pu attirer une certaine pitié de la part de certains autres bénévoles, ce n'est pas mon cas. Je lui sers la même quantité qu'à tous les autres. Pas que cela ne me touche pas, et je ne peux qu'imaginer à quel point les choses doivent être difficiles pour lui. Mais je ne souhaite pas faire de traitements de faveur, chacun d'entre eux ayant des formes de handicap, d'une certaine façon. Pas au même niveau, pas de la même façon, mais tous ont des difficultés et des faiblesses. Je repose la dernière cuillère dans le plat et relève le regard sur lui au moment où il reprend la parole. Je l'écoute et sa première question me tire un léger rire. Le trait d'humour est fin, bien que pas forcément très drôle. Je dois lui reconnaître une intelligence fine de toute évidence, ce qui n'est pas le cas de tous ceux qui viennent ici. Je souris un peu et l'écoute à nouveau tout en tenant l'assiette. Mon sourire se transforme en légère grimace puis je lui réponds : « Je ne l'ai pas encore totalement lu, mais de toute évidence, cette femme porte de nobles valeurs avec force et courage ». Je retiens un soupire avant de dire : « Mais le pouvoir n'est jamais de ce côté-là ». Enfin, c'est un peu extrémiste peut-être. J'ai vu plusieurs fois la justice faire son œuvre, j'ai également porté ce genre de valeurs pour soutenir ceux dans le besoin. Je souris tristement puis je pose l'assiette sur un plateau que je complète d'un morceau de pain et de quelques feuilles de salade. Une fois cela fait, je lui tends son plateau et il me dit qu'il ne m'embête pas plus. Je réponds avec douceur : « Vous ne m'embêtez pas. Bon appétit ». Je le regarde s'éloigner en claudiquant, et je remarque qu'un ticket tombe de sa poche. Je termine cependant l'article rapidement, pour découvrir un peu les informations données sur l'affaire et sur ce qui se trame là-bas tout en ayant bien conscience que la presse ne donne jamais les informations les plus objectives et les plus utiles. Une chose est sure cette jeune femme va se faire écraser.

Je fais signe à l'un des autres bénévoles qui vient me relayer, glisse le journal plié sous mon bras et je sors de derrière le comptoir de service et je ramasse le ticket. J'avise d'un œil rapide, découvrant un ticket de parking datant d'il y a deux semaines. Je note l'information dans un coin de ma tête sachant très bien que certains sans domiciles dorment dans leurs voitures. Je m'approche de la table à laquelle il s'est installé et lui dit : « Je crois que vous avez perdu ceci ». Je lui tends le morceau de papier tout en le regardant, ayant toujours un sourire sur les lèvres. Je déplie ensuite le journal et le pose sur la table tout en lui demandant : « Vous avez souvent vu des affaires de ce genre quand vous étiez policier ? ». Je suis curieuse de savoir ce qu'il a pu en voir, en découvrir et comment cela a pu se terminer. Je suis curieuse d'entendre le point de vue de quelqu'un d'un autre niveau d'action. « Toutes se sont mal terminées pour les plaignants ? ». Je reste debout, par politesse, ne souhaitant pas m'installer tant qu'il ne m'y a pas invité. D'ailleurs, peut-être même mes questions le dérangent alors je lui dis : « Mhh si mes questions vous dérangent je.. je vous laisse manger tranquillement ». Je me passe une main à l'arrière de la nuque un peu gênée à mon tour, oubliant de toute évidence les bases de cette politesse que j’apprécie tant.



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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Ven 12 Jan - 20:36

Où l'on apprend pourquoi Lügnermann


- Si j'ai déjà vu des... ce genre de dossiers ? Oui.

Mon regard s'était attardé quelques secondes sur le visage de Tracy Trevor avant de revenir sur le journal qu'elle avait posé sur la table à quelques centimètres de mon plateau. Je n'ai pas besoin de le relire ou de me rappeler du visage de Lucy dans le simple but d'avoir précisément en tête ce dont elle m'avait demandée afin de lui apporter une réponse claire et pertinente. Mais cela fait parti du personnage, Flynn Lügnermann, un homme avec une mémoire relativement peu brillante. Alors je m'accorde quelques secondes sur la couverture du journal et je pose une main dessus afin de le tourner un peu plus vers moi afin qu'il me soit possible de le lire plus aisément.

Quelques secondes plus tard, je le remets à sa position initiale et j'affiche un sourire pantois et une moue pleine de réflexion. Mes sourcils se froncent et mes yeux se plissent tellement que l'on peinerait à savoir s'ils sont ouverts. Et je me souviens.

Il y avait cette jeune femme dans le début du siècle dernier, un brin grande-gueule à brailler jour et nuit dans un bouge infâme dans un coin au sud de Genève. Une dénommée Martha Lügnermann. Elle hurlait à qui pouvait bien l'entendre, plus qu'il n'était alors pas question de le vouloir tant elle ne laissait guère le choix à quiconque d'écouter, qu'elle avait l'impression que lorsqu'elle se rendait au café dans lequel elle tenait le rôle de tenancière que quelqu'un l'y suivait. Mais elle racontait ça depuis longtemps déjà, tellement que lorsque je m'y arrêta le temps d'un samedi, y faisant escale avant de me rendre à Naples, j'appris que cela faisait presque plus d'un an que la dégarnie Martha racontait son histoire.

Un jour, un malheur arriva et son ombre horrifique devint plus qu'une histoire, elle devint réelle. Affreusement réelle. Alors elle chercha à trouver une certaine forme de justice du côté de la police et une forme de soutien abstraite, tant elle ne savait dire ce dont elle avait besoin venant des autres, mais rien ne vint. Martha Lügnermann s'était faite violer et la police eut plus de questions concernant son état avant le drame plutôt que par la recherche de preuves, de témoignages, de suspects. Et du côté des gens, elle trouva une odieuse plaisanterie provenant de quelques habitués.

Toujours là avec ses histoires, la Maggie !

Je n'étais déjà plus là mais paraît-il qu'après coup, Lügnermann avait arrêté de parler trop fort. Et que plus tard, elle était partie.


- Elles ne se terminent pas toujours mal, rassurez-vous. Parfois elles obtiennent gain de cause.

J'attrape ma fourchette et y dépose une bouchée de gruau que j'enfourne ensuite dans ma bouche. Je fais taire toutes grimaces, cela fait bien longtemps que j'apprends à mentir concernant mes goûts. Puis je dépose la fourchette contre l'assiette et prends avec ma main gauche – je fais fis d'être gaucher – le ticket de parking que m'a remit la bénévole Trevor.

- Dieu, j'aurais dû le jeter plus tôt ! Il doit traîner dans mon blouson depuis plus longtemps que je l'ai, j'ai presque envie de dire ! Je balance mon regard du ticket jusqu'à la trentenaire et affiche une moue faussement embêtée. Écoutez... Je n'aime pas mentir : oui, ça fini généralement mal et les plaintes, la plupart du temps, ne vont pas jusqu'au bout. Manque de preuve, de témoin, de témoignage pouvant concorder avec celui de la plaignante. Ce sont des affaires qu'elles ne gagnent pas facilement et... J'attrape le torchon et le montre à Tracy Trevor. Celle qui voulait faire tomber le juge. C'est un titre révélateur, vous trouvez pas ? Elle est seule, c'est une femme, qui attaque un homme, influent, qui occupe une place importante dans la justice et dans une société patriarcale : donnez-moi une seule façon pour une mère de famille qui peine à finir le mois financièrement de gagner contre ça.

Je pousse le plateau à ma gauche vers la place libre à côté de moi et ouvre hâtivement le journal jusqu'à l'article en question. J'indique d'un doigt tremblant la ligne que je m'apprête à lire.

- « Lucy Gadar s'est retrouvée orpheline de père à l'âge de douze ans. » Vous savez ce que ça signifie ? Ca signifie que le juge pourrait se défendre seul et qu'il gagnerait aisément dans tout les cas : c'est un argument en or, pour une affaire comme ça : on pense déjà qu'elle cherche à attirer l'attention autour d'elle car elle en a été privée quand elle était enfant.

Je regarde Tracy Trevor en attendant qu'elle me donne son opinion sur l'affaire et je me réjouis de pouvoir piquer son sens de l'Humain. Peut-être réussirais-je, comme je l'espérais depuis déjà quelques semaines, à la pousser à défendre Lucy Gadar, la fille que m'avait donnée une autre vie.

- Par contre, si l'on doit parler, soit je me lève, soit vous vous asseyez et, confidence entre amis, je digère mal quand je mange debout. Rire rapide et quelques peu gras. Et donnez-moi votre nom, par pitié : ça fait des minutes que je me le demande !

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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Sam 13 Jan - 19:00

Nouvelles rencontres

Dans les différents livres de droit que j'ai pu lire, dans les différentes conversations que j'ai pu avoir avec mes collègues et il y a quelques années avec les étudiants de ma promotion, je sais que ce genre d'affaires est plus courant qu'on ne pourrait le penser. Toutes ne sont pas aussi médiatisées, mais ces dernières années, le harcèlement sous toutes ses formes a été de plus en plus souvent dénoncé. Mais parfois, les harceleurs sont des personnes importantes qui ont bien plus d'influence que les gens qui les poursuivent. Il existe bien sûr, des stratégies pour obtenir gain de cause. L'accumulation de preuves, mais aussi le recueil d'autres témoignages. Car souvent, les victimes qui se pensaient seules ne le sont pas et si d'autres trouvent le courage de parler, alors le poids est bien plus important dans la balance. Lorsqu'il commence à répondre, je l'écoute. À la suite de sa première remarque qui a pour objectif de me rassurer, il enfourne une bouchée de gruau avant de reprendre la parole.

Cette fois, il parle du ticket, son regard allant du bout de papier entre mes doigts à mon visage. Il reprend vite sur les affaires du type de celle dont par le journal. Je l'écoute simplement. Un ancien policier a dû en voir des choses. Et quand il parle de manque de preuves ou de manque de témoins, je me demande s'il a conscience qu'une bonne partie de ces preuves sont souvent effacées et parfois même par des policiers corrompus. Bien sûr, je ne veux pas le vexer et je ne pense évoquer ce genre de choses avec lui. Il prend le journal et reprend le titre de l'article. Mais la presse n'a jamais vraiment d'objectivité et plus les titres sont tape à l'œil plus ils vendent d'exemplaires. Mais bon. Il termine sa tirade sur quelque chose qui pourrait me faire réagir, mais pour le moment je garde le silence, car très vite,après ses paroles, il repousse son plateau. Il ne semble donc pas avoir terminé. Il ouvre le journal et d'un doigt tremblant pointe une ligne qu'il lit. Une orpheline de père. Une faille béante pour la défense, bien entendu. Mais aussi fustigeantes puissent être ces attaques, elles sont aussi facilement neutralisables quand les plaignantes ont des attitudes saines par ailleurs.

Finalement, il reprend la parole et je souris un peu en l'entendant me dire que soit je m'assois soit il se lève. La conversation sera bien plus aisée, bien évidemment. Alors qu'il fait un nouveau trait d'humour, je souris amusée et tire la chaise en face de lui afin de m'installer et je réponds : « Tracy. Je m'appelle Tracy Trevor. Et vous ? ». Cela ne sera qu'un juste retour des choses, n'est-ce pas ? Un nom pour un nom. Dans tout ce qu'il m'a dit, il y a des choses intéressantes et très vraies. Il semble avoir une vision plutôt claire de ce qui se passait dans le système judiciaire dont il faisait partie. Je soupire un peu en tirant le journal à moi, pour aviser l'article d'un regard global, sans chercher à lire ou à trouver un indice qui pourrait aider. Parce qu'il n'y a rien dans ce journal que des choses visant à attirer l'attention de la population.

Une fois assise, je pianote des doigts sur la table, mes ongles claquant légèrement sur la surface un peu abîmée et tâchée. Puis finalement, je prends la parole pour commencer à répondre. Cela semble plutôt logique pour moi, et peut-être que je ferais des raccourcis qu'il ne comprendra pas, mais je le pense suffisamment vif pour poser des questions au besoin. Mais pour qu'il situe bien ce que je m'apprête à dire, je lui explique : « Il y a plusieurs façons pour une mère de famille qui peine à finir le mois de gagner ça. Mais elle ne gagnera pas seule, c'est certain ». Après tout, il y a à peine quelques minutes, il m'a demandé comment cette femme pourrait bien gagner ce procès. Je souris simplement, avec bienveillance, mon regard allant de son visage, au journal avant de balayer la salle du regard. Toujours calme, je peux prendre quelques minutes pour parler avec lui. Alors je reprends la parole pour dire :« En général, ça commence par un bon avocat. Et même si les avocats conseils des assurances et des associations ne sont pas tous très bons, certains ont au moins l'intelligence de demander conseil à leurs collègues ou d'écouter les conseils qui leur sont donnés ». Je marque une courte pause. Trouver le nom des avocats qu'elle pourrait engager serait intéressant pour savoir vers lequel elle se tournera. Puis, je reprends : « Ensuite, ça continue par un bon sens de la persuasion. Si cette femme veut vraiment gagner, il faudra qu'elle trouve d'autres femmes. En général, il y en a d'autres, il faut juste les convaincre qu'elles aussi peuvent être défendues et protégées par la justice ». Son avocat devrait l'y aider bien entendu. Trouver des noms, des adresses. Même si techniquement, il est déconseillé de s'adresser à elles directement, c'est mieux pour les convaincre de témoigner à leur tour. Et bien sûr, cela nécessite qu'il n'y ait pas encore de pression sur elles. Et s'il y en a, alors ce sont de nouvelles preuves à trouver pour argumenter les accusations. Je poursuis simplement : « Et puis, il faut prier pour avoir un peu de chance. La phase de récusation des jurés sera la plus importante de tout le procès. Mais les deux parties ont le droit de le faire et cela n'assurera pas une bonne composition du nouveau jury. Parfois le hasard fait bien les choses». Bien sûr, ce ne sont que des indications et tout ne se passe pas toujours comme prévu, sinon les choses seraient bien plus simples pour tout le monde. Je réprime un soupir. Le monde dans lequel nous vivons et loin d'être idéal et parfois, j'ai l'impression que je suis un brin trop idéaliste à espérer pouvoir l'améliorer. Finalement, je conclus finalement par un : « Quant à la recherche d'attention du père, la plupart du temps, il est facile de trouver des éléments allant à l'encontre de cette théorie ».

Je me redresse un peu m’adossant à la chaise sur laquelle j’ai pris place. Tout ça reste théorique et très variable d’une affaire à l’autre et dépend avant tout de l’avocat qu’elle choisira en fonction de ses moyens. Cela me désole un peu dans le fond. Comme à chaque fois. « Et tout cela suppose qu'il n'y ait pas déjà eu de corruption ». Oups, je crois bien que le génie est sorti de sa lampe. Moi qui m’étais pourtant juré de ne pas aller sur cette pente. J'hausse un peu les épaules avant d'ajouter : « Parce que cela réduirait grandement ses chances d'obtenir gain de cause ».
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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Dim 14 Jan - 18:54

Je me souviens...


- Cette photo ne lui rend pas hommage.

J'expire, avec une once de tristesse, en indiquant du regard la une du journal qu'elle tient face à elle. Je me permets cette bravade, cette erreur idiote qu'est le fait de révéler mon amertume à propos d'une ancienne vie à quelqu'un qui ne connaît qu'un faux nom à mon sujet. Mais je sais, au fond de moi, que cette erreur est imperceptible : l'on juge tant les femmes à leurs physiques que Tracy Trevor n'y verra qu'une forme de machisme, assurément.

Mais le fait est qu'on n'oublie pas ses enfants. Et qu'en trente ans à grandir loin de moi, Lucy est resté irrémédiablement à mes yeux la personne que j'ai le plus aimé. J'ai tant passé de temps à lire sa vie à regret de ne pouvoir la vivre avec elle, à la voir exister par le misérable objectif d'un détective quelconque, à la voir s'épanouir ou se morfondre, se haïr ou s'aimer, grandir ou s'abandonner, au travers les vidéos que j'arrivais à dénicher que, cette photo, je le savais, ne pouvais lui rendre hommage.

Lucy, quand elle commence à rire, a un sourire au coin gauche des lèvres qui se crée, en premier lieu. Cela fait naître une asymétrie charmante et une fossette que l'on pourrait se plaire à croquer dans une esquisse de son visage. Puis ensuite, ce dernier s'éprend d'un fougueux élan, d'un passionnel moment d'allégresse, et se dessine dessus, en une fraction de seconde, une foule de sentiments enivrant dont on saurait inévitablement s'éprendre. Et enfin, elle a apprit à se mordiller la lèvre inférieure quand elle remarque qu'elle rit trop fort : car Lucy rit à gorge déployée, quand ça arrive. Alors elle éteint sa joie pour la calfeutrée entre ses lèvres. Ça ne veut pas dire qu'elle a honte de ce pourquoi elle rit mais qu'elle refuse de se l'autoriser.

J'aimais son rire il y a trente ans. Peut-être n'aurais-je dû pas lui dire pour ensuite l'abandonner. Elle ne l'étouffait pas, avant mon départ. Et cette photo montrait un visage usé, particulièrement peu bienveillant, sûrement pas alerte.

Je redresse mon visage et pose un regard sur celui de l'avocate. Un sourire se peint sur mes lèvres, curieux et attentif. Elle me parle des diverses façons pour elle de gagner ce procès : trouver des témoins pouvant attester du comportement outrancier du juge, différents témoignages de femmes ayant déjà essuyé les remarques grivoises et les mains insultantes de ce dernier. Et des preuves, s'il y en avait.

Tracy Trevor avait eu mon nom, je lui avais donné quelques secondes plus tôt avant qu'elle ne s'assoit, à l'instant suivant celui où elle m'eut dévoilée le sien. Elle pensait alors s'adresser à Flynn Lügnermann, ancien flic, bon vivant.


- Qui pourrait faire ça ? Moue chagrinée, songeuse, mon regard passe à droite, puis à gauche, mes yeux se plissent. Un bref reniflement comme pour faire comprendre que l'affaire partait mal. Je poursuis. Il faut les faire parler ces femmes et on y arrive pas comme ça, il y a sur leur tête une épée qu'on appelle Damoclès ; et c'est pas le genre de trucs qu'on ne remarque pas. Puis, le temps presse. Vous parliez de corruptions : à cet instant même, ne vous inquiétez pas que le juge s'assure que personne ne parle, qu'ils soient éventuels témoins ou autres agresseurs.

Ce n'est que du baratin : en réalité, j'ai déjà placé mes pions chez-lui, quiconque aurait pu se faire corrompre par lui l'a déjà été de ma main. Je ne laisse personne s'en tirer après s'en être prit à l'un de mes enfants. L'on joue pratiquement à armes égales.

- L'on parle d'un juge : pousser quelqu'un à s'élever contre, se ranger du côté d'une subalterne, tout ça pour servir une certaine éthique, ce n'est qu'à Hollywood que ça se produit, Tracy Trevor. Surtout avec l'avocat qu'elle va pouvoir se payer : paraît-il qu'elle transpire pas l'oseille et rare sont ceux qui acceptent les sourires. Surtout que visiblement, si on en croit la photo du journal, elle n'en a pas. Un commis d'office ? C'est du quitte ou double, ces merdes là : soit on tombe sur un bon, soit on prie pour ne pas trop prendre cher quand le juge portera plainte pour calomnie.

J'enfile dans ma bouche deux trois bouchés de flocons d'avoines serties de quelques légumes, de pommes de terres de gruaux. Afin de couvrir le goût de ces derniers, je me met ensuite à mélanger l'ensemble des aliments contenus dans mon assiette afin d'atténuer le goût de ces derniers à chaque bouchés. Les épaules en avant, le dos courbé, le visage penché vers l'assiette, comme affamé, afin de pouvoir enfin me sustenter, je leva subitement le regard vers elle, me rendant faussement compte que je ne mangeais pas seul, aujourd'hui.

- Vous faites pas de bile, Trevor : on peut vivre en nettoyant des chiottes sans que ça ne soit déshonorant ! Elle arrivera à s'y faire, y'a pas de souci avec ça... Et puis elle gagnera quelque chose au moins et regardez : moi je touche pas un kopeck ou presque et aujourd'hui j'ai à bouffer et je mange avec une femme de l'âge de mon fils, alors si j'ai la belle vie, alors elle qu'est-ce qu'elle aura ? Une bouchée supplémentaire et, la bouche légèrement pleine, puis tout en l'essuyant avec un mouchoir : Il vous aimerait bien ! Gabriel, la vingtaine, dans la vie il est... Regard trouble, qui se perd dans le visage de Tracy Trevor, une tragique émotion passe sur mon visage, rictus embêté, j'ingurgite un trop-plein de salives pour montrer que je retiens quelques sentiments au fond de ma gorge. Etudiant, j'imagine : il vous plairait, il aime les gens attentionnés et quand elles sont aussi jolies que vous, il en tomberait amoureux.

Je lâche un sourire, puis un très léger rire, gêné, avant de poser mon assiette sur le plateau, près de mon assiette et je me lève. J'ai un téléphone si vieux dans la main qu'on pourrait croire qu'il s'agirait d'un cellulaire de travail. Je le montre à Tracy, je lui dis que j'ai un appel à passer, j'enfile ma veste et je m'éloigne. Je quitte le bâtiment et à l'extérieur, je laisse tomber le téléphone portable dans l'une des poches de ma veste et m'empare, dans l'une intérieure, d'un autre, plus récent.

- Frédéric ?
- Oui, Monsieur Adg ?
- Faites ce dont je vous ai demandé, s'il vous plaît.
- Maintenant, Monsieur ?
- Faites.

Je raccroche. Dans quelques minutes, Tracy Trevor recevra de la part d'un ancien patron une somme conséquente et un bref message relié à ce virement. Il est important que l'avocate prenne l'affaire et dans leur société comme dans beaucoup avant elle, l'argent pouvait être un problème.

Puis je revins vers elle, le portable de nouveau dans la poche intérieure de mon blouson.


Prime de fin d'année, Tracy Trevor.
En remerciement pour tout votre travail durant l'affaire.

Respectueusement,
Kandar Adg.

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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Lun 22 Jan - 19:04

Nouvelles rencontres

La conversation est intéressante. L’homme est plutôt vif, plutôt fin, comme j’en avais eu l’impression plus tôt et c’est agréable de parler avec lui. Quelque part, c’est une façon de pouvoir prendre une pause même si c’est pour parler de droit, de justice et de lois. Même si dans le contexte il y a des choses assez graves en jeu, mais lui et moi n’y pouvons rien pour le moment. Alors en attendant, je profite simplement de l’instant et de pouvoir discuter d’autre chose que de l’absence de soleil, que du froid mordant des nuits ou des poubelles au coin de la 6ème et de Rhode Island avenue. Je me redresse un peu sur ma chaise grattant un peu ma joue puis je replace une mèche rebelle derrière mon oreille avant de jeter un œil à la ronde. Autour de nous, les autres continuent à manger ou à discuter, mais l’ambiance est calme, bien plus que ça ne l’était avant. J’aimerais me dire que tout cela sera bientôt terminé. Que bientôt, nous retrouverons le soleil et que nous pourrons à nouveau profiter des bienfaits de la vitamine D. L’homme remarque que la photo ne lui rend pas hommage. Je grimace un peu. Les journaux sont toujours très bons pour ça : essayer de monter les foules contre certaines choses. Les médias sont toujours efficaces pour ça.

La conversation est vraiment intéressante et elle se poursuit. Il relève que les femmes ne parlent facilement. Il relève qu'elles auront toujours une menace au-dessus de leur tête. Et je sais même que ça va plus loin. Si le procès échoue et qu'il y a des fuites, elles seront étiquetées. Alors cela pourrait avoir des répercussions importantes pour le reste de leur vie et de leur carrière. Je ne peux que comprendre qu'elles aient peur. Mais la peur empêche le monde d'avancer. Elle plonge la société dans l'obscurantisme et dans l'injustice. La peur permet aux monstres de prendre le dessus sur les chevaliers. Et aux super-vilains de ravager le monde. C'est pour ça que je veux me battre. Pour ça que je veux remporter mes procès et apprendre à utiliser mon pouvoir pour enfin devenir utile. Je reprends la parole pour dire : « Ça n'arrive pas que dans les films. On ne vit pas dans un monde merveilleux, c'est certain, mais il y a encore des tas de gens qui croient en un monde juste et qui défendent des causes qui en valent la peine ». Des gens comme moi, comme certains de mes collègues, comme certains de mes amis. Avocats ou non. Comme mon frère. Je souris un peu, en pensant à lui me demandant s'il va bien quel que soit l'endroit où il est. Je chasse finalement mes inquiétudes de mon esprit et je réponds : « Tous les avocats pour les familles des classes sociales défavorisées ne sont pas des nuls, bien au contraire. Certains sont même excellents ou peuvent le devenir en tous cas ». Heureusement, d'ailleurs. Certains excellents avocats ont des convictions qui les poussent à aider des familles même si elles ne peuvent pas toujours payer.

Il reprend la parole pour me dire qu’elle s’en sortira comme femme de ménage, qu’après tout lui ne s’en sort pas si mal. Je fais une légère moue mais je ne dis rien avant un moment. Puis je lui redis : « Il n'y a peut-être pas de sous métiers, mais elle a une vie qui doit lui plaire, cela serait dommage que cela change parce qu'elle essaie de faire ce qui est le mieux pour elle et pour des dizaines d'autres femmes ». Je soupire un peu puis je souris un peu lorsqu'il me parle de son fils. Il me dit que Gabriel aime les gens attentionnés et qu'il pourrait même tomber amoureux des jeunes femmes attentionnées aussi jolie que moi. Je souris au compliment. Je le regarde se lever et me montrer son téléphone en me disant qu'il a un appel à passer. Je lui souris et lui dit qu'il n'y a pas de problème puis je le regarde s'éloigner me demandant ce qu'il peut bien avoir à faire et qui il doit appeler, mais je suis trop polie pour ne pas poser la question. Alors je m'étire un peu, je fais craquer ma nuque et j'en profite pour vérifier mes mails et en envoyer un à mon assistante pour lui demander de se renseigner sur cette femme pour moi en la remerciant par avance. Une fois envoyé je m'apprête à le ranger mais je reçois un sms de ma banque me notifiant un virement extérieur et je consulte le message rattaché à cet argent et je constate que c'est un ancien client. Je regarde le message en me demandant pourquoi cette prime je me passe une main sur le visage mais je ne dis rien. Cet argent pourrait être utile. Mais quoi ? Ai-je vraiment envie de l'utiliser ? Je ne suis pas sure que je doive le dépenser. C'est plutôt étrange quand même. Mais Flynn revient alors je range mon téléphone et je lui souris : « Votre fils, Gabriel, vous ne le voyez plus ? ». Je souris un peu, mais pas trop, d'une façon suffisamment modérée pour anticiper l'annonce d'une mauvaise nouvelle. Je n'ai pas d'enfants alors je ne peux pas vraiment comprendre ce que ça fait. Mais il vient de m'avouer à demi-mots qu'il ne sait pas ce qu'il fait dans la vie alors j’imagine que ce n’est pas très bon. Cependant, j’ajoute : « En tous cas, il a l'air aussi charmant que son père ».

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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Jeu 1 Fév - 22:07

La nuit s'éprend d'une colère noire


S'esquisse sur mon visage un sourire faussement spontané et d'entre mes lèvres, se dessine un léger rire pendant que  se perd un regard entre l'affiche d'une compétition de Hockey et celle marquant la disparition d'un chien, quelques mètres derrière Tracy Trevor, entre les pensées de Flynn Lügnermann. Je passe en réflexe feint une langue entre mes lèvres en signe de réflexion pendant que mes yeux viennent se poser un peu plus bas et un peu plus à gauche. Et je demeure pensif.

« Il en tomberait amoureux... »

Je me répète, comme si je cherchais à rassembler mes pensées afin de savoir quoi dire, usant de ces quelques mots comme d'un instant de répit avant de m'élancer un peu plus en avant vers des maux orageux.

« J'ai perdu la garde de Gabriel il y a quelques années. Il y a cinq ans, en faites. J'en avais quarante-deux à l'époque et... La vie est compliquée, parfois. »

Je passe un regard rapide à la droite de l'avocate, un peu plus loin deux hommes commencent à élever la voix. Sur mon visage, quelques pointes d'agacement surgissent. Ils se tiennent devant l'entrée du bâtiment, tout deux debout et s'opposant comme deux coq se préparant à un combat avant que leurs maîtres ne les ais libérés de leurs étreintes. L'atmosphère se grise et la tension est palpable autour de ce qui semble être une conversation inamicale sur un accident de voiture.

Le plus petit, qui se tient à droite, la crinière ébouriffé par le vent, les lunettes tombantes et le blouson en cuir noir, semble être celui qui mène la danse ; il pointe agressivement du doigt son camarade, un homme d'une trentaine d'année à la silhouette élancée de près d'une tête de plus que lui. Il porte également des lunettes, rondes, dont les branches s'écaillent. Je détourne le regard d'eux pour le poser sur Tracy Trevor, bien que je prenne garde à les garder de vu.


« Il y a cinq ans, il m'est arrivé un truc con, si vous voulez savoir ; une sorte d'accident.  Je lève une main qui demeurait avant ça inerte, posée près de mon plateau, pour la mettre en évidence entre la bénévole et moi. Elle tremble, bien entendue. Le genre de truc que personne ne veut voir arriver. Ça a foutu en l'air pas mal de trucs dans ma vie jusqu'à... Je lâche, en guise de virgule, un rire qui n'en est pas un, le genre à marquer une phrase d'une âcre solennité et d'une amère tristesse. Jusqu'à ma vie elle-même, en faites. Un bête problème cardiaque comme y'en a trop souvent : ça m'a tout prit, de mon travail à ma famille. Ils ont fini par me tourner le dos à mesure que je restais cloîtrais dans mes malheurs et dans les vices que ça créait. »

Certains hommes et certaines femmes ont l'habitude, quand ils ou elles croisent quelqu'un prêt à les écouter quelques secondes, à parler plus qu'il n'en faut. Certains hommes et certaines femmes se noient tant dans une âcre mélancolie, qu'ils finissent par devenir et puis demeurer seul. Tant est qu'ils ont besoin, parfois, de délier leur propre langue quand on les leur invite. Flynn Lügnermann est le genre d'homme à aimer ces moments plus que beaucoup d'autres et à les saisir, parfois, à la dérobée.

« Mais. Vous imaginez pas des choses, Trevor. Ce sont de bonnes personnes qui ne pouvait plus être avec quelqu'un comme moi. La vie, peut être à blâmer. Moi également, j'ai ma part de responsabilité. Mais eux, ils n'ont fait qu'arrêter de supporter un homme fatigué et aigri comme moi. J'aurais fait pareil, si faut... Vous comprenez ? Un regard qui se tend à la gauche de ma camarade d'une heure comme agacé, je me lève en trombe et pause une fourchette après avoir enfourné une bouchée dans ma bouche. La bouche pleine mais tentant de garder un tant soit peu de dignité, je conclu : Mais assez parlé d'un vieil homme comme moi, quand je reviens on parlera de vous. »

Un sourire, puis un départ. Le pas clopinant, j'avance vers les deux hommes qui commençaient à brûler d'une passion sauvage et aussi noire que la nuit entourant ce jour cruel et froid.

Il y a des lieux pour se battre. Certains où leurs maux n'ont guère d'importance et où le fracas de leur poings et l'acerbe caractère de leurs mots ne concernent guère trop de gens innocents. Mais pas celui-là.

Alors je me dirige vers eux et mon regard suit. Il remarque le pull déchiré par l'usage ou l'usure, qu'en sais-je, du plus grand des deux ; il constate les propos quasiment inintelligible du celui aux lunettes tombantes quand ce dernier agite ses lèvres en baragouinant ; il observe les regards s'affronter et les mains de l'un s'éprendre du blouson de l'autre pour le tenir par le col.


« Vous êtes dans un lieu destiné à laisser les gens bouffer en paix, les deux gus : alors soit vous allez régler ça dehors pendant que j'appelle les flics, soit vous vous asseyez pour manger et puis vous décampez, ensuite, tous les deux de votre côté. Voix calme et apaisée, regard autoritaire, main posée sur l'avant-bras du plus grand.
– Me touche pas, du con ! Ce dernier repousse le plus petit des deux hommes pour pouvoir écarter ma main d'un geste du bras. »

Sa posture est déséquilibrée, il se projette sur sa droite pour m'atteindre, il tend son bras d'un peu trop loin. Je peux toujours arrêter son geste en mettant mes avant-bras en garde, lui assener un coup de pied pour atteindre les muscles latéraux placés au niveau de la cuisse : un coup, un seul, pourrait le mettre à terre rapidement, après coup il suffira d'appeler le commissariat le plus proche. Mais mes mains sont présumées atteintes de tremblement et ma jambe gauche défaillante ce qui devrait m'empêcher d'arrêter son geste et de le mettre à terre.

Alors je lève les mains, mains qu'il ne tarde pas à repousser pour ensuite m'atteindre à la tête : je bascule sur le côté, ma jambe gauche prend appuie mais je ne tarde pas à fausser un manque d'équilibre dût à cette patte folle. Je tombe à terre.



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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Ven 2 Fév - 23:55

Nouvelles rencontres

Il reprend le fil de notre conversation en répétant une partie de sa phrase. Je suis tranquillement adossée à ma chaise tout en le regardant faire en me demandant ce qui a bien pu lui arriver. S'il bossait dans la police, c'est probablement qu'à à un moment, il allait bien, il en était capable. Accident ? Blessure de travail ? J'avoue me poser la question et me demander pourquoi il en est arrivé là, à devoir venir manger ici. Mais je ne vais pas la poser, c'est indiscret et j'imagine que c'est trop tôt pour le faire. Finalement, il reprend la parole. Je me redresse un peu pour poser mon coude sur la table et mettre mon menton au creux de ma main tout en le regardant. Il a perdu la garde de son fils. Je ne peux pas vraiment imaginer ce que ça fait. Je souris tristement en l'entendant dire que la vie est compliquée. Bien sûr, qu'elle l'est. Et j'avoue ne pas savoir quoi dire. Je ne peux pas dire que je comprends, parce qu'en réalité, ce n'est pas le cas. Je n'ai pas d'enfant, je ne peux pas savoir ce que ça fait. Mais j'ai vu tellement de larmes au tribunal, de parents privés de leurs droits de garde, de parents brisés. Tout ce dont à quoi je peux comparer, c'est la peine infinie que j'ai ressentie à la mort de mes parents et au vide béant que ça a laissé en moi.

Pendant que nous parlons, deux hommes commencent à parler un peu fort. Au fur et à mesure, le ton monte et les deux en sont presque arrivés à l'affrontement physique. Je le vois jeter un œil et montrer quelques signes d'agacement. Je pose mon regard sur les deux hommes à mon tour. Je n'apprécie pas que l'ambiance ici se dégrade à ce point. Cet endroit doit rester un havre de paix et de protection. Il reprend la parole et je le regarde à nouveau. Il me dit qu'il lui est arrivé un truc con, une sorte d'accident. Il me montre sa main et ses tremblements. Je grimace un peu et il poursuit son explication. Un problème cardiaque qui a eu des répercussions sur l'ensemble de sa vie : sa santé, son travail, sa famille. Je le regarde simplement. La réponse est donnée finalement. J'imagine une crise cardiaque ou peut-être un anévrisme, je ne sais pas trop. Mais le fait est qu'il a gardé des séquelles physiques probablement dû à un manque d'apport en oxygène au cerveau. Je ne peux pas comprendre. Le handicap est une notion bien abstraite pour moi. Mais je constate les ravages que cela peut faire. Il me dit que sa famille a fini par se détourner de lui. Et ça me fait tiquer, froncer les sourcils. L'instant d'après, il coupe mes réflexions pour les excuser, pour me dire que ce sont des gens bien, mais qu'ils ne pouvaient plus le supporter. Et il dit qu'il aurait fait pareil avant de me demander si je comprends. Je secoue la tête négativement avant de dire : « À vrai dire, je ne comprends pas non. Je crois que je ne le pourrais sûrement jamais ». Je souris tristement avant de dire : « La famille est ce qui compte le plus pour moi. En fait, il n'y a pas vraiment de mot assez fort pour le décrire. Alors non, je ne comprends pas qu'on puisse se détourner de quelqu'un qu'on aime. Mais j'imagine que c'est sûrement lié à nos histoires très différentes ». Pour autant, je ne le juge pas. Enfin, presque pas. Nous sommes tous différents et nous réagissons tous différemment à ce qui nous arrive. Quand nous nous sommes retrouvés seuls Steve et moi, nous n'avons pu compter que l'un sur l'autre. Et nos histoires d'amour totalement merdiques ne font que le confirmer. Alors je ne lui tournerais jamais le dos. Mais j'en vois tous les jours, des gens seuls qui ont fui leurs familles, ou qui se sont retrouvés seuls à cause de leurs histoires, de leurs vices. C'est horrible, mais c'est comme ça. Juste après ça, il lève la main pour dire que nous avons assez parlé de lui et signaler qu’on parlera de moi quand il reviendra. Je souris un peu acquiesçant puis je le suis du regard.

Il se lève et se dirige vers les deux hommes qui continuent leur cirque. Je penche un peu la tête me demandant ce qu'il va faire. Et je le vois commencer à leur parler. L'un deux, le plus grand, répond vivement tout en repoussant sa main. Il lève les mains, mais l'autre les repousse et finalement, il tombe. Je me lève et je remonte mes manches en m'avançant agacée : « Non mais c'est quoi votre problème ? ». Le plus grand des deux me regarde, me détaille, ricane et dit : « T'occupe pas de ça, gamine !». Bah bien sûr. Avoir l'air d'avoir 12 ans et mesurer 1m10 les bras levés n'aide pas à impressionner les gens. Qu'est-ce que les gens peuvent m'agacer quand ils font ça : juger sur la couverture, sans connaître. Je trouve ça insupportable franchement. Je soupire, excédée et au moment où il va m'écarter de la main pour reprendre son stupide combat de coqs avec l'autre type, je passe en dessous de ses bras, pour le repousser de mes deux mains à plat sur son thorax. Il est surpris et finalement je lui dis : « Je crois que mon ami a été clair non ? Qu'est-ce que tu as du mal à comprendre dans bouffer en paix ? Bouffer ? Paix ? Tu crois que ça ressemble à un fight club ? Si tu as des problèmes, va les régler ailleurs, de toute façon personne ne te servira à manger aujourd'hui ». Je poserais bien mes mains sur mes hanches, mais je suis en colère et mes poings sont tellement serrés qu'ils en tremblent presque. Bien sûr, l'annonce de l'absence de repas réveille une protestation colérique chez lui, et il commence à beugler que je ne peux pas faire ça et que c'est n'importe quoi, avant d'essayer de m'attraper par le col. J'attrape son poignet et je me sers de son élan pour le tirer un peu vers l'avant, le déstabilisant. Je passe derrière lui, tirant son bras dans son dos par la même occasion et d'un coup de pied à l'intérieur de son genou gauche, je le fait tomber. Un mouvement plutôt facile que je maîtrise depuis que j'ai cinq ans. Enfin, j'exagère peut-être un peu, mais soit. Je remonte son bras, tirant ainsi que la résistance de son épaule pour le dissuader de bouger ou de se débattre tout en lui disant : « Dernière chance : tu t'en vas maintenant ou mes collègues préviennent la police. C'est comme tu veux... ». Et bien sûr, je lui laisse le choix. Il est vexé d’avoir été maîtrisé par une fille, surtout de ma carrure, mais en voyant les autres bénévoles commencer à sortir leurs téléphones, il comprend qu’il n’a pas intérêt à continuer à faire des vagues. Il grommèle donc qu’il va s’en aller. Je le lâche et il se relève d’un geste vif, pour m’effrayer. Cela ne fonctionne pas et finalement, il s’éloigne. Je m’approche de Flÿnn et je lui tends la main pour l’aider à se relever : « Rien de cassé ? ».

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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Dim 4 Fév - 16:15

Menace imprévue


Il n'était, dans cette altercation, pas tant question de savoir si Tracy Trevor était à même de se battre convenablement ou non pour apprendre à l'avance qui allait s'en tirer vainqueur mais plutôt de savoir reconnaître les faiblesses d'un homme en proie à ce piteux sentiment qu'est la colère. Cette dernière n'est qu'une alliée pour ceux qui savent s'en servir, pas pour lui.

Ses mouvements sont impropres, mal exécutés, il est distrait par les obscures journées qui brise les hommes depuis près de six mois. Ses pensées sont confuses, ses actions tout autant, si Tracy Trevor n'est pas stupide elle saura utiliser ça à son avantage : des mouvements imprécis et mus par la colère sont souvent à l'origine d'un déséquilibre et de failles dans la position de l'adversaire. Mais je ne vois rien.

En me frappant au visage, l'homme avait cogné mon nez qui s'était mis sans grand effort à saigner, déversant un flot de sang relativement important. Il fallait dire qu'il était plus là question de canaux sanguins fragiles que de la puissance du coup exécutée par l'un des hommes. Alors je ne regarde rien, mon visage est baissé, j'ai tenté de me relever mais pour fausser une jambe esquintée, je fais croire ne pas y être parvenu ; me voilà alors à genou, une main sur le nez à essayer de contenir le sang pour qu'il ne se déverse davantage sur mes vêtements et n'atteigne le sol.

J'entends les hommes et les femmes s'alerter de la scène qui se passe sous leurs yeux, quelques cris de consternations suivant ma mise à terre, des rires quand j'entends près de moi les corps s'agiter. D'où je suis, je ne vois que les chevilles de Tracy et les baskets noire couvertes de peintures de notre homme. Elle semble se débrouiller, un léger sourire esquisse mes lèvres et je me plais à me dire qu'il était évident qu'elle parvienne à le maîtriser au vu de son parcours sportif. Je remarque une troisième paire de jambe, plus loin et lève mon visage pour le voir.

Les lunettes tombantes, un blouson de cuir noir, le col relevé comme après une altercation mouvementée, les yeux écarquillés et les lèvres légèrement hilares. Il prend garde à se tenir à quelques mètres de la danse sauvage qu'exécutent l'homme et la femme. J'adresse un regard à Tracy Trevor, souri quelques peu et je finis par le laisser tomber jusqu'au plus grand des hommes. Il est au sol.


« That's my girl ! Scande une femme derrière moi suivie d'une vague d'applaudissement. Les femmes et les hommes et leur soif de divertissement, un plaisir inaliénable dont on ne pourrait les défaire.
– … C'est comme tu veux. »

Notre homme grogne, grommelle, s'emporte d'un râle énervé et bourru mais fini par rejoindre la porte à son tour qu'il ouvre d'un geste énervé et laisse le vent la fermer. Les occupants des lieux sont pratiquement tous mus d'un élan de frisson. Moi également. Je me relève en m'aidant de la main tendue par ma bonne Samaritaine et esquisse une réponse affirmative qui se meurt quand mon regard croise ceux des hommes restés derrière-moi, téléphone portable allumé et près à diffuser leur vidéo sur je ne sais quel réseau social.

Mon visage prend une allure excédée et quelques peu effrayée. Si Dorian Gray avait vécu et que ses pas avaient foulé le vingt-et-unième siècle, j'aurais pu sans problème me confondre avec ce dernier : l'anonymat est ma source de pouvoir, mon influence, mon procédé pour soumettre les hommes à ma volonté et obtenir les fruits que je souhaite cueillir. Une photo, une vidéo, devenant virale est donc ma hantise, ma Némésis devant Savage, mon talon d'Achille. Je redirige mon regard vers celle qui m'a aidée en fuyant les objectifs et relâche sa main. J'improvise.


« Non, non ça va pas. Je chuchote, le regard bas fixant les pommettes de Tracy : je montre par ce biais une certaine gêne et par ma voix un timbre excédé. Vous voyez ça, ce genre de choses ? Ce gars ne savait même pas se battre, il ne savait même pas frapper et je suis pas parvenu à l'arrêter : tout ce que j'ai réussi à faire ça a été de saigner du nez. Quand j'étais flic... Tout en parlant, je réfléchis à un moyen de limiter la propagation des vidéos. L'argent ? L'argent régi les hommes, après tout. Quand j'étais flic, voilà ce qui ne m'arrivait pas : devoir faire appel à l'aide d'une tierce personne parce que j'étais pas foutu de me défendre seul. »

Je ne m'excuse pas pour le ton de ma voix, mes propos n'étaient que le fruit d'un vieux flic à la retraite forcé et excédé par des années d'impuissances. Tracy Trevor le comprendrait peut-être et si ce n'est pas le cas, j'aurais le temps de rectifier le tir si l'on se retrouvait un autre jour. Mais pour ça, il fallait contenir les éventuelles fuites. Je pars, à mon tour, par la porte en prenant le soin, cependant, de la refermer derrière moi. Une veste attrapée en trombe et à peine enfilée.

Et je sors le téléphone caché dans mon blouson pendant que j'avance dans la rue noire.


« Simon, je veux le nom de tous ceux présents à l'heure actuelle dans le bâtiment au croisement entre la sixième et Rhode Island Avenue. Ceux présents au sein de l'association Mary Natzar, plus particulièrement. Je veux que vous les contactiez...
– Salope. Je m'arrête et sur mon visage se glisse brièvement un rictus agacé. Une silhouette, un peu plus loin, fume une roulée et la lumière dégagée me laisse entrevoir son visage. Ses lunettes rondes dont l'usure est marquée sur les branches ne me laissent que peu de doutes sur son identité.
– Je n'ai pas de temps à vous accorder.
– Mais t'as le temps pour laisser une fillette te sauver la peau, c'est ça ? »

Je n'ai vraiment pas le temps pour ça. Et ses mots m'irritent plus car ils interrompent quelque chose de capital plutôt que par fierté. Flynn Lügnermann n'est qu'un personnage, il n'y a pas de raison de me laisser aller à un quelconque répondant idiot. Mais j'avait repris mon chemin depuis quelques secondes sans lui prêter d'attention et il s'était mis à me suivre, continuant son jeu de provocation, poursuivant donc d'interrompre quelque chose d'important.

« Tu peux m'expliquer pouqu... »

Une jambe prétendument incapable de soutenir tout mon poids à elle seule, des mains soit disant tremblantes et dont l'efficacité laissait à désirer : je mis alors à terre notre homme d'un coup de tête. Il y a des endroits sur le visage où un coup porté avec force et précision peut sonner un homme suffisamment longtemps pour poursuivre un coup de téléphone important : il suffit de le savoir. Je m'éclipse un peu plus loin.

« Simon ?
– Monsieur ?
– Veuillez d'abord à vous renseigner sur le contenu de leurs téléphones, vérifiez qu'ils possèdent une vidéo datée de ce jour où je figure et si c'est le cas, assurez-vous qu'ils ne la partagent pas. Et faites ça immédiatement. »

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MessageSujet: Re: Tracy Trevor rencontre Flynn Lügnermann [PV]   Dim 4 Fév - 21:38

Nouvelles rencontres

Dans la salle, les gens commencent à s'exciter. Comme d'habitude dans ce genre de situations. Et je dois dire que je ne suis pas très heureuse de les entendre, mais il fallait quand même intervenir. Moi ou un autre. Il aurait continué à agresser tout le monde jusqu'à l'arrivée de la police. Là au moins, il est calmé. J'entends une femme scander « That's my girl » et je réprime ma grimace. Je ne suis la fille de personne d'autre que ma mère aujourd'hui décédée. Mais je ne peux pas non plus l'envoyer promener ouvertement, je suis censée être une bénévole gentille et avenante. Bon, je ne suis pas non plus me jeter sur les gens de cette façon, mais bon, maintenant que c'est fait, je ne peux plus faire machine arrière. Finalement, l'homme grommelle et proteste un peu, mais il finit par choisir de partir. Une fois cela fait, je m'approche de Flÿnn pour l'aider. Encore une fois, j’ai pris une décision impulsive, sans penser aux répercussions. Pourquoi est-ce qu’il faut toujours que je fasse ce genre de choses ? Pourquoi je ne peux pas être une fille normale, qui fait mon boulot sans me faire remarquer ? Pourquoi faut-il que je veuille toujours venir en aide aux gens ? Dans le fond, je sais très bien pourquoi : parce que c’est comme ça que mes parents m’ont élevée. Mais cela finira vraiment par me perdre. Je pose mon regard sur Flÿnn.

Je profite de m’être approché pour lui demander comment il va et constate avec plaisir qu'il accepte mon aide. Il aurait pu refuser, je ne l'aurais pas mal pris et j'aurais probablement compris sans avoir besoin d'explications. Maintenant que je porte mon attention sur lui, je remarque qu'il a saigné, le coup a dû être assez important, probablement douloureux aussi. Mais je n'ai pas de mouchoirs sur moi, alors je ne peux pas lui en proposé un pour qu'il s'essuie. Malheureusement, il répond que ça ne va pas. Puis, il m'explique pourquoi. Et plus il parle, plus mon sourire disparaît parce que dans le fond, je comprends. Je ne peux pas ressentir ça moi-même, je ne pourrais pas vraiment comprendre totalement ce qu'il ressent à quel point cela doit être horrible. Mais je comprends ce qu'il veut me dire. « Je... » je ne sais pas vraiment quoi lui répondre dans le fond, je veux pas qu'il pense que j'ai pitié ou rajouter un peu plus à son humiliation, alors je me contente de dire : « Je comprends... ». Cela doit être frustrant et sacrément humiliant dans le fond. Je le regarde simplement, puis finalement, il sort. Je regarde la porte se fermer sans bouger. Je pourrais le suivre, mais je pense qu'il veut juste être seul. Je crois qu'il a besoin de prendre un peu l'air. Et il y a tous ces gens qui ont leurs portables braqués sur nous.

Je me tourne vers eux. Je ne suis pas sure que ça soit bon pour moi qu'une vidéo comme ça circule. Mon cabinet d'avocat risque de mal le prendre. Mon frère risque de mal le prendre et peut-être même pourrait-il avoir des problèmes si ses supérieurs me reconnaissent. Je ne sais pas trop jusqu'à quel point cela pourrait avoir des répercussions, une chose est sure, je n'ai pas le droit de faire ce genre de choses. Alors je les regarde tous et je leur demande : « Écoutez, ça me rendrait service si vous ne postiez pas de vidéo de ce qui s'est passé. Mes patrons ne seraient probablement pas ravis à l'idée qu'on puisse associer cette vidéo à leur entreprise... Merci… ». Cette fois, je grimace un peu gênée et je passe une main dans mes cheveux. Je fais appelle à leur bonté et à leur humanité. Et j'espère que ça suffira. Ici et là, je vois des hochements de tête et des portables qui sont rangés. Je leur offre un sourire chaleureux avant de reprendre le travail : nettoyer les tables libres, et continuer à servir pour ceux qui arrivent. J'espère vraiment que mes exploits guerriers ne finiront pas en ligne. Je repense aussi à Flÿnn, espérant qu'il va bien. Nous aurons peut-être l'occasion de nous recroiser ici, plus tard.

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