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 take my heart when you go (JASON)

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hero of earth

Messages : 4807
Date d'inscription : 16/12/2016
Face Identity : Gal Gadot.
Crédits : delreys (avatar) + starfire (signature).

Age du personnage : Cinq millénaires se sont écoulés, mais Diana demeure inchangée, épargnée par les ravages du temps.
Ville : Gotham ou Themyscira.
Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


Situation Maritale : Mariée à l'amour de sa vie, son âme-soeur, Jason, mère de leur premier enfant, une petite Ophelia.









MessageSujet: take my heart when you go (JASON)   Jeu 5 Juil - 18:21

take my heart when you go
jason & diana


Diana comprend que quelque chose ne va pas avant même d'avoir ouvert les yeux. Un ressenti qui l'envahit aussitôt qu'elle reprend conscience après une courte nuit. Elle ne sait encore rien, mais son cœur pèse aussi lourd qu'une pierre dans sa poitrine et l'angoisse lui serre la gorge.  Quelqu'un est auprès d'elle, mais elle réalise immédiatement qu'il ne s'agit pas de Jason, et même l'esprit encore embrumé par le sommeil cette pensée la fait frissonner. Ce n'est pas le même corps, pas la même odeur, pas la la même respiration. Elle est malgré tout frappée par une impression de familiarité qui est d'autant plus perturbante. Très vite, l'adrénaline la pousse à se réveiller plus vite, la met en garde contre un danger éventuel, l'alerte quant au fait que les choses ne sont pas telles qu'elles devraient être. Diana ouvre les yeux et se redresse brusquement dans le lit, il ne fait pas encore tout à fait jour alors il faut quelques secondes à ses yeux pour s'habituer à la pénombre de la pièce. Le cœur cognant dans sa poitrine, elle se tourne vers la silhouette endormie à côté d'elle... Et manque de hurler en même temps qu'elle sort du lit aussi vite que si la fièvre d'Hermès s'était emparée d'elle. Abasourdie, Diana ne parvient pas à donner le moindre sens à ce qu'elle a sous ses yeux. Il est déjà plus que perturbant de s'éveiller dans un lit aux côtés de quelqu'un qui n'est pas Jason alors qu'elle s'est endormie dans ses bras une poignée d'heures plus tôt – son cerveau n'arrive tout simplement pas à comprendre la situation – mais ce qu'elle voit, qui elle voit... C'est impossible, aucun autre mot ne conviendrait. C'est impossible, parce que cette personne, cette femme... Elle la voit, elle la regarde, mais ce qu'elle sait être vrai à son sujet est incompatible avec le présent, avec cette situation aberrante. Diana secoue doucement la tête, espérant que le mirage se dissipe, mais rien. Elle se trouve bien incapable de parler, même le nom de Jason ne franchit pas ses lèvres, alors que son absence est aussi inexplicable qu'effrayante. Rien de tout cela n'est possible.

« Diana... ? » Elle frissonne. Elle pensait ne jamais réentendre cette voix un jour. « Diana, que se passe-t-il ? » Elle secoue la tête. Se mord la lèvre et serre les poings au poing d'enfoncer les ongles dans ses paumes. Mais cet élan de douleur ne la réveille pas, pour la simple et bonne raison que ce n'est pas un rêve. Ou plutôt, ce n'est pas un cauchemar. « Diana ? » Elle doit se faire violence pour la regarder – Venelia. Elle est, évidemment, exactement comme dans ses souvenirs. Ses longs cheveux blonds, bouclés et légèrement emmêlés cascadent devant sans visage et sur sa poitrine, ses grands yeux bleus la fixent avec insistance. Diana se sent pâlir, et pendant quelques secondes, la pièce semble tourner autour d'elle. Elle prend appui contre le mur et réalise qu'elle tremble. « Tu... Tu ne devrais pas être là... » Juste là. Et complètement nue dans ses draps. « Tu es... » Morte. Mais Diana ne prononce pas ces mots. Parce que de toute évidence, elle ne l'est plus. En d'autres circonstances, elle aurait pu sauter de joie, mais tout ceci est bien trop étrange. « Tu ne devrais pas être là. » Venelia hausse un sourcil. « Ce n'est pourtant pas ce que tu m'as dit hier soir. » Le sang remonte à ses joues aussi vite qu'il l'avait quitté. C'est alors que Diana réalise qu'elle est elle aussi dénudée ; elle se précipite vers sa robe pour l'enfiler. « Où est Jason ? » Cette fois, Venelia affiche une expression contrariée. « Qui ? » Diana la dévisage, mais elle comprend vite qu'elle n'a pas la moindre idée de qui elle parle, ce qui ne rend les choses que plus terrifiantes encore. Jason n'est pas là, pas plus que... Son cœur explose dans sa poitrine. « Mon bébé... Où est mon bébé ? Où est Ophelia ?! » Il n'y a pas non plus de berceau et de bébé dans la chambre. Rien qui ne témoigne de la présence d'Ophelia dans la pièce. Ni même de sa simple existence. Visiblement inquiète, Venelia quitte le lit à son tour et s'approche d'elle. Mais quand elle pose ses mains sur ses épaules, Diana a un mouvement de recul. Elle aurait remarqué l'expression blessée de son amie si elle ne s'était pas noyée dans l'horreur. « Diana ! Mais enfin, que t'arrive-t-il ? De quel bébé parles-tu ? Tu n'as jamais eu de bébé, tu... » Ses yeux s'écarquillent. Elle n'a jamais eu de bébé... ? Elle a porté Ophelia pendant neuf mois. Elle se souvient encore clairement de ce qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle bougeait. De la nuit de sa naissance, de la première fois où elle l'a tenue dans ses bras, de chacune de leurs étreintes. Elle se souvient avoir passé des heures à la calmer la veille, avant de passer la nuit avec son père. Venelia n'a pas eu la chance de connaître Ophelia. Mais cela n'explique en rien son absence et celle de Jason.

Se sentant sur le point de perdre l'esprit, Diana écarte Venelia de son chemin et se précipite vers la porte. Elle ignore les appels de la jeune femme et traverse le palais en courant, de nombreuses Amazones surprises s'écartent de son chemin. Elle s'étrangle à moitié en appelant Jason et Ophelia, et finit par heurter quelqu'un de plein fouet. « Diana ! On dirait que le Cerbère est à tes trousses, qu'y a-t-il pour te troubler ainsi ? » « Menalippe, je dois voir ma mère, maintenant ! Où est-elle ? » Sa tante secoue la tête, visiblement confuse. « Diana... » Avant que Menalippe ne lui ait répondu, Diana reprend sa course folle. Mais personne ne lui répond, et les Amazones la regardent comme si elle était devenue folle, si bien qu'elle commence elle aussi à poser la question. Rien n'a de sens. Comment Jason et Ophelia ont-il pu disparaître ? Comment Venelia peut-elle être là ? Et pourquoi Themyscira parait-elle si différente tout en demeurant inchangée ? Tout son être lui hurle que ce qui est réel ne l'est pas véritablement, que tout est... contre nature ?

Diana s'immobilise quand elle entend des pleurs. Des pleurs qu'elle reconnaîtrait entre mille. Elle s'élance à nouveau, bousculant toutes celles qui ne s'écartent pas assez vite de son passage. Dans la cour du palais, elle trouve un groupe d'Amazones attroupées autour de quelque chose – ou plutôt, de quelqu'un. Elle joue des coudes pour se frayer un chemin à travers la petite foule, chaque seconde qui s'écoule lui semble durer une éternité. Ophelia est dans les bras d'Epione, l'une de leurs guérisseuses. Et elle pleure – non, elle hurle de terreur. « Diana ! Regarde ce miracle que les déesses nous ont offert, nous l'avons trouvé dans le temple de – » « Donne-le moi ! » « Votre Altesse... ? » « DONNE-LA MOI, EPIONE ! » Elle ne sait pas si elle la lui donne, ou si elle la lui arrache des bras. Elle serre Ophelia contre elle, le regard noir. « Elle n'est pas un cadeau des déesses ! Elle est ma fille ! Comment... Comment pouvez-vous ne pas la reconnaître... ? » Diana sent les larmes perler aux coins de ses yeux. Les Amazones la regardent comme si elle était prise d'une fièvre folle et furieuse. « Comment... Comment pouvez-vous croire que... » « Diana ! » Elle sursaute comme une enfant prise en faute, et quand elle se retourne elle s'attend à faire face à Hippolyte... Mais encore une fois elle trouve un fantôme, qui cette fois prend la place de sa mère. « Par Héra, Diana, quelle folie s'est emparée de toi ? » « Antiope... ? » Le choc est rude. Tant et tellement que pendant une seconde, elle craint de lâcher Ophelia. Mais elle resserre son étreinte sur sa fille, qui a cessé de pleurer, rassurée par la présence de sa mère. Pourtant, Diana perd pied. Son dernier souvenir d'Antiope remonte à presque cinq millénaires, quand elle a quitté Themyscira. Quand Hippolyte et elle n'ont plus été capables de se comprendre. Une rupture dont ni Diana, ni sa mère ne sont jamais parvenues à se remettre. « Où est la Reine Hippolyte ? Où est ma mère... ? » Les Amazones échangent de longs regards et murmurent entre elles. Diana sursaute quand une main vient se poser sur son épaule. Elle tourne la tête, et encore une fois c'est Venelia qui est à côté d'elle. « Diana... Hippolyte... Ta mère... Elle est morte en te donnant la vie, tu ne l'as jamais connue... C'est toi notre reine... » Nouveau coup de poignard. C'est comme si on lui arrachait les personnes qu'elle aime le plus au monde les unes après les autres. Ou plutôt, on en échangerait une pour une autre. Elle se sent défaillir. « J'ai besoin... J'ai besoin d'être seule... » Ophelia toujours serrée contre sa poitrine, elle fait le chemin inverse, beaucoup plus lentement cette fois.

De nouveau dans la chambre, elle dépose Ophelia sur le lit et s'assoit à côté d'elle. Elle n'est pas folle. Elle ne peut pas l'être, puisque sa fille est avec elle. Exactement comme elle l'a quittée la veille. Mais Jason n'est pas là, et Hippolyte... Elle ne peut y penser. Antiope et Venelia ont été libérées du royaume d'Hadès. Où est son jumeau ? De quel sort souffre-t-il ? « Diana... ? » Elle n'a même pas entendu Venelia entrer. Elle relève son visage baigné de larmes vers elle, mais elle ne lit que l'incompréhension sur le sien. « Je ne comprends pas... Je ne comprends pas ce qu'il se passe... Ce n'est pas réel... Ce n'est pas réel... Je ne suis pas folle... » Venelia s'agenouille devant elle et prend ses mains entre les siennes. « Bien sûr que non. Tu n'es pas folle. Mais tu es... Tu es dans une grande détresse, Diana. Laisse-moi t'aider. » Elle est restée la même femme. Douce, aimante, compréhensive. C'est douloureux de la voir ainsi, quand elle se souvient l'avoir tenue dans ses bras alors qu'elle rendait son dernier souffle, quand elle se souvient avoir allumé son bûcher funéraire. « Tu ne devrais pas être là... » « Tu veux que je m'en aille ? » « Non ! Non, reste... S'il te plaît. » Venelia acquiesce avant de se relever. Elle observe longuement Ophelia qui, inconsciente de ce qui se trame autour d'elle, joue avec ses pieds. « Elle... Elle te ressemble. C'est moi qui ne comprends pas, à présent. » Diana reprend Ophelia dans ses bras, comme si elle craignant qu'elle ne disparaisse à nouveau. « Elle s'appelle Ophelia... Elle est née il y a trois mois, elle est à moi... Elle a un père... » « Cet... Cet homme que tu appelles depuis que tu es levée ? » Diana hoche la tête en caressant les cheveux de sa fille. « Il n'y a jamais eu aucun homme ici, Diana. Et tu n'as jamais quitté Themyscira... » Elle secoue violemment la tête, incapable de supporter d'en entendre davantage. Elle doit parvenir à se calmer, pour pouvoir rassembler ses pensées. Pour pouvoir comprendre ce qui est en train de se passer, et agir ensuite en conséquence de cela.

Diana fronce les sourcils lorsqu'elle aperçoit une silhouette à l'extérieur de la chambre, sur le balcon. « Reste ici. » Sans attendre que Venelia lui réponde, elle dépose Ophelia dans ses bras et toutes les deux protestent avant de se résigner. Quand Diana se retrouve face à Zeus, pendant un bref instant elle ignore si elle doit être soulagée de le voir ou si elle doit être furieuse après lui. Est-il responsable de ce mauvais rêve ? Non... Non, elle le sait, il n'y est pour rien. « Père... » Elle a réellement l'impression d'avoir perdu cinq mille ans, d'être redevenue une enfant ayant besoin d'être rassurée. Alors quand Zeus se rapproche d'elle, elle tombe dans ses bras et fond en larmes. Elle ne le réalise pas, mais c'est la première fois qu'elle se comporte comme sa fille, et accepte qu'il ait pour elle les gestes d'un père. Il caresse les cheveux pendant qu'elle sanglote ; Diana a besoin d'un instant pour laisser ses émotions s'exprimer. « Que se passe-t-il, Père ? Jason... Mère, mon frère... » Et tant d'autres encore, auxquels elle n'ose pas encore songer. « Quelque chose... Quelqu'un a modifié le cours du temps. Bien trop vite pour que je puisse m'y opposer. Je n'ai pu sauver que ta fille... » Diana relève brusquement la tête. « C'est vous ? C'est vous qui l'avez protégée ? » Zeus acquiesce. Elle ne comprend pas encore les choses correctement, mais elle est suffisamment familière avec les modifications temporelles pour savoir qu'une décision en apparence insignifiante peut avoir des conséquences désastreuses plus tard. Et si Jason n'est pas là, si ce monde n'est pas le leur... Peut-être que sans Zeus, Ophelia... Elle refuse d'y penser. Au lieu de cela, elle étreint son père, incapable de trouver les mots pour le remercier. Elle n'ose imaginer ce qu'il serait advenu d'elle si Ophelia avait simplement été effacée de l'existence. Elle aurait probablement perdu l'esprit. Mais elle est là. Elle est là, et elle ne peut pas vivre dans un monde qui n'est pas le bon, et sans son père. Qui est à blâmer pour ce changement ? Barry ? Un autre comme lui... ? Qu'importe, le mal est fait et Diana ne peut pas encore se permettre d'être en colère. Plus tard, peu-être. « Que puis-je faire... Que dois-je faire, Père ? » Il faut qu'elle retrouve Jason. Et son frère. Ses amis. Il faut qu'elle fasse quelque chose, elle ne peut tolérer de voir Hippolyte être effacée, comme si elle n'avait pas régné sur Themyscira pendant sept millénaires. Cette couronne ne lui appartient pas. Mais ramener les disparus... Cela signifie certainement renvoyer les morts d'où ils sont venus. Peu importe le monde, Diana est perdante. Jason. Il faut qu'elle retrouve Jason, avant de songer au reste du monde. Zeus prend son visage entre ses doigts, et essuie les larmes sur ses joues. « Diana, ma fille, tu es Déesse de la Vérité. Agis en tant que telle. »

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ONLY LOVE WILL TRULY SAVE THE WORLD.
We have a saying, my people. Don’t kill if you can wound, don’t wound if you can subdue, don’t subdue if you can pacify, and don’t raise your hand at all until you’ve first extended it.

jason, before and after diana:
 
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Age du personnage : 27 années à écumer la ville du crime.
Ville : Gotham City.
Profession : Plus mercenaire que justicier, tu ne te considères pas comme un héros. Toi, tu n'hésites jamais à tuer.
Affiliation : Solitaire, tu es malgré tout rattaché à la batfamily. Plus ou moins. Ta vraie famille est celle que tu t'es construite.
Compétences/Capacités :


Tu n'as aucun superpouvoir. Ton talent repose sur une maitrise parfaite des armes, l'apprentissage des meilleurs techniques de combat, l'usage de la stratégie militaire et une aisance innée pour l'acrobatie.



Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


you gave me peace in a lifetime of war
Diana ღ Jason



Situation Maritale : Marié à Diana, l'amour de ta vie et mère de ta petite fille, Ophelia.









MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Jeu 5 Juil - 18:52


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


7h30. « Réveillez-vous bande de tas de merde ! » Comme tous les matins, c'est cette voix stridente qui te sort de ton sommeil. Suivi du bruit de sa matraque qui frappe contre les barreaux de chaque cellule. Quand il arrive à la tienne, tu es déjà débout, le regard fixé vers celui que tu exècres plus que tous. Et pourtant, dans ce trou à rats, il y en a beaucoup à qui tu aimerais refaire le portrait. Il te sourit, un sourire carnassier, car il s'imagine que le chien enragé ne pourra jamais l'atteindre. Il te provoque. Il cherche à te faire commettre une erreur pour t'envoyer en isolement. Mais toi, l'isolement ne te fait pas peur. Il y a bien longtemps que plus personne ne vient te voir. Que plus personne ne pense à toi. Alors ici ou là bas, quelle importance ? Aucune punition n'a un réel effet sur toi. C'est pour ça que tu es particulièrement dangereux. Ils le savent, et généralement ils évitent de croiser ton regard. Un homme qui n'a rien à perdre est un homme qui fait peur. Mais lui, ce sale cafard, il n'attend qu'une seule chose, te voir tomber. « Bien dormi, Todd ? » Il rit, toi tu restes impassible. Il t'a retiré ton matelas la dernière fois, pour la dent que tu lui as fait perdre. Depuis, tu dors sur le sol froid et pourri de ta cellule. Jamais tu ne lui feras le plaisir de te plaindre. Voilà un mois que ton dos te fait souffrir, que tu trembles toutes les nuits, sans la moindre couverture pour te réchauffer, mais qu'importe, plutôt crever que de lui donner cette satisfaction. En guise de réponse, tu te contentes de cracher dans sa direction. Un crachat qui retombe sur le bout de sa botte. Son regard change du tout au tout, et il s'accroche alors fermement à tes barreaux d'un air menaçant, mais qui le fait juste passer encore un peu plus pour un crétin à tes yeux. S'imagine t-il que tu puisses avoir peur de lui ? « Tu vas payer pour ça, Todd. Je vais te flanquer dans une cellule si petite que tu n'auras pas d'autres choix que de dormir debout. » C'est ta chance. Avant qu'il ne recule, avant qu'il ne comprenne être tombé dans le panneau, tu te jettes sur lui, resserrant fermement tes doigts sur ses poignets. Il tente de se défaire de ton emprise, mais il n'a pas assez de force dans les bras pour y parvenir. Tu fixes son regard, comme une promesse que tu lui fais. Tu ne dis rien, non, tu n'en pas besoin. Il comprendra. Maintenant, il sait que tu peux l'atteindre comme tu le veux, et que sa vie ne dépend que de toi. Quand tu le relâches, il fuit.

12h00. Tu fais la queue au self. Nouvelle journée, mêmes merdes. Voilà maintenant bien trop longtemps que tu es enfermé ici, dans cet enfer sur terre. En vérité, tu ne te souviens même plus de comment c'est dehors. Maison de correction puis prison à ta majorité, tu n'as pas eu le temps de profiter de la vie. Ton quotidien est inlassablement le même. Chaque jour n'est pas différent d'un autre. « Bouge-toi. » Le gros balourd de derrière te pousse pour te faire avancer. Tu ne bronches pas, et te contente de suivre la file. Quand viens ton tour, c'est une bouillie infâme dans un bol qu'on te tend. « C'est quoi ce truc dégueulasse ? » La responsable de cuisine te lance un regard noir, avant de te faire signe de déguerpir. Tu prends alors place à une table de libre, avec aucune intention de goûter à ce qu'on vient de te servir. Les conditions de vie dans cette prison sont de pire en pire. Il y a beaucoup de prisonniers et trop peu de moyens pour pouvoir les gérer. Tu es ici depuis huit ans, tu sais comment tout fonctionne, mais tu restes malgré tout toujours étonné de ce que tu vois parfois. Gardiens corrompus, règlement de compte sanglant, suicide, il n'y a aucune règle das ce trou. Blackgate est la définition de l'anarchie.

16h00. C'est ton moment préféré de la journée. Tu te rends à la salle de sport pour ton heure quotidienne. Le sport, c'est tout ce que tu as trouvé pour ne pas devenir fou. Quand vous êtes constamment entouré de violence, il est très aisé de basculer. Tu en as vu des corps inanimés, tu en as reçu des coups. Tu en as énormément donné ausi, jusqu'à la mort parfois. Et puis, en dehors de ces murs, il y a cette déception. Cette mère pour qui tu as tout sacrifié et qui t'a abandonné à ton propre sort. Tu n'étais qu'un gamin quand tu as endossé le crime à sa place. Ton père était violent, et elle était celle qui encaissait le plus. Un jour, elle a tout simplement pété les plombs. Elle a attendu qu'il rentre de son job insignifiant et elle l'a planté d'une vingtaine de coups de couteau. Toi, t'étais dans ta chambre quand t'as entendu les premiers cris. Et tu es descendu assez rapidement pour assister à toute la scène. Tu frappes un premier coup dans le sac de boxe. T'étais un gosse, qu'un enfant, mais tu lui as pris le couteau des mains. Aux yeux de la police, tu serais le fils qui a simplement protéger sa mère d'un mari abusif. Pourquoi tu t'es sacrifié ? Très sincèrement, aujourd'hui tu ne sais plus. Tu frappes un second coup. A l'époque, tu pensais que c'était la bonne chose à faire. Tu n'aurais pas supporté de la voir derrière les barreaux pour s'être simplement défendu d'un monstre. Tu n'as pas réfléchi. Tu ne t'es pas dit que ça gâcherait ta propre vie. Et elle n'a pas cherché à t'en dissuader. Tu frappes un troisième coup. Voilà maintenant trois ans que tu n'as plus vu le visage de ta mère. Parfois, tu te dis que tu finiras par l'oublier. L'image que tu as d'elle dans ton esprit finit par se dissiper, et tu ne veux pas la retenir. Elle t'a fait du mal, comme jamais personne ne t'a fait du mal. Tu comptais sur elle, tu pensais qu'elle finirait par te faire sortir de cet enfer, mais désormais tu t'es fait une raison. Tu resteras ici pour toujours, sans jamais connaître quoi que ce soit du bonheur. Tu frappes. Tu frappes. Encore. Encore et encore.

20h00. Extinction des feux. Allongé par terre, les mains derrière la tête, tu penses à la civilisation. Tu imagines la vie que tu aurais dehors. Peut-être que tu serais marié ? Peut-être que tu aurais déjà un enfant ? Tu n'as jamais connu la chaleur d'une femme. Ni les sorties au restaurant, ou au cinéma. C'est douloureux d'y penser, parce que c'est un millier de choses sur lesquelles tu dois faire une croix. Demain, tu feras un nouveau trait blanc sur les murs. Ce n'est pas le nombre de jours depuis ton enfermement, c'est tout ce à quoi tu as renoncé. Sentir d'autres doigts s'entrelacer avec les tiens. Jouer aux cartes. Se goinfrer de sucrerie. Faire un cadeau. Recevoir un cadeau. Même à la fin tu auras encore de quoi faire des traits. Un million de traits. Tu pousses un long soupire. C'est la nuit que c'est le plus difficile. Quand tu t'enfonces dans les rêves et que tu dois te réveiller le lendemain, les mirages tombant en poussière entre tes mains. Chaque matin, c'est renoncer une fois de plus.


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Ville : Gotham ou Themyscira.
Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Sam 7 Juil - 21:46

take my heart when you go
jason & diana


Le monde qu'elle trouve est ignoble. Aberrant. Inhumain. Si c'était ce genre d'humanité qu'elle avait découvert dix ans plus tôt en quittant Themyscira, elle aurait eu vite fait de rebrousser chemin pour retourner dans les jupes d'Hippolyte. Mais ce monde n'est pas réel. Cette humanité sans foi ni loi n'est pas celle qu'elle a appris à aimer. Et Hippolyte est morte. Ou plutôt, ses cinq derniers millénaires d'existence ont été effacés de l'histoire comme s'ils n'avaient jamais existé. Après la peur et la tristesse, c'est de la colère – de la rage – que Diana ressent. Quelqu'un a détruit leur monde et ruiné des milliards de vies. Dans cet univers étrange, encore une fois, les Etats-Unis sont l'épicentre du tremblement de terre. Le patient zéro à l'origine d'une terrible épidémie. Le début de gangrène qui entraînera le reste du monde dans sa chute. Vandal Savage, le plus grand tyran de l'histoire d l'humanité s'est hissé à sa tête et a ruiné le peu de décence qu'il restait à cette nation. Si Diana n'avait pas eu plus important à faire, elle aurait marché jusqu'à la Maison Blanche d'un pas déterminé, et aurait tranché la tête de cet usurpateur sans autre forme de cérémonie. Justice expéditive, peut-être, justice divine, sûrement. Dans ce monde, les règles ont changé. Il ne lui a pas fallu longtemps pour le comprendre, tout est une insulte à ses valeurs. Le plus terrible est de réaliser que presque personne ne semble réaliser que tout ceci... Tout ceci est faux. Rares sont ceux qui ont conscience des bouleversements, et Diana craint être la seule de la Ligue de Justice à avoir échappé à l'amnésie collective. Elle l'est forcément. Sinon, quelqu'un serait venu la trouver, car c'est leur première directive en cas de situation de ce genre. Se rassembler pour mieux trouver une solution ensuite. Mais personne n'est venu, Diana est désespérément seule si ce n'est pour son jumeau. Jumeau qui n'est déjà plus avec elle, car pour pouvoir s'entraider, il leur a fallu se séparer. Quant à Ophelia, ignorant quelles horreurs allaient se dresser sur son chemin, Diana l'a laissée sur Themyscira, sous la protection de Venelia, Antiope, et toutes les Amazones. Un crève-cœur sans nom pour une mère qui n'a presque pas quitté son enfant depuis sa naissance. Quant à son titre de reine, elle ne peut s'y faire. Ce n'est pas elle, la souveraine de Themyscira. Les conseils d'Hippolyte lui auraient été précieux, son absence est pesante. C'est exactement comme dans ses pires cauchemars, ceux ayant hanté ses nuits après qu'Héra ait manqué de la lui arracher.

Gotham City est, tristement, la seule chose qui semble encore familière. Toujours sombre, toujours débordante de criminels, toujours corrompue. Mais pour la première fois, cela arrange ses affaires. Diana le comprend très vite, l'argent est plus que jamais au cœur de cette société écrasée par la tyrannie d'un mégalomaniaque. Tout ce qu'elle a à faire pour gagner du pouvoir, c'est vendre quelques antiquités n'ayant aucune valeur sur Themyscira, mais que quelques gangsters avec un goût prononcé pour l'art s'arrachent pour des centaines de milliers de dollars. Diana agit méthodiquement, étape par étape, se surprenant même à mettre en application certaines tactiques de Bruce. Elle fait un crochet par Metropolis pour racheter son appartement de New Troy, se contente de l'essentiel pour tenir quelques semaines – comme si elle refusait d'admettre que cela puisse prendre plus de temps que cela – et entame ses recherches. Avec un internet filtré, retrouver la trace de Jason n'est pas une chose facile. Mais la Ligue de Justice a toujours eu un avantage : tous ses membres partagent leurs connaissances et leurs talents. Si Diana n'aura jamais le talent de Bruce ou même de Barbara en la matière, elle en sait suffisamment pour trouver les informations dont elle a besoin pour mettre la main sur Jason. Elle n'est pas vraiment surprise de le découvrir en prison, à Blackgate. En revanche, le crime pour lequel il a été condamné la laisse dubitative. Le meurtre de son père ? Elle n'y croit pas une seule seconde. Et après avoir accédé aux fichiers protégés du GCPD, elle comprend que l'enquête a été bâclée, et Jason jeté dans l'enfer carcéral parce que personne ne voulait perdre de temps à aider un jeune issu d'un milieu défavorisé. Un avocat commis d'office et sans expérience, un procès expéditif et un juge corrompu, et le voilà condamné à passer ses jours dans l'une des pires prisons du pays. D'abord furieuse, Diana songe tout simplement à aller le chercher. Rien ne serait plus facile pour elle que de se rendre jusqu'à Blackgate pour le tirer de sa cellule à la seule force de ses poings sans que rien ni personne ne puisse s'opposer à elle. Mais ce n'est pas aussi simple que cela. Elle connaît Jason mieux que personne. S'il avait eu le moindre souvenir d'elle, d'eux, de leur fille, aucune prison au monde n'aurait pu le garder loin d'elles. Aussi inacceptable que soit cette idée, Diana est bien obligée de s'y confronter : Jason n'a probablement aucun souvenir d'elle. Alors elle ne peut pas se contenter de jouer des poings pour le sortir de prison, d'autant plus que les lois actuelles condamnent toute action héroïque ou méta-humaine. Elle ne risquerait rien puisqu'elle est physiquement invulnérable, mais elle mettrait une cible sur Jason, qui reste malgré tout humain. Sans compter qu'elle ne peut pas juste débarquer dans cette vie qu'il croit être la sienne, et lui hurler au visage qu'elle est sa femme et la mère de sa fille. Sur Themyscira, elle espérait trouver son lasso, pour pouvoir l'utiliser et aider Jason et tous les autres à retrouver leur véritable mémoire au plus vite. Quand Antiope lui avoue que le Lasso de Vérité est perdu depuis des siècles, elle manque de hurler.

Alors, comme un caméléon, Diana s'adapte. Grâce à Jason, elle a appris à connaître Gotham. Peut-être pas aussi bien que lui ou Bruce, mais assez pour s'y retrouver. Elle sait où aller pour trouver ce dont elle a besoin : des papiers, et un diplôme d'avocate fabriqué de toutes pièces mais qui sera inscrit au fichier national. Tout cela lui coûte une petite fortune, mais elle s'en moque. Il n'y a de toute façon plus de frontière entre le légal et l'illégal, et puisque les nouvelles lois ne sont pas justes, Diana ne voit aucune raison de les suivre. Obtenir une entrée à Blackgate s'avère plus difficile qu'elle ne l'aurait cru. Pour obtenir un droit de visite, elle doit justifier de sa relation avec Jason – l'ironie de la chose lui fait l'effet d'un coup de poing dans l'estomac – alors elle fait des pieds et des mains pour obtenir le droit de devenir son avocate. Il lui faut deux jours pour faire plier chaque maillon de la chaîne, avant qu'un juge au bord de la crise de nerfs ne lui cède l'affaire en affirmant que de toute façon elle ne fera que perdre son temps. C'est ce qu'on verra. Même sans être avocate, Diana repère au moins une dizaine de problèmes dans le dossier, qui elle l'espère conduiront à une libération rapide de Jason pour vice de procédure. C'est son premier plan, mais s'il devait échouer, Diana en reviendrait à une méthode beaucoup plus musclée, car elle ne peut supporter de le savoir enfermé dans un tel endroit. Mais ce qu'elle craint plus que tout au monde, c'est que les souvenirs disparus soient perdus pour toujours. Pas simplement enfoui profondément dans son esprit, juste... effacés, et avec eux l'amour de sa vie. Elle ne peut pas partir défaitiste, mais elle ne peut pas non plus ne pas mettre cette terrible option sur la liste de ses possibilités.

Blackgate est encore pire que ce qu'elle s'imaginait. Il y règne une odeur épouvantable, mais celle qui prédomine est celle du sang et de la sueur. C'est presque insalubre, même la pièce dans laquelle elle se retrouve à attendre qu'on lui amène Jason est d'une propreté douteuse. Elle dénote clairement avec l'environnement dans lequel elle se trouve, et peut-être est-ce pour le mieux. Au moins, elle a l'air crédible dans son rôle. Quand la porte grince en s'ouvrant, Diana sursaute et se lève brusquement. Un regard. Un regard, c'est tout ce qu'il lui faut pour comprendre, réaliser véritablement qu'il n'a pas l'ombre d'une idée de qui elle est. Sous le choc, elle retombe sur sa chaise, les bras le longs du corps pour éviter de briser quoi que ce soit. Elle ne parvient même pas à le regarder, elle profite des secondes durant lesquelles le gardien le menotte à la table pour reprendre son souffle, se calmer et surtout ravaler ses larmes. Elle ne doit surtout pas paraître étrange, sinon elle le sait, il ne lui fera jamais confiance. Elle a le cœur brisé, elle a l'impression d'avoir avalé des éclats de verre mélangés avec de l'essence tant sa gorge la brûle, et elle peut sentir ses jambes trembler. Elle doit se faire violence pour afficher un sourire poli. « Bonjour, Jason. » Elle lui tend la main en se mordant l'intérieur des joues pour se retenir de lui hurler qu'elle est sa femme, qu'elle l'aime plus que tout au monde et que leur fille attend qu'ils reviennent, tous les deux. « Diana. Diana Prince, je suis t... votre nouvelle avocate. Je reprends votre dossier après l'avoir étudié en profondeur, vous avez été condamné après une enquête bâclée, menée par des officiers peu expérimentés et peu attentifs. De plus, le juge qui a prononcé votre sentence a lui-même été condamné pour corruption, de nombreux cas sont ainsi sujets à révision, le vôtre en fait partie. » Ce ne sont pas des mensonges, c'est tout ce qu'il y a de plus vrai. Enfin, façon de parler, puisque rien ne l'est réellement. « Je devrais pouvoir vous faire sortir d'ici rapidement. Mais pour cela, je vais avoir besoin de votre coopération. Vous n'avez pas tué votre père, inutile de jouer cette carte avec moi, je connais votre dossier par coeur et la seule preuve incriminante est la confession maladroite d'un adolescent. Il n'y a aucune raison pour que vous passiez davantage de temps ici. » Loin de moi, se garde-t-elle d'ajouter, à la limite de vomir son cœur sur la table.

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Age du personnage : 27 années à écumer la ville du crime.
Ville : Gotham City.
Profession : Plus mercenaire que justicier, tu ne te considères pas comme un héros. Toi, tu n'hésites jamais à tuer.
Affiliation : Solitaire, tu es malgré tout rattaché à la batfamily. Plus ou moins. Ta vraie famille est celle que tu t'es construite.
Compétences/Capacités :


Tu n'as aucun superpouvoir. Ton talent repose sur une maitrise parfaite des armes, l'apprentissage des meilleurs techniques de combat, l'usage de la stratégie militaire et une aisance innée pour l'acrobatie.



Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Dim 8 Juil - 12:43


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


Quand tu te lèves ce matin, il y a quelque chose au fond de toi-même qui te fait sentir que cette journée sera différente des autres. Voilà des années et des années que ton quotidien est rythmé par une inlassable et sombre routine, et jamais, pas une seule fois, tu n'avais eu ce pressentiment. Après tout, que pourrait-il se passer de différent ici ? Douche, petit-déjeuner, corvée de machines, déjeuner, récréation, nouvelle corvée, sport, diner, extinction des feux. C'est ce que tu vis depuis que tu t'es accusé du meurtre de ton père. Et si il y a quelques variantes pour les corvées, le reste demeure inchangé depuis toujours. Alors pourquoi cette étrange sensation ? C'est quelques heures plus tard que tu comprends enfin en quoi cette journée différera des autres. Tu es appelé au parloir, quelqu'un demande à te voir. Sceptique, tu fronces les sourcils quand un gardien te passe les bracelets pour te mener jusque là bas. Qui peut bien vouloir te parler ? Ta mère ne le fait plus depuis longtemps, probablement trop occupée avec sa nouvelle vie. Nouveau mari, peut-être même nouvel enfant, tu n'as plus aucune place à ses côtés. Une admiratrice dérangée serait plus probable que ta propre mère. Tu te souviens d'il y a quelques mois, une femme s'est présentée au parloir en prétextant être la mère de ton gosse. Un gosse que tu es techniquement impossible d'avoir eu, mais qui est parvenue avec une certaine détermination à se frayer un chemin jusqu'à toi. Elle était de celles un peu bizarres qui fantasment sur les meurtriers, et qui feraient tout pour obtenir un peu de leur attention. Mais même si rester enfermé aussi longtemps entre quatre murs est déstabilisant, tu n'es pas encore assez fou pour porter le moindre intérêt à ce genre de femmes. Est-ce encore l'une d'entre elles aujourd'hui ? Une inconnue qui va prétendre être folle amoureuse de toi sans même savoir qui tu es ? T'envoyer des cadeaux, des lettres, et te promettre un amour éternel jusqu'à ce que tu sortes d'ici ? Tu connais le topo, et ça ne t'intéresse pas. Mais curieux, et désireux de briser la lassitude de ton quotidien, tu acceptes de te rendre au parloir sans broncher. « Qui demande à me voir ? » Le gardien qui te conduit jusque là bas n'est pas bavard, mais tu finis quand même par obtenir une réponse en insistant un peu. « Ton avocate. » Ton avocate ? Quelle avocate ?

Quand vos regards se croisent pour la première fois, t'es d'abord frappé par sa beauté. Tu ne penses pas avoir déjà vu une femme aussi belle qu'elle. Non, tu en es même certain. Un tailleur rouge, les cheveux attachés, une élégance qui contraste avec le lieu dans lequel elle se trouve, et qui fait d'elle l'équivalent d'un ange tombé du ciel à tes yeux. Tu prends place sur la chaise face à l'inconnue, sans la quitter une seule seconde du regard, tandis que le sien reste fuyant. Pourquoi ? Est-ce qu'elle a peur de toi ? Tu n'as pas l'impression que c'est ce qui émane d'elle. Quand vous vivez enfermé depuis aussi longtemps que toi, vous apprenez le langage du corps. Au fil des années, tu es parvenu à analyser à la perfection le comportement de celui qui se trouve face à toi. C'est essentiellement une question de survie. Qui te veut du mal, sur qui tu peux t'appuyer, en prison, il n'y a que ça qui compte vraiment. Savoir qui sont tes amis et tes ennemis est essentiel pour continuer de survivre ici. Et bien évidemment, les ennemis sont toujours plus nombreux. Mais elle, l'ange, tu ne parviens pas à clairement lire en elle. Il se passe quelque chose dans sa tête qu'elle essaye de te cacher. Tu as rarement vu quelqu'un aussi en contrôle de ses émotions. Ou du moins, qui tente de l'être. « Bonjour. » Tu tends tes chaines pour lui serrer la main, une politesse que tu n'as pas oublié avec le temps. Mais qu'elle ne s'y méprenne pas, tu n'as absolument aucune confiance en elle. Aussi magnifique soit-elle, sa présence ici est pour le moins étrange, et tu ne te laisseras pas endormir par sa beauté. Depuis quand on se soucie des dossiers bâclés ? Depuis quand la justice existe t-elle dans ce pays ? Et qui te l'envoie ? Pour quelle raison ? Tu es peut-être privé de beaucoup de choses dans cette prison, mais tu n'es pas stupide pour autant. Tu écoutes son discours parfaitement rôdé ton regard plongé dans le sien. C'est là aussi une habitude que tu as prise à Blackgate, ne jamais baisser les yeux, c'est un signe de faiblesse. « Puis-je voir vos papiers, s'il vous plait ? » Tu lui demandes gentiment, mais avec une certaine fermeté. Elle comprendra que parfois, être parano peut vous sauver la vie.

Diana Prince. C'est bien le nom qui figure sur ses papiers, ainsi que son visage qui apparaît sur les photos. Mais en observant d'un peu plus près, tu ne peux t'empêcher d'éclater de rire. Tu as vu assez de faux documents circuler ici pour ne pas reconnaître quand tu en as un sous les yeux. A Blackgate, tous les trafics continuent, malgré les barreaux qui vous sépare de l'extérieur. Les mafieux trouvent toujours un moyen de gérer leur business d'armes, de drogues ou de contrefaçons. Combien ont obtenu de faux papiers en monnayant une grosse somme d'argent avec des gardiens corrompus ? Beaucoup. Vraiment beaucoup. Mais tu lui rends ses papiers sans broncher. Tu ignores ce qu'elle fait ici, mais tu es bien trop curieux pour lui faire part de tes doutes sur sa véritable identité. Est-elle réellement là pour te libérer ? Et si c'est le cas, pour qui le fait-elle ? Tu doutes que le gouvernement de Savage cherche à rectifier leurs erreurs judiciaires. Qu'importe à quel point l'enquête a été bâclée, tout le monde s'en contrefiche. C'est un dossier en moins à gérer, et c'est bien tout ce qui leur importe. « Le rouge est ma couleur préférée, vous le saviez ? » Tu l'observes un moment avant d'esquisser un sourire. Elle prétend te connaître, elle prétend tout savoir, mais jusqu'à quel point ? Elle se présente à toi avec la certitude de ton innocence et le désir de te faire sortir d'ici, mais dans ce monde, personne n'est aussi bienveillant. Elle a lu ton dossier, ça c'est certain, mais ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas avec un dossier qu'on fait sortir les gens de prison, c'est avec de l'argent et de l'influence. Le vice de procédure ? On risque de lui rire au nez. Au pire, ils trouveront une autre raison de te garder ici.

C'est drôle, mais tu n'as aucune envie de parler de ton cas ou de ce qui s'est réellement passé ce jour là. Pourtant, qui sait, tu peux lui laisser le bénéfice du doute, peut-être a t-elle réellement le pouvoir de te faire sortir de Blackgate. Mais pour l'heure, tout ce trouble autour de sa personne t'intrigue beaucoup, et avant qu'elle ne perce ton mystère, tu aimerais chercher à percer un peu le sien. « Vous venez d'où, Diana Prince ? » Cette question est loin d'être anodine. Et tu n'attends pas qu'elle te réponde ce qui est déjà écrit noir sur blanc sur ses papiers. Il y a quelque chose de plus chez elle, quelque chose qui ne figure pas sur sa carte d'identité et qu'elle refuse de te dire. « Vous êtes tout ce que ce monde n'est pas. » Tu ne sais encore rien d'elle, mais c'est ce que tu ressens quand tu la regardes. Tu as beau la fixer, essayer de lire dans ses gestes, il n'y aucune sournoiserie chez cette femme. Elle ne te veut aucun mal, tu en es persuadé. Mais c'est précisément ce qui est déroutant. Dans ce monde, tout s'achète, tout s'échange, mais rien ne se donne. Tu ne lui facilites pas la tâche en contrant tout l'aspect protocolaire entre une avocate et son client, mais c'est plus fort que toi, tu es attiré par elle comme un papillon de nuit par la lumière. Et si au début tu le pensais, ce n'est pas qu'une question de physique. Il y a beaucoup plus, sans que tu ne parviennes à mettre le doigt dessus. Comme ce matin, c'est un ressenti qui vient du fond de toi-même. Qui est cette femme qui veut rétablir la justice et la vérité ? Il y a des centaines de questions qui te traversent l'esprit, et tu ignores par laquelle commencer. « Personne ne se soucie de la vérité ici. » Pourtant, elle est là, persuadée de ton innocence sans même savoir qui tu es. Sans rien demander en retour. « Et je suis désolé, mais je n'ai pas les moyens de me payer vos services. » L'argent contrôle tout, et aussi bienveillante semble t-elle être, tu n'as pas les moyens de t'offrir le prix de cette vérité.


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Age du personnage : Cinq millénaires se sont écoulés, mais Diana demeure inchangée, épargnée par les ravages du temps.
Ville : Gotham ou Themyscira.
Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


Situation Maritale : Mariée à l'amour de sa vie, son âme-soeur, Jason, mère de leur premier enfant, une petite Ophelia.









MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Lun 9 Juil - 12:02

take my heart when you go
jason & diana


Diana sait qu'elle n'a pas le droit à l'erreur. Jason reste Jason, il se méfie du monde entier, et la prison ne l'aura certainement pas aidé à accorder sa confiance facilement. C'est dur, plus encore qu'elle ne l'imaginait, mais elle ne doit rien laisser paraître. Elle doit museler son cœur le temps de cette étrange rencontre, quitte à pleurer toutes les larmes de son corps une fois sortie de Blackgate. Elle se doit d'être forte, pour eux, pour leur fille. Penser à Ophelia suffit à lui donner l'impression que des tonnes de plomb compressent sa poitrine. Elle l'imagine pleurer, inconsolable, trop petite pour comprendre pourquoi ses parents ne sont pas là. Si elle a une fois aveugle en Venelia, en Antiope, et en toutes les Amazones, aucune d'entre elles n'est la mère d'Ophelia. Et la seule qui aurait pu la calmer, Hippolyte, n'est plus... Diana prend une profonde inspiration. Elle ne peut pas se permettre de songer à ce genre de choses maintenant. Elle hoche doucement la tête quand Jason lui demande de lui montrer ses papiers, puis elle les lui tend. Elle n'est pas plus naïve que lui, elle sait très bien qu'il saura reconnaître ses papiers comme étant faux. Tout comme elle sait qu'il prétendra n'avoir rien vu, trop curieux de savoir pourquoi une femme comme elle tenait à le voir. Pendant qu'il les étudie, elle en profite pour l'observer un peu plus attentivement. À première vue, il semble être le même. Mais Diana le connaît trop bien pour remarquer immédiatement lorsque quelque chose ne va pas. Sa masse musculaire, si elle reste imposante, est diminuée. Ses phalanges sont écorchées, il s'est battu récemment. Elle suppose que sous son uniforme de prisonnier, il doit avoir de nombreuses cicatrices, triste héritage d'une vie à Blackgate. Quels sévices inhumains a-t-il subi dans cet endroit ? Même lorsque l'histoire n'est pas modifiée, ce pénitencier reste l'un des plus horribles. Alors dans un monde tel que celui-là... Si Diana s'attarde trop sur ses conditions de vie, elle risque de se contenter de faire un trou dans le mur pour lui permettre de s'échapper.

Elle affiche un petit sourire en coin lorsqu'il lui dit que le rouge est sa couleur préférée. Si elle le savait... ? « Je suis ravie d'avoir tapé dans le mille. » Diana n'est pas une professionnelle de la psyché humaine, mais avec le temps, elle a appris à comprendre l'esprit humain. Elle espère que de simples petits détails l'aideront à se souvenir, le mettront au moins sur le bon chemin. Une robe tailleur rouge, des bracelets et une ceinture dorée, une association de couleurs qui pourraient – peut-être – lui rappeler qui elle est. Diana n'attend pas une réaction immédiate, ce serait naïf. Mais peut-être qu'une succession de détails formeront un tout concret dans son esprit ? « Je suis Grecque. Je suis née sur une petite île dont le nom ne vous dirait probablement rien. » Malgré tout, Diana reste prudente. Elle ignore qui pourrait être là, à les écouter. Les amis sont plus rares que les ennemis, hélas. Même si Themyscira reste cachée, à l'abri de ce monde au bord de l'implosion, Diana n'a aucune intention de mettre sa sécurité en danger. « Je suis arrivée aux États-Unis il y a une dizaine d'années. Quand il y restait un semblant de... eh bien, un semblant de décence, je suppose. Sinon, je serais vite retournée sur mon île paradisiaque. » Elle sourit. Puis fronce les sourcils quand il lui dit qu'elle est tout ce que le monde n'est pas. Elle n'est pas certaine de comprendre ce qu'il veut dire. Elle pourrait facilement s'imaginer un millier de choses, mais elle préfère ne pas le faire – ce serait comme mettre du sel sur des plaies déjà béantes. Elle prend une profonde inspiration, et essaie de reprendre son rôle d'avocate.

« C'est votre jour de chance. La vérité, c'est tout ce qui m'intéresse. C'est ma spécialité. » Il n'imagine même pas à quel point et c'est bien le problème. Si le lasso est une aide précieuse, à présent que Diana est Déesse de la Vérité, lui mentir est presque physiquement impossible. Ces règles là n'ont pas changé. « Je ne suis pas ici pour l'argent, Jason. N'importe quel avocat sait très bien que la plupart des détenus de Blackgate n'ont pas les moyens de se payer leurs services, avec l'exception des grands parrains de la mafia. Mais si je ne m'abuse, ceux là sont tous dehors... » Ils profitent au gouvernement de Vandal Savage. Et ils en profitent, à Gotham sans doute plus qu'ailleurs. Diana ne s'est pas souciée de leurs crimes pour le moment, mais elle n'a aucune peine à les imaginer. Trafics de drogues et d'armes, blanchiment d'argent, assassinats... Ces gens là ont les moyens de se payer des ténors du barreau. Les autres doivent se contenter de commis d'office sans talent ou expérience, pour beaucoup. Diana tapote le dossier encore fermé devant elle du bout des doigts. « Je suis une idéaliste, Jason. Les gens comme moi sont rares à présent, j'en ai bien conscience. Mais je ne suis ni naïve, ni stupide. Je sais pertinemment que les lois de ce pays ne sont plus justes. » L'ont-elles seulement été un jour ? « La loi n'est pas une question de justice, c'est une question de pouvoir. » Elle hausse les épaules et s'appuie contre le dossier de sa chaise. « Il suffit d'ouvrir un livre d'Histoire pour en avoir la confirmation, la plupart des crimes ayant été commis contre l'humanité étaient légaux selon les gouvernements responsables. » Elle soupire. Chassez les vieilles habitudes et elles reviennent au galop, la voilà en train de s'épancher sur son idéalisme personnel. « Disons simplement que je suis hautement allergique au mensonge et à l'injustice. »

Elle ouvre le dossier, mais évite de lui mettre les photos du cadavre de son père sous le nez. Tout ce qu'elle fait, c'est lui tendre une photo de lui. « Le sang sur vos vêtements. Si vous aviez poignardé votre père, vous en auriez été couvert de la tête au pied, il vous aurait éclaboussé. Ces tâches sont semblables à celles que l'on retrouve sur quelqu'un qui tente de sauver une personne faisant une hémorragie, le sang a été transféré sur vos vêtements après l'attaque. Si vous aviez attaqué votre père, des gouttes de sang auraient été retrouvées sur votre visage, elles auraient été projetées sur vous. » Diana se retient de lever les yeux au ciel, elle qui s'imaginait que toutes les leçons en criminologie de Bruce ne lui serviraient jamais. Elle adopte un ton plus doux, elle veut se montrer rassurante. « Le premier rapport d'autopsie démontrait que la personne ayant tué votre père faisait au moins vingt centimètres de moins que vous, et n'était pas aussi forte. Mais quand vous avez avoué, le rapport a été ignoré alors qu'il constituait une preuve de votre innocence. D'autres expertises n'ont pas été conduites, vous avez été condamné au terme d'une enquête bâclée, vous n'avez même pas fait l'objet d'une étude psychiatrique. » Elle espère être crédible dans son rôle. Elle sait que son discours est suffisamment passionné, mais elle doute de son jeu d'avocate. Même si à Blackgate, il est probable qu'elle soit celle qui connaisse le mieux la loi, ce qui ne manque pas d'ironie. « Je peux vous faire sortir d'ici, j'ai juste besoin de votre coopération. Vous pourriez être libre très bientôt. » Elle hausse un sourcil. « Vous tenez à vous attarder sur les pourquoi et les comment, ou vous voulez sortir de ce trou à rats dans lequel vous n'auriez jamais dû mettre les pieds en premier lieu ? » Si Diana avait réellement été avocate, elle aurait probablement été un agneau avec ses clients, et une lionne dans la salle d'audience.

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Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Lun 9 Juil - 19:47


Diana & Jason

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Une Grecque au nom américain. C'est pour le moins étrange. Pourtant, quand tu l'observes, tu vois parfaitement à ses traits méditerranéens, qu'elle n'est clairement pas d'ici. Peut-être un père ou une mère du continent ? Un autre détail te perturbe sur son identité présumée, les muscles qui se dessinent sous ses vêtements. Tu n'as pas encore pu la détailler de bas en haut, mais ce que tu vois là n'est clairement pas la norme chez les avocates. Ses bras sont aussi musclés que ceux des gardiennes surentrainées pour pouvoir contenir les émeutes. Peut-être qu'elle se défoule tous les soirs dans une salle de sport, mais ça reste peu probable. Son apparence est celle d'une combattante. Et pas d'une combattante de tribunal. Diana Prince est un énorme point d'interrogation. Et c'est précisément parce que cette femme est pleine de mystère qu'elle t'intrigue autant. Une autre n'aurait pas eu ton attention. Tu l'aurais simplement renvoyé chez elle, peu désireux de perdre ton temps avec une avocate tombée du ciel. Mais elle, elle sait parfaitement s'y prendre. Peut-être même un peu trop. « Le nom ne me dira rien parce que je suis un illettré de prisonnier ? » Tu sais que ce n'est pas ce qu'elle voulait dire, mais la provocation est une arme efficace quand on sait l'utiliser. Tu es plus curieux de sa personne que de sa capacité à te faire sortir de là. Et pour percer à jour Diana Prince, il faut la pousser à commettre une erreur. Ce n'est qu'en perdant le contrôle de la situation qu'elle dévoilera peut-être ses véritables intentions. Cette femme maintient le cap avec une efficacité redoutable, mais quoi qu'elle cache, parfois, tu peux le lire sur son visage. Des yeux levés au ciel, une tête baissée, un sourcil qui s'arque. Analyser le comportement des autres, c'est la seule occupation que tu t'es trouvé dans ce trou à rats. Arrivée aux Etats-Unis il y a une dizaine d'années, ça se tient, tu entends encore l'accent dans sa voix. Les morceaux du puzzle s'assemblent, mais il y a encore beaucoup trop de trous. Et rapidement, elle relance la discussion sur ton cas. C'est pour cette raison qu'elle est ici, après tout, et pas pour distraire un prisonnier qui s'ennuie et qui voit en elle un divertissement inattendu.

Parfois, tu esquisses de larges sourires. Pour quelqu'un qui n'est intéressée que par la vérité, elle semble cacher beaucoup de choses. Ce précepte idéaliste ne peut pas exister dans ce pays. Comment peut-elle prétendre ne pas vouloir d'argent, alors que sans il est tout bonnement impossible de survivre. Tout s'achète, le dollar est devenu le maitre du monde, bien au-dessus de Savage. Quand vous êtes riches, vous pouvez tout obtenir. Quand vous ne l'êtes pas, vous n'existez même plus, c'est un sort pire que la mort. Alors voir une femme débarquer dans ta prison, avec pour unique motivation la vérité, c'est pour le moins déroutant, et malheureusement, très peu probable. Mais au-delà de tes doutes et de ton manque de confiance flagrant en elle, il y a une chose inexplicable qui se produit en toi chaque fois que tu l'entends prononcer ton prénom. Jason. Comme si elle le prononçait depuis toujours. Comme si elle te connaissait. Pas celui que tu montres, celui que tu es vraiment. Chaque fois, c'est une légère décharge électrique qui frappe dans ta poitrine. Pourquoi ? Quelle est cette sensation étrange ? Elle n'a pas ce rapport normal, celui qu'une avocate se doit d'avoir avec son client. Il n'y a presque pas de distance entre vous, vous êtes proches, beaucoup trop proches, sans que tu ne parviennes à l'expliquer. Et cette fois, c'est toi qui doit essayer de reprendre le contrôle. Les sourcils froncés, tu fais un mouvement de tête pour te sortir de ce délire, et reporter ton attention sur son beau discours. Tu ne nies pas, elle est sincère dans ses propos. Elle croit vraiment en ce qu'elle dit. Mais pour toi, c'est de la pure et simple naïveté, malgré ce qu'elle en dit. Comment peut-on vivre dix ans dans ce pays et encore croire en quelque chose de meilleur ? Il n'y a plus d'espoir. Il n'y a plus d'altruisme. Tout est gouverné par des forces corrompus et aliénées. « Vous parlez de l'état du monde avec une telle nonchalance, comme si vous aviez le pouvoir de changer les choses. » Et le plus incroyable, c'est qu'en l'écoutant assez longtemps, tu pourrais finir par y croire toi aussi.

Cette photo qu'elle te tend et dont tu te saisis, c'est un violent retour en arrière. C'est ce jour là que toute ta vie a basculé. Le petit garçon sur la photo ignore encore ce qui l'attend. La seule chose à laquelle il pense, c'est la peur d'être séparé de sa mère. Le sacrifice qu'il est sur le point de faire, c'est par amour qu'il le fait. Tu ne peux t'empêcher de rire, un rire jaune et douloureux. Si tu pouvais revenir en arrière, tes choix seraient différents. Tu la laisserais pourrir en prison à ta place. Il aurait été préférable pour toi que tu tentes ta chance dans les rues plutôt que dans ce foutu enfer. Tu jettes la photo sur la table, comme si elle venait soudainement de te brûler les doigts. Ce qui est fait est fait, tu n'as pas d'autres choix que de vivre avec. Tout ce qu'elle dit est vrai. Ce sont des faits. Des preuves scientifiques. Tu n'as pas tué ton père, et ce serait vain de lui mentir en prétendant le contraire. Elle sait que tu es innocent. Elle le savait au fond d'elle avant même de consulter ton dossier. Tu commences à t'agiter sur ta chaise, tout ce qui se passe dans ta tête depuis qu'elle est arrivée ici devient beaucoup trop perturbant. Ta désinvolture commence à se transformer en agacement. Ce n'est pas réellement elle le problème, c'est ce qu'elle te fait ressentir. Cet espoir qu'elle fait naitre en toi t'aimerais l'étouffer. Car si tu venais à le perdre, si on te l'arrachait, tu ne le supporterais pas. Tu ne peux pas te permettre de prendre ce risque. Tu ne peux pas t'autoriser à lui faire confiance. « Mon père nous battait, ma mère et moi. Ce n'était qu'une question de temps avant que je ne le fasse moi-même. » Elle voulait la vérité, la voilà. Oui, tu n'as pas tué ton père. Mais tu ne pourras pas confesser clairement qui l'a fait. Même si tu sais pertinemment qu'elle connait déjà le coupable. Tu te détestes pour encore essayer de la protéger, même vainement, mais c'est plus fort que toi. Un enfant n'arrive jamais réellement à haïr sa propre mère.

Tu prends ta tête entre les mains, ta jambe tremble férocement sous la table. C'est trop. Libre ? Qu'est-ce que ça signifie être libre ? Serais-tu simplement capable de vivre par toi-même ? Toute ta vie a été contrôlée par autrui. On te disait quand te lever, quoi manger, quelles tâches accomplir, et maintenant tu es trop robotisé, tu ne sais pas vivre autrement. Tu ne sais plus le faire. Tu n'es pas destiné à vivre en société, tu n'es pas adapté à une vie en communauté. Pour ne pas l'effrayer ou alerter la sécurité, tu tentes de reprendre le contrôle de ton propre corps. « Et pour faire quoi, Diana ? » Quand tu redresses le regard vers elle, t'es désemparé, perdu. Son prénom est sorti tout seul, comme si c'était absolument normal, et tu ne cherches même pas réparer ton débordement. « Je sors, et après ? » Maintenant que cette possibilité est plus palpable que jamais, elle devient terriblement effrayante. Tu ne sais plus rien du dehors. Tu as été plus enchainé que libre. Qui va t'apprendre à retrouver une vie normale ? N'est-ce pas abandonner une solitude pour une autre ? Une prison pour une autre ? « Je n'ai nulle part où aller. Personne qui peut m'aider. » Pas de parents, pas d'amis, pas de petite-amie, pas d'appartement. Rien. Quitter Blackgate t’amènerait à la rue, parce que tu n'as pas d'argent pour t'offrir quoi que ce soit. Encore moins un toit. Alors est-ce que ça vaut vraiment la peine qu'elle se donne tout ce mal ? Est-ce que finalement, ses bonnes intentions ne seraient pas ta propre condamnation ? « J'apprécie ce que vous voulez faire pour moi, mais je ne pense pas que ma place soit dehors. Je me retrouverais à la rue, à devoir voler pour survivre, et je retournerais rapidement à Blackgate, avec un véritable motif cette fois. Il y a d'autres gens que vous pourriez aider ici, avec une vraie chance de s'en sortir. Pourquoi moi ? Pourquoi moi alors que je n'appartiens déjà plus à ce monde ? Je n'ai pas de famille, pas de femme, pas d'enfant. Je n'ai personne qui m'attend dehors. » Des erreurs judiciaires il y en a eu des milliers. Rien qu'ici, tu peux citer une dizaine de personnes condamnées à tort. Alors pourquoi toi ? Tu n'es rien. Tu n'as rien. Ton avenir a pris fin l'instant même où tu as confessé un crime que tu n'as pas commis.


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Age du personnage : Cinq millénaires se sont écoulés, mais Diana demeure inchangée, épargnée par les ravages du temps.
Ville : Gotham ou Themyscira.
Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


Situation Maritale : Mariée à l'amour de sa vie, son âme-soeur, Jason, mère de leur premier enfant, une petite Ophelia.









MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Mer 11 Juil - 22:02

take my heart when you go
jason & diana


Diana déteste ce qu'elle a sous les yeux. L'image d'un homme brisé, mais qui refuse de se l'avouer. Parce que peu import l'univers, Jason Todd reste une fiche tête de mule. Une qualité pour Diana, un défaut pour d'autres. Il reste déterminé, mais elle le connaît trop bien pour se laisser avoir par le masque qu'il porte. De la même façon que, en temps normal, il remarque immédiatement lorsque quelque chose ne va pas chez elle, lorsqu'elle lui cache quelque chose parce qu'elle ne veut pas l'inquiéter. Elle sourit, tristement. Ils sont censés être complètement transparents l'un pour l'autre, sans secrets, sans non-dits, sans faux-semblants. Pour une fois, Diana aimerait pouvoir lire dans les pensées. Juste pour voir si oui ou non, elle lui rappelle quelque chose, n'importe quoi. S'il parvient à la voir sous le rôle qu'elle a endossé pour venir le voir. « Peut-être que je l'ai, le pouvoir de changer le monde. » Elle incline la tête sur le côté. « Si personne n'essaie de le changer, comment espérer qu'il change un jour ? » Elle soupire doucement. Au cours de l'année écoulée, c'est lui qui l'a aidée à garder espoir, à ne pas baisser les bras. À conserver sa foi en l'humanité, à continuer d'aimer avec force. C'est lui qui l'a aidée à continuer à changer le monde. Aujourd'hui, elle se sent plus seule que jamais. Elle l'a perdu sans le perdre, elle est à des milliers de kilomètres de leur fille, sa mère n'existe plus que dans ses souvenirs, elle n'a pas la moindre idée d'où son frère se trouve, et ses amis semblent avoir oublié l'avoir un jour connue. Malgré sa gorge serrée, elle pourrait hurler. Le responsable de cette situation, qui qu'il soit, devra répondre de ses actes devant elle. Combien de vies ont été gâchées, effacées, oubliées ? Elle serre si fort les poings que ses phalanges blanchissent, et elle commence à douter de la crédibilité de son sourire.

« Peut-être... Peut-être que vous auriez fini par le tuer, oui. Peut-être qu'un jour, c'est vous qui l'auriez poignardé à mort. Mais vous ne l'avez pas fait, il n'y a donc aucune raison que vous continuiez à payer pour le crime d'une autre. » Pas un autre. Une autre. Implicitement, Diana lui fait comprendre qu'elle sait très bien qui a tué Willis Todd. Sa propre femme, la mère de Jason. Non, pas sa mère... Aucune mère digne de ce nom ne laisserait son enfant passer des années derrière les barreaux pour ses crimes. Cette femme était censée le protéger, mais elle ne l'a pas fait. Ni dans cette vie, ni dans une autre. Diana fronce les sourcils et son sourire disparaît. Elle n'aime pas du tout le discours qu'il lui sert, celui d'un homme qui a baissé les bras et s'est fait à son sort. Ses derniers mots la frappent, douloureusement. Diana serre les dents jusqu'à en avoir mal à la mâchoire. Elle aimerait se lever et le secouer, lui dire que bien sûr que si, il a une famille. Une femme qui se sent mourir à petit feu à chaque regard étranger qu'il lui lance. Une toute petite fille qui doit pleurer et se demander pourquoi son père ne vient pas la rassurer. Un père et des frères, et tant pis si leurs relations ne sont pas des plus positives. Une famille, une vie et un but. Avant de lui répondre, elle prend une profonde inspiration. « Je ne doute pas qu'il y ait des gens ici aussi innocents que vous. Peut-être avec un véritable futur qui les attend. Mais j'ai vérifié, vous êtes le seul innocent ici qui ne reçoive jamais aucune visite, sinon celles de jeunes femmes déséquilibrées et en manque d'attention. Vous avez raison, peut-être que vous ne parviendriez pas à vous réadapter à l'extérieur... Mais j'en doute. J'ai bien lu votre dossier, et même le rapport de votre séjour ici. Vous êtes un caméléon, vous vous adaptez avec facilité au moindre changement de situation. Pourquoi l'extérieur serait-il différent ? » Un petit rire sans joie la secoue. « Et puis, soyons honnêtes. Avec Vandal Savage à la tête du pays, vous pensez sincèrement que la police se soucierait d'un homme comme vous ? Gotham n'a jamais connu un taux de criminalité aussi haut, et ceux qui sont censés faire appliquer la loi sont responsables des pires exactions. Je suis sûre que vous vous en sortiriez très bien. » Elle pèse ses mots. Relâché en plein Gotham, il serait bien capable de devenir Red Hood dans cette vie aussi, mais sans Bruce pour lui imposer des limites. Étrangement, cette pensée la fait frissonner. Sans entraves, jusqu'où serait-il capable d'aller ?

« Vous ne voulez pas redevenir maître de votre destin ? » Elle le connaît, il déteste qu'on lui donne des ordres alors la prison, où l'emploi du temps est imposé, ce doit être un véritable enfer pour lui. On lui dit quand se lever, quand et quoi manger, où aller, quoi faire, quand se coucher... On efface tout et on recommence... Diana secoue la tête. « Je ne peux pas vous aider si vous ne voulez pas que je le fasse. Le monde n'est peut-être pas aussi beau que dans nos fantasmes les plus fous, mais... » D'un geste vague, elle désigne la pièce. Elle remarque une tâche de sang mal nettoyée dans un coin. « Il vaut toujours mieux que cet endroit où vous finirez par mourir. Lentement ou violemment. » C'est cruel, mais elle dit vrai. Elle espère déclencher un électrochoc chez lui, pour le pousser à vouloir reprendre sa vie en main. « Et puis, vous ne seriez pas seul. Vous ne croyez tout de même pas que je me donnerais tout ce mal... » Du menton, elle désigne ses faux papiers. « Simplement pour vous abandonner à votre sort une fois dehors ? » Elle hausse un sourcil et retient un sourire en se rappelant ce jour où il lui a fait remarquer que c'est un tic nerveux chez elle. Quand elle est contrariée, elle hausse un sourcil, toujours le même. « Je suis une femme compliquée. Je sais des choses que vous ne savez pas. Beaucoup de choses. » Sans le lâcher des yeux, elle attrape un stylo et un carnet dans son sac. Elle arrache une page, sur laquelle elle note son nom et son numéro de téléphone avant de lui tendre. « Je reviendrai vous voir après demain. Réfléchissez à ma proposition, appelez moi si vous changez d'avis avant. »

Diana n'a pas la moindre envie de partir et le laisser dans cet endroit misérable, mais pour le moment elle n'a pas le choix. Elle ne pas, malheureusement, juste l'attraper par le col de son uniforme pour le sortir d'ici. Ce serait trop violent pour lui, elle veut tenter la douceur avant d'opter pour la manière forte. Elle range le dossier, et se lève lentement de son siège. « Vous avez cinq mille dollars sur votre compte de prisonnier. » L'information est lâchée avec nonchalance, comme si elle faisait un simple constat alors que c'est tout sauf le cas. Tout est une question d'argent, il le lui a si bien dit. Diana grimace quand un gardien qui empeste l'alcool et la sueur vient ouvrir la porte. Elle se retient de cogner sa figure rouge contre la grille quand il baisse les yeux sur son décolleté sans la moindre gêne, comme le font les hommes qui ont l'habitude de traiter les femmes comme de simples objets. « Réfléchissez bien, Jason. Je suis très sérieuse. » Elle doit se forcer à faire un pas vers la sortie, et a l'impression de laisser son cœur derrière elle. Ce serait si facile pour elle d'arracher les chaînes qu'il porte, de faire exploser le mur derrière lui... Elle se mord la lèvre et sort de la pièce, mais pas sans lui avoir adressé encore quelques mots. « Themyscira. Mon île s'appelle Themyscira. »

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Affiliation : Solitaire, tu es malgré tout rattaché à la batfamily. Plus ou moins. Ta vraie famille est celle que tu t'es construite.
Compétences/Capacités :


Tu n'as aucun superpouvoir. Ton talent repose sur une maitrise parfaite des armes, l'apprentissage des meilleurs techniques de combat, l'usage de la stratégie militaire et une aisance innée pour l'acrobatie.



Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Jeu 12 Juil - 19:48


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


Qui est cette femme qui semble tout savoir ? Pourquoi se donne t-elle autant de peine pour parvenir à t'atteindre ? Ses mots sont efficaces, ils ont un effet considérable sur toi. Toi, qui n'écoute que toi-même, qui rejette constamment la moindre autorité. Quand elle parle, tu l'écoutes. Pire, tu es suspendu à ses lèvres, et chaque phrase qui s'en échappe te touche en plein cœur. C'est impossible. Elle ne peut pas en savoir autant. Et tu ne parles pas de ce qui est écrit dans ces maudits dossiers, ou du portrait qu'on a dressé en t'observant entre ces murs, tu parles du vrai Jason, de qui tu es réellement.  Mais le plus perturbant, le plus incroyable dans tout ça, c'est à quel point elle croit en toi. Elle est la première à te donner une chance. La première à te regarder autrement qu'un homme sans avenir. Tu y vois de la douceur, de l'espoir, et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, de l'amour. Si bien que tu te dois de détourner les yeux avant de te perdre dans les siens. Est-ce qu'elle a raison ? Est-ce que tu pourrais survivre à l'extérieur ? A l'écouter, c'est une évidence. « Je... » Trop tard. Elle a pris le dessus. Tu ne peux plus lutter contre elle. Tu n'en as même plus envie. Il se dégage trop de choses de Diana Prince, trop pour que tu puisses résister. Pour la première fois depuis que tu es venu au monde, quelqu'un t'incite à avoir confiance en toi-même. Bien sûr que tu veux quitter cette prison, bien sûr que tu veux redevenir maitre de ton destin. T'aimerais te construire un futur, ne plus renoncer à tous ces traits blancs que tu as laissé sur les murs de ta cellule. Elle a raison, si tu restes ici trop longtemps, tu finiras par crever, comme tous les autres. Si tu es encore en vie aujourd'hui, c'est parce que tu as appris les règles très tôt, et que tu t'en es servie à ton avantage. Toujours un as dans la manche, t'as réussi à te faire respecter un minimum des caïds de ce trou. Mais pour combien de temps ? Combien de temps encore avant que tu ne commettes ton premier faux pas ? Ou pire, que toutes forces t'abandonnent, au point d'être résigné, et de réellement vouloir finir tes jours ici ? Tu ne veux pas de cet avenir. Tu veux au contraire, devenir quelqu'un. Diana peut t'offrir cette chance, serais-tu assez idiot pour ne pas la saisir ?

Le mystère s'épaissit. A demi-mots, elle t'avoue ne pas être une avocate. Vous cessez tous les deux de prétendre le contraire. Ces faux papiers sont la preuve même qu'elle n'est pas qui elle prétend être. Mais alors, qui est-elle ? Elle te fait assez confiance pour t'offrir une échappatoire. Et pire – enfin, pas selon ton point de vu personnel – de t'accompagner une fois dehors. C'est la promesse qu'elle vient de te faire, pas vrai ? Celle de ne pas t'abandonner. D'être là pour toi d'une façon ou d'une autre. Et c'est exactement ce qui finit par te convaincre. A elle seule, elle vient de te donner l'envie de tenter ta chance à l'extérieur. Si elle est là, tout sera beaucoup moins effrayant. Tu masques un sourire en baissant la tête. Une femme compliquée, c'est une évidence. Mais ce n'est pas ainsi que tu la définirais. Pour toi, elle vient de devenir une porte vers quelque chose de plus beau. Et bientôt, tu vas réellement croire qu'elle est ton ange-gardien. « Cinq mille putain de dollars ?! » Les yeux écarquillés, tu ne parviens pas à réaliser tout ce que cette entrevue vient de t'apporter. Et si tu le pouvais, si tu l'osais, tu lui attraperais la main pour qu'elle reste encore un peu. Cette femme vient de mettre du mercurochrome sur ton cœur amoché, et t'as l'impression de ne pas en avoir encore eu assez. C'est déroutant. C'est comme planer après s'être injecté de la merde d’héroïne dans le bras. Cette présence, aussi brève fut-elle, est devenue une drogue, et le manque se fait déjà ressentir, sans que tu ne parviennes à expliquer pourquoi. C'est au-dessus de ta compréhension. C'est un lien secret qui transcende tout ce que tu es en mesure de comprendre. « Themyscira... » Sans la quitter du regard une seule seconde, tu répètes après elle le nom de son île paradisiaque. Tu n'en as jamais entendu parler, pourtant... pourtant c'est comme si tu avais déjà été. Tu sais qu'elle ne te l'a pas dit par hasard. Et pour une centaine de raisons. Quand elle part, le silence devient brutal. Plus qu'il ne l'a jamais été.

Assis à ta table pour le diner, tu sais que la présence de Diana a attiré l'attention. Et que ce n'est qu'une question de temps avant le premier débordement. Celui qui ouvre les hostilités n'est pas des moindres. Une armoire à glace de presque deux mètres, et qui doit peser pas loin de 150 kilos. Il sait qu'il a l'avantage sur n'importe lequel d'entre vous, c'est pour cette raison qu'il est toujours le premier à chercher la merde. En soit, un mec pas bien courageux, et à qui tu ne portes généralement aucune attention. « Elle est bonne ta gonzesse, Todd. Tu fais tourner ? » Le regard fixé droit devant toi, tu pioches dans ton assiette des morceaux de céleris. La colère monte très vite, très très vite, mais tu as une très bonne raison de ne pas te battre. Il s'attendait à ce que tu frappes tout de suite, tu ne le fais pas, tu restes impassible. Parfois, l'ignorance est la meilleure des armes, mais rarement avec ce genre d'abrutis. La seconde charge est imminente. « Je lui écarterais bien un peu les jambes, préviens-moi quand elle revient. Tu pourras regarder si tu veux. » Quand tu tournes enfin la tête vers lui, c'est le regard dépourvu de toute trace d'humanité. Tu es un animal sur le point de bondir sur sa proie et d'y planter ses griffes jusqu'à ce que mort s'en suive. Tu aimerais le faire. Oh oui tu aimerais. Mais si tu te bats contre lui, t'es bon pour l'isolement. Et là bas, les visites sont strictement interdites. Tu refuses de la manquer. Tu veux la voir. Tu ne peux pas faire cette connerie. D'un geste étonnamment lent, tu fais tomber ton assiette de purée sur sa jambe, avant qu'elle ne rebondisse sur son pied. « Oups. » La réaction ne se fait pas attendre, il te soulève par le col de ta tenue et te plaque contre la table. Ton dos déjà douloureux t'arrache une grimace, mais ce n'est rien en comparaison de la rage que tu éprouves. « Sale petite merde tu vas payer pour ça ! » Il te met un coup de tête, tellement fort qu'il manque de te faire perdre connaissance. L’arête de ton nez éclate sous le choc, tu sens le goût du sang couler jusque dans ta bouche. « Ôte tes sales pattes de moi ! » Avec une agilité que tu ne soupçonnais pas, tu parviens à te dégager de son emprise. Il t'attend, il veut que tu te battes, mais tu ne feras rien. Là, tu penses à Diana, à sa prochaine visite. A son regard. A ce sourire triste dont tu ignores encore l'origine. A tout ce qu'elle est mais qu'elle ne te dit pas encore. Aujourd'hui, tu te bats, mais seulement contre toi-même, contre ta propre colère, pour cette femme. Tu parviens à esquiver le plus gros de l'impact de son poing, mais pas suffisamment, et c'est ton arcade qui encaisse son dernier élan de force. Les gardiens ne sont toujours pas là. Enfin si, ils le sont, mais le spectacle les amuse. Ils vont vous laisser jouer encore un peu. « Bats-toi, lâche ! » Tu craches du sang à ses pieds, tout en hochant de la tête. Il peut frapper autant qu'il le veut, tu n'iras pas à l'isolement ce soir. Et si tu dois tenir toute la nuit comme ça, tu le feras.

A l'infirmerie, on panse la plupart de tes plaies. Plusieurs points de sutures, un nez cassé, des hématomes, et une respiration sifflante. Rien que tu ne pourras pas surmonter. Il a fini en isolement pendant une semaine, pas toi. Quelque part, c'est une victoire. Avant d'aller te coucher, il te reste une dernière chose à faire. Le papier est taché de sang mais tu parviens quand même à y lire les numéros. Après cette bagarre, on t'a autorisé à appeler ton avocate. A l'autre bout du combiné, tu espères que Diana répondra. Et quand tu entends enfin sa voix, tu souris, malgré la douleur qu'il t'inflige. « Bonsoir, c'est Jason Todd. Pardonnez-moi de vous déranger aussi tard. Est-ce que l'offre tient toujours ? Vous avez la possibilité de passer à la prison demain ? » Questions purement rhétoriques, tu sais qu'elle viendra. Elle, elle ne te laissera pas tomber. Quand elle accepte, tu souris à nouveau. « Quand vous êtes partie, j'ai cherché Themyscira dans les livres de la bibliothèque, mais je n'ai rien trouvé. » Sans surprise. Tu ne t'attendais pas à trouver quoi que ce soit. Mais tu sais que ce n'est pas un mensonge. Cette île fait juste partie de son mystère. « Mais c'est pas plus mal. Comme ça, je vais pouvoir me l'imaginer. » Tout à l'heure, quand tu rejoindras le sol de ta cellule. Tu as déjà des milliers d'images en tête. « Je suis désolé, je n'ai pas beaucoup de temps. Bonne nuit, Diana. » Une fois le combiné raccroché, t'as un pincement au cœur. Comme si c'était auprès d'elle que tu étais censé être. Quelle idée folle et stupide.

***

Quand tu entres dans la salle du parloir, menottes aux poignets, tu vois son visage se décomposer à ton entrée. Ce n'est probablement pas dans cet état qu'elle pensait te retrouver. Tandis que le gardien t'attaches à la table, tu tentes de la rassurer. « Je vais bien. C'est impressionnant mais en vérité c'est pas grand chose. » Pour le reste de ce que tu as à lui dire, tu attends d'être seul avec elle. Et quand la porte se claque enfin, tu lui adresses un sourire sincère. « Je suis content de vous revoir. » Et bien plus que tu ne l'aurais imaginé. Ou que elle puisse l'imaginer.

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Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Ven 13 Juil - 0:11

take my heart when you go
jason & diana


Diana a un peu moins de quarante-huit heures pour organiser un peu mieux sa vie, aussi provisoire soit-elle, dans ce monde. Si elle espère que Jason lui téléphone plus vite, elle doit aussi se faire à l'idée qu'il puisse avoir besoin de temps. Chaque minute sera plus longue que la précédente, elle va devoir se faire violence pour ne pas se précipiter de nouveau à Blackgate. Le cœur lourd, elle retourne à son appartement de Metropolis. Ou plutôt, son fantôme, l'endroit n'a plus rien à voir avec le cocon chaleureux qu'elle s'était créé. Peut-être parce que sans Superman, cette ville ne vaut pas mieux que Gotham. Elle s'installe sur le canapé qui sent encore le neuf, devant son ordinateur. Jason retrouvé, elle se met sur la piste de la Ligue de Justice. Elle va avoir besoin d'alliés pour remettre le monde à l'endroit, c'est une tâche qu'elle ne pourra pas accomplir seule. Bruce n'a pas perdu ses parents, mais sa femme et son enfant. Diana grimace en lisant l'article du Daily Planet relatant l'incident, c'est comme s'il était condamné à vivre un drame quel que soit le monde. Ainsi, la chauve-souris qui sévit à Gotham semble dépourvu de morale. Il ne se souvient pas. Clark Kent ne renvoie à rien, Superman non plus. Où que Kal-El puisse être – s'il est bien sur Terre – il n'est jamais devenu un héros, sinon il aurait été le premier à venir la retrouver. Elle fronce les sourcils lorsqu'elle déniche un article du dark web mentionne le crash d'un vaisseau extraterrestre dans une province d'Ukraine il y a trente-quatre ans. Il ne se souvient pas. Elle ne trouve rien qui mentionne Arthur ou Atlantis, elle en conclut donc qu'il n'est jamais devenu ni roi, ni héros. Il ne se souvient pas. Les dents serrées, Diana recherche Barry. Elle ne trouve rien qui le mentionne, les articles faisant du meurtre de sa mère une saga criminelle n'existent plus. Selon toute vraisemblance, Barry n'a jamais été traumatisée par la mort de Nora et l'emprisonnement injuste de Henry, et il est fort possible qu'il n'ait jamais mis les pieds à Star Labs. Il ne se souvient pas.

Elle referme l'ordinateur portable sèchement. Elle ne recherche pas Hal, J'onn, Oliver et les autres. Peut-être est-ce une erreur, elle ne peut pas être la seule à se souvenir... N'est-ce pas ? Elle secoue doucement la tête. Elle attrape son téléphone et cliques sur le nom de son frère. Elle raccroche quand elle comprend qu'il ne lui répondra pas, et manque de lancer l'appareil contre le mur en face d'elle. Diana se sent plus impuissante que jamais et elle déteste cette impression. Elle n'a pour le moment personne à tenir responsable, et ne peut pas simplement frapper... Quoi, le temps ? La réalité ? L'amnésie qui touche tellement de gens ? Il n'y a pas d'ennemi concret devant elle, rien qu'elle ne puisse vaincre de quelques coups d'été habiles. Être la championne des Amazones ne lui sert maintenant à rien, elle nage en eaux troubles et commence à craindre la noyade. Ophelia lui manque terriblement, l'imaginer dans les bras d'une autre lui serre le cœur. Sur Themyscira, elle est en sécurité, mais la séparation est plus que douloureuse, c'est un déchirement de tous les instants. Elle ne doute pas que Venelia prenne soin d'Ophelia comme si elle était sa propre fille, mais... Elle ne connaît pas sa berceuse préférée, elle n'a pas l'odeur de sa mère. Elle ne pourra pas la rassurer comme elle le fait à chaque fois qu'elle pleure, elle ne pourra pas comprendre la moindre de ses grimaces... Quand son téléphone sonne, Diana essuie ses yeux humides d'un geste rageur et s'éclaircit la gorge pour ne pas répondre d'une voix tremblante. Son cœur loupe un battement quand elle reconnaît la voix de Jason à l'autre bout du fil. « Bien sûr. Je viendrai demain à la même heure. » C'est une perte de temps. Tout cela est une perte de temps. Elle aurait dû s'en tenir à la facilité et se contenter de faire sauter le mur de sa cellule. Mais il y a tellement de colère en elle qu'elle aurait pu faire s'effondrer le bâtiment tout entier. « Themyscira n'est mentionnée que sur les très vieilles cartes. Comme si elle avait été oubliée. » Cachée, plutôt. Mise à l'abri de l'humanité et ses travers. Diana secoue la tête comme si Jason pouvait la voir, persuadée que si c'était ce monde là qu'elle avait trouvé en quittant son île, elle y serait retournée la queue entre les jambes comme un animal penaud. Elle aimerait lui demander s'il va bien, mais il doit déjà raccrocher. Comme un automate, elle lui souhaite de passer une bonne nuit. Diana, elle, ne parviendra pas à trouver le sommeil. Wonder Woman va réapparaître à Gotham.

✸✸✸

Diana tapote nerveusement la table du bout des ongles. Qu'est-ce qui peut prendre autant de temps ? Elle fronce les sourcils en se remémorant le sourire pervers et satisfait d'un prisonnier  obèse, comme s'il savait quelque chose qu'elle ignorait. Elle soupire et replace une mèche de cheveux derrière son oreille. Cette fois, pas de coiffure élaborée qui ne lui ressemble pas, ses cheveux cascadent naturellement en boucles noires de chaque côté de son visage. Elle a laissé sa robe tailleur de côté et opté pour un pantalon en cuir et un chemisier de soie bleu et des bottes plus confortables que des escarpins. Même ainsi elle dénote avec son environnement. Un chien avec un nœud papillon aurait fait un avocat crédible à Blackgate. Elle raye la table de ses ongles, le métal grince mais lui oppose autant de résistance qu'une motte de beurre. D'un petit coup, elle pourrait faire voler en éclats les pieds de la table. Rien ne la retient ici, et pourtant elle se sent comme un fauve en cage.  Cet endroit pourrait rendre n'importe qui claustrophobe. Quatre murs gris et sales, pas de fenêtre. Un air lourd, humide et nauséabond. Prenez une profonde inspiration, et c'est le haut le cœur assuré.

Elle se retourne quand la porte s'ouvre enfin, et a immédiatement l'impression de ressentir toutes les émotions existantes en quelques secondes. Stupeur, rage, angoisse, et douleur se mêlent quand elle découvre le visage abîmé de Jason. Elle est devenue pâle, mais sa pâleur est celle d'une femme qui se retient d'exploser. Son regard s'est assombri, elle assassine le garde du regard, si bien que celui-ci se dépêche de quitter la pièce. « Ne me mens pas. » Au diable les apparences. Elle est incapable de prétendre croire à son mensonge, quand tout sur son visage contredit ce qu'il lui dit. Son arcade a mal été recousue, elle saigne encore. Il ne semble pas s'en rendre compte, mais Diana suit du regard une goutte de sang qui coule lentement sur sa tempe. Il lui faut plusieurs secondes pour retrouver un semblant de contenance, mais la colère ne quitte pas son regard. « Je suis contente que vous ayez accepté ma proposition. » Elle a envie de tendre la main pour essuyer le sang qui coule, et pour ensuite arracher les chaînes qui l'entravent. Elle passe une main dans ses cheveux et récupère une pochette dans son sac. Elle en sort une feuille de papier vierge et un stylo qu'elle lui tend. « Le juge qui vous a condamné était corrompu, et celui qui l'a remplacé a bien étudié votre dossier et admis que les preuves n'étaient pas concluantes. Tout ce qu'il me faut, c'est votre témoignage concernant cette nuit là. Votre vrai témoignage. L'enquête ne sera pas réouverte, la mort d'une petite frappe de Gotham n'intéresse plus personne par les temps qui courent. Votre... mère... » Elle crache le mot avec dédain. Quand bien même l'enquête serait un jour de nouveau étudiée, elle n'aurait que ce qu'elle mérite. « Elle ne risquera rien. Et vous, vous pourrez être sorti d'ici la fin de la semaine. Ce serait une bonne chose. » Elle esquisse l'ombre d'un sourire. « Je vous aurai bien emmené à l'hôpital pour votre première visite d'homme libre, mais il vient de fermer. » Elle lance un regard furieux à la caméra qui les observe, comme si leur intimité était violée. Elle a envie de hurler. « Quelques mots, et je pourrai vous faire sortir d'ici. Tout ça sera derrière vous, et vous pourrez enfin commencer à vivre. » Les mots lui écorchent la gorge. Il a déjà une vie, toute une vie avec elle.

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Age du personnage : 27 années à écumer la ville du crime.
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Profession : Plus mercenaire que justicier, tu ne te considères pas comme un héros. Toi, tu n'hésites jamais à tuer.
Affiliation : Solitaire, tu es malgré tout rattaché à la batfamily. Plus ou moins. Ta vraie famille est celle que tu t'es construite.
Compétences/Capacités :


Tu n'as aucun superpouvoir. Ton talent repose sur une maitrise parfaite des armes, l'apprentissage des meilleurs techniques de combat, l'usage de la stratégie militaire et une aisance innée pour l'acrobatie.



Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Ven 13 Juil - 20:56


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


Sa réponse est incisive, et dépourvue de toutes barrières. Ne mens pas. Comme si tu l'avais déjà fait auparavant, et qu'elle t'interdisait de le faire à nouveau, sachant pertinemment que tu cherches à l'embobiner à coups de phrases rassurantes. Cette réaction est très personnelle. Rien à voir avec le lien qu'entretient une avocate et son client. Alors qu'est-ce que c'est ? Simplement une femme qui ne supporte pas les injustices et la violence ? Ou quelque chose de plus profond encore ? Avec Diana Prince, rien n'est jamais simple, il y a toujours plusieurs couches avant de parvenir à atteindre le noyau. Au moins, ça aura eu le mérite de te couper l'herbe sous le pied, tu ne chercheras plus à lui raconter des bobards. Tes blessures sont peut-être pas belles à voir, mais tu as traversé bien pire dans cette prison, ça, c'était la vérité. La douleur est omniprésente, oui, si bien que tu ne pourrais même plus déterminer d'où elle émane, mais c'est la dernière fois que tu auras à subir ça. Tu ne lui dit pas que les dégâts auraient pu être moins importants. Que tu n'as pas cherché à te défendre, préférant subir les coups qu'en donner en retour. Si tu l'avais fait, tu ne serais pas face à elle aujourd'hui. Peu importe que ta peau te tire partout, que tu ne parviennes pas à arquer le sourcil, ou que ta respiration soit pénible, ça en valait largement la peine. Tu la sens beaucoup plus nerveuse cette fois-ci. Beaucoup plus agacée. Mais tu ne penses pas en être à l'origine. C'est ta situation, te voir ainsi, qui semble la mettre dans une rage folle. Même si elle tente de la dissimuler, elle te saute aux yeux. Et cette attention qu'elle te porte, bien que camouflée, est quelque chose que tu n'avais  plus connu depuis longtemps. Avoir quelqu'un qui s'inquiète pour toi, qui ce souci de ce qui pourrait t'arriver. Ça fait terriblement du bien d'exister. Tu écoutes ses consignes en hochant de la tête, ne perdant pas une miette de ce qu'elle t'explique. Tout à l'air très simple. Tout ce que tu as à faire, c'est dénoncer ta mère. Elle t'a assuré qu'elle ne risquerait rien, tu ne vois donc aucune raison de ne pas t'exécuter tout de suite. « Où est-ce qu'ils vont alors les gens ? » Si l'hôpital à fermer, ça signifie que beaucoup devront se rabattre ailleurs, et ça n'annonce rien de bon sur la qualité des soins. Ce n'est pas une simple question de curiosité, c'est une réelle inquiétude. Les habitants de Gotham souffrent depuis bien trop longtemps, et c'est un nouveau coup de massue qu'ils viennent de se prendre derrière la tête. C'est une nouvelle qui te donne envie de hurler.

Commencer à vivre, voilà qui donne envie. Même si tu ne sais pas trop comment tu vas t'y prendre. Il te faudra trouver un logement, un boulot, et t'insérer dans une vie en société qui t'est complètement inconnue. Ici, tout est un rapport de force. Quand on veut quelque chose, on utilise la violence pour l'obtenir. Mais dehors, il faudra t'armer de patience pour espérer retrouver ta place dans ce monde. Tu ne pourras pas te comporter comme un taulard, sous peine de te faire très vite rejeter par tous ceux que tu croiseras. Tu attrapes la feuille et le stylo, quand une goutte de sang tombe sur le papier blanc. Gêné, tu essuies rapidement les filets qui s'écoulent le long de ta joue d'un revers de la main. « Merde. Est-ce que vous avez une autre feuille et un mouchoir, s'il vous plait ? » Tu ne sais plus où te mettre, tu as sali la feuille et tes doigts sont recouverts de sang. Ce n'est pas la première fois que les infirmiers bâclent tes points, mais aujourd'hui, ça t'agace plus que d'ordinaire. Tu attrapes le mouchoir et tapote rapidement sur ton arcade douloureuse. Tu ne parviens pas à cacher les grimaces qui marquent ton visage à chaque fois que tu appuies un peu trop fort sur la blessure. Face à elle, tu te sens terriblement idiot. Entre tes traits amochés et ta tenue de prisonnier, tu dénotes entièrement avec avec son élégance – pourtant plus décontractée aujourd'hui. C'est comme rejouer un remake de la Belle et la Bête. Tu n'es pas certain de mériter tout ce qu'elle fait pour toi, mais tu ne peux qu'admettre vouloir foutre le camp d'ici le plus rapidement possible. Ta seule crainte, c'est de la voir partir trop tôt une fois que tu seras dehors. Car de toute évidence, si elle représente pour toi une bouée de sauvetage dans un océan d'incertitudes, pour elle tu es un poids qu'elle trainera à ses pieds. Et tu comprendrais qu'elle s'en déleste. Après tout, elle a probablement une famille et des amis, elle ne pourra pas te consacrer tout son temps. Ce sera à toi de te prendre en main le plus tôt possible, pour ne pas devenir son boulet personnel. Le sang essuyé, tu glisses le mouchoir dans ta poche, pour ne pas le laisser trainer sur la table.

Sur la nouvelle feuille de papier, tu écris ton témoignage, toute ta version des faits. Que c'est bien ta mère qui a assassiné son époux, et que tu as choisi d'avouer le meurtre pour la protéger. Que tu n'as poignardé ton père une seule fois, et que tu es entièrement innocent du crime pour lequel tu as été condamné. A la fin, tu signes de ton nom. Quand tu lui rends le papier, tu espères que c'est assez lisible. Tu n'as pas pour habitude d'écrire d'aussi gros paragraphes, et tu crains que ton écriture ne soit trop grossière. Mais elle semble s'en contenter. « Alors ça y est, je suis bientôt libre ? » Tu ne peux t'empêcher de sourire, un sourire franc, comme tu n'en avais plus esquissé depuis des années. Tu lui dois énormément, plus que de simples mots pourraient l'exprimer. Il y a encore deux jours tu pensais finir tes jours dans cette prison, et voilà qu'aujourd'hui tu es sur le point d'être libéré, de retrouver le monde extérieur. Qu'est-ce que tu vas faire en premier ? Aller manger un vrai repas ? Aller voir un film ? T'extasier dans un supermarché ? Il y a tellement de choses que tu as envie de faire. Tout ce à quoi tu as renoncé. « Merci infiniment pour tout ce que vous faites pour moi. » Ta reconnaissance est immense et éternelle. Ton ange-gardien est venu te libérer de tes chaines. Tu te sens terriblement frustré d'avoir ces menottes au poignet, t'aimerais pouvoir t'exprimer autrement, plus amplement et sans aucune entrave. « Qu'est-ce que vous me conseillez de faire en premier quand je serais dehors ? » Tu lui souris, suspendu à ses lèvres, attendant qu'elle te parle de tout ce qu'il est possible de faire quand on est un homme libre. « J'ai envie de manger un énooooorme burger. » De tes mains, tu mimes le plus gros burger du monde, à l'image d'un enfant surexcité le matin de Noël. C'est un rêve qui va se réaliser. Mais un début de rêve que le gardien vient interrompre. « Todd, on t'attend pour la lessive. » Agacé, tu te consoles avec l'imminence de ta sortie. Il te libère de la table, un sourire impossible à faire disparaître de ton visage. « A bientôt, Diana. » La prochaine fois que tu la verras, il n'y aura qu'elle et toi.

Dans la laverie, la tête dans les nuages, tu ne remarques pas tout de suite les deux hommes qui se rapprochent de toi. L'un d'eux t'attrape brutalement l'épaule pour venir te parler à l'oreille. « On sait qui elle est. Demain, elle est morte. » Tu te dégages violemment de l'emprise, tout en dévisageant l'homme qui a proliféré la menace. Des partenaires du gros balourd qui a été envoyé en isolement. Une vengeance très personnelle. Les iris enflammées par la colère, tu te te rapproches de lui, pour lui cracher toi aussi les mots au visage. « Si vous la touchez, vous êtes morts. » Bien qu'ils ne seront pas ceux qui s'attaqueront à elle, tu sait que ce n'est pas du bluff. C'est ainsi que ça fonctionne à Blackgate. Personne n'est inatteignable, que ce soit dedans ou dehors. Ils trouvent toujours un moyen de contacter leur bande et de mettre leurs menaces à exécution. D'une façon ou d'une autre, ils sont parvenus à remonter jusqu'à elle, en la faisant suivre ou en mettant la main sur son adresse. Qu'importe la façon, Diana est en danger de mort, et toi t'es là, incapable de lui venir en aide. Tu balances les tenues de détenus propres, avant de courir hors de la salle, leurs ricanements en fond. Ces tarés sont réellement capables de s'attaquer à une innocente pour t'atteindre. C'est ça, la folie de Blackgate. Quand tu croises un gardien, tu n'as pas le temps d'adoucir ton ton, et tu l'interpelles sans formalité. « Je dois appeler mon avocate. C'est urgent. » C'est presque un ordre, et tu sais que ce n'est pas de cette façon que tu obtiendras quoi que ce soit. « T'attendras demain Todd, t'es pas à la maison ici. » Bien. Ils s'imaginent pouvoir t'empêcher d'agir ? C'est très mal te connaître. D'une manière ou d'une autre, tu ne laisseras personne l'approcher.

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Age du personnage : Cinq millénaires se sont écoulés, mais Diana demeure inchangée, épargnée par les ravages du temps.
Ville : Gotham ou Themyscira.
Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Sam 14 Juil - 22:46

take my heart when you go
jason & diana


Diana quitte la prison avec un ressenti étrange. Elle est partagée entre l'amusement et l'amertume, entre le rire et les larmes. Certaines choses ne changent jamais, peu importe l'univers, Jason conserve un goût prononcé pour les burgers. C'est à la fois rassurant et frustrant, mais c'est surtout une cruelle ironie. La nuit avant que tout ne change, il lui a finalement raconté d'où lui vient cette affection particulière pour ce plat, qu'elle a tant de fois espéré qu'il laisse un peu de côté pour manger quelque chose de plus sain. Et aujourd'hui, il se souvient de son plat préféré mais pas d'elle. Quelque chose d'insignifiant a soudain plus d'importance dans sa vie qu'elle, que leur fille, que toute la vie qu'ils ont construite. Alors même si c'est stupide, Diana se surprend à être jalouse et à maudire le destin. Elle doit se faire violence pour reprendre ses esprits et jouer son rôle d'avocate une dernière fois, aussi risible que ce soit. La loi ne semble plus avoir aucune importance dans cette société, elle n'est plus qu'un moyen de pression comme un autre. Mais elle veut faire les choses bien, donner du  poids aux déclarations de Jason. Elle a lu et relu sa confession, chacun de ses mots la frappant au creux de l'estomac, elle est révoltée qu'une femme puisse avoir agi ainsi et s'être prétendu mère un jour. Le juge n'a pas beaucoup de temps à lui accorder, mais Diana ne le lâche pas avant d'avoir la certitude que Jason soit libéré le plus vite possible. En fin de compte, elle ne sait pas s'il consent à faire sortir Jason de Blackgate parce qu'il est persuadé de son innocence, ou simplement pour qu'elle le laisse tranquille. Peu importe, tout ce qu'elle veut c'est qu'il retrouve la liberté qu'il n'aurait jamais dû perdre le plus vite possible. Quand elle quitte le tribunal, Diana croise le regard d'une jeune femme qui semble choquée lorsqu'elle la voit. Pendant une seconde, elle se demande s'il est possible qu'elle l'ait reconnue, mais elle disparaît vite dans une salle d'audience.

Dans les rues de Gotham, moins d'une heure avant le couvre-feu, il ne faut que quelques secondes à Diana pour comprendre qu'elle est suivie. Il faut dire qu'ils ne sont pas très discrets, un troupeau d'éléphants se déplace sans doute avec plus de légèreté que ces quatre là. Elle lève les yeux au ciel avant de bifurquer dans une ruelle qu'elle sait être terminée par un cul-de-sac. Elle imagine sans mal ses poursuiveurs se frotter les mains à l'idée de la coincer. Les imbéciles, ils n'ont pas la moindre idée de ce qui les attend ! Ce n'est pas leur jour de chance, elle a les nerfs à vif et risque fort de ne pas faire preuve de ménagement avec eux. Mais sans doute ne le méritent-ils pas, il faut être un lâche doublé d'un pervers pour vouloir s'en prendre à une femme seule, sans la moindre raison et en bande. Diana dépose son sac contre un mur et les attend les bras croisés et les sourcils froncés, pas le moins du monde intimidée. « Vous cherchez quelque chose, messieurs ? » Elle se retient de ricaner lorsqu'elle remarque que le plus balourd d'entre eux tient un couteau. Puis elle imagine une innocente jeune femme ne disposant pas de ses capacités être prise au piège, menacée par le couteau, malmenée, torturée et tuée. Juste parce qu'ils la trouvaient à leur goût, juste parce qu'ils s'ennuyaient. Son regard s'assombrit. « Vous feriez mieux de faire demi-tour tant que je vous en laisse l'occasion. » Évidemment, ils se moquent, leurs regards graveleux sont débordants de misogynie. Bien sûr, comment une femme pourrait leur poser la moindre menace ? Comment considérer une femme autrement que comme une proie potentielle ? « Si vous possédez une once d'intelligence, fichez le camp. Après, ce sera trop tard. » « Jamais tu la fermes, pétasse ? » Ah, voilà le vocabulaire si fleuri  de ces gens là. « Vous l'aurez voulu, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenus. » Diana affiche un petit sourire. Le sourire d'une guerrière qui sait très bien qu'elle en aura fini avec le quatuor d'imbéciles en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Bien sûr, ils ne s'en doutent pas. Ce soir sera une douloureuse leçon pour eux.

L'homme au couteau se jette sur elle en premier, crachant plusieurs insultes en même temps qu'il s'approche. Diana esquive sans peine ses coups, puis quand elle se lasse, elle laisse la lame se briser sur son avant-bras. « Qu'est-ce que... » « Mauvaise qualité, peut-être ? » Elle l'attrape par le col et le lance contre le mur, il s'assomme sur le béton quand il retombe au sol. Elle hausse un sourcil, presque déçue. C'est tout ? Elle soupire, exaspérée, et lève les yeux au ciel quand elle entend le cliquetis d'un cran de sécurité que l'on retire. « Allez-y, videz vos chargeurs. Voyez un peu si vos balles sont efficaces. » « Ta gueule ! Tu vas voir, on va te... » Elle n'a pas besoin d'entendre le reste de sa phrase, elle sait ce qu'il voulait lui faire. La menacer, sans doute abuser d'elle, la tuer pour la faire taire ensuite. Une tactique de déchets de l'humanité, dont trop de femmes ont été les victimes. L'un d'entre eux tire, mais la balle ne fait que ricocher sur sa joue. Puis une seconde, et une troisième, et ainsi de suite, jusqu'à ce que les trois imbéciles encore debout se mettent à paniquer comme les véritables lâches qu'ils sont en essayant de recharger leurs armes. Diana ne leur en laisse pas l'occasion, elle en attrape deux et cognent leurs crânes ensemble, ils tombent comme des poupées de chiffon. Le dernier essaie de s'enfuir, mais Diana le rattrape sans même avoir à se presser. D'un bond, elle l'emmène sur le toit d'un immeuble et le laisse suspendu dans le vide. « Un nom. » Il gigote comme un ver et pleure comme un enfant. Pathétique. « Un nom, j'ai dit. Mon bras commence à fatiguer. » Elle fait mine de le lâcher et ô, misère, l'homme mouille son pantalon. Elle aurait pu en rire si elle n'avait pas été aussi furieuse. « B... Big Billy ! Le caïd de Blackgate, il a dit qu'on devait vous tuer... Parce que... Parce qu'un gamin lui a manqué de respect et... » Elle en a assez entendu. Elle le lâche et il hurle. Heureusement pour lui, les poubelles de la benne à ordure au dessus de laquelle elle le tenait amortissent sa chute. Elle a un petit rire. Une pourriture dans une poubelle, voilà qui ressemble à une forme de justice poétique. À sa place, elle sait que Jason les aurait tous tués sans l'ombre d'une hésitation.

De retour à l'appartement de Metropolis, Diana s'empresse de téléphoner à Blackgate pour s'assurer que Jason va bien. On lui signale avec agacement qu'il n'y a eu aucun incident et que les détenus seront bientôt reconduits à leurs cellules. Diana raccroche, et après avoir soupiré de soulagement elle va prendre une douche froide, pour se laver de cette longue journée et de la saleté de ce monde qu'elle ne supporte déjà plus. Encore une fois elle sait qu'elle ne parviendra pas à trouver le sommeil, même si la fatigue s'accumule, alors elle reprend ses recherches. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle espère trouver, mais elle cherche. Elle téléphone à son jumeau pour prendre de ses nouvelles, puis lorsqu'elle raccroche son regard est attiré par l'une des notifications de son téléphone. Émeute à Blackgate – de nombreux prisonniers abattus, d'autres en cavale. Elle reste pétrifiée pendant une poignée de secondes, avant de bondir du canapé en manquant au passage de renverser la table basse. Elle s'habille à la va-vite en enfilant un jean, un débardeur et une veste avant de se précipiter vers la porte. Elle ne sait pas combien de temps s'est écoulé entre la publication de l'article et le début de l'émeute, mais son cœur cogne violemment dans sa poitrine. Jason va bien, il est en vie, sinon elle le saurait. Mais il faut qu'elle se dépêche, qu'elle soit là pour le protéger au cas où les choses continueraient à dégénérer... Elle ouvre la porte à la volée, et manque de heurter de plein fouet... « Jason ? » Ses épaules s'affaissent d'un coup, et sur son visage la surprise et le soulagement se mêlent. Un instant d'incompréhension, avant qu'elle ne l'attrape par le bras et le tire à l'intérieur de l'appartement qui claque sèchement derrière eux. « Comment est-ce que... L'émeute ? » Elle aurait dû se douter qu'il sauterait sur l'occasion. Elle l'étudie des pieds à la tête. « Est-ce que tout va bien ? Tu es blessé ? » Sous le choc, elle ne parvient pas à détacher son regard du sien. Il l'a retrouvée.

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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Dim 15 Juil - 0:11


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


Tout a été facile. Etrangement facile. Il a suffit que tu rassembles tes alliés, que tu déclenches une bagarre, et ces idiots ont fait le reste du travail pour toi. C'est une scène commune à Blackgate, les émeutes sont nombreuses, rarement contenues sans dégâts par les gardiens dépassés. Une fois que la mèche de la violence est allumée, c'est aussi impossible que de stopper un caisson de tnt de sauter. Et si ordinairement tu préfères éviter de jouer les meneurs du mouvement, cette fois tu en as été l'initiateur. La rixe entre deux groupes s'est transformée en chaos. Chacun ayant une bonne raison de se rebeller, de prendre la fuite ou de simplement profiter du bordel pour se défouler. Toi, tu as réussi à esquiver les attaques les plus sournoises et dangereuses avec une aisance que tu ne soupçonnais pas. Comme si tu avais fait ça toute ta vie. Contrer, parer, répondre assez fort pour mettre un terme au duel, tout s'est déroulé sans la moindre accroche. Trop beau pour être vrai ? Mais peut-on réellement parler de beau quand il s'agit de déclencher l'anarchie ? Quand on sait que des vies vont être perdues ? Quand tu as pris cette initiative, cette responsabilité, tu n'as pas réfléchis aux conséquences qu'il pourrait y avoir pour les autres. Certains parviendront à s'échapper, d'autres subiront de lourdes punitions, et les moins chanceux fermeront définitivement les yeux ce soir. Mais une arme plaquée contre la tempe d'un gardien, tu n'éprouves pas le moindre remord. Diana est là dehors, en danger, et si tu ne fais rien ils pourraient l'atteindre avant toi. Quand vont-ils frapper ? A combien ? Que vont-ils lui faire ? Imaginer le pire est largement suffisant pour te donner la force de continuer ce que tu as entamé avec une détermination féroce. Tu dois sortir de là, et tu écraseras n'importe qui sur ton passage pour y arriver. Une vie contre une vingtaine d'autres, l'acte pourrait être qualifié de monstrueux. Mais même si tu es celui qui a jeté l'huile sur le feu, tu t'efforces de ne pas blesser des innocents sur le chemin de ton évasion. Tu étais si proche du but, si proche de sortir légalement de ce trou. « Pardon. » Ce n'est pas au gardien sous ton joug que tu t'excuses, c'est à Diana, qui a tout fait pour que ton dossier passe auprès d'un juge, et dont tu viens de réduire les efforts en fumée. Tu te barres d'ici plus tôt que prévu, et dans l'illégalité la plus absolue, mais tu n'as pas d'autres choix. C'est elle ou eux. Elle ou toi. Et tout est déjà décidé.

Une fois dehors, t'as conscience que ton accoutrement ne risque pas de passer inaperçu. Mais tu n'as pas le temps de t'en préoccuper. La police sera là très vite, et pire, d'autres pourraient atteindre Diana avant toi. Tu cours aussi vite que tu le peux, l'arme du gardien cachée dans ta tenue de prisonnier, et tu t'arrêtes à la première voiture stationnée que tu croises. Elle fera l'affaire. Avec ton coude tu brises la fenêtre conducteur pour prendre place à l'intérieur. Bricoler les fils pour la faire démarrer ? Un jeu d'enfant. C'est instinctif, il ne te faut pas plus de 20 secondes pour faire vrombir le moteur. Le plus incroyable là dedans, c'est que tu ne l'avais jamais fait auparavant. Que tu ne savais même pas comment t'y prendre. Tu ne sais pas ce qui se passe dans ta tête, tous ces assauts indescriptibles de savoir, de sensation, d'émotions pures. Tu n'as pas besoin de réfléchir, tu sais déjà où aller. Tu roules sur des routes qui te sont inconnues mais qui pourtant te mènent exactement là où tu veux être. Tout ce que tu as à faire c'est penser à elle, à Diana, pour que la voiture t'y amènes comme par enchantement. C'est toi qui manie le volant, mais c'est une force supérieure qui te dicte où aller, quand tourner. C'est comme si tu avais fait ce chemin un millier de fois. De Gotham à Métropolis. Tu ne connais pas ces paysages, tu n'es jamais passé par ici, mais tout t'est familier. Si tu n'étais pas focalisé sur ton objectif ce serait terriblement effrayant. Quand tu gares enfin la voiture après plusieurs kilomètres dans une rue presque déserte, tu sais qu'elle n'est pas loin. Ton cœur bat la chamade, pendant un bref instant, tu te revois ici même, sur ce trottoir, à marcher vers l'immeuble qui se trouve devant toi. C'est trop réel pour être un mirage. Ce n'est pas un rêve, c'est un souvenir. Tu connais le code. Tu connais l'étage. Tu connais le numéro de l'appartement. Quand tu te retrouves devant cette porte, tu sais que c'est elle qui ouvrira. C'est insensé, mais tu le sais. Tout est paradoxale, tout est invraisemblable, mais tu es sûr et certain d'être au bon endroit.

Tu étais probablement la dernière personne qu'elle s'attendait à voir sur le pas de sa porte. Et toi même tu peines à vraiment y croire. C'est Diana qui se trouve devant toi, alors même que tu ignorais où elle pouvait bien habiter avant de grimper les escaliers qui t'ont mené jusqu'à elle. Tu avais une chance sur un milliard. Mais il ne s'agit pas de chance, pas vrai ? « Diana. »  Tu détailles son visage, à l'affut du moindre signe de lutte ou de blessures, mais tu ne vois rien. Elle est exactement comme tu l'as laissé tout à l'heure. Elle va bien. Et alors tu te détends enfin, le soulagement est énorme, tes épaules retombent en même temps que l'angoisse accumulée. Elle te tire à l'intérieur, la porte se referme derrière vous. Elle a des questions à te poser, rien de plus normal. Tu es ici, chez elle, alors que tu devrais encore être enfermé à Blackgate. Mais qu'elle ne te demande pas comment tu l'as trouvée, parce que là t'en as aucune foutue idée. « Je suis désolé, fallait absolument que je sorte. Je n'avais pas le choix, ils ont menacé de s'en prendre à toi. » Tu ne le dis pas clairement, mais tu lui fais comprendre que tu es entièrement responsable de ce qui s'est passé ce soir à Blackgate. L'émeute, les conséquences, tout est de ta faute. Est-ce que tu regrettes ? Non. Mais tu espères ne pas l'avoir déçu. Tu ne veux pas lire une quelconque déception dans son regard. « Je vais bien. » Machinalement, et comme si tu en avais le droit, tu t'approches d'elle pour prendre son visage délicatement entre tes mains. Tu n'as plus de chaines. Tu es libre de tes mouvements et de tes actes désormais. « Toi aussi, tu vas bien. Mais ils peuvent encore arriver. Big Billy a envoyé des gars à tes trousses pour se venger de ce que je lui ai fait. » Si elle est encore intact, c'est parce qu'ils n'ont pas encore attaqué. Qu'ils viennent, t'es là, tu les attends. Tu sors l'arme de sous ta tenue et la dépose sur la table. Avec ça, tu pourras la protéger. Maintenant que tu es là, que tu l'as trouvé, ils ne lui feront aucun mal. Et ils regretteront d'avoir proféré de telles menaces à son égard.

Tu prétends aller bien, mais en réalité, ce n'est pas vraiment le cas. Tu es perdu. Complètement paumé. Des milliers de choses traversent ta tête, elle te fait mal, tu la prends entre tes mains. Comment tu es parvenu à la trouver ? Comment ?! Tu prends une profonde inspiration avant de retrouver son regard. « Je savais exactement où aller pour te trouver. » Est-ce qu'elle va te prendre pour un fou ? Pourtant tu ne l'es pas, tu le sais ! Elle ne t'a pas donné son adresse, elle ne t'a même pas dit dans quelle ville elle résidait. Tu ne savais absolument rien, et tu ne sais toujours rien. Tu es juste... là. Parce que ce que tu as ressenti pour elle à l'instant même où elle est entrée dans ce parloir t'a conduit jusqu'ici. Cette force, cette évidence, tu la sens encore maintenant, mais tu ne parviens pas à l'expliquer. Tu secoues la tête plusieurs fois pour t'ôter tous ces points d'interrogations de l'esprit. Il faut que tu sois entièrement concentré si tu veux avoir une chance de venir à bout des sbires de Big Billy. Ce n'est pas le moment de flancher, pas après tout ce que tu as fait ce soir pour la retrouver. « Je suis un fugitif. Pardon d'avoir tout gâché. » Etre si près du but pour voir ensuite le château de cartes s'écrouler. Est-ce que tu as encore une chance de t'en tirer légalement ? Est-ce qu'avoir pris la fuite va te donner de bonnes raisons de retourner à Blackgate ? Tu t'en veux terriblement. Elle s'est donné tellement de mal pour t'offrir cette liberté, et toi tu n'as pas pu t'empêcher de l'arracher de force. Mais avais-tu un autre choix ? Non, aucun. C'était ça ou prendre le risque de la perdre. Et la perdre, rien que cette idée de la perdre, c'est comme sentir ton cœur se déchirer en mille. C'est fou de ressentir quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un qu'on ne connait même pas, mais c'est un sentiment qu'il est impossible d'ignorer, et c'est lui qui a guidé toutes tes actions ce soir.
AVENGEDINCHAINS

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Age du personnage : Cinq millénaires se sont écoulés, mais Diana demeure inchangée, épargnée par les ravages du temps.
Ville : Gotham ou Themyscira.
Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


Situation Maritale : Mariée à l'amour de sa vie, son âme-soeur, Jason, mère de leur premier enfant, une petite Ophelia.









MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Ven 20 Juil - 22:06

take my heart when you go
jason & diana


Pendant un instant, Diana reste immobile et silencieuse. Elle observe Jason avec un mélange de soulagement et d'incompréhension, comme si sa présence chez elle était sensée tout en étant insensée. S'il est venu jusqu'à cet appartement de Metropolis, c'est que quelque part au fond de lui, il s'en souvenait. Parce qu'il a fait ce chemin des dizaines, peut-être des centaines de fois. Gotham, Metropolis. Gotham, Metropolis. Gotham, Metropolis... C'est bon signe, cela lui donne une raison d'espérer, quelque chose à quoi se raccrocher. Il faut qu'il se souvienne. Il doit se souvenir, et le plus vite sera le mieux. Elle fronce les sourcils quand il lui confirme ce qu'elle savait déjà, des idiots à Blackgate ont menacé de s'en prendre à elle. Puis elle affiche une expression surprise quand elle réalise comment il s'est retrouvé là, quand toutes les pièces du puzzle s'emboîtent. « Je n'ai rien. Je doute que Big Billy ou quiconque me renvoie ses hommes. » Implicitement, elle lui avoue qu'elle a rencontré les hommes du caïd. Et rien ne s'est passé comme ils l'auraient aimé. Elle n'a pas la moindre égratignure, mais eux panseront leurs blessures pendant un bon moment. De quoi, elle l'espère, leur donner l'occasion de réfléchir à leurs actes. Est-ce lui qui est à l'origine de cette émeute ? Elle n'a pas le temps de le lui demander, elle se fige lorsqu'il s'approche d'elle et prend son visage entre ses mains. Elle ne s'attendait pas à un contact aussi intime aussi rapidement. Elle est troublée, parce que si le geste est familier, il y manque l'assurance à laquelle elle est habituée. Et surtout, elle est troublée parce que cela fait des jours qu'elle se languit de lui, son absence est comme un poison qui la tue à petit feu. Pire, il la touche, mais ce n'est pas vraiment lui, alors c'est comme un simple avant-goût de la vérité, c'est beaucoup sans être assez. Alors, parce que cela finit par être douloureux, Diana s'écarte de quelques pas. « Qu'ils viennent. Les quatre autres sont certainement encore en train de pleurnicher dans la ruelle où je les ai laissés après leur avoir donné une leçon qu'ils n'oublieront pas. » Elle secoue doucement la tête quand il sort une arme et la pose sur la table. « Tu n'as pas besoin de ça. Je suis parfaitement capable de me défendre. » Tout se bouscule dans son esprit, alors elle prend une profonde inspiration. « Je suis une femme compliquée. » Elle ne pensait pas l'être, jusque là. Mais dans ce monde où est les héros n'existent pas et où les pouvoirs sont bannis... Elle est même plus que compliquée. Comment annoncer à quelqu'un qu'on est une Amazone doublée d'une déesse, sans passer pour une folle ?

Elle ne sait pas quoi lui répondre quand il lui dit qu'il savait où la trouver. Ou plutôt, elle sait très bien quoi lui répondre, mais elle ne le peut pas, c'est encore beaucoup trop tôt. Il est visiblement déjà assez secoué par cette expérience, elle ne peut pas lui dévoiler toute la vérité en espérant que cela trouve tout son sens à ses yeux. « Tu n'as rien gâché. » Elle affiche un petit sourire, qu'elle espère rassurant. « Ce n'est pas comme si j'étais une véritable avocate, après tout. » D'un geste, elle l'invite à aller s'asseoir sur le canapé. Elle disparaît quelques instants dans la salle de bain, et revient avec de quoi s'occuper de sa plaie à l'arcade. Les vieux réflexe du début de leur vie commune reviennent avec une facilité déconcertante. Mais avant d'appliquer la compresse sur la blessure, elle hésite. Elle ne sait pas quelle attitude adopter avec lui. Cette amnésie est peut-être la seule chose qu'elle n'était pas préparée à affronter. Ni Arès, ni Athéna ne lui ont appris à lutter contre cet ennemi là. Et même les conseils de Zeus, elle ne sait pas comment les appliquer. Elle a l'impression d'être une piètre Déesse de la Vérité, de n'être capable de rien sans son lasso. Elle essaie de s'occuper de lui sans rien laisser paraître, mais c'est difficile. La vérité ayant toujours été au cœur de sa vie, mentir lui est presque impossible, et mentir à Jason... Elle a l'impression d'aller à l'encontre de sa nature profonde. Une fois qu'elle a terminé, elle désigne la salle de bain. « Tu peux aller prendre une douche si tu veux. Il y a aussi des vêtements pour toi. » En ce qui concerne les détails plus techniques, Diana a tout prévu. Vêtements, papiers, il y a même ses plats préférés dans le réfrigérateur. Cette organisation là est facile, tout ce qui est matériel s'achète, ce n'est hélas pas le cas pour sa mémoire. Tout le reste est tellement compliqué qu'elle ne sait pas par quel angle attaquer le problème, elle fait face à un ennemi invisible dont les faiblesses lui sont inconnues.

Quand Jason revient, elle n'as pas bougé. Elle est encore assise sur le canapé, à l'endroit exact où elle était avant qu'il ne quitte la pièce. « Si tu as faim, il y a tout ce qu'il faut, sers-toi. » L'invitation est lancée, mais elle n'est pas surprise qu'il préfère venir se rasseoir à côté d'elle. Son cœur bat furieusement dans sa poitrine, parce qu'elle sait qu'elle ne va plus pouvoir continuer à prétendre n'être qu'une inconnue altruiste bien longtemps. « Je suppose que tu as beaucoup de questions... » Elle soupire. Et elle a toutes les réponses, mais elles risquent de n'avoir aucun sens à ses yeux. « Je te promets d'y répondre sincèrement... Mais j'ai bien peur que tu ne me prennes pour une folle. » Un petit rire la secoue, mais le cœur n'y est pas. Sa lèvre tremblote et elle étouffe un sanglot en songeant à Ophelia. Elle est écartelée par des sentiments tous plus corrosifs les uns que les autres, et elle craint ne pas tarder à s'effondrer sous le poids de sa tristesse. « J'ai dit être une femme compliquée... Ce n'est pas tout à fait juste. C'est cette situation qui l'est. Je ne sais pas par où commencer. » Je suis ta femme et nous avons une fille ensemble ? J'ai 5000 ans ? Je suis une déesse, amazone et justicière ? Elle secoue la tête. « Je te connais. Depuis... Longtemps. Je sais que ça n'a aucun sens pour toi, tu es certainement persuadé que nous nous connaissons depuis tout juste deux jours... Mais je te connais. » Et rien, rien dans ce monde n'est vrai. Tout ce qui l'était a été balayé comme un château de sable par une vaguelette. Avec une facilité déconcertante, en une fraction de seconde, comme si rien n'avait jamais existé. Ou compté. « Je te connais. »

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Tu n'as aucun superpouvoir. Ton talent repose sur une maitrise parfaite des armes, l'apprentissage des meilleurs techniques de combat, l'usage de la stratégie militaire et une aisance innée pour l'acrobatie.



Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Mar 24 Juil - 21:16


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


Tu la détailles de bas en haut, l'incompréhension marquée sur ton visage encore abîmé par ta bagarre de la veille. Comment a t-elle pu venir à bout des hommes de Big Billy ? A elle seule ? Tu avais deviné les muscles dessinés sous ses vêtements, mais de là à coucher quatre criminels agressifs et entrainés, il y a un fossé gigantesque qu'elle a pourtant franchi. Tu sens tout que trop de choses t'échappent. C'est déjà bien assez perturbant d'être ici, dans un salon que tu ne connais pas mais que tu as pourtant su trouver les yeux presque fermés. Etre une femme compliquée n'est pas suffisant, bien que ce soit une évidence que tu as su percevoir dès le premier jour. Aujourd'hui, il va te falloir bien plus. Tu devrais te sentir pris au piège, parce que tu sens bien que Diana attend quelque chose de toi et qu'elle te cache énormément de choses, mais malgré tout ce mystère, tu ne ressens pas la moindre peur. Tu ne te sens pas une seule seconde en danger. Tu sais que tu finiras par trouver les réponses à tes questions. Aucune animosité ne se dégage d'elle, bien au contraire. Jusqu'à présent, elle n'a voulu que ton bien. Si tu ne t'étais pas échappé de Blackgate, elle aurait réussi à te faire sortir de là. Sans rien te demander en retour. Du moins, pas encore. Il y a beaucoup trop d'inconnues dans l'équation, il t'est impossible de résoudre le problème par toi-même ou d'avoir la prétention de dresser son portrait. C'est pour cette raison que tu dois rester sur tes gardes. Malgré ce que tu ressens au plus profond de toi-même. Malgré sa douceur apparente – qui contraste pourtant avec ce qu'elle a fait des hommes de Big Billy. Tu as appris à ne faire confiance à personne, et il va falloir bien plus que 'je suis une femme compliquée' pour que tu te sentes à l'aise en sa présence. Parce que dans ce monde, personne n'est aussi gentille qu'elle prétend l'être. « Comment... Comment t'as fait ça ? » Tu secoues la tête, comme si les idées allaient s'entrechoquer et te faire soudainement tilt. Mais non, il n'y a rien de plus que des points d'interrogations qui deviennent de plus en plus imposants. Bientôt, il n'y aura plus qu'eux.

Elle n'est pas avocate. Ça, tu le savais déjà. Mais tu apprécies l'honnêteté. Un peu hésitant, tu finis quand même par aller t'assoir sur le canapé. Quand elle revient, c'est équipé d'une trousse de premier secours. Ton arcade l'a mise hors d'elle quand elle t'a vu entrer dans le parloir, et ce soir elle cherche à réparer les dégâts que d'autres ont causé. Tu la laisses approcher, peu habitué à ce que quelqu'un s'occupe de toi avec autant de douceur. Tu t'attends à ce que ça fasse mal, mais non, il n'en est rien. Incomparable aux infirmiers de la prison. Toute cette attention, elle te perturbe. Tout autant que de la sentir aussi près de toi. « Pas avocate mais peut-être médecin ? » Tu lui souris, parvenant finalement à rire un peu de cette situation pour le moins étrange. Avocate, médecin, architecte, tu ne mises sur rien de tout ça. Sur rien de commun. Non, Diana, elle est exceptionnelle. Et ça, tu en as la certitude. C'est la seule et unique chose dont tu es absolument certain. Elle sait que tu as des milliers de questions à lui poser, tu les as là, au bout de la langue, et c'est pour cette raison qu'elle t'envoie prendre une douche. Elle a besoin de respirer. De trouver les mots qu'elle fera sortir d'entre ses lèvres et qui seront fondamentaux pour la suite de votre relation. Si relation il y a réellement. Tu as vu son mouvement de recul quand tu l'as touché. Tu as vu sa confusion. Et ça aussi tu ne le comprends pas. « Merci. » Pour l'arcade. Pour la douche. Pour les vêtements. Pour tout. Quand tu pénètres dans la salle de bain, tu ne peux t'empêcher de sourire, bêtement. Tu vas enfin pouvoir te laver sous l'eau chaude. Un luxe que tu ne pensais plus retrouver. Tu te débarrasses rapidement de tes vêtements de prisonnier, et t’engouffre dans la cabine de douche, impatient de faire couler l'eau sur ta peau. Ce sera comme laver ton passé, t'émanciper de toutes ces années emprisonné. Un nouveau départ, si on veut bien te laisser ta chance.

Quand tu reviens dans le salon, c'est vêtu d'un jean noir et d'un tshirt qui te vont parfaitement bien. Il est évident qu'elle connaissait ta taille. Tu jettes un œil vers le frigo, complètement affamé, mais encore plus avide de discuter avec elle, tu préfères te remettre assis à ses côtés. La nourriture attendra. C'est étrange, d'être vêtu comme quelqu'un de banal, de normal. Tu ne portes plus d'uniforme, ni de matricule. Tu peux enfin être toi-même. Tu es propre, dans des vêtements neufs, et bientôt tu pourras manger quelque chose de bon et à ta faim. Elle ne peut imaginer à quel point tu lui es reconnaissant. Tout ce qu'elle fait pour toi est invraisemblable. Mais il est maintenant temps d'en connaître les raisons. Tu ne vas pas pouvoir prétendre plus longtemps que cette situation est normale. Tout comme son comportement à ton égard. Tu hoches la tête. Des milliers de questions. Et tu ne sais pas par laquelle commencer. « Te prendre pour une folle ? Tu ne m'as pas pris pour un fou quand tu m'as trouvé sur le pas de ta porte. » Alors même que tu n'étais pas censé connaître cette adresse. D'ailleurs, en y repensant, elle ne t'a posé aucune question à ce sujet, comme si elle n'était pas si étonnée que ça de te voir ici. Comment pourrais-tu la penser folle après tout ce qui s'est passé depuis qu'elle est entrée dans ta vie ? T'as l'impression d'être dans le tambour d'une machine à laver, complètement secoué, sans savoir quand ça va enfin s'arrêter. « Tu... me connais ? » Tu ne comprends pas. Comment peut-elle te connaître, tu as passé la presque totalité de ton existence derrière des barreaux. Tu n'as jamais eu d'amis. Encore moins de petite amie. Tu n'as aucune connaissance, personne avec qui tu as échangé quelques mots, hormis ces folles qui s'amourachent des criminels. « Je suis désolé, mais je sais pas de quoi tu parles. » Elle te connait. Elle insiste sur ces mots. Mais c'est impossible. Tu te relèves soudainement, à la fois énervé d'être dans une telle incompréhension et agacé de ce qu'elle pourrait être. Est-ce que tu t'es fourvoyé sur son cas ? Est-ce qu'elle n'est pas du tout celle que tu imaginais ? Tu commences à faire les cent pas devant elle, un lion en cage qui vient paradoxalement d'être libéré. « T'es qui ? » Le ton que tu emploies est froid. C'est la frustration qui parle. « T'es une des tarées qui collectionne des articles sur moi ? » Cette curiosité malsaine et écoeurante envers les drames familiaux. Ces faits divers qui marquent les communautés et qui ont ensuite un impact sur le pays entier. Toutes ces femmes qui cherchent à percer le mystère, à découvrir la vérité sur ce qui s'est réellement passé cette nuit là. Ou celles qui sont tout bonnement excitées par les tueurs, par le sang. A laquelle de ces catégories elle appartient ?

Pourtant, tu sens quelque part au fond de toi-même que tu fais fausse route. Que tu sais qu'elle dit la vérité. Toi aussi t'as cette impression de la connaître depuis longtemps, alors que votre route ne s'est croisée il n'y a que quelques jours. T'es agité. T'es perturbé. Les réponses qu'elle te donne n'engendrent que plus de questions. « Comment j'ai su que tu habitais ici ? » Les accusations ont cessé, pour cette fois te focaliser sur ce qui s'est passé ce soir. Elle doit le savoir. Elle le sait forcément. Tu ne parviens pas à te remettre assis calmement à côté d'elle, alors tu continues de marcher nerveusement. « Tu me connais d'où ? Quand est-ce qu'on s'est rencontrés ? Qui je suis pour toi ? » Les questions pleuvent, tes nerfs lâchent. T'es plus perdu que tu ne l'as jamais été, et tu n'es plus certain qu'elle puisse t'aider à retrouver la bonne direction.  
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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Mer 25 Juil - 13:24

take my heart when you go
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Cette conversation sera sans le moindre doute la plus difficile de toute sa vie. Diana sait qu'elle va devoir être à la fois sincère, subtile et convaincante. Toutes ces choses qu'elle n'a aucun mal à être en temps normal, mais absolument plus rien ne l'est, normal. Tout ce qui était vrai semble ne plus l'être, et tout ce qui avait du sens n'en a plus. Avant même que la conversation n'ait réellement commencé, Diana peut ressentir la nervosité de Jason. Comment pourrait-il ne pas être nerveux ? Il pense ne pas la connaître, et pourtant il est arrivé naturellement jusqu'à leur ancien appartement. Et elle vient de lui dire et lui répéter qu'elle le connaît alors que pour lui, leur rencontre date tout juste de deux jours. Elle soupire et secoue doucement la tête lorsqu'il se relève brusquement et s'emporte. C'est une réaction naturelle chez lui, la colère pour lutter contre l'incompréhension. Et pourtant, ses mots sont terriblement blessants, elle ne pensait pas les entendre un jour de sa bouche. Il y a beaucoup de choses qui sont arrivées alors qu'elle ne les croyait pas possibles, et cela risque d'aller en s'empirant. Elle le laisse faire les cent pas devant elle, le laisse évacuer sa nervosité sans l'interrompre. Par où commencer ? Elle prend une profonde inspiration, comme pour se donner un peu de courage, avant de se lancer. « Je ne t'ai pas menti. Je suis une femme compliquée, mais pas pour les raisons que tu imagines. Je ne suis pas folle, et je ne suis certainement pas de celles qui s'amourachent de prisonniers pour répondre à un quelconque fantasme étrange. » Autant commencer par le commencement, c'est à dire elle. « Prince est le nom que je porte ici. Mais en réalité, je n'en ai pas. Pas vraiment. Si tu ne trouves pas Themyscira sur les cartes modernes, c'est parce qu'elle en a été effacée et reléguée au rang de mythe il y a bien longtemps. » Elle ne lui raconte pas immédiatement l'histoire de son peuple, elle ne lui parle pas des Amazones. Ce serait beaucoup trop d'un coup, incompréhensible au premier abord et la suite promet déjà d'être difficile à avaler. « Je ne suis pas humaine. Je ne suis pas méta-humaine non plus. Je suis... autre chose. » Une déesse ? Dit à voix haute, et alors qu'il a tout oublié d'elle et des dieux, ce serait véritablement se faire passer pour une femme bonne à enfermer. « Je peux te le prouver. » Elle se lève et va chercher un couteau dans la cuisine. Elle appuie la lame contre sa paume, mais rien ne se passe. Sa peau ne se déchire pas, aucune goutte de sang ne coule. Quand elle resserre les doigts autour de la lame, elle se brise aussi facilement que du verre et ce sont des miettes qui tombent à ses pieds. « Je suis invulnérable. Et je sais me battre. Ce caïd aurait pu m'envoyer une armée que le résultat n'aurait pas été différent. Je suis capable de beaucoup, beaucoup de choses. Je pourrai te les montrer, plus tard. » Mieux vaut ne pas lui énumérer la liste de ses capacités extraordinaires, et laisser de côté pour le moment sa filiation divine.

Parler d'elle est une chose, parler d'eux en est une autre. Elle aimerait tellement pouvoir lui dire la vérité sans détours, mais c'est impossible. Elle reste appuyée contre le comptoir de la cuisine et reste silencieuse un instant, songeuse. Elle a l'impression que quoi qu'elle dise, tout lui paraîtra insensé. « Je... Je suis mariée. J'ai une fille, elle va tout juste avoir quatre mois... J'ai dû la laisser sur Themyscira, pour venir ici, dans ce... Ce simulacre de monde que je déteste... » Ses doigts se crispent sur le comptoir ; le marbre craque. Diana se fait violence pour ne pas se mettre à pleurer de rage, une nouvelle fois frappée par l'injustice de cette situation. Presque tout ce qui comptait pour elle lui a été arraché, tout ce pour quoi elle s'est battu n'est plus... Elle a été effacée de la plupart des mémoires, et sans l'intervention de Zeus elle aurait même perdu Ophelia. À chaque fois qu'elle pense à elle, son cœur et toutes ses entrailles se serrent. Sa fille devrait être dans ses bras et pas à des milliers de kilomètres, à se demander où sont passés ses parents. D'un geste plein de colère et d'agacement, Diana essuie les larmes qui avaient commencé à couler sur ses joues. « Rien de tout cela... » Elle désigne vaguement ce qui l'entoure. « Rien de tout cela n'est réel. Ce n'est pas mon monde, ce n'est pas le tien, ce n'est celui de personne ! » Elle se mord la lèvre. Ce n'est pas le moment de perdre pied, elle le sait. Et pourtant, elle a de plus en plus de mal à contenir ses émotions, elle a l'impression d'être une grenade dégoupillée qui pourrait exploser à n'importe quel instant. « Quelqu'un... Quelqu'un a modifié le cours du temps, alterné la réalité. Cette vie que tu penses avoir eue n'est pas réelle, ce n'est pas toi... » Elle secoue la tête. « Et rien de ce que  je te dis n'a le moindre sens à tes yeux. » Elle ferme les yeux. Toutes les vérités ne sont pas faciles à entendre, mais celle-ci la fait tout simplement passer pour une hystérique. Pour quelqu'un qui se fait des illusions, pour une femme qui n'a pas le moindre sens des réalités. Alors que c'est tout le contraire, elle est bien trop consciente du mensonge dans lequel ils vivent désormais.

« Tu m'as trouvée ici parce qu'au fond de toi, tu savais où aller. Et il ne s'agit pas d'instinct ou d'un quelconque sixième sens, tu savais. Tu t'es souvenu. » Elle ne parvient même plus à le regarder. Chaque regard qu'il lui lance est comme un coup de poignard en pleine poitrine, plus douloureux encore que le glaive d'Hercule. « Mais tu m'as oubliée. Tu as tout oublié... » Pour une raison qu'elle ne s'explique pas, elle éclate de rire. La situation n'a rien de drôle, ce sont ses nerfs qui abandonnent la partie. « Tu as tout oublié ! » Son ton est à mi-chemin entre le reproche et le désespoir. Leur premier baiser, leur première nuit, toutes ces fois où elle a pansé ses plaies dans la salle de bain, leurs étreintes, leur mariage, sa grossesse, la naissance d'Ophelia... Elle n'a même plus son alliance et sa bague de fiançailles, tout a disparu. Et comme le dicton le dit si bien, il ne lui reste plus que les yeux pour pleurer. Combien d'autres vivent le même cauchemar qu'elle ? Combien de couples, de familles et de vies détruites ? « Je te connais mieux que personne sur cette maudite planète... Et toi, tu ne te souviens même pas du nom de ma fille. » Elle fait très attention à ses mots. Sa fille, pas leur fille. Parce qu'à présent, elles ne sont rien d'autre que des étrangères pour lui et leur famille un lointain souvenir.

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Age du personnage : 27 années à écumer la ville du crime.
Ville : Gotham City.
Profession : Plus mercenaire que justicier, tu ne te considères pas comme un héros. Toi, tu n'hésites jamais à tuer.
Affiliation : Solitaire, tu es malgré tout rattaché à la batfamily. Plus ou moins. Ta vraie famille est celle que tu t'es construite.
Compétences/Capacités :


Tu n'as aucun superpouvoir. Ton talent repose sur une maitrise parfaite des armes, l'apprentissage des meilleurs techniques de combat, l'usage de la stratégie militaire et une aisance innée pour l'acrobatie.



Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Mer 25 Juil - 22:01


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


Première réponse. Sa véritable nature. Qui elle est réellement. Themyscira, l'île mystérieuse dont on ne retrouve aucune trace dans les livres. Quand elle t'en a parlé, quand tu as cherché son origine en vain, pas une seule seconde tu ne t'es dit qu'elle t'avait menti. Non, tu as cru fermement en son histoire, et tu n'as rien remis en cause. Themyscira est son île, son chez elle, tu le sais. Mythe, légende, au même rang que l'Atlantide ou autres cités perdues. Tu en as lu beaucoup des récits dans ce genre là, tu n'avais que ça à faire en prison, emprunter tous les bouquins de la bibliothèque en guise de formation autodidacte. Mais entre lire ces fantaisies et y croire réellement, il y a bien plus qu'un pas. Etre prisonnier n'a jamais fait de toi un idiot ou un illettré. Tu n'as pas connu le monde extérieur, mais t'as toujours su malgré tout comment il fonctionnait, et ce qui se passait, là dehors. Créatures, pouvoirs, anarchie, dictature, il y a des gens hors du commun qui parcourent les rues et qui sont traqués par le gouvernement. Est-ce aussi insensé que Diana en fasse partie elle aussi ? Mais si elle l'est réellement, alors elle est en danger. Si Savage parvient à remonter jusqu'à elle, il cherchera à l'anéantir. Tu cesses de faire les cent pas pour la rejoindre dans la cuisine. Tu ne dis pas un mot. Tu l'écoutes, sans l'interrompre. De toute façon, tu n'es pas capable de prononcer quoi que ce soit, il y a beaucoup trop à assimiler. Sa démonstration te laisse pantois. Les yeux écarquillés, tu constates par toi-même l'étendu de ses capacités. Invulnérable. C'est le mot qu'elle prononce. Un don parmi d'autres ? Tu fixes la lame brisée sur le sol. Maintenant, tu comprends comment elle est venue à bout des hommes de Big Billy aussi facilement. Il aurait pu lui envoyer n'importe quoi, n'importe qui, elle s'en serait tiré sans la moindre égratignure. Pour l'instant, tu ne peux pas prétendre être complètement surpris, tu savais déjà qu'elle était extraordinaire. Peut-être pas de cette façon, mais Diana Prince était déjà pour toi un ange tombé quelque part du ciel. Disons que maintenant, elle est un ange capable de briser des os rien qu'avec son petit doigt.

Deuxième réponse. Elle est mariée. La nouvelle te déchire le cœur. La douleur est insensée mais très réelle. Elle émane de ta poitrine jusqu'à l'entièreté de ton corps. Elle appartient à un autre. Tu t'es fourvoyé. Pourquoi cette souffrance que tu ressens subitement est aussi intense ? Elle manque même de te faire flancher. Ta gorge se serre. Ton regard se perd. Tu encaisses l'information avec énormément de difficulté. Mais pourquoi te mettre dans un tel état ? Pourquoi t'as l'impression que ton organe vital vient d'être arraché à mains nues ? Tu pourrais hurler tant tu as mal.

Troisième réponse. Ce n'est pas ton monde. Pas votre monde. De quoi veut-elle parler ? Tout ce que tu as vécu serait entièrement faux ? Toute cette peine, toutes ces souffrances ? Elles ont façonné ton existence, fais de toi ce que tu es aujourd'hui, et tout ne serait qu'un mirage ? Quelle vie tu es supposé avoir alors ? Tu vois les larmes couler le long de ses joues. Elle a toujours eu cet air triste, Diana. Comme si on lui avait volé un morceau d'elle-même. Et c'est probablement exactement ce qu'elle ressent. Oui, tout ce qu'elle te dit n'a pas le moindre sens, mais tu la crois. Tu la crois. Elle n'est pas folle. Tu ne l'es pas non plus. Tu acceptes simplement que les choses puissent complètement t'échapper. Tu ne comprends pas mieux ce qu'il se passe dans ce foutu monde, mais tu fais le choix de te reposer sur elle, de croire en ce récit qu'elle te raconte, aussi abracadabrantesque soit-il. Parce que tu vois qu'elle a mal. Tu vois que sa fille lui manque. Et tu vois toute cette amertume dans le regard quand elle s'adresse à toi. Elle t'en veut. Elle te reproche d'avoir oublié. « Je suis sincèrement désolé de t'avoir déçu. » Tu ne sais même pas de quoi tu parles, mais c'est sincère. D'une façon que tu n'expliques pas, tu la fais souffrir. En oubliant, tu la condamnes à cette détresse. Toi, ou l'autre toi.

Quatrième réponse. T'as tout oublié. Elle. Vous. Sans t'en rendre compte, les larmes commencent à laisser un sillage humide sur tes joues. Pourquoi tu pleures ? Pourquoi sa souffrance fait autant écho à la tienne ? Pourquoi tu te sens profondément anéanti de l'entendre te reprocher d'avoir tout oublié ? Si Diana est ici, dans ce monde qu'elle hait tant plutôt que d'être auprès de sa fille, c'est parce que tu es là. Elle est venue te chercher. C'est la seule logique que tu trouves à son histoire, la seule raison qui l'aurait obligé à endurer tout ça. Tu t'approches d'elle, tu crèves d'envie de la prendre dans les bras. Mais tu n'en pas le droit. Tu n'es pas celui qu'elle a épousé. Enfin, pas vraiment. Puisque c'est toi, pas vrai, son mari. C'est ce qu'elle essaye de te faire comprendre sans que cela ne soit trop brutal. C'est la clé du mystère. Elle est venu récupérer l'homme qu'elle aime, pour le ramener auprès d'elle et de sa fille. Chaque mot qu'elle a prononcé, ils raisonnent en toi. Dans ton cœur, dans tes tripes, tu sais que c'est la vérité. Tu serres les dents, tu attrapes le bord du plan de travail. Tu veux te souvenir. Comment tu dois t'y prendre ? Qu'est-ce que tu es censé faire pour redevenir celui que tu es. Si tout ça n'est pas réel, ce que tu ressens pour elle l'est réellement. On ne triche pas avec les sentiments. C'est la seule part de rationalité dans cette mer d'incompréhension et de non sens. C'est à ça que tu te raccroches. Pas à des mots, à ce que tu éprouves quand tu la regardes. Un prénom veut sortir d'entre tes lèvres. Comme une brise qui te chatouillerait l'oreille. Un prénom qui t'es inconnu, mais qui pourtant t'es terriblement familier. « Ophelia. » Tu fronces les sourcils avant de reporter ton regard sur elle. Tu ne sais pas d'où il vient, ni comment tu es parvenu en t'en souvenir, mais tu sais que c'est le bon. Tu peux le voir à sa réaction. « Ophelia. C'est le prénom de ta fille, pas vrai ? De notre fille ? » Un fragment de mémoire transcendé par l'amour que tu lui portes. Ton enfant. Votre enfant. Une fille que tu ne te souviens pas avoir eu, au visage terriblement flou, mais elle aussi réelle. Si réelle que les larmes ne parviennent pas à s'arrêter. Ce que tu as perdu te saute en plein visage. Elle te dit que tu avais tout, et maintenant tu n'as plus rien. Tu veux récupérer les pages de ton histoire. « Je.. Je sais pas ce que je suis censé faire, Diana. » T'aimerais que ce soit facile, qu'il suffit de le vouloir pour que tout te revienne. Quelque part elle t'en veut de ne pas y parvenir, et c'est terriblement douloureux. « Qui je suis ? » Tu t'effondres comme un château de cartes, parce que tout ça, c'est beaucoup trop pour toi. Ne même plus savoir qui on est, d'où on vient. Mais le pire dans tout ce bordel sans nom, c'est tout ce mal que tu lui fais.
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Age du personnage : Cinq millénaires se sont écoulés, mais Diana demeure inchangée, épargnée par les ravages du temps.
Ville : Gotham ou Themyscira.
Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


Situation Maritale : Mariée à l'amour de sa vie, son âme-soeur, Jason, mère de leur premier enfant, une petite Ophelia.









MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Dim 29 Juil - 19:31

take my heart when you go
jason & diana


Diana ne pensait pas avoir à ce point besoin de quelqu'un un jour. Son indépendance vient d'être reléguée au rang de mythe ; c'est frustrant, humiliant, et surtout terriblement douloureux. Son monde s'est écroulé comme un château de cartes balayé par une brise légère. C'est comme si rien n'avait compté ou existé, tout n'existe plus que dans son esprit. Et le plus terrible, c'est que quel que soit le dénouement de cette intrigue, elle aura le cœur brisé. Quoi qu'il arrive, elle aura à faire le deuil d'être chers. De nombreuses plaies ont été rouvertes, sa chair est à vif et elle a l'impression de porter son cœur dans les mains. Il ne s'agit pas uniquement de Jason, mais de toutes les personnes qu'elle a un jour aimé. Hippolyte, Antiope, Venelia, ses amis de la Ligue... Ceux qui ne sont pas morts ou disparus ont été ressuscités ou n'ont aucun souvenir de leur véritable vie. Diana est comme le témoin solitaire d'une apocalypse invisible au reste du monde. Elle voit les gens vaquer à leurs occupations comme si de rien n'était, comme si elle était la seule à y voir clair. Elle sait pourtant que ce n'est pas le cas, puisque son jumeau est tout aussi lucide qu'elle. Mais combien sont-ils à n'avoir conscience de rien, enfermés dans un mensonge plus vrai que nature ? Diana a peut-être été couronnée Déesse de la Vérité, mais elle n'a pas la moindre idée de ce qu'elle est censée faire pour que cette vérité soit dévoilée au grand jour et à un nombre significatif de personne. Le titre n'est pas venu avec un manuel explicatif, il n'y a pas de règles à suivre, et ceux qui auraient pu l'aider ont disparu ou ignorent tout des maux qui les touchent. Zeus lui-même semble impuissant face à cette situation insensée, ce qui suffirait à désespérer n'importe qui. Mais Diana ne peut pas se permettre de baisser les bras, pas déjà, pas si tôt. Trop de personnes dépendent d'elle, même si elles n'en ont peut-être pas conscience. D'abord, Jason, ensuite la Ligue de Justice et à terme, le monde. Elle aura besoin d'aide pour au moins essayer de remettre la réalité sur les rails, mais elle ne pourra pas le faire tant qu'elle aura le cœur en miettes.

Elle secoue la tête et essuie ses larmes quand Jason s'excuse de l'avoir déçu ; bêtement, comme s'il était responsable de sa propre amnésie. Elle le sait, quelque chose au fond de lui se bat pour retrouver la mémoire, alors elle doit trouver le moyen de transformer cette petite flammèche d'espoir en brasier. Un frisson la traverse et elle écarquille les yeux quand il prononce le prénom de leur fille avec conviction. Ophelia. Diana hoche la tête lentement, un mélange de choc et de soulagement sur son visage. Il faut qu'elle continue à lui donner des indices auxquels se raccrocher, des éléments de leur vie suffisamment importants pour déclencher chez lui une véritable prise de conscience. Ce qu'il est censé faire ? Si seulement elle le savait... Elle prend une profonde inspiration et essaie de faire le vide dans son esprit. Il faut qu'elle se calme, qu'elle parvienne à reprendre le contrôle de la situation. Elle peut commencer en répondant à la question qu'il lui pose. Elle est sans le moindre doute la personne qui le connaisse le mieux au monde, alors elle peut lui dire qui il est. D'un geste, elle l'invite à retourner prendre place sur le canapé et vient s'asseoir à côté de lui. D'abord hésitante, elle finit par prendre ses mains entre les siennes. Elle ne s'autorise pas plus, mais elle a désespérément besoin d'un contact avec lui. Leurs étreintes lui manquent, elle meurt d'envie de le serrer dans ses bras, de l'embrasser... Elle ne s'autorisera rien de tout cela avant d'être certaine qu'il se souvienne de tout ; ou au moins de l'essentiel. Diana a au moins sa confiance, même si ce qu'elle lui dit doit lui paraître incroyable – littéralement – il la croit. Il n'a pas perdu foi en elle, c'est un net avantage sans lequel elle aurait dû redoubler d'efforts pour lui faire admettre la vérité. Cela ne facilite pas tout, mais cela lui enlève une épine du pied. « Je ne sais pas par où commencer... » Comment résumer vingt-six années de vie en quelques mots, quelques phrases ? L'essentiel, Diana, l'essentiel... « Pour pouvoir te parler de toi, il faut que je te parle de nous. » Si les rôles avaient été inversés, c'est ainsi qu'elle aurait aimé qu'il lui parle. D'eux, de leur famille, de tout ce qui compte le plus. L'héroïsme n'est plus l'aspect le plus important de sa vie depuis qu'elle est tombée amoureuse de lui, depuis qu'elle a mis Ophelia au monde.

« Tu es l'amour de ma vie. Je sais que cela sonne terriblement niais dit à haute voix. Et puisque tu n'as aucun souvenir de nous, c'est probablement... Probablement la chose la plus folle que tu aies jamais entendu. » Diana soupire en levant les yeux au ciel. « Nous nous sommes  mariés il y a un peu moins d'un an, le jour où je t'ai dit que j'étais enceinte. Tu m'avais demandé de t'épouser quelques semaines plus tôt, parce que tu ne voulais pas attendre. » Elle ne peut s'empêcher de sourire en repensant à sa demande pour le moins particulière. Pleine de spontanéité et d'impatience, exactement comme lui. C'est un souvenir heureux à une époque de sa vie où elle ne savait plus qui elle était. En lui demandant de l'épouser, il lui avait rendu son identité, l'avait aidée à reprendre sa vie en main. Un parallèle avec le présent difficile à ignorer. « On pourrait dire que les choses ont été... Plutôt vite, entre nous. Un an et demi, c'est le temps qu'il nous aura fallu pour nous marier et fonder une famille. Je ne pensais pas avoir droit à ces choses là avant que tu parviennes à me convaincre du contraire. En réalité, je suis... » C'est plus fort qu'elle, elle éclate de rire. Tellement de choses paraissent ridicules quand elles sont dites haut et fort. « Beaucoup de choses. Mais pour le monde, je suis surtout une justicière. » Cela sonne un peu moins absurde que "super-héroïne". Du moins, elle l'espère. C'est en tout cas un peu moins dur à avaler que son statut de déesse, Amazone, princesse et immortelle. « Tu l'es aussi. La plupart des gens de notre entourage le sont, nos amis comme les membres de nos familles respectives. Je ne pense pas que le véritable monde soit moins compliqué que celui-ci, mais au moins, vouloir faire le bien n'est pas puni par la loi. » Elle sourit. « Normalement. »

Diana se détend petit à petit, lui parler l'apaise. Elle ignore encore quelles seront ses réactions, mais tant qu'il voudra bien l'écouter, elle continuera son récit. « Nous nous connaissons depuis longtemps, mais nos chemins se sont séparés pendant un long moment... » Hm. À bien y songer, lui dire qu'il est déjà mort une fois est peut-être plus compliqué que de lui avouer qu'elle est la fille de Zeus, et âgée de cinq millénaires « Quand je t'ai retrouvé, tu étais... Troublé. Perdu, seul et terriblement en colère... J'ai fait de mon mieux pour t'aider à aller mieux, mais têtu comme tu es, ça n'a pas toujours été facile. » Peu importe le monde, il sera toujours une véritable tête de mule. Diana ne prétendra pas être parvenue à le changer, cela n'a jamais été son but. En revanche, elle est parvenue à... l'apprivoiser ? Comme avec un animal sauvage dont il faut gagner la confiance petit à petit, patiemment. Elle le sait très bien, il n'y a guère qu'elle qu'il écoute attentivement et sans rechigner. Sans doute parce qu'elle n'a jamais essayé de le dominer, simplement de le comprendre et de lui faire faire comprendre ce qui est ou n'est pas dans son intérêt. Il lui aura fallu beaucoup de temps pour éteindre le brasier de la violence en lui, mais elle y est arrivée. Jason sera toujours impulsif et tête-brûlée, mais leur mariage et la naissance d'Ophelia l'ont changé. Il s'est assagi, parce qu'avoir sa propre famille et un but sont deux choses qui l'ont apaisé. « Tu me dis souvent que je t'ai sauvé... Mais la vérité, c'est que tu m'as sauvée tout autant que je t'ai sauvé. Nous étions... Nous sommes inséparables. Comme les deux moitiés d'un seul être. » Comme des âmes-sœurs.

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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Dim 5 Aoû - 22:34


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


Tu ne sais plus qui tu es. C'est une bien étrange sensation que de voir toute sa vie s'écrouler sans savoir quoi reconstruire par dessus. Tous ces souvenirs qui ont façonné celui que tu es devenu sont erronés. Tu n'as pas fait de prison. Ton père n'a pas été tué par ta mère. Toutes ces horreurs que tu as traversé, elles n'ont plus à exister. Et tu as cet espoir que l'autre toi, le vrai toi, a eu plus de chance sur le chemin qu'il a parcouru. T'espères avoir été heureux. T'espères avoir eu tout ce que tu n'as pas eu dans cet univers là. Mais dans le fond, peu importe ce que te dira Diana, t'as déjà l'impression d'avoir tout gagné. Tu es marié à une femme merveilleuse, et vous avez eu une petite fille ensemble. Ophelia. Il suffit de prononcer son nom pour que tout le reste devienne dérisoire. T'es assis sur le canapé, sans la moindre idée de qui tu es réellement, mais tu t'en fiche, parce que t'es un mari et un papa. C'est tout ce que tu as toujours voulu. Quand dans ta cellule tu traçais des marques blanches sur les murs, toutes ces choses auxquelles tu as renoncé, fonder une famille a été la plus douloureuse à marquer. Celle qui t'a toujours fait le plus de mal. Tu aurais été prêt à tout sacrifier pour avoir un jour cette chance là. Et voilà qu'elle s'impose à toi. Croire tout ce qu'elle te dit sans remettre en doute sa parole ce n'est pas de la naïveté ou être aveuglé par le bonheur que tu pourrais enfin avoir, c'est un souvenir. Un souvenir lointain qui se rappelle à toi, qui raisonne comme un écho dans ton esprit. Tu sais que c'est la vérité parce que ton cœur bat pour elle. Il bat comme jamais il n'avait battu. Nous. Un frisson te parcoure le dos. Il y a toujours eu un toi, jamais de vous, jamais de nous. A l'instant où tu l'as vu, tu savais que tu en tomberais amoureux. Et même si aujourd'hui tu ne souviens pas de votre histoire, les sentiments que tu éprouves pour elle eux sont toujours là. Peu importe celui qui est responsable de tout ça, il n'a pas été assez puissant pour effacer ce que tu ressens pour cette femme. L'amour que tu as pour Diana a survécu à une histoire entièrement réécrite. Ce n'est pas retomber amoureux. C'est n'avoir jamais cessé de l'être.

Est-ce que tu as été amoureux d'elle toute ta vie ? Même si elle t'apprend que votre relation date de moins de deux ans, t'as l'impression que ce lien qui t'unit à Diana est ancré dans un passé plus lointain. Tu ne peux pas encore expliquer pourquoi ni comment, mais tu sais que tu aimes cette femme depuis très longtemps. Et si elle craint que te dire que tu es l'amour de sa vie est trop emprunt de niaiserie, toi tu n'as aucun mal à te l'avouer. Elle est l'amour de ta vie. Elle l'a toujours été et elle le sera toujours. C'est une certitude. Les doigts fermement accrochés aux siens, tu écoutes tout ce qu'elle te confie avec beaucoup d'attention. Tu décortiques ses mots, comme si l'un d'eux pourrait être une précieuse clé vers ta mémoire. Tu n'es surpris de rien, pas même du plus invraisemblable. Ce qui est un espoir solide pour la suite, non ? Tu étais un époux, un père et un justicier. Enfin, tu es. Si il y a encore quelques minutes tu étais terriblement agité, désormais tu te sens beaucoup plus apaisé. L'écouter c'est du mercurochrome. C'est un pansement. C'est comme si elle enlevait le poids que tu avais sur le cœur. Votre histoire te fait sourire. Elle est belle. Elle signifie tellement de choses. Et même si tu n'es pas encore totalement cet homme qu'elle a connu, t'es persuadé que tu aurais fait les choses de la même façon. Quand on rencontre la femme de sa vie, rien de plus normal que de tout vouloir tout de suite. Les décisions prises par le toi oublié sont des décisions que le toi actuel aurait prises également. Finalement, tu n'es peut-être pas si différent de lui. Tu te reconnais dans la façon qu'elle a de te décrire. Impatient, impulsif, têtu. Voilà des choses qui ne changeront visiblement jamais.

Elle t'a sauvé. Tu l'as sauvé. Et aujourd'hui le schéma se répète. C'est exactement ce qu'elle a fait en te sortant de cette prison. Et maintenant, en faisant tout son possible pour que tu retrouves ta vie et ta mémoire. Diana, elle ne te lâchera pas. Quand elle t'est apparue, tu pensais qu'elle était l'équivalent d'un miracle. Mais maintenant tu sais que c'est tout simplement le destin, la nature de votre relation. Vous êtes là l'un pour l'autre, toujours, et c'est l'une des évidences qui se dégage de tout ce qu'elle en train de te raconter. Cet amour que vous éprouvez rien ne peut l'arrêter. Rien ne peut le freiner. Rien ne peut s'y confronter. Que tu sois là ici ce soir est une preuve irréfutable que vous êtes en effet, inséparables. « Je sais. » Tu cherches son regard, tu glisses tes doigts entre les siens, à la recherche d'un contact plus poussé. Tu sais que vous êtes des âmes-soeurs. Serais-tu seulement là si ce n'était pas le cas ? Est-ce que tu aurais trouvé le chemin qui mène à elle ? Quand tu as conduit jusqu'à cet immeuble, t'étais terrifié. Dépassé par quelque chose que tu ne comprenais pas. Mais maintenant tu trouves ça rassurant, parce que tu sais que c'était lié à l'amour que tu lui portes. C'est ton cœur qui appelait le sien. Ton âme qui appelait la sienne. « Je crois que rien ne peut nous séparer. » Tu dis que tu crois, mais en vérité t'en es certain. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas, les sentiments peuvent en faire partie. Ils sont transcendants, hors de tout temps et d'espace. Ici ou ailleurs, ta vie est liée à celle de Diana. Cette certitude vibre dans ton être tout entier.

Pour l'instant, tout ce qu'elle te dit n'est que réalité abstraite. Mais à force de mots et de te laisser aller à ce que tu ressens au fond de toi-même, tu peux réussir à rassembler les fragments du puzzle. « Je ne me souviens pas encore de qui je suis. Mais il y a une chose dont je suis certain, c'est que je ne t'ai pas oublié, Diana. Pas vraiment. » Tu sais que c'est un peu paradoxal de dire ça tout en sachant que tu n'as pas été capable de la reconnaître quand vous vous êtes retrouvés. Mais c'est pourtant la vérité. Elle va comprendre ce que tu essayes de lui dire, pas vrai ? C'est les sentiments que tu as pour elle, ils ne se sont jamais éteints, ils ont toujours été là, et quand son regard a croisé le tien, ils se sont embrasés comme une torche plongée dans un tonneau d'essence. « Tu n'es pas obligé de me croire, mais je suis persuadé que je n'ai jamais cessé d'être amoureux de toi. Pas une seule seconde. » Il a suffit d'un coup de pouce pour que tu t'en rende compte, tout simplement. Ce n'est pas une utopie. Ce n'est pas une autre page de votre conte de fée. C'est une force inconnue que tu ressens et qui t'a mené jusqu'à elle. Tu lui fais confiance. Tu crois tout ce qu'elle t'a dit. Et quand tu la regardes, ton palpipant menace de bondir hors de ta poitrine. Tu pourrais te sentir fou, désorienté, mais ce n'est pas le cas. Parce que tu fais le choix d'écouter tout ce que te dit ton cœur. C'est probablement qu'une maigre consolation, elle qui a perdu celui qu'elle aimait, mais tu ressentais le besoin de le lui dire. Qu'elle sache que vous n'avez pas été battus. Que votre amour sera toujours le dernier debout sur une étendue de désolation. Quoi qu'il arrive.

Quand elle t'a trouvé, dans ce monde là, tu étais aussi troublé, perdu, seul et terriblement en colère. Et à nouveau, elle t'as sorti de cette obscurité. Tu ne sais pas pourquoi, mais être assis là, sur ce canapé à ses côtés, a quelque chose de familier. Comme une impression de déjà vu. Simple impression ou fragment de mémoire retrouvé ? Instinctivement, comme si tu étais guidais à nouveau par cette même force mystérieuse, tu rapproches ton visage du sien. Tu ne veux rien brusquer. Et tu ne veux surtout pas la mettre dans une situation embarrassante. Mais c'est plus fort que toi. T'as besoin de l'embrasser, maintenant, tout de suite. Miroir d'une action passée. Ta main glisse sur sa joue et tu attrapes doucement ses lèvres. Tu sais que tu n'en as peut-être pas le droit. Tu sais qu'elle a toutes les raisons de te repousser. Pourtant, tu te jettes sans réfléchir. Tu ne réécris pas l'histoire, t'es simplement en train de la relire.  
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Age du personnage : Cinq millénaires se sont écoulés, mais Diana demeure inchangée, épargnée par les ravages du temps.
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Profession : Princesse et Ambassadrice de Themyscira, Déesse de la Vérité, guerrière, membre fondateur de la Ligue de Justice
Affiliation : Les Amazones et la Ligue de Justice.
Compétences/Capacités :
Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


Situation Maritale : Mariée à l'amour de sa vie, son âme-soeur, Jason, mère de leur premier enfant, une petite Ophelia.









MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Ven 10 Aoû - 14:28

take my heart when you go
jason & diana


La façon dont Jason la regarde est déroutante. Il ne la reconnaît pas, il ne se souvient pas d'elle, mais le regard qu'il pose sur elle n'a pas changé. Mais quelque chose continuait à les séparer, c'est presque comme s'il était derrière un mur transparent. Il est là sans être là, il est lui sans être lui. Combien de temps s'écoulera avant qu'il ne retrouve la mémoire ? Pourra-t-il seulement la retrouver complètement, sans perdre le moindre souvenir ? Naïve, Diana n'imaginait pas que l'on puisse leur arracher leur histoire de cette façon. Elle pensait que leurs esprits, au moins, étaient à l'abri de toute attaque. Mais non, absolument rien dans cet univers n'est en sécurité, les menaces sont toujours plus nombreuses et toujours plus insidieuses. Et si Diana est furieuse, elle se sent avant tout impuissante. Cet ennemi là est invisible – du moins pour le moment – et elle ignore comment user de ses dons de déesse pour aider Jason à se souvenir. Quelle ironie. Après avoir rechigné à accepter ses nouvelles responsabilités, après avoir négligé l'apprentissage de ses nouvelles aptitudes, peu désireuse d'appartenir à l'Olympe davantage qu'à Themyscira, elle s'en mord les doigts à présent qu'elle ignore comment faire en sorte que Jason parvienne à retrouver la mémoire, la vérité. Elle est furieuse après elle-même, après ces maudits Olympiens, après le responsable de cette situation. Comment est-elle censée remettre le monde sur les bonnes rails sans Jason, sans la Ligue, sans personne d'autre qu'elle-même ? Cela semble au delà de ses capacités. Diana sait se battre mieux que quiconque, inspirer l'espoir et guider ceux qui ont besoin de l'être, mais cette situation... Comment lutter contre un ennemi invisible et partout à la fois, alors qu'elle a le cœur en miettes ? Elle a beau savoir ne pas avoir le droit de baisser les bras, chaque minute est plus difficile à supporter que la précédente, et la douleur lancinante de sa poitrine ne fait qu'empirer. Elle a aussi mal que si on lui avait arraché le cœur, et pour quelqu'un qui l'utilise davantage que la raison... Cela rend les choses compliquées.

Elle observe leurs doigts entrelacés avec un sourire triste, comme si elle contemplait les vestiges d'un lointain passé. Pourtant elle le voit bien, Jason lutte contre son propre esprit pour retrouver la mémoire, il lutte contre cette amnésie contre nature. « Non, rien ne peut nous séparer. » La certitude est partagée ; c'est une bonne chose. Elle n'est finalement pas tout à fait une étrangère pour lui, elle est juste une partie de sa vie qu'on lui a arraché. Mais il n'a pas perdu cet espèce de sixième sens qui leur est propre, cet instinct qui les conduira toujours l'un à l'autre quoi qu'il advienne. Le destin, les dieux et les hommes peuvent bien tous faire ce qu'ils veulent, ils ne parviendront jamais à les séparer. Ils peuvent semer les épreuves sur le chemin, mais rien de plus. Diana prend une profonde inspiration pour retrouver son courage, mais ce sont finalement les mots de Jason qui le lui redonnent. Il ne l'a pas oubliée. Il n'a jamais cessé de l'aimer. L'émotion lui serre la gorge – à moins que ce ne soit du soulagement ? C'est tout ce qu'elle voulait entendre de sa bouche, la confirmation que malgré tout, il sait encore ce qu'ils sont l'un pour l'autre. Même en en étant intimement persuadée, Diana avait besoin de l'entendre le lui dire à haute voix. Besoin d'être rassurée après l'enfer interminable des derniers jours. La familiarité du moment, de l'endroit, joue également un rôle important dans ce semblant de retrouvailles. C'est comme si la réalité était reflétée sur un miroir brisé, c'est juste, mais il faut assembler tous les morceaux de verre pour retrouver l'image complète. Mais à présent que Diana sait avoir toutes les pièces du puzzle entre les mains, tout ce qu'il lui reste à faire c'est trouver de quelle façon les assembler. Ce n'est qu'une fois qu'elle aura sauvé Jason qu'elle pourra sauver le monde.

Diana se fige quand Jason caresse sa joue, avec la même douceur et la même tendresse que la toute première fois. Un frisson la traverse et elle est incapable de réagir, même quand il pose ses lèvres sur les sienne. Quand elle ferme les yeux, elle sent les larmes rouler sur sa peau. Elle est comme projetée des mois en arrière, sur ce même canapé, dans ce même salon, après une nuit difficile, quoiqu'à des lieues de l'être autant que celle-ci. Un nouveau premier baiser auquel elle hésite à répondre avant de se laisser aller, parce qu'elle ne parvient plus à résister, parce qu'il lui manque terriblement et qu'elle a besoin de retrouver un semblant d'intimité avec lui. Mais quand le sel de ses larmes donne un goût amer à leur baiser, elle s'écarte. « Je suis désolée... » Elle secoue la tête et essuie ses joues avec la manche de son chemisier. « Je suis désolée, je ne peux pas... » Elle continue à secouer la tête, jusqu'à trouver le courage de relever les yeux vers lui. « C'est toi... Mais ce n'est pas toi. » Pas encore, pas tout à fait. C'est un véritable crève-cœur, mais elle ne peut se résoudre à s'abandonner complètement à lui. Elle ne sait pas si c'est injuste ou stupide, mais elle n'arrive pas à se laisser aller en sachant qu'il n'est pas tout à fait lui-même. Voilà combien elle l'aime, au point de ne même pas être capable de l'embrasser en sachant que Jason n'a que des souvenirs distants et flous de leur vie. « Ce n'est pas de ta faute... » Diana esquisse un sourire triste, et pour ne pas paraître trop froide, elle prend doucement son visage entre ses mains. « Ce n'est pas de ta faute, mais je... » Elle ferme les yeux quelques secondes et respire profondément. Il faut qu'elle choisisse ses mots avec soin, pour ne pas risquer de le blesser davantage. « J'ai besoin de toi. J'ai besoin que tu sois complet. » Est-ce cruel de sous-entendre qu'il est incomplet, ou est-ce simplement une triste vérité ? Elle a besoin de Jason Todd, de toutes les facettes de sa personnalité. Elle veut son époux, le père de sa fille, le justicier casse-cou... Tout, elle veut tout retrouver. « Il faut que tu te souviennes. S'il te plaît, il faut que tu te souviennes... »

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Affiliation : Solitaire, tu es malgré tout rattaché à la batfamily. Plus ou moins. Ta vraie famille est celle que tu t'es construite.
Compétences/Capacités :


Tu n'as aucun superpouvoir. Ton talent repose sur une maitrise parfaite des armes, l'apprentissage des meilleurs techniques de combat, l'usage de la stratégie militaire et une aisance innée pour l'acrobatie.



Tu possèdes également un don presque mystique enseigné par l'All Caste, qui consiste à ôter tout pouvoir et immortalité à ton adversaire. Par la force de ta volonté, tu peux matérialiser des épées d'énergie mystique, les All-Blades. Indestructibles, elles sont directement connectées à toi.


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MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Lun 13 Aoû - 11:29


Diana & Jason

All my sins need holy water, feel it washing over me. Truth and my lies right now are falling like the rain, so let the river run.


L'instant est magique. Ce n'est pas l'embrasser pour la première fois, c'est retrouver le goût de ses lèvres. Leur douceur, leur léger goût sucré, et puis... le sel. L'amertume d'un baiser pas réellement désiré. Quand elle s'écarte, tu en fais tout autant, comme si tu venais de te brûler. T'es confus, gêné, et terriblement honteux. Tu aurais dû te douter que ça finirait ainsi, qu'elle ne verrait pas en toi celui qu'elle aime, mais une pale copie qu'elle voudrait voir disparaître le plus rapidement possible. Oui, ça fait mal d'avoir l'impression de ne pas réellement exister, mais tu ne lui en veux pas. Tu estimes même être le responsable de cet échec. Tu n'es pas son Jason. Tu n'as pas ses souvenirs, pas sa manière de faire. En l'embrassant, elle l'a probablement d'autant plus senti, et sans le vouloir tu as renforcé son manque. C'était bête, idiot. Tu n'oses même plus retrouver son regard. « Non, je ne voulais pas... » Tu secoues la tête, refusant qu'elle s'imagine que tu as cherché à gagner son corps. C'était un geste spontané, sans arrière pensée. Tu n'avais pas pour intention d'aller plus loin alors que tu ne sais même pas comment t'y prendre avec une femme. C'est ce que tu ressens pour elle, cet amour qui vibre au fond de toi qui a cherché à s'exprimer. Celui que tu as été est toujours là, quelque part, et il lutte pour retrouver sa femme. T'aimerais le laisser reprendre sa place, mais tu ne sais pas comment faire. T'es comme un étranger dans ton propre corps. Quelqu'un qui n'aurait pas le droit de vivre, mais qui en plus vole une histoire qui n'est pas la sienne. Ce sentiment est terriblement douloureux. Tout ce que tu as vécu, tout ce que tu as traversé, tu te rends compte maintenant que ce n'était que du vent. Et qu'une fois que tu auras retrouvé la mémoire, tout ça n'existera même plus. Ces gens que tu as connu, ces souffrances, ces victoires, ils s'envoleront tous au loin et ne reviendront plus jamais. Mais ce n'est pas grave, parce que Diana aura retrouvé celui qu'elle aime. Et lui sera réuni avec sa femme et sa fille. C'est étrange de parler de toi comme si tu étais un être complètement différent. Mais c'est le cas, et elle vient de te faire réaliser à quel point.

Désormais, tu ne supportes plus le moindre contact. Parce que tu refuses qu'elle se force à faire quoi que ce soit. Tu ne te recules pas, mais tu ne te sens pas à l'aise pour autant. Tu sais ce qu'elle veut, ce qu'elle attend de toi, mais tu ignores comment le lui donner. Cette soirée a été catastrophique. Tout ce que tu as appris, déroutant. Si tu savais de quelle façon lui rendre son Jason, tu l'aurais déjà fait depuis longtemps, toi-même désireux d'oublier définitivement le fiasco qu'à été cette vie là. « Je ne sais pas ce que je dois faire, Diana ! » Tu te relèves, un peu brusquement. T'es en colère. Contre toi-même, sur ce que tu es obligé de traverser. Sur ton incapacité à te rappeler. Elle aura beau te supplier, t'implorer, tu n'en seras pas plus avancé. T'aimerais que ce soit aussi simple que de basculer un interrupteur. Ou que craquer une allumette. Mais ce n'est pas le cas. C'est pas seulement retrouver la mémoire, c'est aussi effacer celle qui obstrue toutes tes pensées. C'est renoncer à ta vie. C'est renoncer à exister. « Je... Je viens tout juste d'apprendre que je ne suis pas celui que je suis censé être. Que toute ma vie est un mensonge. Que tout ce que j'ai vécu et enduré a été vain et disparaitra à jamais. » Quelque part, c'est profondément injuste. N'as-tu donc aucun droit ? Es-tu condamné à sombrer dans le néant ? Il ne restera donc aucune trace de toi ? De celui que tu es présentement et que tu as été pendant vingt-six ans ? Même si tu sais que ce n'est pas vraiment ça, que c'est beaucoup plus compliqué et que tu es dans le fond le Jason qu'elle a connu, tu ne peux t'empêcher d'avoir cette terrible sensation. « Pour moi c'est très réel. Pour moi ça a été réel pendant vingt-six ans. » Les souvenirs que tu as sont ceux de cette vie là. De ta vie. Même si ils sont erronés, ce sont les seuls que tu possèdes. Et tu vas devoir les oublier.

Mais il n'y a rien que tu ne ferais pas pour elle. Lui ou toi, c'est la même chose. Votre point commun est d'être fou amoureux de cette femme, et d'être prêt à tout pour son bonheur. C'est cet amour qui t'a incité à la croire. Cet amour qui brûle ardemment et qu'il est impossible d'ignorer. « Fais-moi confiance, je vais tout faire pour réussir à me souvenir. Absolument tout. » Mais pour ça il te faut du temps. Il faut que tu plonges dans les méandres de ton esprit pour ramener celui qui s'y est perdu. Tu ignores combien d'heures, de jours ou de semaines cela prendra, mais tu y arriveras. « De toute façon, il n'y a rien qui me retient ici. » Tu n'as pas de famille, pas d'amis, personne à qui tu manqueras. Tu as tout à gagner en laissant disparaître cette vie là. Après un long soupire, tu te frottes les yeux. T'es fatigué, épuisé. Cette soirée a été une épreuve. Autant pour toi que pour elle. « Je vais aller me coucher, si ça ne te dérange pas. » Parce que tu ne pourras rien faire de plus ce soir, malheureusement. Tu lui as déjà donné tout ce que tu as pu. Une confession. Un prénom. C'est peu, mais c'est une première victoire. Pendant qu'elle part te chercher une couverture, tu ôtes tes vêtements, ne laissant que ton boxer, avant de t'allonger sur le canapé. Tu sais que ce n'est pas ta place. Et qu'elle souffre rien qu'à l'idée de te laisser là, loin d'elle. « Bonne nuit, Diana. » Le sourire que tu lui adresses est confus. Sa nuit sera tout aussi tourmentée que la tienne.

Une première étreinte dans un appartement de Métropolis. Deux corps qui s'enlacent avec passion.
Une tente. Un toit de Gotham. Des poignets liés dans un jeu amoureux. Deux amants qui deviennent des âmes-soeurs.
Des coups, des blessures. Une souffrance physique terrible. Mais un cœur comblé d'amour. Un premier je t'aime.
Une perte. Un trou noir. La pire douleur qui soit. Des retrouvailles intenses et charnelles. Une île paradisiaque.
Un genou au sol. Une bague resplendissante. Un oui. Une union qui se scelle.
Un test de grossesse. Une échographie. Première photo d'un enfant, présent d'anniversaire.
Un bébé, Ophelia.
Un amour inconditionnel.
Une famille.

Ce ne sont pas des rêves, ce sont des souvenirs. Et demain, tu vas aller à leur poursuite.
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Fille de Zeus et d'Hippolyte, Diana est à la fois une déesse et une Amazone. Elle possède une force, une endurance, une rapidité et des réflexes surhumains/divins. Elle est invulnérable à tout sauf aux armes capables de tuer des dieux, est immortelle et se régénère rapidement lorsqu'elle est blessée. Elle résiste à la magie et à la télépathie, et peut communiquer avec les animaux. Combattante inégalée, elle possède des bracelets de soumission d'Amazone forgés à partir du bouclier de Zeus, l'épée d'Athéna, la Tueuse de Dieux et le Lasso de Vérité d'Hestia. Depuis peu, elle est capable d'invoquer et d'user de la foudre.


Situation Maritale : Mariée à l'amour de sa vie, son âme-soeur, Jason, mère de leur premier enfant, une petite Ophelia.









MessageSujet: Re: take my heart when you go (JASON)   Ven 17 Aoû - 13:53

take my heart when you go
jason & diana


Ce n'est pas juste, Diana le sait. Elle ne peut pas lui demander de se souvenir, comme s'il lui suffisait de claquer des doigts pour y arriver. Rien de tout cela n'est de sa faute, et elle ne doit faire que renforcer son sentiment de culpabilité en lui répétant qu'elle a besoin de lui, besoin de lui entier. Elle ne peut même pas l'embrasser sans avoir l'impression que c'est mal, aussi ridicule que ce puisse être. Comme si... Comme si elle craignait presque de le tromper avec lui-même ! C'est stupide, c'est faux, mais elle ne peut s'y résoudre. Elle ne veut pas qu'il retombe amoureux d'elle, elle ne veut pas qu'il réapprenne à l'aimer... Elle ne veut pas que tous les merveilleux moments qu'ils ont passé ensemble soient perdus, elle ne veut pas les lui raconter comme de simples histoires plutôt que comme des souvenirs chéris. Leur mariage, sa grossesse, la naissance d'Ophelia... Non, tous ces souvenirs sont trop précieux pour être simplement oubliés, balayés comme un château de sable par une vague. Et puis il y a sa vie, sa véritable vie, aussi dure qu'elle ait été, elle lui appartient. On ne peut pas échanger un destin contre un autre, ce n'est pas ainsi que les choses sont censés fonctionner. Et puis Jason – le véritable Jason – préférerait certainement revivre toutes ses terribles expériences plutôt que de passer toute sa vie en prison. Parce que son parcours de vie, chaotique et douloureux, a fait de lui l'homme qu'il est devenu, l'homme dont elle est tombée amoureuse. C'est sa vie, leur vie... Non, rien de tout cela n'est juste, rien du tout. C'est une punition qu'ils ne méritaient pas, pas après avoir vécu tout ce qu'ils ont vécu. Diana aimerait tellement avoir un coupable à rouer de coups, à secouer, à menacer pour que tout revienne dans l'ordre. Rien qu'une fois, user de justice expéditive pour retrouver le monde tel qu'il était. Regarder Jason sans réellement pouvoir le voir est une forme de torture qu'elle ne pourra pas endurer bien longtemps.

Diana baisse les yeux, honteuse et abattue, quand il lui dit qu'il ne sait pas quoi faire en se relevant brusquement. Elle non plus ne sait pas quoi faire, et c'est bien tout le problème. C'est un puzzle qu'elle ne sait pas ré-assembler parce qu'elle n'a pas toutes les pièces entre les mains, parce qu'elle n'a pas la moindre idée de ce à quoi l'image finale est censée ressembler. Elle se mord l'intérieur des joues pour ne pas céder à son envie d'éclater en sanglots. « Je suis désolée. » C'est tout ce qu'elle parvient à murmurer sans cesser de fixer le sol. Elle réalise tout juste que ce qu'elle lui demande, c'est d'abandonner la personne qu'il a été pendant vingt-six ans dans cette réalité abjecte. La personne qu'il pense avoir été, mais qui n'est qu'un rôle qu'il n'aurait jamais dû avoir à jouer. Mais peu importe, pour lui c'est tout ce qu'il y a de plus réel. Puisque son Jason a été effacé, écrasé par un autre dont les souvenirs ont pris le dessus. Ce n'est pas quelque chose qu'elle peut comprendre, elle qui a l'impression de vivre un véritable cauchemar depuis qu'elle a ouvert les yeux sur Themyscira. Comment lui expliquer qu'il n'a jamais vécu tout ce qu'il pense avoir vécu, que les souvenirs ne sont là que depuis une poignée de jours ? Que ses vingt-six années de calvaire ne sont qu'un mensonge et rien de plus ? C'est une chose que Diana ne sait pas comment lui faire comprendre sans risquer de lui donner l'impression qu'elle n'accorde aucune importance à ce qu'il ressent, à ce qu'il pense avoir été sa vie. « C'est un mirage, Jason. Rien de plus qu'un mirage... » Elle se demande s'il se souviendrait vraiment de cette vie, s'il essayait de se souvenir de quelque chose en particulier. À quel point l'illusion est-elle travaillée ? Est-ce qu'elle n'est que comme une couche de peinture par dessus une autre, il suffirait de la gratter pour faire réapparaître l'autre ? Ou est-ce que les fondations ont elles aussi été refaites ? Trop de questions, pas assez de réponses.

Elle relève enfin les yeux vers lui lorsqu'il lui promet de tout faire pour retrouver la mémoire. Elle lui adresse un sourire suivi d'un hochement de tête – elle n'a jamais douté de lui. Aussi difficile que ce soit pour lui, elle n'a jamais douté qu'il fasse tout son possible pour retrouver la mémoire. Elle lui a offert la meilleure des motivations en lui racontant ce qu'il a perdu. Cela ne rendra sans doute pas la tâche aisée pour autant, mais elle l'accompagnera autant qu'elle le pourra, elle le guidera. Il n'y a rien qu'ils ne puissent réussir ensemble, alors pourquoi est-ce que ce serait différent cette fois ? Diana acquiesce doucement quand il lui dit qu'il préférerait aller se coucher, épuisé par cette journée et ses révélations. Elle disparaît un instant dans sa chambre – ou plutôt, ce qui l'aurait été si elle avait pris la peine d'aménager l'appartement correctement – et revient avec une couverture et un oreiller. Ce sera bien la première fois qu'il dormira sur le canapé, et cela ne semble pas plus naturel à Diana que son amnésie. « Bonne nuit, mon amour... » Elle essaie de lui rendre son sourire, mais le résultat s'approche davantage d'une grimace. Après être restée bêtement plantée dans le salon pendant plusieurs secondes, Diana finit par éteindre la lumière et va elle aussi se coucher. Mais elle ne dort pas, elle reste étendue sur le lit en fixant le plafond. Les larmes roulent silencieusement sur ses joues et elle tremble parfois, comme une droguée en pleine cure de désintoxication. Elle ne devrait pas être seule. Jason devrait être avec elle, pas dans une autre pièce. Et Ophelia devrait être endormie juste à côté d'eux, dans son berceau. Cela fait des années que Diana ne s'est pas sentie aussi seule, aussi démunie. Maintenant elle peut se laisser aller, mais une fois que le jour sera levé, elle devra de nouveau affronter ce monde auquel ils n'appartiennent pas.

SUJET TERMINÉ.

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