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 commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED

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the omniscient

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MessageSujet: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Ven 13 Juil - 22:31

commedia dell'arte
barbara & alfred
Alfred Pennyworth est un acteur de renommée mondiale ! Ses pièces sont un franc succès à Londres, et c'est pour cette raison que lui et son équipe ont été conviés à une représentation très privée pour l'anniversaire du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. C'est dans un grand théâtre qu'ils devront jouer leur dernière pièce. Barbara Gordon, archéologue présente actuellement en Egypte, a vent de l'évènement, et s'arrange pour assister à la représentation. Malheureusement, les choses ne se déroulent pas comme prévue. En plein milieu du spectacle, le théâtre est attaqué par un commando qui cherche à enlever le Président. La garde rapprochée d'Al-Sissi riposte, et ce qui devait se jouer sur scène se joue finalement dans la salle, à balles réelles. Les deux clans s'affrontent sans se soucier des spectateurs venus tranquillement assister au spectacle. Il va falloir se sortir de ce pétrin, et limiter les dommages collatéraux.
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x construction/maintenance des objets informatiques à la tour de l'horloge et à la batcave
x support technique de la Batfamily
x 911 des super-héros
x maniement d'armes de poings
x soins de premier secours
x analyse produits chimiques/toxines

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x gymnastique / danse classique
x maniements d'armes propre à la Batfamily (batarangs, escrima sticks, bombes et fumigènes)
x arts martiaux
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x désactivation de bombes
x support informatique et technique
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Mar 31 Juil - 23:40

commedia dell'arte
alfred & barbara
••••

Honnêtement, je ne savais pas ce qui était le plus étrange. La longue chevelure ? Du genre de celle qui avait plus sa place dans un magazine beauté que dans le désert égyptien. La couleur d'épi de blé de cette dite chevelure ? Je ne m'étais jamais imaginée en blonde. Ma couleur rousse faisait partie intégrante de mon identité. Pour rien au monde je n'aurais voulu la changer. Mais non le pire était bien le fait que le tout combiné me faisait ressembler à une bimbo blonde, une Barbie perdue au milieu d'un paysage sablonneux. J'étais bien loin de l'image de l'impétueuse Batgirl ou de l'inaccessible Oracle.  Sourcils froncés, je continuais d'échanger un regard à travers la glace du miroir avec cette inconnue. Cette autre moi qui aurait été bien plus à l'aise sur un podium qu'au milieu des ruines et autres pyramides.  Cette autre moi qui semblait préférer la beauté à la praticité.  Cette autre moi qui, surtout, avait un usage illimité de ses jambes. Me tenir à nouveau sur ces dernières était un cadeau que je ne pensais pas recevoir un jour. Au début, j'avais chancelé, prise d'une émotion forte et dévastatrice qui avait bien failli me faire pleurer pendant de longues heures. Pour la première fois en plusieurs années, je pouvais marcher, courir, sauter, ouvrir une porte ou prendre une douce sans difficultés. Surtout je sentais tout. Le vent sur la peau nue de mes mollets, la caresse du sable, la froideur de l'eau. Toutes ces sensations, toutes ces choses que mon cerveau avait fini par oublier. Cela ne rendait évidemment cette expérience que plus cruelle. En dépit de la confusion que me procurait ma situation actuelle, je savais qu'elle n'était pas faite pour durer. Je savais qu'un jour, à un moment, cette autre vie allait cessée d'exister. Je ne savais juste pas quand et comment. Mais je savais que cela me laisserait bien plus meurtrie que je ne l'avais jamais été. «  Bah alors Boss on traine ? ». Avec un sursaut, je me retournais vers celui qui – comme je l'avais appris – était mon second dans toute cette pagaille. L'homme , Chris de son prénom, avait une trentaine d'année, une peau burinée par le soleil et de trop longs cheveux bruns. Une coiffure qui n'était pas sans me rappeler  la coupe de Dick il y a quelques années. Autant dire que je n'avais jamais été pour. «  Hum non j'arrive ». Il hocha la tête avec un sourire satisfait et quitta mon marabout.

Franchement, toute cette histoire était à dormir debout. Même moi j'avais du mal à tout saisir, tout comprendre. Le pourquoi du comment m'échappait. Et plus je me questionnais et plus je restais frustrée. Surtout, je ne savais pas ce que j'étais censée faire. Cette nouvelle moi -dont je n'avais gardé que la vie et le physique mais pas l'esprit – avait eu la brillante d'idée de faire archéologue comme choix de carrière. Du coup, j'étais coincée en Egypte avec un chantier à plusieurs millions de dollars sur les bras. Je ne savais pas comment rentrer à Gotham ni même si cette ville existait. J'étais perdue et toute seule au milieu d'une immensité aride qui n'attendait qu'un faux pas de ma part pour m'engloutir. A défaut de solution, je fis donc comme les jours précédents. Je jouais la comédie et allais faire un boulot que je ne connaissais pas. Ce matin cependant quelque chose attira mon attention avant que je ne puisse finir de rejoindre la zone de fouilles. Une affiche épinglée au réfectoire. Celle d'un spectacle pour le président de ce pays. Ce qui attira vraiment mon attention cependant fut le visage si familier qui envahissait le papier. Alfred. «  Chris ! Il me faut un billet pour aller là ! ». «  Mais enfin Barbara ». «  Tout de suite ! ». L'homme obtempéra. Au moins, je n'avais pas perdue de mon autorité.

••••

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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Mer 8 Aoû - 22:21

ft. Barbara Gordon
Commedia dell'arte

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Alfred n'était pas un homme à plaindre. Bien loin de là même. Après avoir quitté l'armée, il avait réussi à faire son trou au sein de cette grande institution qu'était le théâtre en Angleterre. Comédien était clairement un métier plus à sa portée que celui d'homme armé dans des terres peu hospitalières. S'il avait accepté de se mettre au pas, ça avait surtout pour faire plaisir à son père, mais ce monde ne lui avait pas plus, il n'avait jamais eu l'impression d'y appartenir. Sans compter que ses penchants pour la gente masculine auraient pu lui apporter quelques désagréments en plus et il n'avait pas tenu plus que cela à se faire démolir le portrait pour des goûts qui ne concernait que lui.

Si les premières années avaient été difficiles, on ne devenait pas star du jour au lendemain, à moins d'avoir une vraie bonne étoile. Il lui avait fallu jouer des coudes et surtout montrer de quoi il était capable, se faire repérer par les bons agents et ensuite voir les projets tomber les uns après les autres. Pour finalement se voir brûler les planches des endroits les plus mythiques. Autant dire qu'au jour d'aujourd'hui, c'était lui qui choisissait ses projets et plus l'inverse. L'avantage d'être un nom.

Avantage et désavantage parfois, aussi. Car quand vous étiez invité à venir jouer à une soirée très privée d'un président d'un autre pays, il était bien difficile de dire non. Même pour lui. Sans compter que la troupe venait de terminer un run non-stop de deux mois et qu'ils avaient tous besoin d'une pause. Croyez-le, jouer six jours sur sept, dont deux représentations par jour deux fois par semaine, ça finissait par vous épuiser un homme. Alors devoir encore ensuite aller jouer dans un pays étranger, se refaire aux nouvelles marques de la scène, découvrir le lieu à la der', sans pouvoir réellement se poser et prendre son temps, ça n'était guère les conditions qui permettait à un homme comme Pennyworth d'aborder les choses avec philosophie.

Il n'était clairement pas de bonne humeur. Sans avoir à dire quoi que ce soit, l'on pouvait lire sur son visage toute la mauvaise foi dont il serait capable si quelqu'un se permettait de faire foirer la représentation du soir. Il ne serait en aucun cas responsable de la débâcle, si cette dernière devait arriver.

Le rôle en lui-même lui bouffait quasiment toute son énergie, une part qui exigeait une concentration extrême tout au long de la pièce et qui ne lui laissait qu'un petit cinq pourcents de pause en-dehors de la scène elle-même. Richard III n'était pas donné à tout le monde, mais il avait appris à se mettre dans sa peau avec une rigueur quasiment inquiétante. Même le costume était exigeant à porter, tordant le corps dans des positions les plus désagréables, n'offrant que peu de possibilité de trouver un confort quelconque. Ce qui pouvait augmenter sa grogne quand il n'était pas d'humeur. Mieux valait ne pas le croiser dans les coulisses lors de ses rares moments de pause quand c'était ainsi. Toute la compagnie le savait, des comédiens aux techniciens, on marchait sur la pointe des pieds. Son assistant lui tendait une bouteille d'eau sans presque oser le regarder, de peur que quelque chose soit mal interprété et qu'il ne se retrouve à se faire engueuler pour pas grande chose. Et Alfred en colère, personne ne voulait le subir, mieux valait trouver un coin pour se planquer.

Finalement, après la dernière demi-heure qui lui avait parue interminable, son cigare fumé dans l'encadrure de la porte d'entrée des artistes, lisant rapidement un message que lui avait envoyé son épouse, son nom était appelé pour entrer en scène. Parfait! Qu'on en finisse!

Le premier monologue était le plus important, si l'on posait mal les informations qu'apportait Richard dès le départ, le spectateur pouvait être rapidement perdu. L'intensité qu'y mettait l'anglais pouvait laisser penser que c'était bien cet ancien roi déchu qui se trouvait sur scène et non plus Alfred Pennyworth, comme si chaque fibre de son être venait de changer, de se transformer, pour laisser place à cet autre. Un exercice compliqué, épuisant, fallait-il encore le rappeler? Alors quand des hommes armés entrèrent sans plus de respect pour son travail, Pennyworth aurait pu en embrocher plus d'un. Certes, ça c'était dans le fantasme... dans les faits, il plongea au sol pour éviter des balles, tirant avec lui par là-même sa partenaire de jeu. Ses réflexes de militaire - et peut-être quelque chose d'autre qu'il ne pouvait pas vraiment comprendre - revenaient au galop.

Ils étaient bien trop exposés ainsi sur cette scène, il fallait en sortir, rapidement. Ramper semblait le plus sûr moyen, même si son costume ne l'aidait vraiment pas à se mouvoir correctement, il poussait la jeune femme à aller de l'avant, sans se préoccuper de lui pour l'instant.

Chacun pour soi et Dieu pour tous, comme on dit...


Dernière édition par Alfred Pennyworth le Jeu 9 Aoû - 0:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Mer 8 Aoû - 23:47

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Mon dos était raide après toutes ces heures dans les transports. Mon humeur était également en berne. Ce type de désagrément ne me rappelait que trop bien ma réelle situation et le fauteuil qui l'accompagnait. Même la mousse rouge et confortable du siège sur lequel j'étais assise n'arrangeait rien. J'étais agitée. Secouée d'une énergie négative et pressante. Mes doigts déchiquetaient sans discontinuer le programme que l'on avait remis à l'entrée. Les petits bouts de feuille s'éparpillaient toujours un peu plus sur ma robe à chaque nouvelle addition.  L'homme à mes côtés me jeta un regard en coin et se décala légèrement. J'aurais eu la force de le faire, j'aurais probablement roulé des yeux. Cependant mon regard bleu – et non plus vert- ne quittait pas la scène des yeux. Il allait apparaître. Si possible avant que je ne finisse par perdre mes nerfs. Cette attente me tuait. J'étais dans un pays inconnu. Dans un monde inconnu avec des capacités et une vie inconnues. Mon seul point de repère était l'homme qui n'allait pas tarder à montrer le bout de son nez. Il était le seul lien avec la vie que je connaissais. Le seul. Un nouveau soupir passa mes lèvres. La bonne femme à mes côtés chuchota une remarque disgracieuse sur mon comportement à l'oreille de son mari. J'étais surprise de voir que je comprenais leurs langues. Jamais je n'avais parlé l'arabe égyptien. Pour tout dire, cela ne m'avait jamais intéressé. Pire encore, cela ne m'avait pour ainsi dire jamais traversé l'esprit. Le seul qui parlait cette langue dans mon entourage était Damian. Autant dire que lui demandait de m'apprendre aurait été ridicule. Ni lui ni moi n'aurions eu la patience pour de telles leçons. Je chérissais le peu de santé d'esprit que j'avais encore. «  Mademoiselle vraiment arrêtez de gigoter, c'est très désagréable. On est à une réception du président, tenez vous bon sang ». Pour la première fois depuis que j'étais entrée dans cette pièce, je quittais les planches en bois des yeux pour tourner un regard froid sur ma voisine. «  Et si vous vous occupiez de vos affaires ? » lançais je tranchante. Non mais vraiment, je n'étais pas d'humeur à supporter les sermons d'une vieille femme bourrée de thunes que je ne connaissais pas. Je n'avais pas la patience. Dans son dos, j'entendis son mari étouffer un rire dans sa longue barbe. «  Vous êtes elle n'est ce pas ? » me demanda t-il alors que sa femme allait rouvrir la bouche, certainement offusquée. Pour de bonnes raisons cette fois ci. «  Elle ? ». « L'américaine. L'archéologue ». J'étais tellement peu habituée à cette nouvelle identité que je l'oubliais.  Un peu raide, je hochais la tête. «  On avait vanté votre beauté mais clairement on ne vous a pas fait honneur ». Un sourire crispé fleurit sur mes lèvres alors que je le remerciais le plus poliment que je pus pour ce compliment qui me laissait un arrière goût amer dans la gorge.

Par chance, la lumière tomba enfin sur la scène et je pus me désintéresser de mon couple de voisin. Les fesses au bord du siège, je dressais mon dos. Un sourire presque incrédule apparut sur ma bouche lorsqu'il pénétra enfin sur les planches. J'avais beau savoir que j'allais le trouver là... c'était autre chose de le voir en chair et en os et affublé d'une telle tenue. Cet homme semblait à des années lumières de celui que je connaissais. Face à cette constatation, le doute s'instilla en moi. Tout cela était il réellement une bonne idée ? Etais-je même sure de ce que j'avançais ? Mal à l'aise, je déglutissais. Ma remise en question fut heureusement de courte durée et la détermination ne tarda pas à se lire à nouveau sur les traits de mon visage. Non j'étais sûre de moi. Je n'étais pas cinglée. Quelque chose n'allait pas. Et puis, je n'avais pas fait tout ce chemin pour abandonner maintenant. J'étais là alors autant aller jusqu'au bout. Je n'avais qu'à prendre mon mal en patience à présent et attendre la fin de la représentation pour pouvoir l'approcher. Tout se passerait bien.  Tout était sous contrôle.

Rien n'était sous contrôle. Le plafond explosa au dessus de ma tête lorsqu'il fut criblé de balles. Une main attrapa mon bras et par réflexe je la repoussais. Une autre salve de balles secoua l'assemblée. Les invités criaient terrifiés en courant de droite à gauche et de gauche à droite. Ils cherchaient à fuir mais la seule chose qu'ils allaient réussir à obtenir était la mort. «  Restez couchés et ne bougez plus » lâchais je à mes voisins avant de ramper du mieux que je pus vers le bord de la rangée. La robe que j'avais sur le corps entravait mes vêtements et rendait la tâche plus dure qu'elle ne devait l'être. Du regard j'analysais ce qui se passait le plus rapidement possible. Des corps sans vies étaient déjà étalés par terre et les combats armés continuaient de faire rage dans la pièce encore bondée. De là où j'étais, je pouvais identifier clairement les deux camp. Les assaillants et la garde rapprochée du président. Evidemment, aucun des deux camps n'avait ure de tous ces civils qui gisaient en vie ou mort à leurs pieds. L'histoire se souviendrait de ce moment comme d'un carnage. Je voyais déjà le bilan terrifiant des pertes humaines. Malheureusement, je ne pouvais pas y faire grand chose. J'étais seule, ils étaient une armée. Je n'avais que mes poings et pieds pour armes et eux avaient des gros fusils d'assaut. Le calcul était vite fait. Je ne pouvais pas les attaquer de front. Je ne pouvais pas sauver tous ces gens. Cela avait beau me frustrer, j'étais assez intelligente pour le reconnaître. Et puis une seule personne importait. Alfred. Lui par contre je me devais de le sauver à tout prix. Qu'importe la manière dont je m'y prenais.  

Je scannais la pièce à sa recherche et finit par le trouver. Il n'était pas à côté de ma position. Il en était même loin. Pour l'atteindre, j'allais devoir me mettre complètement à découvert. L'entreprise était risquée. Malheureusement, je n'avais pas d'autre choix. Mon cœur s'emballa dans ma poitrine à la perspective d'une balle perdue. Le traumatisme de ma rencontre avec le Joker n'était pas guéri et ne se fis pas prier pour revenir sur le devant de la scène. Cependant cette fois ci, j'avais un but. Un objectif. Une mission. Je devais sauver Alfred. Cette simple pensée me permis de faire le vide et de m'élancer à sa rencontre lorsque je perçus une ouverture. Un homme armé se tenait sur mon chemin. Dos à moi, il ne me vis par venir. Du pied, je pris appui sur l'un des dossiers en velours et me propulsait jusqu'à ses épaules. Mes jambes enserrèrent son cou et à l'aide de mon poids du corps, je l'amenais au sol. Il y resta sonné. Ce mouvement, Dick me l'avait enseigné il y avait une décennie. J'étais contente de voir que je pouvais encore le faire. Même après tout ce qui m'était arrivé.   Je ne perdis pas de temps pour reprendre mon chemin. Mon trajet fut coupé par une main tenant un petit calibre. Sans m'arrêter je le désarmais et me tournais en l'ayant dépassé pour lui tirer dans le genou. La Batfamily – exception faite de Jason- n'utilisait que peu – pour ne pas dire jamais- d'armes à feu. Cependant, cela ne voulait pas dire que l'on ne savait pas s'en servir. Pour ma part, j'étais fille de flic. J'avais appris à un très jeune âge. Évidemment, comme mon mentor je les répugnais. Mais pour le coup... j'avais des circonstances atténuantes. Et puis... tout ceci n'était pas réellement réel n'est ce pas ?  

J'atteignis finalement Alfred et la jeune femme qui l'accompagnait. La  vie de cette dernière s'éteignit brutalement avec un projectile perdu au visage. Son sang éclaboussa ma robe. Pour autant, je ne sursautais pas. «  Alfred, il faut qu'on bouge maintenant ! » lui criais je en le poussant à moitié derrière un meuble pour nous protéger de toutes ces balles tueuses qui volaient dans la salle. «  Mon dieu, ce costume est encore plus moche vu de près » ne pus je m'empêcher de lâcher en posant vraiment mon regard sur lui. «  Okay, quand je dis go, on court jusqu'à cette petite entrée là bas ». Du doigt, je lui montrais la porte légèrement cachée dans la pénombre. Elle avait l'avantage de ne pas avoir été encore utilisée. Surtout, elle était en retrait des affrontements et étaient encerclés de hautes caisses pour se protéger. «  Maint... » commençais je avant d'être interrompu par l'apparition d'un homme en costume. Un des gardes du corps du Président. Il nous cria quelque chose mais les mots moururent noyés dans le sang lorsqu'il tomba raide à nos pieds. L'homme qui l'avait exécuté se tenait à présent dressé de toute sa hauteur face à moi. La longue lame dans sa main brilla couleur écarlate. D'un geste vif, j'attrapais le voile lâchement noué autour de mon visage et l'enroulais autour de l'objet lorsque ce dernier vint à ma rencontre. Déséquilibré, l'homme bascula et son estomac rencontra violemment mon genou. Le geste brusque déchira une partie de ma robe. Au moins, j'avais plus de place pour bouger. «  On y va ! » lui ordonnais je en le tirant du sol par son poignée. Le sang battait à mes tempes. Le temps n'était plus en notre faveur. Il fallait faire vite.


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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Jeu 9 Aoû - 23:45

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Si on lui avait dit que cette représentation allait se passer ainsi, il n'aurait jamais pris l'avion. Il aurait fait jouer son côté diva pour qu'on lui foute la paix. Qu'on ne l'oblige pas à venir dans ce pays trop chaud et remplis de sable à n'en plus pouvoir... qui lui rappelait quelques mauvais souvenirs d'anciens combats. Et voilà qu'il se retrouvait au milieu d'une nouvelle fusillade. Lui qui avait tout fait pour quitter ce monde-là, on l'y avait replongé d'un claquement de doigt. Son agent risquait de l'entendre ou le directeur de production, c'était à cause de lui qu'ils se retrouvaient tous dans cette situation.

Rampant toujours sur le sol, espérant ainsi que les projectiles ne l'atteignent pas - car oui, il ne souhaitait pas mourir sur scène, il laissait cette légende à Molière - un grognement sourd marqua le décès violent de sa jeune collègue. S'il aurait pu se sentir désemparer de ce qui venait de se passer, on ne lui en laissa pas le temps. Une jeune femme blonde qu’il n'avait pas vu arriver, l'appela par son prénom, comme s'ils étaient des familiers, pour lui intimer l'ordre de bouger le plus rapidement possible.

- Merci de me présenter une évidence, Sherlock...
lâcha-t-il avec dédain et cynisme, tout en époussetant son costume, alors qu'il se trouvait à couvert.

Ses sourcils se haussèrent d'eux-mêmes alors que l'inconnue se permettait de critiquer son costume. Certes, il n'était pas commode, mais de là à dire qu'il était moche... cette femme n'avait juste aucun goût. S'ils avaient été dans une autre situation, il l'aurait sans doute mouchée sur place, mais là, franchement... ce n'était pas le moment.

- ... Le silence était d'or.

Mieux valait, comme elle l'avait si justement dit avant, filer d'ici, bouger, ne surtout pas rester immobile et devenir des cibles de tir un peu trop faciles. Il jeta un regard pour voir ce qu'elle lui pointait. Repérant la porte à son tour, il fit un petit mouvement de la tête pour dire qu'il avait compris. Mais pour s'aider, il enleva la prothèse qu'il avait à la jambe et qui le rendait boiteux, pour pouvoir bouger enfin correctement. Courir, c'était bien la seule chose faire. Bien évidemment, au moment où ils s'apprêtaient à le faire, voilà qu'ils se retrouvaient nez à nez avec un ennemi.

Pennyworth était prêt à vendre chèrement sa peau. Il avait beau être ce qu'il était, ce n'était pas pour autant qu'il se laisserait faire aussi facilement. Il n'était pas prêt à mourir ce soir. Se mettant en garde, tel un boxeur, l'anglais était prêt à l'attaque, mais ce fût - à nouveau - la demoiselle qui mit l'adversaire KO en quelques mouvements, qui ne manquèrent pas de l'impressionner.

- Voilà une technique de défense que je veux bien apprendre.

Pas tout de suite, bien entendu, d'abord, il fallait sortir de là et il se mit à courir en direction de la porte. Un autre homme tenta de se mettre en travers de leur chemin, il profita de son élan pour attraper un tabouret qui trainait sur scène et le lui balança dans le nez, leur permettant ainsi d'arriver rapidement à leur couvert. Ouvrant la porte à la volée, Alfred laissa d'abord passer la fameuse inconnue, avant de fermer la porte derrière eux.

Ses yeux cherchèrent un moyen de ralentir leurs poursuivants, s'ils en avaient aux trousses et ce fût une vieille armoire qui fût son salut. Allant plaquer son épaule à cette dernière, il la poussa de toutes ses forces pour la faire basculer et bloquer le passage.

- Nous allons gagner un peu de temps... reprenant sa marche rapide, ne souhaitant clairement pas rester dans les parages. Vous avez une voiture? Un moyen de partir d'ici rapidement?

A l'instant, il ne pensait qu'à sauver sa peau, les autres devaient faire pareil, il s'inquiéterait pour eux, une fois en sécurité... vu ce qu'il n'avait pas pu faire pour la jeune Christie de toutes les façons.

La veste de son costume tombait à terre, lourd et chaud, inutile pour ce qu'ils avaient à faire. La fausse bosse dans le dos, rejoignait aussi le sol. Il se débarrassait petit à petit de tous les artifices du théâtre, pour redevenir peu à peu ce qu'il était vraiment. Alors qu'il n'arrêtait pas de marcher pour suivre le couloir. L'impression que les bruits de guerre se faisaient de plus en plus étouffés. Arrivaient-ils au bout du tunnel?
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Ven 10 Aoû - 13:08

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Les foulées allongées, je gagnais du terrain vers cette porte que j'espérais salvatrice. Sans talons à mes pieds, j'aurais pu l'atteindre depuis bien longtemps. Mais je devais faire avec. Pour le moment du moins car une fois la porte dans mon dos et fermée je me débarrassais de mes chaussures. Mes pieds étaient brûlants, en feu, peu habitués à être ainsi traités.  Alfred profita de ce moment pour faire basculer une grosse armoire en bois contre la porte pour la maintenir fermée. «  Nous allons gagner un peu de temps.. ». Je hochais positivement la tête. L'initiative était plus que bonne. J'espérais juste qu'on ne serait pas ceux à finalement en pâtir. On était jamais sûr de rien après tout dans la vie.  Cette fois ci, ce fut lui qui prit la tête de la marche et moi qui le suivis, en guettant toujours nos arrières. Je n'aimais pas notre configuration mais je n'y pouvais rien. Au moins Alfred avait quelque réflexes. J'espérais que cela lui serait suffisant si jamais quelqu'un décidait de sortir de l'ombre devant nous. De toute façon, je ne pouvais pas être à tous les postes à la fois. Je n'avais pas encore les pouvoirs de Flash. La petite humaine que j'étais devais donc se débrouiller avec les moyens du bords de son humanité. « Vous avez une voiture? Un moyen de partir d'ici rapidement? ». «  Non » répondis je avec une honnêteté flippante. Peut être aurais je du lui mentir ? Je n'étais pas habitue à devoir prendre des pincettes avec Alfred. L'homme que je connaissais en avait vu plus que chacun d'entre nous. Il était le pilier central de notre famille. Sans lui, la Batfamily n'existait pas. Lui mentir n'avait jamais servi à rien. L'homme pouvait encaisser bien plus que nous le pouvions. Mais cet Alfred là ? Je ne savais pas jusqu'où il pouvait aller avant de craquer. Je devais le garder en l'esprit. Histoire de ne pas me rajouter une difficulté en plus. «  Mais ne t'inquiète pas, une voiture ça se vole ». Je ne savais pas si c'était mieux tout compte fait. Peut être devrais je juste arrêtée de parler pour le moment. Au moins, il savait que je n'étais pas démunie et que j'avais clairement plus d'un tour dans mon sac. J'espérais juste que cela ne serait pas de nature à lui faire prendre la fuite de peur. Autant dire que j'avais autre chose à faire que de lui courir après si il décidait de mettre de la distance entre lui et moi. Et cela même si je me doutais que je ne lui avais pas donné de très bonnes raisons de me faire confiance. Clairement il ne me reconnaissait pas. Cela ne jouait pas en ma faveur. Pourtant il allait falloir que j'arrive à le convaincre de m'accorder le bénéfice du doutes. Assez pour qu'il accepte dans un premier temps de me suivre et dans un second temps de m'écouter.  Quelque chose me disait que je n'étais pas au bout de mes peines.

Le regard souvent posé derrière moi, je n'évitais les parties du costume d'Alfred tombaient derrière lui qu'au tout dernier moment. «  T'aurais pu prévenir ! » grommelais je en sautant par dessus. Heureusement que j'avais encore certains réflexes, même sans avoir eu l'usage de mes jambes pendant quelques années. Je devais avouer que j'attendais avec angoisse le moment où elles finiraient par lâcher sous mon poids pour me propulser à terre. J'avais bien du mal à accepter qu'ici, je pouvais me déplacer sans risques. Et cela se faisait ressentir dans la manière dont j'évoluais. Je me sentais gauche dans mon propre corps. Seul l'adrénaline m'avait fait oublié un instant le malaise que je ressentais face à ma mobilité. Si ce n'était pas ironique. «  Merde » laissais je échapper avec éloquence lorsqu'on déboucha dans une pièce ronde sans issue. Cela avait l'air d'être la salle des machines secondaires de l'endroit. J'avouais sans mal ne rien y connaître en théâtre et décors. Je ne faisais donc que des suppositions. Franchement, je n'avais jamais le temps d'y aller et qui plus est cela ne m'intéressait guère. «  Okay on monte. Il y aura bien une issue vers le toit. Fais attention où tu mets les pieds ». Cette fois ci, je repris la tête et grimpais l'échelle en bois jusqu'à ce que j'imaginais être le premier pallier de décor. De là, il nous fallu évoluer sur une petite plate forme étroite qui me rappela celle des échafaudages. Une chance que je n'avais pas le vertige car plus nous progressions plus nous prenions de la hauteur. Notre sol de fortune tanguait sous nos pieds et je priais à qui voulait l'entendre qu'il ne se dérobe pas sous nos pieds. La chute nous serait certainement fatale.  

Un léger cri de surprise passa entre mes lèvres lorsqu'une balle ricocha sur une barre de fer juste devant mon visage.  «  Y'en a deux qui essayent de s'échapper » cria l'un des attaquants encore sur ses pieds. «  Vite vite vite » criais je en oubliant toute discrétion. A quoi bon de toute façon. Ils nous avaient vus et apparemment ils ne supportaient pas notre affront. Je me plaçais dans le dos d'Alfred et le poussais vers la trappe qui se tenait à quelques pas de nous. Plus qu'une plate forme et nous pouvions monter sur le toit. Nous ne fumes cependant pas assez rapides et l'un de nos adversaires du jour réussis à monter sur les premières plates-formes pour nous tirer dessus. «  Tu continues sans t'arrêter jusqu'au toit, je te rejoins » lui ordonnais je. Nous étions en mauvaise posture et je me devais d'y rectifier. «  T'as d'autres mauvaises idées dans le genre ? » me soufflais je à moi même.  Supposant que non, je pris une respiration et me mis à courir. Dans ma course, je sautais sur la rambarde de sécurité et y pris un seul appui afin de me propulser dans les airs. J'eus la brève envie de fermer les yeux me me retins. J'avais besoin de savoir où j'allais. Mon vol m’amena directement au dessus de notre nouvel ennemi. Qui surpris de me voir dans une telle position ne pensa même pas à me tirer dessus. Sa perte vraiment car son hésitation lui valut un coup de pied tombé dans la figure. Autant dire que de celui là, il n'allait pas s'en relever de suite. Quelques heures de sommeil forcé l'attendaient. Evidemment, l'effet aurait été un peu plus impressionnant en Batgirl. Mais bon encore une fois, il fallait faire avec les moyens du bord.  Je remontais le plus rapidement que je pus et passais par la trappe à la vitesse de la lumière. Du regard, je cherchais le majordome qui n'en était plus un. «  Par où on descend ? ». Il était là depuis plus longtemps que moi, j'osais donc espérer qu'il avait étudié la question.

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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Dim 12 Aoû - 10:32

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Une moue significative apparue sur les traits du comédien. Que cette femme n'ait pas de moyen de transport l'ennuyait profondément. A quoi cela servait-il alors de faire tout cela, s'ils n'avaient pas de quoi mettre les voiles rapidement, loin de tout ce merdier? Trouver un endroit pour se planquer en attendant les secours lui traversa la tête, mais encore fallait-il trouver un endroit où ils pourraient être en sécurité, en espérant que les secours arriveraient un jour avant que les attaquants ne les aient tous abattus les uns après les autres.

La suite le surpris légèrement, voler une voiture... dans le fond, ce n'était pas si idiot. Et Alfred n'avait pas non plus une morale qui l'empêchait de faire ce genre de chose. Quand il s'agissait de survivre, il estimait que tout était possible. Même si certaines choses pourraient ne pas lui plaire. Mais qu'importe, il fallait ce qu'il fallait. Par contre, il ne comprenait pas pourquoi elle s'obstinait à le tutoyer, alors qu'ils ne connaissaient pas. Ce qui pouvait finir par l'agacer. La familiarité des gens l'incommodait profondément, par contre.

- C'est vrai.

Il lui demanderait d'arrêter une fois qu'ils en seraient sortis. Peut-être que c'était l'adrénaline qui agissait plus que le reste. Il haussa légèrement les épaules alors qu'elle grognait contre le fait qu'il se débarrassait de son costume.

- Suffit de regarder où l'on met les pieds...

Quoi? C'était vrai non? Il avait vraiment la tête ailleurs qu'à dire à la jeune femme de faire attention aux parties du costume qui se retrouvaient les unes après les autres au sol. Lentement, il étirait ses longs membres, tout en continuant à marcher d'un pas rapide. Il espérait trouver une sortie rapidement. Ce qui ne fût guère le cas, voilà qu'ils se retrouvaient à la machinerie. C'était bien leur veine. Il leva alors les yeux vers le plafond et marqua un temps de pause.

- Et si l'on se retrouve coincé sur le toit sans possibilité de redescendre? Si nous trouvons des armes nous pouvons tenir, sinon, on est mort...

Il n'y avait jamais vraiment d'avantage à monter. Mieux valait descendre et sortir. Mais là, c'était le seul chemin possible. Son regard suivit la silhouette féminine prendre le lead pour monter sur l'échelle et grimper avec dextérité, il suivit le mouvement, de toutes les façons, il n'avait guère le choix. Bien entendu, ils ne furent pas seuls bien longtemps et les tirs qui ricochèrent à côté d'eux sur le métal de l'échelle lui donna le coup de sang pour qu'il la monte encore plus et ce, sans besoin de se faire prier.

Son côté gentleman ne souhaitait guère laisser la femme seule face à ces énergumènes, mais il avait vu de quoi elle était capable un peu plus tôt face à l'un de ses adversaires et il estimait qu'elle pouvait donc s'en sortir très bien toute seule, même mieux que si elle l'avait dans les pattes.

- Prenez une arme si vous en avez la possibilité.

En ancien militaire, il saurait s'en servir, même s'il rechignait vraiment à le faire en général. Il n'était pas objecteur de conscience, mais il n'en était pas loin. Pourtant, comme dit, il ferait ce qu'il faudra pour sauver sa peau, quitte à prendre la vie. Plus rien d'autres ne comptait à l'instant. Reprenant sa montée, il se retrouva bien rapidement sur le toit. La lune éclairait faiblement l'endroit, les lumières de la ville se voyaient bien. Il avait l'impression d'entendre les combats en contrebas, certains étaient sortis dans la rue, militaire et police du pays avaient presque tous convergé vers le théâtre. Peut-être que tout serait bientôt réglé?

Rapidement, il avait couru vers l'un des rebords du toit pour voir comment ils pourraient rejoindre le sol. Il aurait été trop facile de trouver des escaliers extérieurs de secours, ils n'étaient pas en Amérique... malheureusement. Mais le toit en face, un peu en contrebas, ne semblait pas si loin que cela. Il n'aurait pas le courage de sauter, mais s'il trouvait de quoi créer une sorte de passerelle? Vu le bordel qu'il y avait sur le toit, il pourrait trouver quelque chose. Fouillant avec l'énergie du désespoir, il trouva une planche en bois, étroite, mais qui pourrait être stable, s'ils avaient un peu de chance, alors qu'il tentait de la positionner au mieux, le bruit de la trappe, lui fit tourner la tête, prêt au pire. Il souffla un peu en découvrant la tête blonde.

- Content de voir que c'est vous... bloquez la trappe! Avant de lâcher la planche pour qu'elle touche l'autre bord. Bingo! Avec un sourire de vainqueur. On passe de l'autre côté et on sort par cet immeuble, ça devrait le faire. Vous avez le vertige? Parce que moi oui...

Il ne regarderait pas en bas... sans attendre, il passa le premier, c'était vraiment bancal, mais il n'y avait pas mieux... il tint alors ensuite la planche pour qu'elle bouge le moins possible quand elle passa dessus, puis la jeta dans le vide, pour éviter qu'ils ne continuent de se faire poursuivre, ouvrit la porte de la cage d'escalier et s'engouffra à l'intérieur pour descendre les marches quatre à quatre, loin de tout ce merdier.

Le rez était enfin atteint.

A ce moment... il se permit de prendre une légère pause, reprenant son souffle, adossé au mur, les tempes recouvertes de sueurs, qu'il essuya d'un revers du bras.

- On devrait avoir la paix...

Il estimait qu'ils ne devraient pas être recherché plus que cela. L'attaque avait visé le président du pays, pas la troupe en elle-même.
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Dim 12 Aoû - 13:41

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« Content de voir que c'est vous... bloquez la trappe! ». Il n'eut pas besoin de me le dire deux fois. La lourde trappe fut refermée derrière moi. Du regard, je cherchais quelque chose de lourd ou d'assez encombrant pour la maintenir dans cet état. Dans cet esprit là, je ne trouvais rien mais il y avait assez de tiges de fer abandonnées pour que je puisse confectionner un mécanisme de fermeture de fortune. Cela tiendrait bien un moment. Tout le monde n'était pas Superman après tout. Le fer ça ne se brisait pas comme ça.  « Bingo! On passe de l'autre côté et on sort par cet immeuble, ça devrait le faire. Vous avez le vertige? Parce que moi oui ». Le vertige je ne l'avais jamais eu. Ce n'était pas une peur que je comprenais. Il fallait dire que dès mon plus jeune âge j'avais appris à voltiger sur les barres parallèles de ma salle de gym. Par la suite, c'étaient les toits des immeubles de Gotham que j'avais entrepris de créer mes actes de hautes voltiges. Me jeter dans le vide, quelque part, j'avais toujours adoré ça. J'adorais la sensation qui s'emparait de mon corps pendant ce léger laps de temps avant que la corde du batgrappin se tende. C'était comme voler pendant quelques courtes micro secondes. Du moins c'était ce qui s'en rapprochait le plus. C'était cette sensation plus que tout qui me manquait depuis que j'avais perdu l'usage de mes jambes. Et ce n'était pas aujourd'hui que j'allais pouvoir me renouer d'amitié avec ce passe temps. J'avais beau avoir mes jambes... je n'avais pas forcément le matériel nécessaire. Autant dire que l'idée de m'écraser en contre bas ne m'enchantait guère. Pour autant, le chemin fabriqué par Alfred ne me disait rien qui vaille non plus. Cette planche en bois avait l'air aussi solide que ma colonne vertébrale. Autrement dit pas beaucoup.  Je préférais encore essayer de sauter de l'autre côté. L'immeuble n'était pas aussi loin que ça après tout. J'étais sûre qu'avec un peu d'élan je pouvais arriver plus ou moins saine et sauve de l'autre côté.  

Alfred passé, ce fut à mon tour. Si je ne sautais pas de l'autre côté, je passais tout de même la planche le plus rapidement possible afin d'avoir assez de vitesse si jamais elle décidait de tomber pour pouvoir sauter.  Rien de tout cela ne se passa néanmoins et je pus respirer un peu plus tranquillement. La trappe fermée émit un grincement dans notre dos lorsque quelqu'un essaya de l'ouvrir. A supposer que cette personne y arrivait, elle n'allait rien découvrir d'autre qu'un espace vide de vie car Alfred ne perdit pas de temps pour ouvrir la porte menant vers les étages inférieurs et je le suivis. Sans perdre notre rythme, nous dévalâmes les marches pour arriver au rez de chaussée. J’accueillis la pause avec soulagement. J'étais moi aussi à bout de souffle. Autant dire que ce nouveau moi n'était pas aussi sportif que l'ancien. Ni même aussi agile. Ni même aussi … ni même aussi tout en fait. Il fallait croire qu'être archéologue ne demandait pas tant d'efforts physiques que ça.  « On devrait avoir la paix. ». Je hochais positivement la tête en plaçant mes mains sur mes genoux. Une légère toux sèche remonta le long de ma gorge. A ce moment précis, je ne rêvais que d'un bon verre d'eau pour faire disparaître le goût de cendre qui s'était installé dans ma bouche. Mon vœu fut exaucé car un petit distributeur de boissons se tenait non loin.  Je me déplaçais vers ce dernier et analysais la sélection. Il restait en tout et pour tout une seule bouteille d'eau plate dans l'appareil.  Je me questionnais un instant sur ma faculté à pouvoir briser le verre pour aller la prendre. Franchement, je doutais d'une telle entreprise. Mon autre moi l'aurait fait sans problèmes. Cette nouvelle moi... c'était plus risqué. J'allais juste arriver à me casser la main. Après tout, j'avais eu l'impression de perdre mes poumons en dévalant trois marches. Je me demandais furtivement si tous les mouvements que j'avais effectué pour me défendre ou défendre Alfred n'étaient pas dus qu'à la simple chance. Mon cerveau s'était chargé de rendre la chose possible. Mais il y avait fort à parier que si j'essayais à nouveau à ce moment précis, j'échouerais. «  T'as pas quelques pièces par hasard qui traînent ? » demandais je finalement à Alfred après avoir peser le pour et le contre. Autant dire que mon vêtement présent ne m'avait pas permis de prendre un porte monnaie.  Le tissu était moulant et collé à ma peau. A part mon soutien gorge, je n'avais aucune poche.

Sa réponse je ne l'entendis jamais. Les phares d'une voiture de police éclairèrent sèchement le lobby dans lequel nous nous trouvions. Mes yeux brûlèrent l'instant qu'il me fallut pour les protéger. «  On ne bouge pas ! » s'écria la voix d'un des officiers. Mes mains se levèrent d'elles-mêmes en signe d'apaisement et de soumission. Leurs armes ne restèrent pas braquer bien longtemps sur nos personnes ceci dit. Nous n'étions pas armés et ne correspondions pas au profil qu'ils recherchaient. Nous étions des étrangers. Des étrangers avec des visages connus. Un acteur et une archéologue. «  Venez avec nous on va vous mettre en sécurité. L'un de vous est il blessé ? ». «  Non on n'a rien » lui répondis je dans sa langue. L'homme me détailla en fronçant les sourcils. «  Vous avez une plaie au bras ». Je le regardais un instant sans comprendre et laissais tomber mon regard jusqu'à ma peau ouverte. Une balle avait du effleurer ma peau sans que je ne m'en rende compte et avait ouvert ma peau. Malgré le sang qui coulait, le tout avait l'air superficiel. « Ce n'est rien ». Nouveau froncement de sourcil. Peu convaincu, il nous amena jusqu'aux diverses ambulances placées un peu plus loin. Une couverture de survie fut passée autour de mes épaules et l'on m'intima de m'asseoir sur le rebord de l'un des véhicules pour une inspection médicale.  L'infirmière urgentiste banda mes mains légèrement égratignées, examina mon bras qu'elle pansa également et vaqua vers un autre patient. Comme prévu, la blessure était superficielle. A part une légère sensation de brûlure, je ne ressentais aucune douleur. Et puis, il y avait des gens ici entre la vie et la mort. Autant dire que malgré ma célébrité je n'étais pas un cas important.  Une fois laissée seule, je me levais après avoir avalé quelques gorgées de la bouteille d'eau que l'on m'avait finalement donné. Mes pas me menèrent directement vers Alfred. «  Sacré soirée n'est ce pas ? ». Mon regard se perdit au loin sur la haute structure du théâtre, encore au cœur des préoccupations et des barricades. «  Ecoute, je sais que tout cela doit te sembler très … étrange mais toi et moi on se connaît. On se connaît depuis même très longtemps. Je comprends que ça te paraisse dingue parce que tu ne t'en souviens pas mais... on fait partie de la même famille ». Je ne savais pas où j'allais avec ça, mais j'avais besoin de lui faire comprendre que j'étais son alliée. Quelque part, j'avais besoin qu'il se souvienne de moi car l'adrénaline descendue, seule ma solitude resta. Et cette solitude me noua la gorge.

« En arabe dans le texte »


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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Dim 12 Aoû - 20:45

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Nos deux amis étaient donc enfin en sécurité. Alfred reprenait vraiment son souffle, il n'était pas habitué à faire autant de sport en si peu de temps. Certes, le théâtre lui demandait beaucoup physiquement, mais de la même façon que de devoir grimper, courir et sauter pour sauver sa vie. Ce n'était pas tout à fait la même chose.

Il observa un instant la demoiselle qui semblait chercher à trouver comment elle pourrait boire un peu d'eau. C'est vrai qu'il commençait à faire soif dans le coin. Lui aussi se rendait compte que sa gorge était sèche et qu'il ne serait pas contre se désaltérer un peu. A sa question il secoua négativement de la tête.

- Pas vraiment.

En costume de scène, ce n'était pas franchement ce qui offrait le moyen d'avoir des sous dans ses poches. Il se redressa de toute sa hauteur, pour aller vers le distributeur, prêt à le défoncer à coup de chaise ou autre s'il le fallait, mais rien de tout ça ne se passa. Des phares les éblouir, des voix se faisaient entendre. Lui ne les comprenait pas. Il suivit le mouvement de la jeune femme et leva les mains en l'air, en espérant qu'ils n'étaient pas repris par les terroristes.

Mais à voir comment réagissait l'inconnue avec qui il s'était sauvé, les gens semblaient être des amis. Il reconnut alors le logo de la police du pays et se sentit rassuré. Se laissant emmener vers une ambulance, pour qu'on s'assure que tout allait bien. Lui ressentait de plus en plus le besoin de se démaquiller et de se changer, maintenant que tout était terminé. Sur les manches blanches de sa chemise, s'incrustaient de longues marques de fond de teint qui avait fini par couler à force de transpirer et de s'essuyer. Il avait refusé une couverture, n'ayant clairement pas froid et n'étant pas plus traumatisé que cela.

La bouteille d'eau par contre fût bienvenue et il fixa la blonde qui revenait vers lui.

- Oui... et c'est un euphémisme... la suite sortit de nulle part. Il fronça les sourcils sans comprendre de quoi elle parlait. Est-ce que c'était une folle qui tentait par n'importe quel moyen d'entrer dans son cercle? Ou qui voulait lui extorquer de l'argent? Ou aller savoir? On se connait? La fin le laissa un peu abasourdit. Euh... attendez un instant. Je ne vous connais pas, je ne sais pas qui vous êtes. Vous devez faire erreur... je n'ai jamais eu d'enfants hors mariage, je n'ai pas de frère ou de sœur cachés... vous vous méprenez.

Autant casser rapidement le délire. Ce n'était pas parce qu'il lui devait en partie la vie, qu'il allait entrer dans son jeu.
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Dim 12 Aoû - 22:44

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Ce fut nerveusement que j'attendais une réponse de sa part ou une quelconque réaction. Honnêtement, je ne savais pas ce qui allait se passer par la suite. Moi qui prévoyait toujours tout... je n'en avais aucune idée. J'avais sauté pieds et poings liés dans l'inconnu le plus total. Cela me terrifiait. On aurait pu croire qu'avec mon passé j'aurais accueilli ce flou dans ma vie sans en être plus perturbé que ça. La vérité était tout autre. J'avais toujours été un control freak. Et puis – si l'on y réfléchissait bien – il n'y avait pas d'inconnue dans le comportement des super vilains. Ils finissaient toujours par recommencer leurs petites affaires. Il y avait quelque chose de cyclique dans leurs comportements qui ne laissait que peu de place à la surprise. Ils étaient des animaux d’habitude. Seul le Joker pouvait prétendre évoluer dans cette partie de confusion qui s'accrochait parfois à nos vies. « On se connaît? ». Doucement, je basculais la tête dans un hochement positif.  Se connaître.... le mot semblait mal choisi. J'étais persuadée qu'Alfred me connaissait mieux que quiconque. Surtout, mieux que je ne me connaissais moi même. Il était cette âme silencieuse qui gardait chacun de nos secrets. Il analysait, et veillait, imperturbable. Il devait avoir perçu des choses chez moi que moi même n'arrivais jamais à discerner. Depuis le temps qu'il me regardait grandir, il devait me connaître par cœur. Ou presque. Après tout, l'on changeait tous plusieurs fois au cours de notre vie. C'était ainsi que la nature humaine était faite. La vie et ses preuves se chargeaient de nous faire évoluer. Parfois sans nous laisser le choix.  Souvent sans nous laisser le choix. « Euh... attendez un instant. Je ne vous connais pas, je ne sais pas qui vous êtes. Vous devez faire erreur... je n'ai jamais eu d'enfants hors mariage, je n'ai pas de frère ou de sœur cachés... vous vous méprenez ». un soupir passa mes lèvres. Mon cœur se serra brutalement à l'intérieur de ma cage thoracique. Etais-je déçue ? Evidemment que oui. J'aurais aimé que tout cela soit plus simple. J'aurais aimé que ces simples mots lui révèlent ce qui lui était caché. Sauf que – et je le savais bien- rien n'était jamais facile. Tout était dur. Tout était compliqué. En tout cas ma vie l'était. Du début à la fin, tout semblait toujours dérailler.

Malgré ma déception, malgré la douleur qui m'enserrait le cœur, malgré cette solitude grandissante, je savais que je devais tentée le tout pour le coup. J'avais raison. Je le savais. Je le sentais dans chaque cellule de mon corps. Ce monde n'était pas le mien. Ce n'était pas celui que je connaissais. Tout ceci était faux. Tout ceci était une illusion. Alfred n'avait pas cette vie.  Il y avait quelque chose de brisé dans cette réalité alternative, de fabriqué.  Rien n'avait de sens. «  Je sais que ça paraît ... complètement dingue mais Alfred je te dis la vérité » soufflais je en essayant, grâce à la lueur au fond de mes prunelles, de lui faire comprendre à quel point je pouvais être sérieuse. Peut être que si je lui montrais à quel point j'en étais persuadée alors peut être que cela le ferait douter assez pour qu'il puisse me croire. Même un tout petit peu. Juste assez pour commencer à se poser des questions. «  La toute première fois que l'on s'est rencontré, j'avais six ans. C'était juste après l'accident qui coûta la vie à mes parents. Mon oncle  m'avait recueilli mais son emploi du temps ne lui permettait pas vraiment de passer du temps avec moi. Alors pour que je ne sois pas non plus toute seule à la maison, il m'emmenait avec lui au commissariat. Le même commissariat où tu es entré et m'a trouvé assise sur un banc. Tu t'es assis à côté de moi et tu m'as demandé pourquoi j'étais toute seule. Personne d'autres n'a fait attention à moi ce jour là.  Personne sauf toi. Je n'oublierai jamais ce jour Alfred, jamais ». Ce souvenir je ne l'avais jamais évoqué depuis. Je n'en avais jamais eu besoin. Ce qu'il avait pour moi ce jour pluvieux d'hiver m'avait marqué au plus profond de ma chaire. Je lui en avais toujours été reconnaissante. Et cela même si il ne me semblait pas lui avoir un jour dit merci. Un fait auquel je comptais bien remédier. Mais pas comme ça. J'avais besoin qu'il ait toute sa tête pour cela. Sinon mes mots, même sincères, n'auraient aucune valeur. «  Je sais que c'est dur à accepter et crois moi je sais que je sonne totalement dérangée. Mais ce n'est pas le cas. Je ne suis pas folle et je ne suis pas après ton argent ou ta popularité» continuais je en y mettant tout mon cœur. Comment lui faire comprendre que sa place n'était pas ici ? Comment lui faire comprendre que sa vie ne se résumait pas à une scène et à quelques costumes ridicules. Sa vie, elle avait tellement plus de valeur que ça. Elle était tellement plus intéressante, tellement plus importante. Elle était pleine de sens. «  J'aimerais tellement que tu me crois » murmurais je plus pour moi que pour lui. J'avais l'impression de courir sur de l'eau. Plus je parlais et plus cette dernière m'engloutissait pour me pousser vers les profondeurs. Avec cette sensation, vinrent le désespoir et la lassitude.


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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Lun 13 Aoû - 22:34

ft. Barbara Gordon
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Pourquoi n'avait-il aucun souvenir de cette jeune femme? Son regard la détaillait toujours un peu plus, cherchant à comprendre en quoi ils pouvaient être de la même famille. Alfred ne voyait pas, ne comprenait pas. Pourtant, il remarquait bien que ses paroles l'avaient touchée. Mais qu'est-ce que cela voulait dire? Que son mensonge ne passait pas? Qu'elle cherchait un moyen de l'approcher d'une autre façon? Elle semblait vouloir rester sur sa première ligne de conduite. Il l'écoutait, attentif, elle donnait l'impression de croire plus que profondément à ses paroles. En bon comédien qu'il était, il était capable de voir quand on lui jouait la comédie justement et cette jeune femme, elle ne le faisait pas. Elle était honnête, enfin autant honnête qu'on pouvait l'être, si l'on croyait à son histoire. Les mythomanes pouvaient être extrêmement convaincants, même pour eux-mêmes.

L'homme se mordillait les lèvres, tout en fixant son interlocutrice, ne sachant vraiment pas comment agir, que dire. Il ne voulait pas la blesser en lui faisant comprendre qu'elle se trompait sans doute de personne, alors qu'elle avait l'air tellement sûre d'elle.

- C'est une très jolie histoire, miss... soufflant doucement, comme s'il ne voulait surtout pas la braquer. Mais... je n'ai aucun souvenir d'une telle situation...

Parce qu'il n'avait jamais été mettre les pieds dans un commissariat pour tenir ensuite compagnie à une gamine qui s'y serait trouvée là, sans personne pour s'occuper d'elle. En tous les cas, vu sa mémoire, Pennyworth n'aurait pu l'oublier. Il continuait pourtant de scruter ce visage, à la recherche de quelque chose, sans succès.

- Je ne connais même pas votre nom... Bien qu'il doutait que l'apprendre lui redonnerai plus la mémoire.

Bon certes, il risquait bien de raccorder les wagons de sa réalité. Après tout, même s'il ne percutait pas à l'instant, il connaissait la réputation de l'archéologue, pour avoir lu quelques articles sur sa personne. Mais ça, c'était bel et bien une autre histoire. Pour le moment, ils étaient encore deux rescapés d'un coup d'état raté, dont l'une semblait bien connaître l'autre, qui ne se rappelait de rien.

Alfred lui faisait signe de s'asseoir à ses côtés, alors qu'il terminait la bouteille d'eau qu'on avait placée dans sa main, sans lui demander s'il en voulait ou pas. Elle n'avait pas l'air bien, mieux valait qu'elle se repose un peu. Peut-être qu'avec une bonne nuit de sommeil... peut-être qu'elle délirait un peu à cause de la peur et de la fatigue?

- Nous devrions nous reposer un peu... et parler de tout cela demain matin? Je loge au Blue Lagoon, ils auront sans doute une chambre pour vous. Cela vous irait?

Il ne souhaitait pas la laisser repartir ainsi, surtout après ce qu'ils venaient de vivre. Elle avait vraiment l'air troublé et inconsciemment, il voulait prendre soin d'elle. Sans aucun arrière pensé, comme s'il l'avait toujours fait. Sans pour autant qu'il s'en rende vraiment compte.
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Mer 15 Aoû - 13:57

commedia dell'arte
alfred & barbara
••••

« C'est une très jolie histoire, miss...mais... je n'ai aucun souvenir d'une telle situation.. ». Evidemment. Le contraire m'aurait étonné. Un fin sourire désabusé passa sur mes lèvres. Les larmes tentèrent de me monter aux yeux mais je les refoulais, désireuse de ne pas les laisser couler. Je n'avais pas envie de me montrer aussi vulnérable dans une situation où je n'avais rien pour moi. Seule semblait me rester cette fierté mal placée. Et pour le moment, elle me maintenant à flot. Seulement pour le moment. « Je ne connais même pas votre nom ». Un léger rire sans joie passa mes lèvres. Je ne pouvais pas faire un pas depuis que je m'étais réveillée dans cette étrange réalité sans qu'un inconnu me reconnaisse. J'étais célèbre malgré moi il fallait croire. Seul Alfred ignorait jusqu'à mon identité. Je devais avouer que cela faisait mal. De tous ces inconnus, je n'en avais cure. Ils pouvaient me porte de l'attention ou m'ignorer. Je m'en fichais. Mais Alfred... Alfred était censé me connaître. A bien des égards, il était un membre de ma famille. Sauf qu'il m'avait oublié. Je n'étais plus rien pour lui. Même mon souvenir s'était effacé. Il n'y avait rien de plus cruel. «  Barbara Gordon » hoquetais je tout de même en espérant que cela lui rappelle quelque chose. Son visage resta de marbre. Aucune émotion ne passa sur ses traits. J'étais tout bonnement une inconnue. Une inconnue probablement totalement folle à lier en ce qui le concernait. Je n'arrivais même pas en lui vouloir. Et pourtant, j'aurais aimé pouvoir lui crier au visage, le secouer pour espérer briser le voile de sa mémoire. Je ne fis rien de tout ça. A quoi bon ? J'allais juste réussir à me faire arrêter. Ou interner. Les infirmiers et autres médecins présents ne perdraient certainement de temps à avancer le fait que mon comportement était du à un stress post-traumatique. Ils n'auraient qui plus est pas tord. Mais pas totalement raison non plus. Leur fait générateur ne serait juste pas le bon.  Et ce n'était pas comme si j'allais pouvoir réellement leur expliquer la raison de mon trouble. Ça serait comme donner des munitions à un ennemi. Ce n'était pas une stratégie très intelligente.

Un soupir passa mes lèvres alors que je me laissais tomber à ses côtés. Mon visage resta rivée sur mes mains dont la peau était perlée de gouttes de sang. Mon sang pour la plupart. A ce moment précis, j'aurais tout donné pour redevenir la Barbara Gordon que je connaissais. Même mon handicap ne me paraissait pas si affreux. Si être oubliée de tous les gens que j'aimais et admirais était le prix à payer pour me déplacer sur mes deux pieds, alors je préférais encore mon fauteuil roulant. Après tout, même handicapée je continuais d'exister. Je n'étais pas juste un fantôme sans attaches sentimentales ou émotionnelles avec la réalité. « Nous devrions nous reposer un peu... et parler de tout cela demain matin? Je loge au Blue Lagoon, ils auront sans doute une chambre pour vous. Cela vous irait? ». Mes yeux bleus remontèrent vers son visage. Il fallait croire que malgré tout ça, certaines choses ne changeaient jamais. Il avait toujours la même gentillesse. La même volonté d'aider son prochain. Au lieu de me réconforter, cela ne fit qu'accentuer la douleur dans ma poitrine. Sans autre carte à jouer, je hochais positivement la tête. Il avait raison, c'était probablement la meilleure chose à faire au vu de la situation. Dormir nous permettait toujours d'aborder le lendemain avec un peu plus de sérénité. Et puis j'avais besoin de mon cerveau reposé pour réfléchir. Néanmoins, je savais pas avance que le repos je ne le trouverai pas. J'allais passé les heures qu'ils restaient avant la levée du jour à arpenter la pièce qu'ils allaient m’attribuer. Probablement, irais je même pousser le vice jusqu'à camper devant la chambre d'Alfred pour m'assurer qu'il n'allait pas disparaître. Ou s'enfuir lorsqu'il aurait finalement décidé que c'était bien mieux pour sa sécurité de mettre autant de distance entre nous que possible. « Je te suis » soufflais je avec une certaine finalité au fond de la voix. Alea jacta est comme on disait.


••••

by Wiise
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Mer 22 Aoû - 20:27

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Alfred finissait par se sentir vraiment désolé pour cette jeune femme qui semblait si désemparée qu'elle ne lui dise rien. Mais il avait beau fouiller sa mémoire, triturer ses méninges dans tous les sens, elle ne lui disait rien. Rien de rien... devait-il lui mentir? Faire comme si? En excellent comédien qu'il était, il pouvait en être capable. Mais ce n'était pas un sadique, il n'allait pas offrir une espérance à une personne qui n'existait pas. Il cherchait pourtant, en la regardant, si quelque chose lui parlait, mais rien ne venait. C'était troublant. Peut-être était-il plus ouvert à vouloir lui faire plaisir, avec ce qu'ils avaient vécus. La descente de l'adrénaline sans doute. Il se sentait aussi assez épuisé. Quand le nom de la demoiselle tomba, elle ne le fit pas plus réagir que comme quelqu'un entendait son propre nom.

- Oh... vous êtes l'archéologue, n'est-ce pas? Je ne vous imaginais pas ainsi... avec un léger sourire.

Allez savoir ce qu'il imaginait. Même lui ne pourrait le dire. Il avait vu son nom au bas d'article, quand il feuilletait des magazines quand il avait dû attendre pour des consultations ou qu'il attendait qu'on finisse de le maquiller pour une interview ou autre. Un nom connu parmi tant d'autres, sans plus de familiarité que cela. En tous les cas, consciemment.

Elle acceptait de le suivre à l'hôtel, bien, il leur fallait du repos, à tous les deux. Le comédien ne serait pas contre s'étaler et ne se réveiller que dans trois jours, mais des militaires leur firent comprendre qu'ils devaient rester à disposition. Ils avaient des questions à leur poser, beaucoup de question. Alfred soupirait, le séjour serait plus long encore que prévu, et pénible, il savait qu'il avait encore beaucoup de chose à faire avant de toucher le coussin. Heureusement pour eux, on les laissa quand même partir pour la fin de la nuit.

Arrivé à l'hôtel, l'homme se dirigeait vers la réception, pour demander une chambre libre pour son accompagnatrice. Non, il ne souhaitait pas partager sa chambre et non, il ne souhaitait pas que cela permette à de mauvaises langues de lancer un buzz dont il n'avait clairement pas besoin maintenant. Elle n'était pas son amante, il n'avait pas dans l'idée que cela change. On lui donna une clé, il revint vers la jeune femme, la lui tendant.

- Je serai à l'étage du dessus, chambre 406 si vous me cherchez.

Sa main se tendait pour appuyer sur le bouton d'appel de l'ascenseur. Il se frottait lentement la nuque d'une main qui tremblait légèrement. L'adrénaline finissait de faire son effet. Il prenait de plus en plus conscience de ce qu'il s'était passé et la perte des membres de la troupe allait lui tomber dessus comme un couperet. Son souffle commençait à lui manquer peu à peu. Vivement la solitude de la chambre. Il voulait entendre la voix de Judith, fumer un truc, être en paix cinq minutes.

- Ca va aller?

Oui, encore une fois, il s'inquiétait pour elle. Alors que ça devait se voir sur lui que ce n'était pas son cas, d'aller bien. Son teint était déjà livide, il avait l'impression d'avoir un étau autour du crâne qui se serrait peu à peu. Epuisé, c'était bien là le mot qui lui correspondait le plus et rarement Barbara avait pu voir un Pennyworth avec aussi peu de superbe, mais cet anglais-ci, n'était pas le majordome de Batman, il n'avait pas l'habitude de vivre autant d'émotion en une soirée... le feu et la mort n'était pas son lot habituel.

Lui, il était là pour faire rêver les gens, pas pour les voir mourir sous ses yeux.
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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Lun 10 Sep - 18:38

commedia dell'arte
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••••

Perdue dans mes pensées, je suivis sans rien dire. Je ne prêtais que peu attention à mon entourage. Trop rapidement, je pénétrais dans le hall de ce grand hôtel de luxe. Mon cerveau toujours en ébullition me laissa épuisée si bien que l'appel d'un lit se fit de plus en plus fort. Alfred se chargea e parler à la réceptionniste. Dans mon état, je n'aurais probablement pas pu aligner deux mots de manière cohérente. Il était donc mieux pour tout le monde qu'il se charge des détails. «  Je serai à l'étage du dessus, chambre 406 si vous me cherchez ». J'hochais positivement la tête pour lui signaler que j'avais compris et enregistré l'information qu'il venait de me donner. Il me tendis ma clé. Je la saisissais de mes doigts tremblants.  Mon bras retomba le long de mon corps alors que mes yeux bleus se perdaient à nouveau dans le vide. L'ascenseur ne tarda pas à venir à notre rencontre et nous nous engouffrâmes à l'intérieur. Tête basse, je me contentais simplement d'appuyer sur le bouton menant à mon étage. Je n'avais même pas encore pris connaissance du numéro de ma chambre. Je savais juste qu'en toute logique je me trouvais au troisième étage. Je poussais également le bouton pour l'étage d'Alfred dans la foulée. Bien trop rapidement, les portes se rouvrirent sur un couloir éclairé et calme. « Ca va aller? ». «  Oui » répondis je simplement avec une voix plus ferme que je ne l'aurais cru au vue des circonstances. J'avais juste besoin de temps pour réfléchir. J'avais besoin de temps pour remettre mes idées en plus. J'avais besoin de faire le vide. De me poser toutes les bonnes questions. Ce n'était qu'après que j'allais pouvoir revenir avec un plan d'attaque infaillible.  Du moins en théorie. Ce ne fut qu'en sortant de l'habitacle que je relevais finalement le regard vers Alfred. Mes yeux bleus embrassèrent les traits de son visage. Ma bouche s'ouvrit d'elle même. Je me ravisais cependant et sortis complètement. Jusqu'à ce que les portes se refermèrent complètement sur lui, je fixais son visage. Après quelques secondes d'immobilité, je finis par bouger et avec un soupir me mis à la recherche de ma chambre pour la nuit.

La pièce dans laquelle j'entrais était plus spacieuse que ma tente marabout au milieu du désert égyptien. Tout ce luxe m'avait toujours filé la nausée. J'étais une fille du peuple avant toute chose. Etre au Manoir Wayne c'était différent. C'était un de mes nombreux chez moi. Surtout nous étions tellement nombreux à circuler entre les murs de cette vieille battisse que cela atténuait l'effet de richesse. Si le lit m’appela instantanément, je ne pus me résoudre à m'y jeter dessus. A la place, je me délaissais de ma robe tâchée de sang. Le mien et celui des autres. Ma première destination fut la salle de bain. Je fus agréablement surprise de découvrir une large baignoire dans la pièce. N'écoutant pour une fois que la petite part de vanité que j'avais en moi, je me laissais couler un bain. J'y ajoutais le sachet de bulles laissé à disposition. On ne trouvait définitivement pas ça dans tous les hôtels. Seuls les plus chanceux d'entre nous avaient le droit à ce genre d'attentions. Le corps enveloppé dans l'eau chaude, je fermais les yeux. Derrière mes paupières closes, mes iris continuaient cependant de bouger. La fatigue aidait beaucoup mon état de stress. Mais malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à me relaxer. Inlassablement, je me posais encore et toujours les mêmes questions. Et si j'avais tord ? Et si je n'avais fait que rêver cette autre vie ? La rêver de manière si intense que je l'avais cru réelle ? Il existait des centaines d'études sur le sujet. Le subconscient humain était un mystère même pour les scientifiques les plus imminents.  Tout ce que le cerveau humain était capable de faire... tout cela relevait de l'inconnu. Pour autant, cela n'expliquait pas comment j'avais pu rêver des visages que je n'aurais alors jamais vu. Leurs noms, leurs manies … tout était là. Aimais je si peu ma vie d'aventure que j'avais eu le besoin de m'en inventer une autre ? Et pourquoi diable cela me meurtrissait il autant dans ce cas là ? Je me sentais partagée, déchirée entre deux personnalités. Deux personnes en guerre. A force, je ne savais même plus laquelle j'étais censée être.

••••

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MessageSujet: Re: commedia dell'arte ✸ BARBARA & ALFRED   Mer 12 Sep - 22:03

[quote="Alfred Pennyworth"]
ft. Barbara Gordon
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Au moins Barbara semblait aller bien, mais ils devaient sans doute tous les deux donner le change. Vu ce qu'ils venaient de vivre, personne ne leur en voudrait de craquer, de perdre leurs moyens, mais aucun de nos deux protagonistes ne semblaient prêts à le faire. Même si Alfred semblait pâlir au fur et à mesure de la montée dans l'ascenseur. L'adrénaline quittant gentiment son corps, la fatigue et l'après-coup pouvait être violent.

Il eut un petit sourire et un mouvement de tête alors qu'elle le quittait. Ils se verraient sans doute le lendemain au petit-déjeuner. Puisqu'ils devaient rester à la disposition de la police/armée du pays. Ils n'étaient clairement pas sorti des ennuis, heureusement qu'ils n'avaient rien à se reprocher tous les deux.

Seul finalement, Pennyworth arriva à sa chambre tel un robot, il se sentait épuisé. Ses mains tremblaient sans qu'il ne comprenne pourquoi et il n'aurait su dire combien de temps il avait passé, assis dans la douche de la chambre, avec de l'eau qui s'écoulait sur lui, alors qu'il n'avait même pas pris la peine d'enlever ses habits. L'état de choc dans lequel il se trouvait en était à l'origine. Il repassait en boucle les événements de la soirée, sans comprendre comment ils avaient pu en arriver là. Sans réussir à accepter le fait que des amis, des collègues, étaient morts. Le bilan de ces pertes, serait sans doute donné au matin. Le comédien n’était pas certains de vouloir en savoir plus. Mais il lui faudrait bien le faire, il n’était pas à la tête de la troupe, mais bien une de ses figures de proue, il allait devoir montrer qu’il avait les épaules pour soutenir leur groupe…. Il espérait aussi qu’on viendrait vite les tirer de ce guêpier…

Quand finalement, les tremblements de son corps le firent revenir à lui, il réussit à sortir péniblement de la salle de bain, enleva ses habits mouillés, envoya un message à sa compagne de vie pour lui dire qu'il "allait bien" et qu'ils se parleraient une fois qu'il pourrait placer deux mots cohérents l'un après l'autre. Là, il avait juste besoin de dormir. Longtemps. Ce qui bien entendu, fût impossible. Alfred avait réussi à réduire le temps de leur conversation au plus minimum, mais elle le connaissait trop bien. Elle avait compris, à sa voix, que rien n’allait. Elle lui promettait de trouver un moyen de venir à lui le plus rapidement possible. Au moins pour cela, notre homme lui était reconnaissant.

Enfin, il pouvait s’écrouler de tout son long sur le lit plutôt confortable mis à sa disposition. Il ne lui fallut guère plus d'une minute ou deux pour rejoindre le monde de Morphée, remplit de cauchemars plus horribles les uns que les autres. Remplis, entre autre, d'hommes déguisés en chauve-souris. Si son inconscient semblait chercher une porte d'ouverture pour le faire revenir à lui, ce ne serait pas au petit matin que Barbara retrouvait le majordome de la famille Wayne.

Pas encore en tous les cas.


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