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 water and blood | john & rosie

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Date d'inscription : 29/07/2018
Face Identity : Matt Ryan
Crédits : Lotus Graphics

Age du personnage : 37 ans, sûrement 36 de trop si vous voulez son avis.
Ville : Vagabond sans attaches, si ce n'est sa célèbre Maison des Mystères.
Profession : Détective de l'occulte, magicien, exorciste, spécialiste des démons et autres saletés surnaturelles, escroc patenté, anti-héros du dimanche.
Affiliation : Justice League Dark.
Compétences/Capacités :
Connaissance encyclopédique de divers types de magie ; ondes synchrones (toujours au bon endroit au bon moment) ; manipulation de sa propre chance et des probabilités ; magie noire et occultisme ; exorcisme ; invocation de démons ; 'Worldwalker', une des rares personnes à connaître tous les chemins entre paradis, enfer, et au-delà ; voyage inter-dimensionnel ; contrôle des esprits et persuasion ; illusion ; pyromancie ; divination ; nécromancie ; cercles magiques ; magie rituelle ; magie du sang ; extrêmement résistant à la télépathie, au contrôle mental, et à la possession ; maître manipulateur ; prestidigitateur confirmé.


Situation Maritale : Un coin de son coeur revient à son gin tonic, un autre à une princesse goth qui parle à l'envers. Et de temps en temps, il s'abandonne à un visiteur de (bref) passage.









MessageSujet: water and blood | john & rosie   Dim 5 Aoû - 15:02


Water and blood
rosie & john


Washington DC. Une des grandes villes des Etats-Unis dans lesquelles John ne mettait quasiment jamais les pieds – trop de monde, trop de surveillance, trop de cet esprit américain dont il n’était pas des plus friands. Son Amérique à lui, c’était l’Amérique profonde, celle des sorciers vaudous et des shamans indiens, celle des villes qui revendiquent fièrement leurs origines d’ailleurs et se réclame toujours un quart de quelque chose. Celle où on se balade en Harley Davidson le long de la route 66 et où on s’arrête au diner du coin pour écouter la serveuse et son accent texan à couper au couteau, celle des métropoles où on rame comme partout ailleurs. Washington était trop propre sur elle pour lui, trop immaculée. Trop louche.

Heureusement, John Constantine n’était pas venu en terre présidentielle pour faire du tourisme. Un bras pendant par la fenêtre ouverte du taxi, il laissa le vent emporter les cendres de sa cigarette à moitié consumée, absorbé dans ses pensées pendant que Chas se concentrait sur la route et le GPS, compagnie silencieuse et consciencieuse telle que John les appréciait lorsqu’il commençait un nouveau boulot. Pourtant, ce fut lui le premier qui brisa le silence entre eux après avoir jeté son reste de cigarette sur la route d’une pichenette calculée :

« On est encore loin ? »
« Un quart d’heure, max. Tu sais ce que tu vas lui dire ? » demanda Chas, abandonnant momentanément la route des yeux pour jeter un regard à son compagnon de route. John haussa les épaules.
« Bonjour, j’ai aussi ma carte du club des occultistes givrés en tout genre, soyons potes, ça m’arrangerait bien ? J’improviserai sur le tas. Mes capacités d’entourloupeur ne valent que lorsque j’ai la personne en face de moi. »
« Et comment tu sais qu’elle ne te foutra pas à la porte ? »
« Je ne sais pas, c’est ça la partie marrante. »

Chas secoua la tête, résigné comme à son habitude à l’attitude beaucoup trop désinvolte de John ; qui laissa un sourire amusé lui relever le coin des lèvres, observant encore son camarade à la dérobée. Pauvre Chas, tellement habitué à ses frasques qu’il ne pensait même plus à s’en offusquer. Un pote comme on n’en fait plus. Détachant son regard de son comparse, John fouilla dans la poche intérieure de son fidèle manteau et en tira quelques feuilles pliées en quatre et froissées, qu’il déplia et aplatit sur sa cuisse avant de les relire pour la douzième fois. Rosalie Rosewood, vingt-huit ans, résidente à Washington DC. Plutôt mignonne, si la photo n’était pas mensongère. Pas des plus faciles à retracer, mais John était plus têtu que trois mules réunies et avait le meilleur carnet d’adresses du continent : à cœur vaillant rien d’impossible, et il l’avait prouvé une fois de plus. C’était donc elle, la petite qui avait tenu l’Enchanteresse à sa merci. Même Madame Xanadu en avait été toute retournée, pauvre d’elle, au point d’en avoir parlé à John malgré leur longue histoire de mésentente et de désaccords. Un partage d’information que John continuait de trouver louche, mais sur lequel il n’avait pas eu le temps de s’attarder. Il verrait bien par lui-même de quel bois cette Rosalie Rosewood était faite. Dans tous les cas, il avait lu les rapports, eu accès à certaines informations grâce à deux-trois tours de son propre chef, et il ne faisait aucun doute qu’il avait tout intérêt à aller la rencontrer. Ne serait-ce que pour savoir si elle allait s’avérer problématique à l’avenir ou si, au contraire, elle pourrait lui être utile.

Certes, elle avait tenu l’Enchanteresse en respect, mais John avait vu la scène de la bataille, et les résidus d’énergie magique ne lui avaient laissé aucun doute quant au fait que qui que soit cette fille, elle était dotée d’immenses pouvoirs – mais qu’elle les maniait encore mal. Ca puait la puissance maladroite, à peine contrôlée, potentiellement dangereuse dès qu’elle lui échapperait. Il en avait vu d’autres passer par là. Tous n’en étaient pas revenus.

« Gare toi à quelques rues. Mieux vaut que j’y aille seul. »
« T’es sûr ? »
« Jamais et toujours. »

Chas abandonna John sur le trottoir à un bloc de là où Rosalie Rosewood était supposée habiter, et John traversa la rue pour partir à la recherche de l’endroit en question, rangeant ses papiers dans son manteau. Il remonta deux autres rues, s’aventura dans une dernière en déchiffrant les noms sur les boîtes aux lettres, jusqu’à ce qu’enfin, il trouve ce qu’il cherchait. Il soupira, leva les yeux vers les fenêtres closes, et allait sonner à l’interphone lorsqu’un autre résident sortit de l’immeuble. Avec l’agilité d’un chat, John se faufila à l’intérieur. Observant autour de lui, il grimpa les marche quatre à quatre jusqu’au bon étage, et se plaça devant la porte au nom de sa cible. Avec toute la confiance du monde, il sonna.

Après quelques secondes d’attente, la porte s’ouvrit enfin. Jolie fille confirmée.

« Rosalie Rosewood ? » C’était bien la fille de la photo – mais son expression était bien plus méfiante et confuse. Pas qu’il puisse la blâmer, ceci dit. John extirpa une carte de visite de sa poche et la tendit à son interlocutrice, petit carton blanc sur lequel, en lettres sobres, étaient écrit son nom et ses multiples casquettes : exorciste, démonologiste, et maître des forces occultes. Il faudrait vraiment qu’il les fasse refaire, un de ces quatre.  « Mon nom est John Constantine. Appelle-moi John, les formalités c’est pas mon truc. » Brièvement, John quitta la jeune femme des yeux pour jeter un œil au-dessus de son épaule. Il semblait bien qu’elle était seule. Excellent timing. « Rien de dramatique, juste une visite de courtoisie. C’est devenu rare de croiser une sorcière ou une magicienne qui n’ait pas encore en tête de détruire le monde, j’ai pensé que j’devais venir te souhaiter la bienvenue au club. T’as une minute à m’accorder ? »

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Ville : Washington DC. Mais cela varie selon les jours et les missions.
Profession : Sorcière ; Agent spécial chargé d'enquêter sur les meurtres comportant un élément surnaturel ou extraterrestre.
Affiliation : A.R.G.U.S, opération spéciale NIGHTSHADE, sous la direction directe d'Amanda Waller.
Compétences/Capacités :
Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings, les Völur, esprits qui communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

Situation Maritale : Destinée déjà tracée, Lucian et elle sont nés pour s'aimer.









MessageSujet: Re: water and blood | john & rosie   Lun 6 Aoû - 16:34

water and blood
john & rosalie

Quand le destin vient frapper à votre porte, on peut rarement faire autrement que de lui ouvrir la porte. Le destin, c'est une entité plutôt acharnée, qui ne tolère pas qu'on lui dise non. C'est une leçon difficile et douloureuse que Rosie connaît par cœur. Toute sa vie, elle a cherché à échapper au destin, sans jamais y parvenir. Il finit toujours par la rattraper, au point de même lui imposer un Dr Fate, au cas où elle aurait encore un peu de mal à comprendre que sa vie ne sera jamais un long fleuve tranquille. Comme si elle l'avait un jour été ! Le véritable retournement de situation pour elle, ce serait qu'on lui annonce une bonne nouvelle. Rien qu'une, et même pas une grosse. Juste quelque chose qui puisse lui donner le sourire une poignée de minutes. Mais cela fait bien longtemps que Rosie est résignée, à la façon d'une héroïne de tragédie grecque. Certaines personnes ne sont pas faites pour être heureuses, parce que le destin, les dieux, le hasard – peu importe – ont de "grandes choses" prévues pour elles. Mais Rosie se moque bien de tout cela ; la seule chose qui lui importe c'est de trouver une façon de rendre à la destinée la monnaie de sa pièce en trouvant le moyen de sauver Lucian d'une mort certaine. Si elle a bien retenu une chose de ses entrevues avec Dr Fate, c'est que s'il s'avère souvent difficile de modifier l'ordre des choses, ce n'est pas impossible pour autant, même s'il y a toujours un prix à payer. Ce n'est pas lui qui lui apprendra que toute forme de magie a des conséquences, c'est la première leçon que tout mage ou sorcière apprend. Mais quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ? Cela fait des semaines que Rosie étudie le grimoire de ses ancêtres, à la recherche d'un sort, d'un rituel, de n'importe quoi qui puisse l'aider à sauver l'homme qu'elle aime. Le tout sans avoir dit un mot à ce dernier, pour ne l'inquiéter, mais surtout pour qu'il n'essaie pas de l'en dissuader. Rosie n'a pas besoin d'utiliser son don de prescience pour deviner que Lucian ne la laisserait pas se mettre en danger pour lui sauver la vie.

Elle soupire quand, justement, le destin vient littéralement frapper à sa porte, et referme le vieil ouvrage avec agacement. Quand elle ouvre, elle n'a pas le temps de dire un mot qu'elle se retrouve avec une carte de visite sous le nez. Elle hausse un sourcil, mais ne la prend pas. « Je sais qui vous êtes. » Difficile d'ignorer le nom de John Constantine dans le milieu, et encore moins quand on travaille pour Amanda Waller. Rosie a rarement vu un dossier aussi épais dans les archives d'A.R.G.U.S. « Une Madame Xanadu m'a appelée pour me prévenir de votre... Visite. Elle m'a aussi conseillé de vous dire d'aller vous faire voir et vous claquer la porte au nez. Ou de vous expédier dans une dimension démoniaque, elle avait l'air d'hésiter. » Rosie détaille le sorcier des pieds à la tête. « Qui vous dit que je n'ai pas envie de le détruire, le monde ? » Sa figure angélique et innocente ? Un homme comme lui devrait pourtant savoir que les apparences sont trompeuses. « Je vous imaginais plus grand. » Plus grand et un peu plus... Imposant ? À force de lire et d'entendre tant de choses sur le fameux Constantine, Rosie s'était fait un portrait plutôt rocambolesque de lui. Encore une fois, rien n'est plus traître qu'un physique. Elle soupire une fois de plus. « Je suppose que si je refuse de vous parler, vous allez apparaître dans mon salon par magie ? » Littéralement. Il a pour réputation d'être un homme acharné. Si ses souvenirs sont bons, Waller l'a même qualifié d' "emmerdeur de première catégorie". Après plusieurs secondes de silence gênant, Rosie finit par s'écarter pour le laisser entrer dans son appartement. « Je préfère vous prévenir tout de suite, je vous interdis de me toucher... A moins que vous ne teniez absolument à savoir quand et comment vous allez mourir. » Rosie hausse les épaules avec une désinvolture feinte qui ne le trompera sans doute pas. Pour éviter les questions gênantes – qui viendront certainement de toute façon – elle l'invite à s'asseoir sur le canapé du salon. Elle y prend place elle aussi, à l'autre bout.

John Constantine dégage beaucoup de choses, à commencer par une forte odeur de cigarette. Mais ce qui perturbe le plus Rosalie, c'est toute cette énergie mystique, presque aussi forte que celle de Dr Fate. Peu importe sa réputation, Constantine n'est pas un sorcier de pacotille. En revanche, il semble être un véritable aimant à problèmes, pour lui comme pour ses proches. Et la dernière chose dont Rosie ait besoin, c'est d'une nouvelle vague d'ennuis. « Vous savez, je ne suis peut-être pas encore une sorcière à la renommée extraordinaire, mais je ne suis pas stupide pour autant. Vous n'êtes pas là pour une simple visite de courtoisie, ce n'est pas la peine de prétendre le contraire. » Personne étant au courant de ses dons ne s'était intéressé à elle autrement que pour en tirer profit. Waller avait voulu une nouvelle Enchanteresse plus malléable, et Dr Fate était surtout préoccupé par la sauvegarde d'une forme de magie ancienne. Constantine n'ayant pas la réputation d'un bon samaritain, Rosie s'estime en droit d'être plus que méfiante à son sujet. « Qu'est-ce que vous me voulez ? » Elle se retient d'ajouter "ne me forcez pas à lire dans vos pensées", pour ne mettre tout de suite toutes ses cartes sur la table.
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Situation Maritale : Un coin de son coeur revient à son gin tonic, un autre à une princesse goth qui parle à l'envers. Et de temps en temps, il s'abandonne à un visiteur de (bref) passage.









MessageSujet: Re: water and blood | john & rosie   Dim 12 Aoû - 23:38


Water and blood
rosie & john


Sa réputation le précédait donc – parfait, ça éviterait des présentations plus longues et ennuyeuses. Un sourire étira les lèvres de John dans une expression presque féline, jusqu’à ce que le nom de Xanadu ne passe la porte de ses lèvres ; son rictus disparut pour laisser place à un roulement d’yeux qui exprimait sans doute tout le bien qu’il pensait de l’opinion de la voyante. Que la peste vienne l’emporter, cette semeuse de troubles. A force de jouer sur autant de tableaux, elle allait finir par se faire mordre par quelqu’un doté de moins de patience que lui. Dire que c’était lui qu’on taxait d’escroc et de fourbe. L’hôpital qui se fout de la charité, tout ça. « La réalité est souvent plus décevante que la fiction. Mais Professeur Trelawney a au moins eu raison de te prévenir de mon entêtement. » répliqua-t-il en lui emboîtant le pas pour entrer dans l’appartement. La dictature des héros en collants et testostérone avait au moins un avantage : lui permettre de passer inaperçu au milieu du bordel sans nom qu’ils semaient sur leur passage. Tant pis s’il devait décevoir ses fans.

Néanmoins l’avertissement ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd, et John fixa son regard sur la jeune femme, une certaine curiosité dansant dans ses prunelles. Pas de toucher sous peine d’apprendre la date de sa mort et la raison de son trépas. Si tout ça ne sonnait pas comme un don de prescience, il voulait bien manger son manteau. Un don fichtrement encombrant, si vous lui demandiez son avis – surtout s’il se déclenchait involontairement. Enfin, il aurait tout le temps de découvrir si c’était le cas plus tard. Docilement, John Constantine prit place à côté d’elle sur le canapé, non sans balayer la pièce du regard ; comme Rosalie, diverses énergies mystiques l’assaillaient de toute part, mais une en particulier se faisait plus entêtante et dominait toutes les autres, comme un parfum particulièrement enivrant. L’exorciste était sûr et certain de n’avoir jamais rencontré cette énergie magique auparavant, chacune d’entre elles laissant une empreinte bien identifiable et inoubliable dans son psyché tellement criblé de traces de magie blanche et noire qu’il n’était plus qu’une vaste cicatrice magique. Pourtant, il ne pouvait se débarrasser de l’impression persistante de familiarité qui s’en dégageait. Ca n’avait aucun foutu sens.

Pour le moment, du moins.

La voix de Rosalie l’arracha à ses pensées, le forçant à se concentrer à nouveau sur elle, et lui arrachant presque un rire à sa remarque. Pas une sorcière à la renommée extraordinaire, hein ? « T’es trop modeste, ma jolie. Je n’ai pas l’habitude de me déplacer pour le premier clampin qui a le privilège de réussir un sortilège au petit bonheur de la chance. » Il en avait rencontré, des ‘collègues’, le Johnny – certains parfaitement capables et valables, comme Zatanna ou Nick Nero, ou encore le brave Dr Fate, et d’autres des fripouilles qui n’avaient pas la moindre fichue idée des forces qu’ils déchaînaient sur le monde avec leur égoïsme et leur égo surdimensionné. Ceux-là, John préférait les laisser se consumer tous seuls, du moment qu’ils n’en profitaient pas pour ramener une armée de démons dans leur monde. Mais Rosalie Rosewood – de ce qu’il avait vu et entendait, et de ce qu’il voyait et entendait en l’ayant maintenant en face de lui – était taillée d’un tout autre bois. Il avait déjà vu cette fatigue dans le regard, cette étincelle résignée des gens qui savent. Ceux qui savent que la magie a un coût, et qui ont déjà payé le prix cher, et savent qu’ils vont encore devoir cracher.

Bienvenue au club, miss.

John entrelaça ses doigts, épaules voûtées et coudes sur les genoux, prenant le temps de peser ses mots et tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de répondre. « Pour l’instant, je ne te veux pas grand-chose. » Ni vraiment la vérité, ni vraiment un mensonge. Un entre-deux. Sa spécialité. Demandez aux démons qu’il a bernés ces dix dernières années, ils vous le confirmeront. « Madame Xanadu m’a prévenu qu’il y avait une nouvelle sorcière dans le paysage, particulièrement redoutable. Mais j’en ai vu suffisamment pour voir que même en ayant battu cette brave Enchanteresse, t’es encore nouvelle dans ce job. » Le ton de John n’invitait même pas à une réponse, c’était un constat. Peu importait depuis combien de temps Rosalie était consciente de ses pouvoirs, six mois ou toute sa vie : il était évident au premier regard qu’elle n’en avait pas la maîtrise qu’elle devrait en avoir. Xanadu ne l’aurait jamais contacté si tel avait été le cas. Ses yeux glissèrent du visage de la jeune femme à ses mains. Un don de prescience par le toucher. John se demanda ce qu’elle pourrait entrevoir s’il brisait son interdiction. Son esprit était mieux protégé qu’un coffre-fort en Suisse, mais si cette fille était aussi puissante qu’on le lui avait laissé entendre, qui sait quels verrous elle pourrait briser ? L’espace d’un instant, il fut tenté de faire l’expérience, avant de renoncer. Non seulement il n’avait pas envie de laisser une inconnue s’aventurer à voir sa future mort ; mais avec toute l’énergie démoniaque et autres saloperies qu’il avait accumulées avec les années, Dieu seul savait les effets secondaires qu’un simple toucher aurait sur elle. Il avait réussi à rendre un foutu fantôme malade rien que par une possession de quelques secondes. Alors une jeune sorcière maîtrisant mal ses pouvoirs… le risque était trop important.

« On passe tous par là un jour ou l’autre. Certains d’entre nous se démerdent tous seuls pour apprendre sur le tas, pour d’autres, c’est plus… compliqué. J’ai l’impression que pour toi, c’est le deuxième cas de figure, non ? » demanda-t-il d’un air compatissant. Puis il écarta les mains d’un air apologétique. « Je m’suis dit, puisque Xanadu a pris la peine de me prévenir et que je suis pas le nez dans une invasion démoniaque en ce moment… je pouvais passer offrir mon expérience et mon bon conseil. C’est vrai, j’ai une certaine réputation dans le milieu, mais hé. Si j’ai survécu aussi longtemps sans tricher à grand renfort d’immortalité et autres astuces du même genre, c’est bien que ma méthode fonctionne. »

John marqua une pause, sondant l’expression fermée de son interlocutrice. Il avait toujours eu un don pour convaincre autrui du bien-fondé de ses intentions. A voir si ses propres pouvoirs allaient lui permettre de résister au charme pas seulement naturel du grand Constantine. « Je viens en ami. Pour offrir mon soutien à une nouvelle collègue. Pas de mal à ça, si ? »


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Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings, les Völur, esprits qui communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

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MessageSujet: Re: water and blood | john & rosie   Ven 17 Aoû - 15:34

water and blood
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Rosie lève les yeux au ciel sans dissimuler son agacement. Aussi extraordinaire qu'il puisse être, John Constantine part sur le mauvais pied en débarquant chez elle avec son arrogance et ses petits sobriquets qui lui donnent déjà envie de l'attraper par le col de son trench-coat pour le mettre à la porte. Merci, au revoir, et à jamais ! Mais Rosie est polie, patiente, et surtout elle sait qu'elle pourra pas se débarrasser de lui aussi facilement que ça. Elle aurait pourtant préféré qu'il lui demande son avis avant d'arriver avec ses gros sabots, ou au moins qu'il annonce sa visite. Cette Madame Xanadu, elle ne la connaît pas, mais elle l'apprécie déjà plus que lui rien que pour le fait qu'elle ait pris un peu de son temps pour la prévenir de l'arrivée de Constantine dans sa vie. Peut-être qu'elle se fait des idées sur lui, mais tout son être – y compris les esprits qui l'habitent – lui hurle de se méfier de lui. Non pas qu'il ait quoi que ce soit d'un charlatan, bien au contraire c'est un homme qui sait très bien ce qu'il fait d'après les rumeurs et les histoires qui circulent, mais parce que c'est un expert en magie qui se traîne une réputation d'un arriviste doublé d'une ordure. Alors quand il répond à sa question pour simplement dire qu'il n'attend rien d'elle, elle hausse un sourcil, peu convaincue. Elle n'a pas encore visité son esprit, mais elle sent déjà qu'il est aussi malhonnête qu'elle est honnête. Si elle ne possédait pas ce don de télépathie, elle serait plus facile à embobiner qu'un fil sur une bobine, on lui ferait croire n'importe quoi. Et même avec la sagesse de plusieurs générations à sa disposition, il lui arrive encore de faire preuve d'une naïveté qui aurait fait se retourner ses ancêtres dans leurs tombes si la tradition n'avait pas demandé qu'ils soient incinérés sur des bûchers funéraires. « Évidemment... Vous avez entendu parler de mes merveilleux exploits à Arkham, et vous vous êtes dit que vous alliez me rendre une petite visite de courtoisie pour m'aider à mieux maîtriser ma magie. Parce que vous êtes comme ça, un homme généreux. » Rosie est surprise par son propre sarcasme. De qui tient-elle ça ? De Lucian et son attitude éternellement désenchantée dès qu'il s'agit d'A.R.G.U.S, peut-être ? À moins qu'elle en ait enfin assez d'être prise pour une idiote sans cervelle ?

Quand elle réalise qu'elle fixe Constantine depuis plusieurs secondes sans cligner des yeux, Rosie se détourne en soupirant. « Tout est toujours compliqué quand il s'agit de magie. » Elle le sait, bien mieux qu'il ne peut se l'imaginer. À moins qu'il ne se soit permis de fouiller dans son passé pour en apprendre davantage sur elle ? Cette simple pensée lui fait ressentir tout un tas d'émotions contradictoires. De la gêne, de la honte, de la colère, de la tristesse... Toutes ces choses qui forment une boule dans sa gorge et rendent sa respiration difficile. Elle serre les poings. « Écoutez, avec tout le respect que je ne vous dois pas... Vous ne pouvez rien faire pour m'aider. Ma magie est différente de toutes les autres. Je suis la dernière Völva qui existe sur la planète. Vous pouvez vérifier, ce n'est hélas pas un mensonge. » Elle secoue la tête. Elle n'a jamais demandé à hériter de cette responsabilité, elle ne voulait pas de tous ces pouvoirs qui n'ont fait que lui apporter malheur après malheur, douleur après douleur, peine après peine. Elle pointe un doigt accusateur vers le vieux grimoire qui trône sur son bureau comme une relique porte-malheur. « Je suis la dernière, vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire que je suis la seule à pouvoir lire et déchiffrer ce livre. La seule à pouvoir pratiquer sa magie. » Du moins, sans perdre complètement l'esprit. Rosie n'a pas oublié ce que lui a appris Dr Fate à propos de l'ouvrage. Il est littéralement maudit, en l'ouvrant elle se condamnait à être traquée par une secte de fanatiques avides de le décrypter et de s'approprier le savoir des Völur. Comme si c'était possible ! « Je suis la dernière Völva, la dernière seiðkona, et personne d'autre que moi-même ne pourra m'enseigner cette magie presque perdue. Ne pensez pas être une exception à la règle, même Dr Fate ne l'est pas. » Elle secoue la tête, un sourire triste aux lèvres. « Je sais comment Dr Fate va mourir, alors que lui-même n'a jamais réussi à percer ce mystère. » Même Dr Fate, le sorcier suprême, n'est pas capable de maîtriser la magie des Völur. Si c'était le cas, il ne serait pas venu la trouver pour la convaincre de sauvegarder leur art. Mais après, quoi ? À moins qu'elle n'ait un jour une fille avec Lucian – perspective de plus en plus improbable si elle se fie à ses visions – elle sera de toute façon la dernière d'une espèce pratiquement disparue. Et quand bien même elle aurait une fille, elle préférerait éviter de lui transmettre ce fardeau. « Je ne vois pas ce que vous pourriez m'apporter de plus que Dr Fate. À part davantage d'ennuis. Ou peut-être que c'est moi qui causerai votre perte. Les gens autour de moi on tendance à mourir, sachez-le. »

Et brusquement, Rosie est en colère. Frappée la sévérité de l'injustice de sa vie. Elle n'a jamais été heureuse, elle n'a jamais eu droit qu'à des miettes de bonheur grappillées par ci par là. Et la seule personne qui l'aime réellement, la seule personne à laquelle elle tient plus qu'à sa propre vie, la mort veut la lui prendre aussi. C'est épuisant, désespérant et exaspérant. Trois pas en avant, deux pas en arrière. « Même si vous étiez sincère, vous ne pourriez pas m'aider. » Plus les minutes passent, et plus elle doute de cette soit disant sincérité. Assez pour se demander si elle ne ferait pas mieux de fouiller son esprit pour y trouver ses véritables intentions la concernant. Parce qu'elle en a assez qu'on l'utilise, et parce qu'elle n'a pas envie de perdre son temps avec lui. Ce n'est peut-être pas le bon moment, ni la bonne personne, mais Rosie commence à montrer les crocs. « Je veux bien vous laisser une seconde opportunité de me dire la vérité mais je vous préviens, vous n'en aurez pas une troisième. » Qui me trompe une fois, honte à lui; qui me trompe deux fois, honte à moi...
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MessageSujet: Re: water and blood | john & rosie   Sam 25 Aoû - 17:13


Water and blood
rosie & john


John ne détourna pas le regard de celui de Rosalie, tous sens en alerte, son esprit affûté guettant la moindre tentative d’intrusion mentale – heureusement la demoiselle avait l’air d’avoir un brin de jugeote et nulle envie de se taper l’incruste dans son cerveau pour le moment. Tant mieux, aurait-il eu envie de lui dire. Les dernières personnes à s’y être essayé avaient amèrement regretté l’expérience et eu besoin d’une bonne dose de calmants pour s’en remettre ; quand ils étaient assez humains pour en absorber, au moins. Pauvre Deadman, ressorti tout fracassé de son corps après dix secondes chrono. Il en riait encore, le brave Johnny. Boston, lui, en riait nettement moins, mais hé. C’était lui qui l’avait cherché.

Repoussant le souvenir dans son esprit, John résista à l’envie de sortir une cigarette de son pardessus alors que Rosalie exposait avec une clarté désarmante de franchise ses réserves à son égard. Content de voir qu’elle avait au moins de la jugeote (il ne put réprimer un demi-sourire en réalisant à quel point elle lui rappelait Mercury et sa tête dure), son sourire disparut bien vite lorsque le nom des Völva fut lâché dans la conversation – bombe inattendue qui brisa l’espace d’une seconde le masque confiant et impénétrable de John Constantine.

Völva. Impossible, songea-t-il bien entendu malgré lui alors que dans le même temps, cette information expliquait enfin la familiarité de l’énergie magique qui irradiait de Rosalie comme un parfum entêtant qu’il n’arrivait pas à identifier. Suivant la direction de son doigt, son regard se pose sur le livre – le grimoire des Völva ? Ici ? Maintenant ? Pardon ? – et il se lève du sofa, l’air soudain des plus sérieux du monde pour s’en approcher prudemment pendant que Rosalie poursuit sa tirade. Il ne l’écoute presque plus qu’à moitié, la pauvre enfant, les yeux rivés sur l’antique grimoire dans une attitude de distance respectueuse de celui qui sait qu’il s’agit d’un pouvoir qui n’était pas sien, et qu’il ne lui appartenait pas de convoiter. Mais tout de même, la coïncidence était extraordinaire, non ?

A moins, évidemment, qu’il ne s’agisse pas d’une coïncidence. Un air de réalisation passa sur le visage de John, qui eut un sourire en coin – comme s’il souriait à une présence invisible qui lui aurait fait une sacrée bonne blague. Rosalie Rosewood, dernière des Völva, apprentie sorcière, et John Constantine dans une même pièce – évidemment que le destin ne pouvait pas laisser passer une chance pareille. Il en avait vu, des magies rares, dans sa longue vie de sorcier, mais il ne s’était pas attendu à déterrer la magie ancestrale de ses ancêtres les plus lointaines – si lointaine que l’arbre généalogique de la plupart des gens ne remontait pas aussi loin. Mais quand on s’appelait John Constantine, c’était le genre d’information qui pouvait toujours se révéler utile.

Enfin, il se concentra à nouveau sur Rosalie, une lueur nouvelle dans le regard. Les gens autour de moi ont tendance à mourir, sachez-le.

La bonne blague. Ca aussi, c’était de famille ?

« T’en fais pas pour moi, chérie, je suis un poil plus coriace que la moyenne. » l’assura-t-il – mais les plaisanteries s’arrêtèrent là. Il avait vu le changement dans ses yeux ; la soudaine colère dans ses prunelles claires, pas nécessairement contre lui mais contre autre chose, contre elle-même peut-être, contre cette vie de merde qu’un héritage trop lourde lui infligeait malgré elle. Et surtout, il perçut la menace dans le ton de sa voix. Constantine laissa échapper un soupir.

Il commençait à se demander s’il avait bien fait de venir. Se mettre dans la poche une jeune sorcière débutante était une chose. Se retrouver face à ce qui semblait être une famille aussi lointaine qu’inattendue, qui commençait à désagréablement sonner comme lui, à s’attirer sa sympathie comme tous les gens qui ont vécu les mêmes galères et les mêmes tourments, une semblable, ça par contre, il avait pas signé pour, merci bien. C’est un jeu dangereux ça, John, tu le sais bien, soufflait sa petite voix intérieure. Tu sais bien ce qui se passe à chaque fois que tu crois trouver quelqu’un d’un peu comme toi, quelqu’un qui sait, quelqu’un qui comprend. Ca finit toujours en déception, ou pire. Peut-être qu’il devrait faire marche arrière, après tout.

Maudite soit sa tête de mule.

« Fate est un type bourré de talent, je ne le nie pas. Mais Fate et moi, on ne joue pas tout à fait dans la même cour, et on n’a pas tout à fait accès aux mêmes ressources. » soupira-t-il en enfonçant ses mains dans ses poches, se détournant du grimoire. « Tu veux la vérité. D’accord. La gentillesse, c’est pas ce qu’il y a de plus prévalent dans mon ADN. La curiosité par contre, c’est une autre histoire. » John s’approcha à nouveau du canapé et de son hôtesse, plissant ses yeux sombres comme pour la détailler elle. Un autre mensonge, mais un poil plus proche de la vérité. Le jour où John Constantine mettrait ses motivations à nu n’était pas encore arrivé. Rosalie Rosewood était une potentielle alliée, autant qu’elle était une potentielle ennemie – il ne pouvait pas se permettre de laisser cette histoire de Völva obscurcir son jugement.

Une cousine lointaine tombée du ciel. Tu parles d’un retournement de situation à la con.

« Dans notre métier, on ne peut pas se permettre de ne pas être prudent. Je voulais aussi te voir pour déterminer par moi-même si on avait potentiellement affaire à un danger. » Encore une fois, une vérité seulement partielle. Ta langue de vipère te perdra un jour, Constantine. « Tu seras surprise du nombre de sorciers qui ne peuvent pas s’empêcher de vouloir utiliser leurs dons à mauvais escient. Et s’il s’avère que t’es dans le camp des gentils – ce qui m’a l’air d’être le cas – on est toujours mieux à se serrer les coudes qu’à se regarder en chiens de faïence, non ? Un carnet d’adresses bien fourni, ça te mènera plus loin qu’un vieux grimoire, crois-moi. » ajouta-t-il en faisant un geste vague en direction du grimoire Völva.

Mais l’arrogance de Constantine avait toujours été sa plus grande Nemesis. Et pour une fois, il avait trouvé adversaire à sa taille.



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Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings, les Völur, esprits qui communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

Situation Maritale : Destinée déjà tracée, Lucian et elle sont nés pour s'aimer.









MessageSujet: Re: water and blood | john & rosie   Mar 28 Aoû - 21:00

water and blood
john & rosalie

LES DIALOGUES EN ITALIQUE REPRÉSENTENT LA CONVERSATION ENTRE ROSALIE ET SES ANCÊTRES DANS SON ESPRIT, JOHN NE PEUT DONC PAS LES ENTENDRE.

C'est un menteur. Sa réputation le précède. Il te sacrifiera à la première occasion qui se présentera à lui pour arriver à ses fins. Taisez-vous. Rosie fronce les sourcils. Il n'y a pas une seule cellule de son corps prête à faire confiance à John Constantine. Pas une seule. Et pour que les esprits de ses ancêtres décident de s'éveiller, c'est qu'elles ne sont pas plus enthousiasmées par sa présence que la jeune femme. Même en étant naïve, Rosie a trop souvent entendu parler de lui – rarement en bien – pour se laisser berner aussi facilement par son baratin. Cela ne fait pas tout à fait trois ans qu'elle est sortie de l'hôpital, mais quand on travaille pour Amanda Waller, on n'a d'autre choix que de s'adapter vite au monde, faute de quoi c'est l'échec assuré, et puisque l'échec n'est pas toléré au sein de son agence... Après avoir vu et enduré le pire de ce que l'humanité a à offrir, ce n'est pas Constantine qui lui fera perdre ses moyens. C'est presque drôle de l'écouter essayer de l'embobiner comme si elle n'était qu'une idiote née de la dernière pluie. Elle croise les bras et hausse un sourcil, sceptique, quand Constantine réplique à son annonce concernant Kent. « Vous jouez dans le bac à sable pendant que Dr Fate règne sur la cour des grands, c'est ça ? » Rosie affiche un sourire trompeur, le genre de sourire qu'une jeune femme trop bien élevée pour être impolie présente à un homme pour lui dire d'aller se faire voir. « Dr Fate agit pour le bien de l'humanité, ses méthodes sont peut-être un peu directes et perturbantes, mais ses motivations ne sont jamais égoïstes. Vous, pour quoi vous battez-vous sinon pour votre propre personne ? » Rosie secoue la tête. L'ego est devenu l'un des pires maux de l'humanité, c'est flagrant pour quelqu'un qui comme elle en est presque totalement dépourvu. Constantine est doué dans son domaine, aucun doute là dessus, mais il n'est pas assez philanthrope pour plaire à Rosie.

Un petit rire la secoue et elle le dévisage comme s'il venait de lui dire avoir vu un éléphant rose traverser la rue pour aller s'acheter une baguette de pain. « Bien sûr que je suis dangereuse. Si je ne l'étais pas, Amanda Waller ne m'aurait pas personnellement recrutée, et Dr Fate n'aurait pas fait de moi son élève. Je suis la dernière représentante d'une lignée sinon éteinte, la seule à pouvoir pratiquer la magie des Völur. » Rosie fixe Constantine, suffisamment longtemps pour qu'il puisse voir ses iris verts adopter une teinte écarlate et menaçante. Si les yeux sont le miroir de l'âme, que peut-il lire dans les siens ? « Si je n'étais pas dangereuse, vous ne seriez pas venu frapper à ma porte. Je ne vous connais pas personnellement, mais je n'ai pas l'impression que vous soyez le genre d'homme qui se déplace pour rien. » Comme si elle avait besoin qu'il vienne s'ajouter à son interminable liste de problèmes. Elle ne veut pas de lui dans son carnet d'adresses, elle ne veut même pas de carnet d'adresses ! Vieux grimoire ? Mais pour qui se prend-il ? Sa lignée s'est détériorée au au fil des siècles, il serait temps qu'il le réalise. Sonde son esprit, Rosalie, montre-lui de quoi tu es capable ! Il n'en est pas question. Fais-le, avant de tomber dans son piège. Quel piège ? Ne me dis pas que tu ne ressens rien ? Si, bien sûr, mais... S'il essaie de se servir de toi, tu sais très bien que Lucian voudra l'en empêcher. Ne mêlez pas Lucian à ça ! Mais ce n'est pas nous. C'est lui. Rosie visualise parfaitement son arrière, arrière, arrière, arrière grand-mère, Siggy, pointer un doigt accusateur vers John. S'il te fait du mal, il lui en fera à lui aussi. Vous êtes liés, c'est ainsi et tu le sais bien. Taisez-vous, taisez-vous, taisez-vous ! Rosie grimace. Elle s'est énervée parce qu'elles ont raison. Évidemment qu'elles ont raison. Prononcer le prénom de Lucian, c'est comme prononcer un mot magique – ou enfoncer le couteau dans la plaie. Ce qu'elle ne ferait pas pour sa propre personne, elle le ferait un millier de fois pour Lucian.

Lire dans l'esprit de quelqu'un est une chose à laquelle on ne s'habitue jamais réellement. Chaque expérience est différente, tous les esprits ne fonctionnent pas de la même façon. La plupart des gens ne réalisent même pas que quelqu'un est en train de lire leur esprit, l'intrusion passe complètement inaperçue. Mais pour de rares personnes, c'est une attaque aussi violente que si elle était physique, avec des degrés de résistance variés. Et pour Rosie, c'est souvent synonyme de violents maux de tête parfois accompagnés de nausées abominables. Après s'être introduite dans l'esprit de l'Enchanteresse, elle avait été incapable de faire quoi que ce soit pendant plusieurs jours, vidée de son énergie, comme terrassée par une grippe farouche. Conséquences logiques d'un duel avec une entité vieille de plusieurs milliers d'années. Rétrospectivement, elle sait que cette confrontation aurait pu la tuer, ou que l'Enchanteresse aurait pu décider qu'elle ferait un hôte bien plus intéressant que June Moone, qui ne possède pas ses propres pouvoirs en dehors de son lien avec elle. De la même façon, elle commence à comprendre que malgré ses réserves, malgré ses protestations, malgré son désir désespéré de mener une vie un tant soit peu normale... Elle possède peut-être bien ce potentiel extraordinaire que Kent et Amanda cherchent à exploiter ; à des fins différentes.

L'esprit de Constantine lui rappelle un labyrinthe. Ses protections mentales sont puissantes, mais pas assez pour l'empêcher de fouiller dans ses souvenirs et dans ses pensées. Quelques secondes, puis la porte de ses souvenirs se referme quand il réalise ce qu'elle fait. Vite, mais pas assez pour qu'elle ne voit rien. Des flashs, des bribes de son histoire, des images qui défilent comme la pellicule d'un appareil photo. Les émotions que Rosie ressent sont toutes particulièrement violentes : la trahison, la perte, l'injustice, le deuil, la colère. Elle le sait, elle ne pourra démêler tout cela que plus tard, une fois le calme revenu dans sa psyché. Si elle aurait pu ressentir de la compassion en rencontrant toutes ces choses avec lesquelles elle est plus que familière dans les souvenirs de cet homme, ses pensées plus ou moins immédiates la fait sortir de ses gonds. Furieuse, elle se relève des bonds, les poings serrés. Rosie se met rarement en colère, mais comme toute personne à la douceur et à la patience angéliques, il ne fait pas bon aller au delà de ses limites. « De toute évidence, Madame Xanadu a oublié de vous dire que je suis télépathe, n'est-ce pas ? » Elle ne crie pas, elle ne hausse même pas la voix. Elle se contente de s'adresser à lui sur un ton glacial, sans cesser de le fixer. « Vous pensiez vraiment pouvoir me manipuler à votre guise, m'exploiter comme bon vous semble pour ensuite me jeter dans la fosse aux lions une fois mon utilité expirée ? Vous pensiez que je tomberais dans le piège, moi, la pauvre petite sorcière naïve et expérimentée ? » Il peut s'estimer heureux qu'elle ne soit pas de nature agressive, sans quoi elle l'aurait déjà fait passer par la fenêtre et l'atterrissage aurait été plus que douloureux. « J'en ai assez des gens comme vous qui imaginent pouvoir m'utiliser sans mon consentement ! » Il n'y a qu'une personne qui se soucie réellement d'elle. Une seule. « Vous êtes un menteur et un escroc, John Constantine. Vous devriez avoir honte de vous, mais je ne suis pas certaine que vous soyez capable de ressentir ce genre de choses. » Rosie secoue la tête et grimace. Son esprit bouillonne comme de l'eau oubliée sur le feu. Elle s'appuie contre la table du salon pour ne pas perdre l'équilibre. Ne voit-il pas à quel point elle est brisée ? Faut-il vraiment qu'il lui plante un autre couteau dans le dos ? « Je me moque de vous, je me moque du lien que vous pensez avoir avec ma lignée... Allez-vous en, sortez de chez moi. » Elle désigne la porte d'un index autoritaire. « Dehors ! »
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Situation Maritale : Un coin de son coeur revient à son gin tonic, un autre à une princesse goth qui parle à l'envers. Et de temps en temps, il s'abandonne à un visiteur de (bref) passage.









MessageSujet: Re: water and blood | john & rosie   Sam 22 Sep - 23:52


Water and blood
rosie & john


Être pris de court n’était pas une chose à laquelle John Constantine était habitué. Se préparer au pire pour être prêt quand il arrive : ce pragmatisme l’avait guidé tout au long de sa longue carrière de sorcier, et pas une fois ne l’avait desservi. Mais pour une fois, Constantine avait commis un faux pas et s’était montré plus optimiste que de nature. Peut-être avait-il sous-estimé Rosalie, peut-être quelque chose dans l’histoire qu’il leur savait maintenant commune l’avait poussé à baisser sa garde au moment crucial. Putain d’erreur de débutant, John. Surtout pas en présence d’une sorcière qui avait mis l’Enchanteresse au tapis à peine quelques temps plus tôt.

Pour sa défense, John s’était effectivement paré à toute éventualité plausible. Ses sortilèges de protection mentale et physique étaient au-delà de ce que la plupart des sorciers pouvaient accomplir, et sa personne était si bien blindée contre les agressions extérieures que la moindre tentative d’attaque pourrait mettre au tapis des types de l’acabit de Superman, Deadman, sans doute Zatanna elle-même. Son esprit était une forteresse, imprenable pour la plus que vaste majorité des sorciers de son acabit et au-delà. Mais, dans son plan sans faille, Constantine en avait oublié une majeure et plus qu’inattendue.

Les liens du sang, en magie, revêtaient une toute autre importance que la simple coïncidence d’une cousinade éloignée. Il aurait dû s’en rendre compte dès l’instant où elle avait prononcé le nom des Völva, mais la connexion était si éloignée qu’elle se comptait en milliers d’années. Il aurait dû se douter que ce genre de considération n’entrait pas en compte ici. Milliers d’années ou même génération, John et Rosalie étaient inextricablement liés par la magie qui coulait dans leur sang ; les Völva, les Laughing Magicians, et les sources communes de leur extraordinaire pouvoir.

Autant dire que la petite Rosalie, aussi instables soient encore ses pouvoirs, bénéficiait d’un sacré fichu passe-droit doit dans l’esprit blindé de magie de son cousin au sept-millième degré.

John réalisa son erreur à l’instant même où la présence Rosalie se fit sentir dans son esprit. Dans un réflexe viscéral, il bondit du canapé, toutes défenses mentales en alerte et repoussant l’intrusion avec plus de violence qu’il ne l’aurait souhaité – mais pas avant que l’envahisseuse, il en avait trop conscience, n’ait pu accéder à des souvenirs si bien gardés que même lui les avait occultés par les merveilleux pouvoirs du déni, des électrochocs et de l’alcool. Les portes se refermèrent au nez de Rosalie dans un mouvement de rage ; et s’il en croyait la façon dont elle s’agrippait à la table et tremblait de colère et de fatigue tout à la fois, elle non plus n’avait pas été épargnée par l’exercice.

Et les voilà tous les deux, les dindons de la farce, à se regarder en chiens de faïence alors que tout aurait dû être réglé comme du papier à musique. Le souffle court et encore secoué de cette intrusion aussi soudaine que brutale et douloureuse, John s’efforça de retrouver son impassibilité arrogante coutumière, une main levée vers la pauvre sorcière en signe d’apaisement aussi maladroit qu’inutile. Pour un coup foiré, c’était un coup sacrément foiré.

« Rosalie… » commença-t-il, la voix plus étranglée qu’il ne l’aurait souhaité, seulement pour être interrompu dans son élan. Elle était furieuse. Ce qu’il pouvait comprendre, maintenant qu’elle avait eu un aperçu aussi limpide de ses intentions. Il ne pouvait même pas nier quoi que ce soit, ou tenter d’éviter les tirs, de s’acheter une conscience en expliquant agir pour le bien commun ou une connerie du même genre. Bien sûr qu’il n’avait agi qu’avec son propre intérêt en tête. Bien sûr qu’il avait pensé pouvoir la duper et la faire tomber dans sa toile comme il le faisait toujours, avec tout le monde, même ceux qui savaient et qui finissaient invariablement par retomber dans ses pièges. La stratégie de préservation avec John Constantine, ce n’était pas de connaître ses trucs et astuces et de se promettre de ne pas retomber dans le panneau.

C’était de le rayer de sa vie pour de bon, sous peine de commettre les mêmes erreurs jusque dans la tombe.

Et c’était exactement ce qu’elle avait pu entr’apercevoir dans sa tête.

John baissa le(s) bras, endurant sans broncher sa colère et ses reproches amplement justifiés, une vague de culpabilité lui étreignant brièvement le cœur jusqu’à ce qu’il ne l’étouffe sans merci. C’était peine perdue. Une défaite humiliante pour le grand Constantine, le genre qui te faisait réfléchir et prendre ta retraite parce que les échecs comme ça, on les enterre et on ne revient jamais dessus. Mais ce serait mal connaître John Constantine et son absence de dignité ou d’application professionnelle. Elle ne voulait pas de lui, très bien. Il pouvait comprendre ça. Il était donc temps pour lui de tirer sa révérence et de sortir du piège dans lequel il s’était embarqué malgré lui.
Si elle avait été capable de momentanément s’infiltrer dans sa tête, Dieu savait ce qu’elle pourrait lui faire d’autre, maintenant qu’elle bouillonnait de rage.
« D’accord, d’accord, je m’en vais. » déclara-t-il espérant apaiser le volcan avec cette promesse. Pourtant, contre toute espèce de bon sens, il ne pouvait s’empêcher de refuser la défaite aussi facilement. Pas sans se laisser une ouverture, pas sans savoir qu’il avait tenté l’impossible et qu’il lui avait laissé le choix, à elle, de la suite. Il n’y avait pas grand-chose qu’il puisse encore faire, mais elle. Il pouvait encore lui laisser une carte à jouer. Ce serait ensuite à Rosalie de décider de ce qu’elle en ferait. Lentement, John ressorti de sa poche la carte de visite qu’elle avait refusé plus tôt, et la laissa sur la table devant le canapé. Une folie, sans doute. Voulait-il seulement lui-même avoir quoi que ce soit à faire avec elle, maintenant qu’il réalisait le lien qui les unissait ?

Mais John Constantine n’était rien sinon un homme d’instinct, et à cet instant, son instinct lui dictait de laisser cette porte ouverte. Aussi dingue cela puisse-t-il paraître.
« Je sais que je n’ai pas laissé la meilleure première impression. Mais si jamais t’as besoin – tu sauras où me joindre. » L’espace d’un court instant, il parut sur le point d’ajouter quelque chose, mais changea d’avis. Il remonta le col de son manteau et lui adressa un hochement de tête.

« A la prochaine. » conclut-il en tournant les talons et en se dirigeant vers la sortie, étouffant encore cette sensation d'inconfortable et vague honte au creux de sa poitrine.

Va pas te découvrir une conscience maintenant, Constantine, il manquerait plus que ça.




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