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 star-crossed lovers (LUCIAN)

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Messages : 1188
Date d'inscription : 26/11/2017
Face Identity : Elizabeth Olsen.
Crédits : starfire (avatar + signature).

Age du personnage : 29 ans.
Ville : Washington DC. Mais cela varie selon les jours et les missions.
Profession : Sorcière ; Agent spécial chargé d'enquêter sur les meurtres comportant un élément surnaturel ou extraterrestre.
Affiliation : A.R.G.U.S, opération spéciale NIGHTSHADE, sous la direction directe d'Amanda Waller.
Compétences/Capacités :
Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings dont elle est la dernière représentante, les Völur, leurs esprits communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Elle est le dernier vaisseau des dieux d'Asgard. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

Situation Maritale : Destinée déjà tracée, Lucian et elle sont nés pour s'aimer.









MessageSujet: star-crossed lovers (LUCIAN)   Mar 28 Aoû - 14:34

star-crossed lovers
LUCIAN & ROSALIE


Pour la quatrième fois en une semaine, Rosie se réveille en sursaut et trempée de sueur. Le cœur battant à tout rompre, elle se redresse sur le lit et passe une main dans ses cheveux humides en grimaçant. À côté d'elle Lucian dort encore, mais il se réveillera dès qu'elle se sera levée, comme s'il était programmé pour. C'est triste, Rosie pensait que ses nuits seraient plus apaisées avec lui à ses côtés, mais c'est tout le contraire. Elle endure cauchemar après cauchemar, comme si son subconscient essayait de lui dire quelque chose, mais le message a bien du mal à passer. Elle soupire doucement, épuisée par cette nouvelle nuit sans repos, puis se penche pour déposer un baiser sur l'épaule de Lucian. Elle se lève ensuite et disparaît dans la salle de bain, espérant qu'une douche parvienne à la réveiller tout en l'aidant à se détendre. Pendant que l'eau presque brûlante coule sur sa peau, elle ferme les yeux et songe qu'elle aimerait pouvoir téléphoner à ses parents pour leur dire qu'elle est souffrante, pas réellement en état de venir à leur gala. Mais elle ne le fera pas, d'abord parce qu'elle n'a jamais été capable de leur mentir, et parce qu'elle sait que son père compte sur sa présence et elle ne veut pas le décevoir, quand bien même elle déteste de genre d'événements.  Quand Lucian la rejoint sous la douche, elle rouvre les yeux et se retourne pour l'enlacer. Elle pose sa tête contre son torse et soupire longuement ; elle pourrait se rendormir facilement, c'est tellement tentant... Sous ses doigts, elle sent les contours de ses cicatrices et énumère silencieusement leurs origines. Balle. Couteau. Shrapnel. Balle. Elle aurait dû aider les soldats comme lui à se remettre de leurs blessures, si le gouvernement de Savage n'avait pas sapé tout son courage et toute sa détermination. Parfois, l'hôpital lui manque, aider les gens lui manque. Et puis elle se souvient de tout ce qu'elle a vu, tout ce qu'elle n'a pas été capable de supporter.

Rosie se prépare avec un air absent et des gestes mécaniques. Quelque chose ne tourne pas rond chez elle, elle en est certaine. Cela fait plusieurs jours qu'elle est sur la défensive, comme si un sixième sens essayait de la prévenir d'un danger sur le point d'arriver. Ses mauvais rêves l'épuisent, et elle a également de plus en plus l'impression que Lucian lui cache quelque chose. Le genre de chose que l'on ne dit pas pour protéger une personne à laquelle on tient, pour ne pas la blesser. Parfois, elle est tentée de lire dans son esprit pour en avoir le cœur net puis elle se ravise, effrayée par ce qu'elle pourrait y trouver. Mais elle a bien remarqué les regards parfois étonnés qu'il lui lance quand elle dit ou fait quelque chose. Elle se souvient l'avoir vu sursauter quand elle s'était mise à fredonner la mélodie du film Disney le plus populaire ces temps ci. L'avoir vu ouvrir de grands yeux étonnés quand il l'avait aidée à déballer sa nouvelle cargaison de plantes, quand elle lui avait dit su un ton quelconque que la datura mauve appartenait à la famille des Nightshade et était hautement toxique malgré ses magnifiques fleurs violettes. Et quand elle lui avait dit qu'elle aimerait beaucoup visiter le Pérou si un jour Savage rouvrait les frontières et ré-autorisait les voyages, il avait ouvert la bouche pour dire quelque chose avant de se raviser. Et elle, elle n'ose pas lui demander ce qui ne va pas, comme s'il allait lui dire brusquement que tout bien réfléchi, il préfère démissionner, la quitter, et ne plus jamais vouloir entendre parler d'elle.

Sa robe enfilée, sa chevelure domptée, son teint terne et ses cernes dissimulés sous un maquillage léger mais efficace, elle rejoint Lucian dans le salon. Elle marque un temps d'arrêt quand elle le voit dans son costume et doit lutter contre une étrange impression de déjà-vu. « Ta cravate est un peu tordue. » Elle n'attend pas qu'il lui réponde, et s'empresse d'ajuster le vêtement rapidement, ses gestes trahissant une vieille habitude. Enfant, elle s'amusait à défaire et à refaire les cravates de son père à chaque fois qu'elle était assise sur ses genoux ou dans ses bras, et s'était mis en tête de faire des nœuds de cravate un peu partout dans la maison avec tous les morceaux de tissu qui se prêtaient à l’exercice. « Et voilà. Parfait, comme à Paris. » Rosie prononce les mots le plus naturellement du monde, sans même y réfléchir ou questionner leur véracité ensuite. Pourtant, elle n'est jamais allée à Paris... N'est-ce pas ? « Tu sais, à propos de mon père... Ne t'en fais pas pour lui. Eden ne lui a rien dit mais il s'en rendra compte bien assez vite... Mais peu importe, ce qu'il y a entre toi et moi ne regarde que nous et il n'a pas son mot à dire sur le sujet. Ne fais rien que tu n'aies pas envie de faire. » Que ce soit prétendre entretenir une relation professionnelle et platonique au possible avec elle, ou au contraire ne rien cacher. Rosie elle-même n'est pas certaine de l'attitude qu'elle adoptera une fois à l'ambassade. « Nous ne sommes pas non plus obligés de rester toute la journée. » Et puis de toute façon, avec le couvre-feu devenant effectif à vingt-heures, tout le monde sera parti bien avant le temps que les lieux soient débarrassés.

Avec un sourire un peu résigné, elle lui tend les clés de la voiture. Sur son téléphone, Rosie a déjà reçu plusieurs messages d'Eden qui lui demande si elle n'a pas oublié de venir au gala à la dernière minute, ou si elle n'a pas trouvé quelque chose de plus intéressant à faire avec Lucian. Elle aurait préféré, mais non... Rosie grimace quand ils arrivent, il y a déjà du monde, comme si tous ceux ayant été invités s'étaient précipités à l'ambassade dès onze heures pour profiter d'un rassemblement mondain entre deux rixes de gangs ou attentats meurtriers. Elle remarque tout de suite que la sécurité a été renforcée pour l'occasion, son père n'a voulu prendre aucun risque. Savage profiterait du moindre incident pour faire de lui un exemple, ce qu'il meurt certainement d'envie de faire depuis qu'Eirik s'est opposé publiquement à sa dictature. À peine sortie de la voiture, Rosie s'empresse de s'accrocher au bras de Lucian, tout en faisant en sorte d'éviter de frôler qui que ce soit d'autre de près ou de loin. « Désolée, les foules me rendent nerveuses... » Elle les déteste, déteste se retrouver au milieu d'inconnus, déteste ce flots ininterrompu de pensées qu'elle perçoit comme un grésillement incessant, déteste les contacts physiques avec ces gens dont elle ne veut pas connaître le destin. Elle se sent prisonnière, oppressée – alors elle se force à prendre de longues et profondes inspirations. « Ma mère est certainement quelque part par là avec ma sœur. Promis, elle est beaucoup plus souriante et sereine que mon père. » Et beaucoup, beaucoup plus clairvoyante aussi... Littéralement.  

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SOME ROSES HAVE STEEL THORNS.
There's an end to every storm. Once all the trees have been uprooted, once all the houses have been ripped apart, the wind will hush, the clouds will part, the rain will stop. The sky will clear in an instant and only then, in those quiet moments after the storm, do we learn who was strong enough to survive it.

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Face Identity : Chris Hemsworth
Crédits : STARFIRE alias Julia ♥ (avatar, gifs, bannière), wiise (signature)

Age du personnage : Trente-deux ans, mais l'impression d'en avoir vécu le double.
Ville : Officiellement tu habites à Washington, officieusement, tu n'y es que très rarement. Tu parcours le monde, surtout les endroits où personne n'a envie d'être.
Profession : Ancien Commandant dans l'US Army, actuellement agent A.R.G.U.S à la tête de la division NIGHTSHADE.
Affiliation : A.R.G.U.S, division NIGHTSHADE.
Compétences/Capacités :

- Maitre d'armes, qu'elles soient blanches ou à feu. Ton passé militaire a fait de toi un redoutable soldat, que ce soit au corps à corps ou lors d'attaques armées.
- Leader dans l'âme, tu as été Commandant dans l'armée avant de devenir le responsable de NIGHTSHADE. Tu as le sens de l'honneur, et ta leitmotiv est "no man left behind"
- Tacticien militaire, tu as une grande maitrise de l'art de la guerre, et tu sais comment l'affronter de front ou plus stratégiquement. Tu d'adaptes à toutes les situations, et c'est ce qui fait ta force.


Situation Maritale : Le coeur qui bat déjà pour celle qui t'est destinée, Rosalie.









MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Dim 2 Sep - 19:52


ROSALIE & LUCIAN

star-crossed lovers

Le mensonge s’effrite comme une vielle peinture usée. Les barrières mentales qu'elle a elle-même dressé commencent à tomber une à une. Bientôt, Rosalie se souviendra. Et alors, tu ne pourras rien faire pour calmer sa douleur. Ce monde lui a offert tout ce qu'elle n'a pas eu, tout ce qu'elle rêvait d'avoir. Elle possédait la vie presque parfaite. Un travail, une famille, et toi. Les jours passent et votre bonheur se renforce. Si bien que tu t'habitues à cette nouvelle réalité. Pas d'agence gouvernementale, pas de Waller, pas d'obligations et de responsabilités. Tu sais que les héros de cette planète finiront par trouver un moyen de remettre les choses dans l'ordre, mais tu n'es plus certain d'en avoir envie. Rosalie est heureuse. Sasha est heureuse. Et tu es heureux. Malgré le tragique contexte politique, tu te sens mieux ici que de l'autre côté du miroir. Les gens que tu aimes sont épanouis, entourés de leurs proches, et l'avenir leur sourit. Comment pourrais-tu envisager de leur reprendre tout ça ? C'est impossible. Tu ne seras pas celui qui appuiera sur la gâchette. Pourtant tu le vois, tu le sais, le mirage ne durera plus longtemps. Rosalie, même si elle ne s'en rend pas compte, entrevoit des bribes de son propre passé. Son comportement change. Elle est distraite. Elle se méfie. Le retour à la réalité se profile à l'horizon, et il promet d'être brutal. Tu as eu plusieurs occasions de lui avouer la vérité, d'essayer de lui ouvrir les yeux, mais à chaque fois tu t'es dérobé. Pour lui laisser quelques jours de plus. Quelques minutes de plus. Tu ne trouves pas le courage de la renvoyer à sa vie. Celle qui lui a tout enlevé, qui l'a détruite. Alors même si le rêve s'estompe, tu estimes que c'est toujours mieux que de la renvoyer directement en plein cauchemar.

Tu n'as pas la tête à ce gala, pourtant, il va bien falloir que tu fasses l'effort. Face au miroir, tu te débats avec ta cravate, incapable de la nouer correctement. Tant pis. Résigné, tu rejoins le salon dans un costume qui te sied parfaitement mais dans lequel tu n'es pas à l'aise. Tu ne l'as jamais été, ayant toujours préféré les tenues militaires. T'es nerveux. Confus. T'aurais pu être heureux de rencontrer sa famille, si tu ne la voyais pas t'échapper peu à peu. Non, pas vraiment elle, mais le contrôle sur les événements. Elle retrouve sa mémoire, sans même le réaliser, et tu n'as pas d'autres choix que de prétendre ne rien entendre. Alors qu'elle t'aide à réajuster à ta cravate, tu sens des frissons te parcourir tout le corps quand elle mentionne votre séjour à Paris. Une mission à laquelle elle n'a pas participé dans cet univers. C'est un nouveau souvenir qui vient de refaire surface, et t'es désemparé par la façon dont elle vient de t'en parler sans avoir la moindre réaction. Comme si c'était normal. Comme si vous aviez déjà été ensemble à Paris. Tu masques ton désarroi derrière un sourire factice. T'as un mauvais pressentiment. Un danger qui monte crescendo mais que tu ne parviens pas à déterminer. T'as cette terrible impression qu'après ce soir tout sera différent. Et t'as horreur de ça. Toi, le Commandant, tu ne supportes pas sentir la situation t'échapper. « Je me sens un peu nerveux, mais ça ira mieux une fois qu'on sera sur place. J'ai hâte de passer un peu de temps avec ta famille. » Parce que tu sais que le temps est compté. Que ce sera peut-être ta seule occasion de faire leur connaissance. Et c'est non sans appréhension que tu te diriges vers l'événement qui pourrait tout faire basculer.

Tu connais le père. Tu connais la sœur. Il ne te reste plus qu'à rencontrer la mère. Et c'est Rosalie à ton bras que vous vous faufilez à travers la foule pour trouver un passage sécurisant. Il ne fait aucun doute que la nature de votre relation sera bien vite révélée au grand jour. Elle n'échappera pas à l'oeil attentif d'Erik Rosewood, et encore moins à une mère qui sait forcément tout de son enfant. Censé être en service, tu refuses poliment le verre que vient de te proposer un serveur, plateau levé, passant d'invité en invité. « J'espère qu'elle sera tout aussi enthousiaste que ta sœur. » Enfin, avec un peu plus de modération tout de même. C'est d'ailleurs Eden que tu vois en première, alors même qu'elle semble vous avoir déjà repéré. Les bras tendus vers vous, elle enlace sa sœur avant de se diriger vers toi pour te faire... la bise ? Et bien, il semblerait que tu sois déjà accepté à ses yeux. T'es à la fois touché et profondément triste. Avoir quelqu'un comme Eden à ses côtés aurait grandement facilité la vie de Rosalie. Et comme à chaque fois que les choses se passent bien, tu ne peux t'empêcher de penser que tout ceci est désespérément faux. Que tous finiront par disparaître. « J'tai dit que je te trouvais superbe ? » Avec l'agitation tu crains d'avoir oublié. Mais il n'est pas trop tard. Rosalie est belle, et tu tenais à lui dire.

Ton regard croise enfin celui de madame Rosewood. Et tu sens tout de suite qu'il y a quelque chose de différent chez elle. Est-ce le côté serein dont t'a parlé Rosalie ? Sourire aux lèvres, tu t'approches d'elle et lui serre la main. « Bonjour Madame, je suis Lucian Thorne, le... » Tu hésites. Tu étais sur le point de dire garde du corps, mais ce serait un nouveau mensonge. Et de tout ça, t'en est terriblement épuisé. Si tu redoutes les fracas de la vérité sur Rosie, tu n'en reste pas moins dépité par tous les mensonges que tu as été contraint de raconter pour la protéger. Alors cette fois, tu vas simplement jouer la carte de la sincérité. « Je suis le petit-ami de votre fille. » Tu te racles la gorge, surpris toi-même par l'audace et la détermination dont tu viens de faire preuve. Tu ignores comment elle va prendre la nouvelle, mais elle aurait de toute façon finit par deviner d'elle-même au cours de la journée. Tu n'oses pas regarder Rosalie ou Eden, mais tu devines leur surprise. Oui, tu as décidé d'arrêter de jouer.


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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Mer 5 Sep - 19:13

star-crossed lovers
LUCIAN & ROSALIE


Rosie aimerait pouvoir disparaître dans un trou de souris pour échapper à cette foule. Tous ces gens la rendent nerveuse, si bien qu'elle craint finir par déchirer la veste de Lucian si elle continue à s'accrocher à lui comme elle le fait. Elle ne se souvient pas avoir un jour été aussi paniquée par ce genre d'événement ; elle ne comprend pas d'où lui vient cette nouvelle phobie, mais une chose est sûre, elle est terrible. Quand un serveur vient leur proposer un verre de champagne, elle refuse  comme Lucian, convaincue que l'alcool ne ferait que la rendre plus émotive. « Ne t'en fais pas, ma mère n'est pas un cerbère comme mon père. » Bien au contraire, elle sera probablement ravie de voir sa fille au bras d'un homme charmant, plutôt que seule pour la énième fois... Mais peut-être trouvera-t-elle leur relation un peu... précipitée ? Eirik et elle ont beau avoir raconté à leurs filles un millier de fois être tombée amoureux l'un de l'autre au premier regard, c'est le genre de choses que l'on a tendance à juger plus sévèrement quand d'autres sont concernés, et à plus forte raison ses enfants... Mais au moins, contrairement à son époux, Brynhild ne risquait pas de faire une scène. Rosie sursaute presque quand Eden apparaît brusquement devant eux – c'est à croire qu'elle possède le don d’apparaître n'importe où n'importe quand – avec un large sourire. Elle est bien obligée de lâcher Lucian quand sa cadette lui tend les bras pour l'enlacer, avant de déposer un baiser sur la joue de son cavalier. Quand elle lui lance un regard surpris, Eden se contente de hausser les épaules avec désinvolture, sans perdre son sourire. Puis elle attrape une coupe sur le plateau d'un serveur qui passe à côté d'eux avec un air absent, sans se soucier une seule seconde de ne pas avoir l'âge de boire. Une chance pour Eden, Lucian la distrait avant qu'elle n'ait pu lui dire quoi que ce soit. Le compliment la fait rougir, et plutôt que de lui répondre, Rosie dépose un rapide baiser sur ses lèvres sous le regard amusé d'Eden qui lâche un "aww" entre deux gorgées de champagne.

À quelques secondes près, Brynhild serait arrivée à ce moment précis et au moins, les choses auraient été claires immédiatement. Rosie adresse un sourire un peu gêné à sa mère, avant d'écarquiller les yeux quand Lucian fait preuve d'une sincérité déconcertante en lui annonçant de but en blanc qui il est pour elle. Même Eden, pourtant difficile à surprendre, reste la bouche grande ouverte. Rosie a l'impression de rougir, puis de pâlir, puis de rougir encore. Brynhild, elle, ne semble pas le moins du monde étonnée, elle se contente d'afficher un petit sourire satisfait. Elle n'aurait tout de même pas osé lire dans l'esprit d'Eden, ou dans le sien... ? Elle leur a promis de ne jamais le faire, c'est la seule véritable règle concernant leur magie ; interdiction formelle de sonder les pensées des membres de la famille. Mais celles de Lucian, en revanche... Rosie soupire doucement en secouant la tête. « Tout bien réfléchi, je crois que j'ai besoin d'un verre... Et je vais en mettre un dans les mains de papa. » Quitte ou double, soit une nouvelle coupe le détendra un peu, soit elle l'échauffera davantage. Dans tous les cas, Rosie juge préférable d'aller lui annoncer la nouvelle elle-même. « Je t'accompagne, on ne sera pas trop de deux, je crois... » Eden fait la grimace en regardant Lucian comme s'il s'apprêtait à être exécuté sur la place publique pour avoir commis le pire des crimes, allant même jusqu'à lui tapoter l'épaule avec compassion. Tout cela fait passer Eirik pour un père réactionnaire alors que, vraiment, il est juste concerné par le bien-être de ses filles dans ce climat politique et social si troublé... N'ayant plus rien à cacher, Rosie embrasse Lucian sur la joue avant de le laisser seul quelques minutes avec sa mère, le temps d'aller faire avaler la pilule à Eirik. Eden attrape deux coupes et en tend une à son aînée, qui avale plusieurs gorgées de champagne pour se donner du courage. Ce n'est que son père, pas un monstre assoiffé de sang... Quoique, en croisant son regard, elle ne donnerait pas cher de la peau de Lucian.

(BRYNHILD)
Brynhild regarde ses filles s'éloigner et ne cesse de sourire qu'une fois qu'elles sont occupées avec son mari. Son expression se fait plus sérieuse, empreinte d'inquiétude. Quand elle relève le regard vers Lucian, ses sourcils sont légèrement froncés, à la façon d'une personne sérieusement préoccupée. « Vous pouvez vous estimer heureux que ma fille soit plus réfractaire que moi à l'idée de lire dans les esprits. » Le sous-entendu est plutôt clair, elle n'a pas besoin de donner plus d'explications à Lucian pour qu'il comprenne son message. « Ne m'en voulez pas, je devais avoir la certitude que vous êtes bien celui que vous prétendez être. » Brynhild a accroché son regard, et elle ne compte plus le lâcher. Ses yeux sont du même vert que ceux de Rosalie. « Elle commence à se souvenir de qui elle est vraiment, n'est-ce pas ? » C'est une question rhétorique, elle connaît la réponse depuis qu'elle a croisé le regard de sa fille. « Vous savez, je suis morte depuis plus de vingt ans... Imaginez ma surprise en ouvrant les yeux et en trouvant Eirik à côté de moi. » Un petit rire la secoue, mais elle n'est pas amusée. Bien au contraire, ses yeux brillent de larmes qu'elle ne s'autorise pas à laisser couler – pas encore. Avec son verre, elle désigne ses deux filles en pleine conversation avec leur père. « La dernière fois que j'ai vu Rosie, elle venait d'avoir sept ans. Je venais de la déposer chez une amie pour la journée, après m'être débattue avec elle pour lui faire une tresse... Elle a toujours détesté avoir les cheveux attachés. J'étais frustrée ce jour là. Je ne lui ai pas dit que je l'aimais. » La culpabilité la ronge, mais elle ne peut pas se permettre de la laisser se mettre en travers de son chemin. Son temps est compté, mais il lui reste encore beaucoup de choses à faire. « Et Eden... Je ne vais pas vous mentir. Aimer du jour au lendemain une enfant de seize ans qui vous appelle "maman", ce n'est pas une chose facile... Mais vous savez ce qui l'est davantage ? Retrouver ma Rosie, et découvrir que pendant vingt et un an, sa vie n'a été qu'un enfer sans nom. Tous ces gens, ces hommes qui lui ont fait du mal... » Elle fronce brusquement les sourcils et adopte un ton sévère. « Vous allez vous charger d'eux, n'est-ce pas ? Vous y avez beaucoup pensé. » Justice ou vengeance, vengeance ou justice... Peut-on réellement demander à une mère endeuillée de faire la différence ? « Rosie se souviendra bientôt de tout, et elle n'aura plus que vous... Vous serez la seule personne qu'il lui restera. Vous savez, mourir une seconde fois ne m'aurait pas tant dérangée si ma fille avait eu la vie qu'elle mérite. Je n'aurais jamais imaginé une seule seconde qu'elle puisse subir autant d'horreurs après nos décès... J'ai plusieurs choses à vous demander, Lucian. Des choses difficiles, mais pour le bien de ma fille. Je vais avoir besoin que vous me fassiez plusieurs promesses... Je ne peux demander à personne d'autre de veiller sur Rosie, vous comprenez ? Il n'y aura personne d'autre. Elle n'aura personne d'autre. »

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- Maitre d'armes, qu'elles soient blanches ou à feu. Ton passé militaire a fait de toi un redoutable soldat, que ce soit au corps à corps ou lors d'attaques armées.
- Leader dans l'âme, tu as été Commandant dans l'armée avant de devenir le responsable de NIGHTSHADE. Tu as le sens de l'honneur, et ta leitmotiv est "no man left behind"
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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Mer 12 Sep - 21:31


ROSALIE & LUCIAN

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Face à la mère de Rosalie, tu sens que quelque chose ne tourne pas rond. Et le sourire qu'elle arborait disparaît en même temps que le tien. Est-ce qu'elle a mal pris ta façon d'annoncer la nouvelle ? Est-ce qu'elle voit d'un mauvais œil ton rapprochement avec sa fille ? Tu n'as pas eu la chance de rencontrer ses parents dans votre univers, alors tu n'as absolument aucune idée de la façon dont ils pourraient se comporter avec toi. Tu te sens nerveux, peine à garder une neutralité forcée. Les mots qui s'échappent d'entre ses lèvres ne font que renforcer ton malaise. Lire dans ton esprit. Découvrir la vérité. C'est de ça qu'il s'agit. Tu n'as pas envisagé la possibilité que d'autres membres de sa famille puissent posséder aussi ce don. Eden ? Son père ? Non, peu de chance. Ils n'auraient pas hésiter à te questionner et à te mettre face à tes mensonges. Elle t'a dit que sa mère était souriante et sereine, mais elle n'a pas mentionné une franchise à toute épreuve. Puisqu'elle est entièrement honnête avec toi, tu vas devoir l'être aussi avec elle. « Madame Rosewood... » Tu es sur le point de chercher des excuses, d'expliquer ce qu'elle a vu dans ta tête. Des univers modifiés, des vies changées, comment est-ce que ça pourrait lui faire sens. A moins que ? Ton doute se confirme. Brynhild Rosewood se souvient de sa vie d'avant. Elle sait que tout ceci est mascarade. Tu dois faire un effort surhumain pour empêcher tes jambes de trembler. Où est le serveur quand on a besoin de lui ? Là tu ne serais pas contre un verre de champagne. Histoire de faire passer cette discussion pour le moins déroutante. Si elle sait qui elle est, elle sait donc qu'elle n'a rien à faire ici. Que sa vie a malheureusement pris fin il y a bien longtemps. Ça doit être terriblement perturbant. Et tu t'efforces de ne pas voir les larmes qui menacent de mettre à mal ce qu'elle cherche à te dire. T'aimerais faire quelque chose pour cette femme. Lui dire qu'elle ne sera pas pas contrainte de faire ses adieux à sa famille. Mais ce serait un autre mensonge. D'une façon ou d'une autre, vous parviendrez à retrouver votre réalité. Et alors elle disparaitra une nouvelle fois de la vie de Rosalie.

Que peux-tu dire à une mère pleine de regrets ? Pleine de douleur ? Ses mots t'arrachent le cœur. Tu tournes le regard vers Rosie, la poitrine serrée. Oui, elle se souvient petit à petit de qui elle est. De ce qu'elle a perdu. De ce qu'on lui a pris. Et bientôt, elle réalisera que cette vie là, celle où sa famille est à ses côté, n'est qu'une cruelle illusion. Brynhild se confie à toi, sans que tu ne saches quoi lui répondre. Tu n'as rien de pertinent à lui dire. Rien qui pourrait apaiser ce qu'elle ressent. « Je suis désolé... » Qu'elle sache ce qui est arrivé à sa fille après sa mort. De la souffrance qu'elle a dû endurer. Quoi dire d'autres ? Depuis que tu as débarqué dans cet univers, tu te bats sans cesse pour garder le contrôle sur les événements. Mais là, tu crains que tout soit un peu trop pour un seul homme. La question qu'elle te pose, tu ne t'y attendais pas. Oui, tu comptes régler leur compte. Oui, tu vas tuer ceux qui lui ont fait du mal. Mais l'idée qu'elle a lu dans tes pensées ne retranscrit pas correctement le tiraillement qui t'assaille. C'est une décision que tu as prise, mais tu n'en es pas fier. Pire, tu en as honte. La vengeance est un concept que tu détestes. Mais tu le comprends. Et cette fois, tu vas même l'embrasser. « Ne croyez pas que je suis un assassin. » Même si tu as beaucoup tué, tu l'as fait pour protéger son pays, et uniquement quand tu n'avais plus d'autres choix. « Mais je ne pense pas pouvoir vivre dans un monde où ces gens qui lui ont fait du mal sont encore en vie. » Elle a été terriblement honnête avec toi, alors tu en fait de même. Ces hommes ne méritent pas d'être paisible. Et qui sait combien d'autres femmes ils ont fait souffrir. C'est une pensée qui te comprime le cœur. La justice pourrait faire son travail, mais ce n'est pas à la justice de le faire. C'est ton combat, et tu ne laisseras personne d'autre le mener à ta place.

Brynhild est une mère soucieuse du bonheur de sa fille. Elle veut s'assurer qu'une fois qu'elle aura à nouveau disparue, Rosie soit entre de bonnes mains. Et si tu n'as pas la prétention de t'estimer le meilleur choix possible pour elle, tu as toujours été présent et protecteur à son égard. Quoi qu'elle te demande, quoi qu'elle attende de toi, tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour être à la hauteur. Même si le poids des responsabilités est parfois lourd à porter. « Je ferais tout ce que je peux pour qu'elle soit heureuse. » C'est tout ce qu'elle mérite. Tu ne serais pas ici si ce n'était pas le cas. Tu n'aurais pas sacrifié ta propre famille si Rosalie n'en valait pas la peine. Peut-être que tu regretteras de ne pas avoir passé plus de temps avec ta sœur, de ne pas lui avoir dit ce que tu as sur le cœur, mais c'est ton choix. Rosie a besoin de toi. Quant à Sasha, et bien, tu feras là aussi tout pour qu'elle soit la plus heureuse possible. Ce sont les deux femmes de ta vie, et tu seras toujours là pour elles. Mais ça, Brynhild le sait déjà, pas vrai ? Si elle lit dans tes pensées, elle connait déjà tes intentions. Tu as peut-être menti pour réussir à l'approcher, mais tes sentiments ont toujours été sincères. « Dites-moi ce que je peux faire pour vous. » Quelles promesses vas-tu devoir tenir ? Qu'importe. Tu les tiendras toutes. Cette fois, elle aura la certitude que sa fille ne connaitra plus d'horreurs, et qu'elle a un destin tout tracé à tes côtés. C'est important pour une mère, de savoir que son enfant est en sécurité. « Depuis que Rosalie est entrée dans ma vie, je n'ai jamais cessé de la protéger. Et je pense que je le ferais jusqu'à la fin de mes jours. » Avant même tes missions chez ARGUS, ton but est d'être un soutien infaillible pour la femme que tu aimes. De ça, elle peut en être certaine. Et elle n'a probablement pas besoin d'aller lire dans tes pensées pour sentir ta sincérité.


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Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings dont elle est la dernière représentante, les Völur, leurs esprits communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Elle est le dernier vaisseau des dieux d'Asgard. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Ven 14 Sep - 20:08

star-crossed lovers
LUCIAN & ROSALIE


(BRYNHILD)
Ne croyez pas que je suis un assassin. Brynhild secoue doucement la tête, un sourire mystérieux aux lèvres. « L'amour fait des monstres de nous tous, Lucian. Les choses les plus terrible que nous faisons, c'est par amour. Mon arrière grand-mère avait pour habitude de dire que l'amour transforme les agneaux en loups et les loups en agneaux. » Sans doute est-ce terrible de parler le plus naturellement du monde de la mise à mort prochaine de plusieurs individus. Mais comme Lucian, Brynhild ne supporterait pas de vivre dans un monde où les bourreaux de sa fille demeurent impunis, et peu importe si elle est condamnée à bientôt disparaître une fois de plus. « Vous savez, mourir, ce n'est pas le plus difficile... Je suis morte et le suis restée pendant plus de vingt ans. Je me suis habituée à mon sort, ainsi qu'à cet après... Le plus difficile, c'est de ne pas avoir été là pour protéger la personne que j'aime le plus au monde. » Cette responsabilité lui revient à présent, comme si elle lui passait le flambeau bien malgré elle. Mais malgré ses remords et ses regrets, Brynhild est soulagée de savoir que quelqu'un comme Lucian est prêt à veiller sur sa fille quoi qu'il arrive, en l'aimant comme elle le mérite. « Je suis navrée de faire peser de nouvelles responsabilités sur vos épaules, aussi larges soient-elles... Mais avant toute chose, sachez que je vous remercie, infiniment. Je ne pourrai jamais vous témoigner ma réelle gratitude, puisque mon temps est compté, mais je vous serai éternellement reconnaissante de prendre soin de Rosie comme vous le faites. Elle va avoir besoin de vous, plus que jamais. » Brynhild doit prendre une profonde inspiration pour parvenir à continuer. C'est incroyablement dur, mais cette fois elle a le pouvoir de changer un peu les choses avant de mourir une nouvelle fois, le pouvoir de laisser quelque chose à Rosalie au lieu de disparaître sans une dernière preuve d'amour.

« J'ai laissé une boite dans le coffre de votre voiture. Je l'ai ensorcelée, de façon à ce que vous puissiez toujours la retrouver, peu importe le monde dans lequel vous vous trouverez. Quand le moment sera venu, donnez-la à Rosie. » Elle ne lui en révèle pas le contenu, c'est entre sa fille et elle. Et puis de toute façon, elle doute que Rosalie ne le partage pas avec lui. « Dans quelques minutes, mon mari va vous inviter à venir dîner chez nous avec Rosie, lundi soir. Acceptez avec le sourire... Mais quoi qu'il arrive, ne venez pas. Peu importe l'excuse que vous trouverez pour convaincre Rosie, ne venez surtout pas. » Brynhild secoue doucement la tête, les épaules basses, comme si elle était écrasée par le poids de ses connaissances. « Peu importent les circonstances, certaines choses sont vouées à se répéter... Promettez-le moi, Lucian. Quoi qu'il arrive, vous ne viendrez pas. Promettez-le moi. » Les sous-entendus de Brynhild sont pleins de noirceur et d'inéluctabilité. Si elle ne donne pas davantage de précisions à Lucian, c'est pour lui éviter davantage de problèmes de conscience. Et puis, même en étant condamnée, Brynhild ne se considère pas impuissante pour autant. Ce qu'elle peut faire elle le fera, ce qu'elle peut changer elle le changera. Elle a la meilleure motivation au monde, sa fille, et le meilleur des moyens pour y parvenir, son amour pour elle. Peut-être est-ce réellement terrible de ne pas songer à Eden, mais la sauver elle aussi est au delà de ses pouvoirs, des ressources qu'elle a à sa disposition dans une fenêtre temporelle si limitée. Brynhild prend une profonde inspiration, et pose une main sur le bras de Lucian. « Ne perdez pas de temps, Lucian... Dites aux personnes auxquelles vous tenez à quel point vous les aimez. On passe avoir une vie devant soi, mais chaque instant peut être le dernier... Ne faites pas les mêmes erreurs que moi, Lucian. Ne perdez pas de temps. »

(ROSALIE)
En temps normal, Rosie se serait inquiétée du "hmhm" taciturne qui sert de réponse à son père après qu'elle lui ait maladroitement avoué qu'il se passe quelque chose entre Lucian et elle. Mais aussi alarmante que soit cette réaction, Rosie n'y fait qu'à moitié attention, davantage préoccupée par les battements affolés de son cœur et sa respiration de plus en plus difficile. Elle a l'impression qu'on lui comprime la poitrine, mais se force à continuer de sourire pour ne pas gâcher cette journée qu'elle sait être importante pour son père. Quand ce dernier propose à ses filles d'aller rejoindre leur mère, Rosie se contente d'acquiescer sans dire un mot. Eden lui demande si elle va bien et elle la regarde d'un drôle d'air avant de lui dire que oui, tout va bien, même si c'est un mensonge. À chaque pas qu'elle fait, Rosie craint que le sol ne s'ouvre sous ses pieds pour l'engloutir. Elle se sent nauséeuse, et est complètement dissociée de ce qui l'entoure. De retour auprès de Lucian et sa mère, elle s'empresse de se raccrocher au bras du jeune homme, sous l'œil un brin désapprobateur de son père. Malgré tout, Eirik fait l'effort de les inviter tous les deux à dîner le lundi suivant, et Rosie espère sincèrement que les choses se passent pour le mieux. Avant qu'elle ne lâche son verre par accident, Eden le récupère mine de rien et le pose sur le plateau d'un serveur. Complètement déconnectée du gala, Rosie secoue la tête pour essayer de reprendre ses esprits, mais rien n'y fait et elle cède.

« Excusez-moi, je suis désolée mais je ne me sens vraiment pas bien... J'ai la tête qui tourne, je... » Il y a trop d'esprits autour d'elle. Trop de pensées qu'elle sent affluer vers elle et qu'elle a dû mal à bloquer. Elle sursaute quand quelqu'un passe un peu trop près d'elle. « C'est vrai, tu es toute pâle... » Rosie lance un regard à sa sœur en grimaçant ; d'un coup, son visage la frappe comme si elle le découvrait pour la toute première fois. Un peu honteuse, Rosie se confond en excuses auprès de ses parents, qui finissent par demander à Lucian de la ramener chez elle. L'étreinte de sa mère la surprend, Brynhild la serre dans ses bras presque trop fort. Rosie est encore bouleversée quand elle se retrouve dans la voiture, assise côté passager sans avoir le souvenir de s'y être installée. La tête entre les mains, elle ferme les yeux. « Je suis désolée, ça fait une éternité que je n'ai pas fait de crise de ce genre, je ne pensais pas que ça arriverait aujourd'hui... » Sa dernière crise de panique remonte à plusieurs mois, après une garde particulièrement difficile à l'hôpital. L'une des dernières avant qu'elle ne démissionne et arrête ses études de médecine. Désemparée, elle essuie les larmes qui roulent sur ses joues avec la manche de sa robe, qu'elle noircit de mascara. « Ramène-moi à la maison, s'il te plaît. »

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Ville : Officiellement tu habites à Washington, officieusement, tu n'y es que très rarement. Tu parcours le monde, surtout les endroits où personne n'a envie d'être.
Profession : Ancien Commandant dans l'US Army, actuellement agent A.R.G.U.S à la tête de la division NIGHTSHADE.
Affiliation : A.R.G.U.S, division NIGHTSHADE.
Compétences/Capacités :

- Maitre d'armes, qu'elles soient blanches ou à feu. Ton passé militaire a fait de toi un redoutable soldat, que ce soit au corps à corps ou lors d'attaques armées.
- Leader dans l'âme, tu as été Commandant dans l'armée avant de devenir le responsable de NIGHTSHADE. Tu as le sens de l'honneur, et ta leitmotiv est "no man left behind"
- Tacticien militaire, tu as une grande maitrise de l'art de la guerre, et tu sais comment l'affronter de front ou plus stratégiquement. Tu d'adaptes à toutes les situations, et c'est ce qui fait ta force.


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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Mer 19 Sep - 20:35


ROSALIE & LUCIAN

star-crossed lovers

Est-ce le but de ta vie ? Te battre pour les autres, leur apporter un avenir meilleur ? Tu n'aurais jamais imaginé te retrouver un jour face à la mère décédée de ta petite-amie. Mais depuis que Rosalie est entrée dans ton quotidien, les événements de ton existence ce sont considérablement accélérés. La magie. Le destin. Toutes ces choses qui ont d'abord été déroutantes, et auxquelles tu t'es finalement habitué. Mais chaque fois que tu reprends le contrôle sur ta vie, que tu t'adaptes aux changements de ton environnement, un autre élément s'ajoute à l'équation pour te ramener à la case départ. Quand enfin Rosalie et toi êtes parvenus à vous trouver, il y a fallu qu'un putain d'univers alternatif vienne tout gâcher. Quelles étaient les chances pour qu'un truc pareil arrive ? Tu n'en es pas au point de regretter l’Afghanistan, mais moins il y avait moins d’imprévisibilité, et tes seuls ennemis étaient des hommes faits de chair et de sang. Tu es face à une mère qui te demande de prendre soin de son enfant. Et c'est une promesse que tu tiendras. Mais si le sort continue de s'acharner, tu n'es pas certain d'avoir les épaules assez larges pour endurer tout ça. « Très bien. » Tu hoches la tête, enregistrant toutes les informations sur cette boite magique. Quelque chose te dit que tu seras capable par toi-même de trouver le bon moment pour la lui donner. Même si Brynhild ne t'avoue les choses qu'à demi-mots, tu comprends qu'un événement terrible est sur le point de se produire. Tu serres les dents. Tu luttes pour ne pas simplement crier de colère. Tu n'avais pas envie d'entendre ça. Tu n'avais pas envie de cette responsabilité. Mais à nouveau, elle t'incombe sans que tu ne puisses avoir le choix. Elle n'a pas besoin de détailler ses propos pour que tu devines qu'un destin funeste les attends. Que pour sauver Rosalie, tu vas devoir les laisser mourir. « C'est promis. » T'es laconique, taciturne, parce que tu es épuisé de ce petit jeu, et que tu n'as rien de plus à ajouter. Rien qui pourrait l'apaiser, rien qui pourrait rendre les choses plus faciles. Vous pensez tous les deux au bien être de Rosalie, mais cette conversation, elle s'éternise. T'as l'impression qu'elle ne prendra jamais fin, et qu'il y a encore une dizaine d'avertissements de mauvais augures qui attendent d'être révélés. « Je sais, Madame Rosewood. Et je fais de mon mieux. » Toi aussi tu es familier avec la mort. Tu l'as ôté, et tu l'as vu quitter le corps de ta sœur. Tu sais que le temps est précieux. Tu ne veux pas paraître froid, mais elle ne peut pas attendre de toi que tu prétendes que rien ne vient de se passer, et que tu ne vas pas devoir mentir à Rosalie sur le sort qui attend sa famille.

Quand le reste de la famille vous rejoint, t'es soulagé. Brynhild est une femme très bien, mais ce qu'elle vient de t'apprendre est pour le moins perturbant. Comment es-tu censé les regarder dans les yeux, en sachant pertinemment que lundi soir ils ne seront plus de ce monde ? Pourquoi est-ce qu'elle ne te laisse pas essayer de les sauver ? Elle semble avoir accepté son sort – leur sort – mais ainsi, elle prive sa fille d'une chance de leur dire au revoir. Perdu dans tes pensées, tu acquiesces machinalement à la proposition de Monsieur Rosewood. « Ce sera avec plaisir. » Tu accordes un bref regard à sa femme, avant de t'évertuer à reprendre le fil de la conversation. Tu te sens de plus en plus mal à l'aise à ce gala. Ses parents, Eden, tu ne peux pas rester à leurs côtés tout en sachant l'inévitable. Alors même que tu as promis, plus ou moins clairement, de les laisser mourir. Et il semblerait que tu ne sois pas le seul à saturer de cette journée. Le verre de Rosalie manque de tomber, et tu vois sur son visage que quelque chose ne va pas. « Hé, tout va bien ? » Tu la soutiens, par peur que ses jambes ne la trahissent. Il est temps de partir. Aussi bien pour toi que pour elle. Si ses souvenirs lui revenaient maintenant, la situation serait catastrophique. Après avoir dit au revoir au reste de la famille, tu l'amènes jusqu'à votre voiture garée un peu plus loin, et l'installes sur le siège passager avant de prendre ta place face au volant. « T'inquiète pas, je te ramène. » Ta Rosalie a été en proie plusieurs fois à ce genre de crise d'angoisse, mais c'est la première fois que celle de cet univers en traverse une devant toi. Est-ce que la frontière entre les deux est en train de s'amenuiser ?

Une fois le calme de l'appartement retrouvé, tu te sens tout de suite mieux. Mais tu n'es pas certain qu'il en soit autant pour elle. « Va t'allonger. » Tandis qu'elle s'exécute, tu retires ta veste et te mets un peu plus à l'aise. T'as besoin de quelques minutes de tranquillité, pour encaisser tout ce qui vient de se passer. Tout ce que sa mère t'a dit raisonne encore dans ton esprit. Tes promesses. Leur destin tragique. Le mensonge. Quelle excuse vas-tu donner pour éviter ce diner lundi soir ? Tout en sachant que tu la prives d'un adieu avec sa famille retrouvée. Tu prends une profonde inspiration, avant de la rejoindre dans la chambre. T'as le cœur serré, mais tu fais en sorte de ne rien lui montrer. Quand tu t'assois au bord du lit, ta main vient doucement caresser ses cheveux pour la calmer. « Tu te sens mieux ? » Qu'est-ce qui s'est passé ? Pour quelle raison a t-elle commencé à angoisser ? Elle était dans un environnement connu, entouré des gens qu'elle aime, alors pourquoi cette soudaine crise ? T'es persuadé que les fragments de sa mémoire sont la cause de ce déraillement, mais c'est un sujet que tu ne peux pas aborder frontalement. Alors tu vas la laisser s'exprimer avec ses propres mots. Peut-être que tu t'engages sur une pente glissante, mais tu n'as aucune envie de la laisser dans ses doutes.


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Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings dont elle est la dernière représentante, les Völur, leurs esprits communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Elle est le dernier vaisseau des dieux d'Asgard. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Ven 21 Sep - 23:42

star-crossed lovers
LUCIAN & ROSALIE


Quand Lucian lui dit d'aller s'allonger, Rosie obtempère sans réfléchir. Elle se débarrasse de ses chaussures et de ses vêtements les plus gênants et se glisse sous les draps, avec l'impression de ne pas avoir dormi depuis une éternité. Et pourtant, malgré la fatigue qui s'est abattue sur elle comme une chape de plomb, elle se sent fébrile et a toujours du mal à respirer correctement. Elle a la drôle d'impression que son esprit est bruyant, la sensation est familière alors qu'elle est pourtant certaine que ce genre de chose n'est jamais arrivé auparavant. Cette crise d'angoisse est différente de toutes les autres, elle ne comprend même pas ce qui l'a déclenchée. Elle était dans un environnement agréable, entouré de personne qu'elle aime et qui l'aiment... Loin du chaos sanglant des urgences de l'hôpital. Rosie a beau réfléchir, elle ne comprend pas ce qui a pu déclencher sa détresse. Elle n'est pas psychiatre ni psychologue, mais jusqu'à présent les raisons de ses crises ont toujours été évidentes, avec un peu de recul. Cette fois est différente, elle n'a pas le moindre doute là dessus. Est-ce possible de perdre l'esprit du jour au lendemain ? Rosie se le demande sincèrement. Quand Lucian vient la rejoindre, elle enfouit son visage dans l'oreiller, honteuse. Si elle se sent mieux ? Elle reste silencieuse de longues secondes, ne sachant pas quoi lui répondre, craignant de l'inquiéter en étant totalement sincère. « Je... Je ne sais pas. Je ne sais pas, j'ai l'impression de... » Elle repousse doucement sa main et se redresse. Assise sur le matelas, elle ramène ses jambes contre sa poitrine et pose son menton entre ses genoux. « J'ai l'impression de ne plus être moi-même, comme s'il y avait quelqu'un d'autre dans ma tête... » Plus précisément, comme si des hurlements recouvraient ses pensées. C'est déstabilisant, comme ce mauvais pressentiment qui se resserre autour de sa gorge comme un nœud coulant. Toujours tremblante, essuie les larmes au coin de ses yeux avant de prendre les mains de Lucian entre les siennes, pressée par une sensation d'urgence qu'elle ne s'explique pas. « Lucian, je... Il faut que je te dise quelque chose... » Quelque chose de terriblement important. Quelque chose de prématuré mais qu'elle ressent au plus profond de son être. Quelque chose qui s'est réveillé à la seconde où leurs regards se sont croisés. « Je... » Je t'aime. Non, non, non. Elle ne peut pas le lui dire. Elle ne peut pas lui dire une chose pareille si vite, c'est insensé et complètement fou. Même si Rosie est convaincue d'être tombée amoureuse de lui au premier regard, ce romantisme qui fonctionne à merveille au cinéma est souvent incompréhensible en réalité. « Non, rien, ce n'est rien d'important. » Elle lui adresse un sourire forcé avant de se rallonger, comme si une nuit de sommeil agité allait arranger quoi que ce soit.

Rosie passe la journée de dimanche dans un état de léthargie incompréhensible, en proie à une migraine si violente qu'elle lui donne la nausée et l'envie de se taper la tête contre les murs. Ni le repos, ni les anti-douleurs ne sont efficaces, alors elle finit par accepter de prendre un somnifère dans l'espoir que cela apaise son mal. C'est tout juste si elle n'est pas tentée de s'injecter une dose de morphine tant elle souffre, mais elle a encore assez de bon sens pour savoir que c'est une mauvaise idée. Quand elle rouvre les yeux, tôt le lundi matin, elle se sent épuisée mais la migraine a disparu. Alors elle insiste pour ouvrir sa boutique ce jour là, ne serait-ce que pour se changer les idées. Elle se sent toujours différente, et a même l'impression d'avoir oublié certaines choses de la vie courante. Elle fait beaucoup d'efforts pour faire comme si tout allait pour le mieux, tout en sachant que Lucian n'est pas dupe. La journée est longue, très longue, et elle est tellement fatiguée de lutter contre son propre esprit qu'il ne faut pas grand chose pour la convaincre de reporter le dîner prévu avec Eden et ses parents. Rosie s'excuse longuement auprès de sa mère au téléphone, et si elle n'avait pas été à ce point désorientée elle aurait sans doute remarqué l'émotion dans sa voix – de quoi la nourrir de culpabilité pour de longues années. Sans avoir conscience de l'orage qui se prépare, elle passe une soirée au calme avec son petit-ami. Elle s'étonne qu'Eden ne la harcèle pas de messages, mais ne s'en inquiète pas, elle suppose simplement que leur père aura fini par lui demander de lâcher son téléphone pour partager un véritable moment en famille. Rosie ne sait pas exactement quand elle s'endort, mais elle le fait avec le cœur serré malgré la présence rassurante de Lucian à ses côtés.

Elle se réveille brusquement au beau milieu de la nuit, en sueur et tremblant de tous ses membres. Son rythme cardiaque s'est affolé, son cœur tambourine furieusement dans sa poitrine. Et dans son esprit tout est limpide. D'une façon ou d'une autre, le voile qui obscurcissait ses pensées et la vérité a disparu, mais cette soudaine extra lucidité est aussi douloureuse qu'un coup de poing en pleine poitrine. Rosie bondit hors du lit tellement vite qu'elle se prend les pieds dans les draps et trébuche, mais elle se relève et se jette sur ses vêtements pour se rhabiller. Pour la première fois depuis qu'elle connaît Lucian – deux ans, presque trois, elle le sait maintenant – elle ne fait pas attention à lui, elle ne se soucie pas de savoir s'il la suit. Elle l'entend hurler, mais elle n'enregistre pas ses mots. Rosie se moque de braver le couvre-feu, elle se précipite hors de son appartement et dévale les escaliers de l'immeuble quatre par quatre plutôt que d'attendre l'ascenseur. Les rues de Manhattan sont désertes, ou peut-être qu'elle ne voit pas ceux qui s'y trouvent malgré l'interdiction. Elle est certaine de ne jamais avoir couru aussi vite de toute sa vie, à tel point que lorsqu'elle arrive en bas de l'immeuble où vivent ses parents et sa sœur, tous ses muscles sont douloureux et elle a l'impression d'être sur le point de cracher ses poumons. Quand elle réalise qu'elle ne parvient pas à se souvenir du code pour entrer dans le bâtiment, elle panique et use d'un sort pour faire sauter le verrou de la porte, et tant pis si elle déclenche l'alarme – de toute façon, la police répond plus à aucun appel.

Devant la porte d'entrée, Rosie s'immobilise. Elle tend une main tremblante vers la poignée, mais elle n'a pas besoin de la tourner pour entrer, la porte est ouverte. Elle ne fait que deux pas avant de glisser dans quelque chose ; elle se relève et tâtonne à la recherche de l'interrupteur. Quand la lumière éclaire le couloir, elle lâche un cri de surprise. Le carrelage est couvert de sang, et ses propres vêtements le sont aussi. « … Maman ? … Papa ? … Eden ? » Les pensées se mélangent dans son esprit, les images et les souvenirs aussi. Elle avance lentement et quand elle arrive dans le salon... C'est comme si son cerveau cessait de fonctionner, incapable d'intégrer ce qu'elle a sous les yeux. « … Maman ? » Il a tellement de sang partout que l'odeur est entêtante. Les yeux écarquillés, Rosie observe avec horreur et incompréhension les corps inertes de ses parents et de sa sœur. Sur la table du salon, les assiettes sont encore pleines, il n'y a qu'un verre de vin qui s'est brisé sur le sol. Encore sur son siège, Eirik a été touché en pleine tête. Rosie a un haut le cœur quand elle aperçoit l'arrière de son crâne. Eden est recroquevillée au sol en position fœtale, les bras enroulés autour de son ventre. Rosie fait un pas vers elle, avant de s'immobiliser quand elle croise le regard de sa mère. Brynhild est étendue au sol dans une mare de sang, les yeux grands ouverts, le visage dénué de toute expression. Elle a presque l'air paisible, et c'est ce qui trouble Rosie le plus. « Maman ?! » Elle a beau savoir que c'est sans espoir, elle continue à l'appeler et tombe à genoux à côté d'elle. Elle la secoue par les épaules en sanglotant, s'énerve presque de ne pas la voir réagir.

« Désolée, beauté, tu n'étais pas censée voir ça. » Rosie se relève d'un bond quand elle entend cette voix masculine qui n'a rien à voir avec celle de Lucian. « Tu aurais dû être là, mais peu importe, je sais m'adapter à toutes les situations. » Parce qu'elle est choquée et terrifiée, et parce que l'homme a installé un silencieux sur son arme, elle n'entend aucun coup de feu. Puis elle ressent une douleur, au point d'en avoir la respiration coupée. Elle porte une main tremblante à son ventre, et quand elle la retire couverte de sang, elle comprend. Elle titube un instant, essaie de se rattraper à la table mais ses jambes cèdent sous son poids. « Et toi, tu ne bouges pas. » Elle relève les yeux et son cœur manque un battement quand elle voit l'assassin braquer le canon de son arme sur Lucian. Elle s'en veut de l'avoir oublié – maintenant et pendant toutes ces semaines, voir le meurtrier de sa famille le menacer est le plus efficace et le plus terrible des électrochocs. « Rosewood était un agitateur, il aurait dû se douter que les choses se finiraient mal pour lui... J'étais censé mettre tout ça sur le dos des rebelles, mais... Je suppose qu'un crime passionnel fera tout aussi bien l'affaire. » Elle entend les pensées de l'homme comme s'il les exprimait à voix haute. Il veut mettre la mort de ses parents, celle de sa sœur et la sienne sur le dos de Lucian, avant de l'abattre lui aussi. Mettre l'arme entre ses mains et laisser une lettre confessant le crime. Prétendre qu'elle s'apprêtait à le quitter, qu'il ne l'a pas supporté et a sauvagement tué quatre personnes innocente. Mais de toute façon, personne ne prendra le risque d'enquêter sur les morts d'opposants au régime de Savage. Mais cette mise en scène... Cette mise en scène l'amuse. Malgré la douleur et le sang qui coule entre ses doigts, Rosie essaie de se relever – sans succès. « Tu comptes aller quelque part, trésor ? Plus tu luttes, et plus ton agonie sera longue et douloureuse. » Elle aimerait pouvoir insulter ce fou furieux, mais elle ne parvient pas à quitter le regard de Lucian. Elle se souvient de tout. Paris, leur premier baiser, leur première nuit d'amour, toutes ces fois où il l'a protégée... Tous ces jours passés à veiller sur elle avec acharnement alors qu'elle s'efforçait de ne se souvenir de rien. Je suis désolée. Je suis tellement désolée. « C'est l'heure d'en finir, Roméo et Juliette. » « Non. » « Je ne te laisse pas le choix. » Moi non plus. Persuasion. Le mot apparaît dans son esprit comme un néon clignotant. « Mets le canon de ton arme sur ta tempe. » La voix de Rosie est rauque et tremblante, mais son ton est certain. Elle ne demande pas, elle impose. Et l'homme s'exécute sans comprendre pourquoi il n'est soudain plus maître de ses gestes, il essaie désespérément de lâcher son arme, de baisser le bras. Mais Rosie le lui interdit. Elle aurait pu le persuader de jeter l'arme par la fenêtre et de se rendre, mais... Il a commis une erreur que son esprit embrouillé et son cœur en miettes jugent impardonnable. « Appuie sur la détente. » Bang.

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There's an end to every storm. Once all the trees have been uprooted, once all the houses have been ripped apart, the wind will hush, the clouds will part, the rain will stop. The sky will clear in an instant and only then, in those quiet moments after the storm, do we learn who was strong enough to survive it.

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Age du personnage : Trente-deux ans, mais l'impression d'en avoir vécu le double.
Ville : Officiellement tu habites à Washington, officieusement, tu n'y es que très rarement. Tu parcours le monde, surtout les endroits où personne n'a envie d'être.
Profession : Ancien Commandant dans l'US Army, actuellement agent A.R.G.U.S à la tête de la division NIGHTSHADE.
Affiliation : A.R.G.U.S, division NIGHTSHADE.
Compétences/Capacités :

- Maitre d'armes, qu'elles soient blanches ou à feu. Ton passé militaire a fait de toi un redoutable soldat, que ce soit au corps à corps ou lors d'attaques armées.
- Leader dans l'âme, tu as été Commandant dans l'armée avant de devenir le responsable de NIGHTSHADE. Tu as le sens de l'honneur, et ta leitmotiv est "no man left behind"
- Tacticien militaire, tu as une grande maitrise de l'art de la guerre, et tu sais comment l'affronter de front ou plus stratégiquement. Tu d'adaptes à toutes les situations, et c'est ce qui fait ta force.


Situation Maritale : Le coeur qui bat déjà pour celle qui t'est destinée, Rosalie.









MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Mer 26 Sep - 0:06


ROSALIE & LUCIAN

star-crossed lovers

Comment tu en es arrivé là ? Tu ne sais plus. Dans ta tête, tout explose. Dans ta poitrine aussi. Tout ce dont tu te souviens, c'est Rosalie qui quitte le lit, puis plus rien. Trou noir. D'un coup, bam, tu es là, dans un appartement où trois corps baignent dans leur sang. Ces trois corps tu les connais. Ses parents et sa sœur, Eden. Ces gens à qui tu as parlé il y a encore quelques jours. Cette mère à qui tu as promis de ne rien faire, de ne rien dire. Maintenant que tu es face à la finalité de cette promesse, tu regrettes. Terriblement. Peut-être que Brynhild avait accepté sa mort, mais Eden ? Ce n'était qu'une enfant, qui a eu cette fois le droit de vivre, et a à peine profité de cette nouvelle chance. C'est ta faute. Oui, quelque part, tu es responsable. Tu aurais pu arrêter le carnage, mais tu n'as rien fait. Tu as convaincu Rosalie de ne pas se rendre à ce dîner, et tu as laissé cet homme les tuer. L'homme qui se dresse devant toi, l'arme à la main. C'est drôle. C'est loin d'être la première fois que tu te retrouves dans une situation périlleuse, avec quelqu'un qui tient la mort entre ses doigts. C'était ton boulot, de lutter contre ces gens dangereux et les mettre hors d'état de nuire. Tu l'as fait un bon millier de fois, presque toujours avec succès. Mais là, ce soir, t'es complètement paralysé. Tu pourrais l'arrêter, tu pourrais le désarmer, mais t'es incapable de bouger. Tu ne peux que contempler leurs corps sans vie. Pourquoi tu n'as pas essayé ? Tu aurais pu faire quelque chose pour eux. Tu aurais pu laisser Rosalie leur dire au-revoir. Rosalie. Elle est là elle aussi. Et si tu n'interviens pas, elle rejoindra sa famille de l'autre côté. Tu dois la...

...trop tard. La balle part. Tu la vois comme si elle passait au ralentie. Et elle se loge dans sa chair. Tu ne t'entends pas hurler. Pourtant t'es persuadé de le faire. Parce que tes poumons te brûlent. Cette fois c'est toi que le canon vise. Est-ce que tu auras le temps de le contrer avant qu'il n'appuie sur la gâchette ? Tu dois essayer. Si tu ne fais rien, tu pourrais la perdre. Et cette simple idée te déchire le cœur. Tu comprends ce qu'il a derrière la tête, masquer ses meurtres en les faisant passer pour un crime passionnel dont tu serais à l'origine. Il travaille pour Savage, et il a exécuté des innocents de sang froid. Pire, il a exécuté la famille de celle que tu aimes. Tes poings se serrent, tu le fixes du regard, attendant le bon moment pour lui sauter à la gorge. Il ne s'en sortira pas comme ça, tu ne le permettras pas. Leur sang ne coulera pas pour rien. Ou du moins, ils seront vengés. Tu as une autre promesse à tenir, celle de prendre soin de Rosalie, et tu comptes bien l'honorer. Tu jettes un coup d'oeil vers elle, au sol, elle commence à pâlir, à perdre son énergie. Tu n'as que très peu de temps avant qu'il ne soit trop tard. Ton cœur s'emballe. Le regard que vous échangeait est lourd de sens. Et si Brynhild avait raison ? Et si tu aurais dû lui dire plus tôt que tu l'aimais ? Ça ne peut pas se finir comme ça, pas maintenant. Vous avez encore tellement de choses à vivre, c'est intolérable de devoir y renoncer. Tu es finalement sur le point de te lancer et de te jeter sur lui, quand Rosalie prend les devants. Ce n'est plus sur toi que l'arme est braquée, mais sur sa propre tempe. Elle lui ordonne de mettre fin à ses jours. Tu vois la terreur dans ses yeux, et la balle transperce son crane. Son corps s'écrase lourdement sur le sol, sans vie. Elle vient de te sauver, mais à quel prix ? Même si elle n'a pas pressé la détente, c'est tout comme.

Tu te rues sur elle, sentant la panique te gagner et te serrer férocement la gorge. Mais tu ne dois pas la laisser s'emparer de toi, sinon tu n'arriveras à rien. Tu connais ce genre de situations extrêmes, de nombreux de tes hommes sont tombés sous les balles, et tu as toujours su essayer de sauver ceux que tu pouvais. Mais là, c'est différent, c'est Rosalie. « Laisse-moi voir. » Ta voix tremble, même si tu parviens à te reprendre peu à peu. Tu laisses la peur faire son boulot pendant cinq secondes, avant de reprendre le contrôle sur toi-même. Elle retire sa main, et tu constates l'étendu des dégâts. Si elle n'est pas prise en charge rapidement, elle va se vider de son sang. Tu n'es pas médecin, loin de là, mais tu connais néanmoins les bases. Sur le terrain, vous n'avez pas le choix, et même les connaissances rudimentaires peuvent parfois sauver une vie. « Tu appuies très fort sur la plaie, d'accord ? Je vais t'emmener à la clinique. » Ce ne sont pas ces mots là que tu aimerais lui dire. T'aimerais la rassurer. Lui dire que tu l'aimes. Mais tu ne peux pas te le permettre maintenant. Pas avant d'avoir trouvé quelqu'un pour s'occuper d'elle. La balle est ressortie, et c'est peut-être ce qui va la sauver. Tu la portes dans tes bras, et te relèves sans perdre de temps. La clinique clandestine est le seul endroit assez proche que tu connaisses, et c'est une chance que tu l'aies accompagné il y a quelques jours. « Tout va bien se passer, je te le promets. » Une promesse, encore et toujours des promesses. Mais les corps étendus à tes pieds prouvent malheureusement que tu sais très bien les tenir.

Sur place, c'est presque si tu ne défonces pas les portes pour pouvoir entrer, toujours Rosalie dans tes bras. Ton tshirt est plein de sang, et tu l'as obligé à te parler tout le long du trajet, pour ne pas qu'elle perde connaissance. « S'il vous plait, j'ai besoin d'aide ! » Quand tu vois un médecin s'approcher et t'inciter à la déposer sur un brancard, t'es soulagé, mais toujours terriblement inquiet. Ils vont la sauver, pas vrai ? Maintenant tout va s'arranger, hein ? L'homme soulève son haut pour examiner la plaie, le regard sévère. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » « On lui a tiré dessus, à bout portant. » C'est pour cette raison que la balle ne s'est pas logée dans sa chair. Mais les dégâts sont importants, tu ne peux que le constater par toi-même. « On va l'opérer tout de suite. » Tu sais qu'ici leurs moyens sont limités. Ils n'ont pas tout le matériel nécessaire, mais ils feront malgré tout tout leur possible pour la sauver. Ça, tu n'en as aucun doute. Avant qu'ils ne l'emmènent en salle d'opération, tu viens poser ta main sur son front pour doucement la caresser. Tu veux la rassurer, essayer de l'apaiser. « Hors de question que tu me laisses tomber, t'as compris ? » Tu t'efforces de lui sourire, toujours dans cette optique de lui donner des forces. Elle va en avoir besoin. « Je t'aime, alors tu me laisses pas tomber. » C'est dit. Tu l'aimes. Depuis longtemps. Et tu aurais dû lui dire plus tôt. Tu sais que c'est ta Rosalie, qu'elle est complètement revenue. Tu le vois dans son regard, dans sa façon de te regarder. C'est elle, et tu l'aimes terriblement. Le médecin te demande de patienter, et il s'éloigne avec elle. Maintenant, tu n'as plus qu'à attendre. Après un long soupire, tu t'autorises à laisser les larmes couler. T'as le droit de faire tomber le masque, d'évacuer ce trop plein que tu encaisses depuis que tu t'es retrouvé dans ce monde de merde. Tu prends place sur une chaise dans un coin, et tu pleures, tandis que tu signales la mort de la famille Rosewood.


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Ville : Washington DC. Mais cela varie selon les jours et les missions.
Profession : Sorcière ; Agent spécial chargé d'enquêter sur les meurtres comportant un élément surnaturel ou extraterrestre.
Affiliation : A.R.G.U.S, opération spéciale NIGHTSHADE, sous la direction directe d'Amanda Waller.
Compétences/Capacités :
Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings dont elle est la dernière représentante, les Völur, leurs esprits communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Elle est le dernier vaisseau des dieux d'Asgard. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

Situation Maritale : Destinée déjà tracée, Lucian et elle sont nés pour s'aimer.









MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Mer 26 Sep - 22:38

star-crossed lovers
lucian & rosalie

C'est une drôle de sensation que de sentir la vie quitter son corps petit à petit, et littéralement. Sur le carrelage du salon le sang de Rosie se mêle à celui de sa mère et de sa sœur. Elle n'a pas la moindre idée de ce qu'elle est censée faire, maintenant. Elle n'a pas envie de mourir, elle en est certaine, mais elle ne sait pas ce qu'elle doit faire, ou peut faire pour continuer à vivre. Elle tremble déjà, elle a froid. Elle conserve suffisamment de souvenirs de sa fausse vie pour savoir que c'est mauvais signe. Paniquée mais incapable de prononcer le moindre mot, elle se contente de chercher le regard de Lucian. Mais elle ne le trouve pas, il est trop occupé à tenter d'évaluer les dégâts. Il est soldat, ce n'est pas la première fois qu'il est confronté à ce genre de situation critique... N'est-ce pas ? Rosie perçoit le tremblement paniqué de sa voix, mais obtempère lentement quand il lui demande de retirer sa main de son ventre. L'odeur du sang – de son sang – est entêtante et lui donne la nausée. Qu'elle appuie sur la plaie très fort ? C'est tout juste si elle est capable de garder les yeux ouverts. Pourtant elle obéit, elle appuie ses deux mains sur la plaie du mieux qu'elle le peut. Elle hurle quand Lucian la prend dans ses bras, elle a l'impression que quelqu'un a plongé les mains dans son corps et essaie d'arracher ses organes les uns après les autres. Rosie ne sait pas si la clinique clandestine où elle allait bénévolement aura les moyens de la sauver. Tout dépendra de l'importance des dégâts, mais quelque chose lui dit que le sort n'est pas en sa faveur. L'a-t-il jamais été ? Elle essaie, du mieux qu'elle le peut, de rester éveillée. Lucian veut qu'elle lui parle, mais tout ce qu'elle parvient à murmurer d'une voix brisée est une série interminable de "je suis désolée, je suis désolée, je suis désolée". Pour mille et une raisons, mais ce n'est pas le moment de faire son mea-culpa. Aura-t-elle seulement une autre occasion de le faire ? Elle s'accroche à cette vie qui lui file entre les doigts, mais elle n'est pas aussi forte que Lucian le pense. Pire, elle est même tout le contraire, faible.

Rosie ne sait pas quand ils arrivent à la clinique, ni même quand Lucian la dépose sur un brancard. Elle a à peine conscience de l'agitation autour d'elle, sa vision est de plus en plus floue et elle se sent partir, alors elle se concentre du mieux qu'elle le peut sur la voix et le visage de Lucian. Elle sent des mains étrangères sur son corps, des gens qui disent son nom, mais elle n'est déjà presque plus là, incapable de lutter plus longtemps contre cette envie impérieuse de fermer les yeux et de se laisser aller. À la mort ou à l'inconscience, elle n'en a aucune idée. Mais quand elle sent la main de Lucian sur son front, Rosie rouvre les yeux. Pour que son visage soit la dernière qu'elle ait vue, si jamais... non, non non ! Elle ne peut pas abandonner, elle n'a pas le droit de lui faire ça. Pas après tout ce qu'il a enduré pour elle, pour eux. Elle hoche doucement la tête pour lui signifier que oui, elle a compris et non, elle n'a pas l'intention de le laisser. Aussi douce que soit l'idée de la mort à cet instant précis, rien ne sera jamais plus attrayant que la perspective de passer une vie à ses côtés. Quand Lucian lui dit les mots qu'elle a toujours rêvé d'entendre, ses yeux s'écarquillent légèrement et son cœur se gonfle de bonheur. Elle aimerait pouvoir lui répondre, lui dire qu'elle l'aime aussi, mais l'anesthésiant qu'on lui a injecté fait effet et elle ne parvient pas à lutter contre son pouvoir. Elle perd connaissance en étant à la fois rassurée et terrifiée, le paradoxe créé par ces deux émotions contraires est pour le moins étrange. Mais au moins, si le pire devait arriver sur la table d'opération, si on devait annoncer à Lucian un "nous n'avons rien pu faire", le plus important aura été dit.

Difficile de conserver la moindre notion du temps quand certains médicaments vous empêchent spécifiquement de le faire. Quand Rosie reprend conscience, c'est tellement lentement qu'elle a l'impression que le processus prend une éternité. Son esprit s'éveille avant son corps, elle est comme paralysée, dans l'incapacité de faire le moindre geste. Puis, progressivement, elle se réapproprie son corps. Sa respiration est lente et encore brûlante, ses jambes sont engourdies, la douleur dans son ventre est omniprésente et tout juste supportable, sans doute grâce à de puissants antidouleurs. Avoir mal est une bonne chose ; c'est le signe qu'elle est encore en vie, par un miracle qu'elle n'explique pas. Elle ouvre les yeux après avoir battu des paupières plusieurs fois. Sans bouger d'abord, elle essaie de prendre connaissance de son environnement. Et quand elle se souvient enfin d'où elle se trouve, son premier réflexe est évidemment de chercher Lucian. Elle n'a besoin que de tourner un peu la tête pour le trouver, visiblement assoupi, la tête posée sur le matelas de son lit d'hôpital. Avec une lenteur presque démesurée parce qu'elle a l'impression que son bras pèse une tonne, elle pose la main dans ses cheveux. C'est tout ce qu'il faut pour qu'il se réveille – à moins qu'il n'ait jamais été endormi ? « Moi aussi, je t'aime. » C'est ce qu'elle voulait lui dire avant de fermer les yeux. C'est plus important que tout le reste. « Tu as pleuré... » Ses yeux sont encore rouges, irrités par le sel de ses larmes. Rosie laisse sa main glisser sur sa joue, qu'elle caresse tendrement. « Ne pleure pas. Ne pleure pas, mon ange, ne pleure pas... Je ne te laisserai pas, c'est promis. C'est promis. »

Sa voix tremble. Elle essaie de ne pas fondre en larmes, d'être forte, mais c'est une tâche presque impossible. « Je suis désolée... Je suis tellement désolée... Je n'ai jamais... Je n'ai jamais voulu t'oublier, nous oublier... J'ai su... J'ai su à la seconde où je me suis réveillée sans toi que ce monde n'était pas le bon, parce qu'il me manquait l'essentiel... Et puis je ne sais plus, c'est le trou noir... Je suis tellement désolée... » Tant pis pour le simulacre de courage, les larmes roulent déjà sur ses joues. « Je t'aime, Lucian. Plus que tout au monde. » Elle n'a plus que lui, il est tout ce qu'il lui reste. Sa mère est morte, son père est mort, sa sœur est morte. Ils ont tous les trois été massacrés et Rosie l'aurait été aussi si Lucian ne l'avait pas empêchée d'assister à ce dîner. « Il y a une part de moi-même qui me dit que je devrais t'en vouloir de m'avoir caché la vérité, de m'avoir empêchée de leur dire au revoir, ou même d'essayer de les sauver... Mais je ne peux pas, je n'y arrive pas. Je n'y arrive pas parce que je sais pourquoi tu l'as fait. Je t'avais promis de ne jamais lire dans ton esprit... Mais tes pensées étaient tellement... Bruyantes... » Ce qu'elle essaie de lui dire de façon maladroite et un peu floue, c'est que lorsqu'elle était mourante dans ses bras, elle ne parvenait plus à fermer son esprit au sien. Malgré elle, elle a tout entendu, tout compris. Comme sa mère l'a si bien dit, l'amour est maître de toutes les folies. Elle lui tend la main, pour qu'il la prenne entre les siennes. Elle a besoin de son contact, besoin d'être rassurée. « Cet homme... J'aurais pu lui demander de faire n'importe quoi... J'aurais pu le faire poser son arme, le forcer à se rendre, n'importe quoi... Mais je voulais qu'il meure. Je voulais qu'il meure... » Elle étouffe un sanglot en levant les yeux au ciel, honteuse de son aveu. « Pas parce qu'il venait de tuer ma famille, pas parce qu'il venait de me blesser... Parce qu'il voulait te tuer. Il voulait te tuer, et pour ça il devait payer... » Comment lui avouer que rien ne l'effraie plus que l'idée de le perdre ? Qu'elle vit avec cette phobie quotidienne depuis presque trois ans maintenant ? « Tu ne peux pas mourir, Lucian... Tu n'as pas le droit de mourir, jamais ! » Elle fond en larmes et malgré la douleur provoquée par ses sanglots, ne parvient pas à s'arrêter. Elle répète les mêmes mots en boucle, comme pour repousser le mauvais sort. Tu ne peux pas mourir, tu ne peux pas mourir, tu ne peux pas mourir, tu ne peux pas mourir...
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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Jeu 4 Oct - 13:19


ROSALIE & LUCIAN

star-crossed lovers

Les minutes sont longues. Douloureuses. Chaque fois que la porte s'ouvre tu espères. Comment va t-elle ? Vont-ils réussir à faire quelque chose ? Le contraire est inimaginable. L'idée de la perdre, insoutenable. Pendant l'interminable attente, tu te poses un millier de question. Peut-être que tout ça est de ta faute. Tu n'as eu de cesse d'improviser, alors que c'était une situation périlleuse qui méritait un plan savemment construit. Presque comme sur le terrain, quand chaque pas compte, quand chaque recoin peut abriter un ennemi. C'est avec la même précaution que tu aurais dû revenir dans sa vie. Maintenant, tout est perdu. Elle n'a plus de famille, même plus de souvenirs heureux. Elle a retrouvé la mémoire quand l'homme t'a pointé avec son arme. Le danger a été un electrochoc. Elle t'a sauvé, mais à quel prix ? Celle d'avoir la mort d'un homme sur la conscience. Elle te dira qu'elle ne regrette rien, mais tu sais très bien que ce n'est pas aussi aisé. Que la conscience ne se contente pas d'oublier. C'est pour cette raison que tu prends des pilules qui te prive de rêves, pour ne pas revivre les actes que tu as commis à la guerre. Pour ne pas revoir tous ces visages. Pour empêcher qui que ce soit de te hanter. Assis sur ta chaise, tu penses à la famille Rosewood en train d'être prise en charge par les pompiers. Leur corps va être ramassé, et ils seront à nouveau oublié du monde entier. Mais pas d'elle. A son réveil, elle se souviendra d'eux, de cette scène de crime qui ne la quittera plus jamais. T'aimerais pouvoir lui enlever ce souvenir d'un simple claquement de doigts. Mais la vérité, c'est qu'après cette épreuve, il faudra en subir une autre. Celle de la mémoire. Celle du traumatisme. Tu les connais que trop bien, et de tous les ennemis que tu as affrontés, ils sont sans aucun doute les plus redoutables.

Elle est sauvée. Le médecin qui vient t'annoncer la nouvelle n'imagine pas à quel point tu es soulagé. Tu demandes aussitôt à la voir. C'est un besoin vital. Allongée dans son lit, elle a presque l'air paisible. Factice impression. Ils ignorent encore quand elle se réveillera, mais tu attendras auprès d'elle le temps qu'il faudra. Epuisé, tu poses ta tête sur le matelas, cherchant à calmer les battements furieux de ton coeur. Cette soirée a été parmi les pires de ta vie. Et pourtant, les journées de merde, tu peux presque les collectionner. Quand tu sens des doigts se glisser dans te cheveux, tu te redresses aussitôt. Elle est réveillée. Et tu ne peux t'empêcher de lui sourire. Le happy end est loin, mais vous avez limité la casse. Il te faudra t'en contenter. « Une promesse est une promesse. » On ne brise pas une promesse. Alors quoi qu'il arrive, elle a plutôt à intérêt de tout faire pour toujours te revenir. Et tu en feras de même. Tu avais Sasha, maintenant tu as Rosalie, et les deux femmes de ta vie ont besoin de toi à leurs côtés. Elle a perdu une famille, mais elle en a trouvé une seconde. Alors que tu allais mettre des mots sur tes regrets, sur ta façon d'avoir géré la situation, c'est elle qui se confond en excuses. Les sourcils froncés, tu lui attrapes la main pour la rassurer. Non, non, non. Elle n'y est pour rien dans cette histoire. Elle a retrouvé ses parents, une soeur, une vie normale, comment pourrais-tu lui en vouloir de quoi que ce soit ? Qui briserait un rêve pour retrouver un cauchemar ? Avant que tu ne puisses lui répondre, Rosalie te confie tout ce qu'elle a sur le coeur. Les larmes coulent le long de ses joues. Ses sanglots raisonnent dans la pièce. Elle est brisée. Il n'y a pas d'autres mots. Peut-être qu'elle a survécu au drame, mais elle est très loin d'en être sortie indemne.

C'est donc ça sa peur la plus tenace ? Te voir mourir ? Tu viens t'assoir sur le bord du lit, et tu dois te faire violence pour ne pas la serrer dans tes bras. Dans son état, tu risquerais de lui faire plus de mal que de bien. Alors tu te contentes de caresser doucement sa joue. « Rosalie, tu ne vas pas me perdre. Je ne vais pas mourir. » Après avoir vu sa famille entière se faire décimer, qui a t-il de plus normal que de crainde de voir ce qui lui reste lui être arraché ? Mais ce ne sera pas le cas. « Regarde, je suis là, avec toi, et tout va bien. » Elle a besoin de repos. Même une puissante sorcière ne peut récupérer aussi vite d'une blessure par balle. Tu as horreur de la voir s'accabler, de la voir s'auto-flageoler. C'est plutôt toi qui lui devrais des excuses. C'est toi qui a laissé sa famille mourir. « Ecoute... Pour tout ce qui s'est passé, je suis désolé. J'aurais pu les sauver. J'aurais pu empêcher ça, mais moi aussi j'ai fait une promesse. J'ai promis à ta mère que je n'interviendrais pas, et que je ne te laisserais pas aller à ce diner. J'ai échoué, quelque part. Et je suis désolé de t'avoir mis dans une telle situation. » Elle n'était pas censée voir ça. Elle n'était pas censée être là. Ce qui ne rend pas ton acte moins grave. Tu as fait tout ça pour elle, pour la sauver de ce monde. Et tu ne t'attends pas à ce qu'elle comprenne, ou à ce qu'elle te pardonne. « Ta mère se souvenait de tout. Quand elle s'est réveillée, elle savait parfaitement ce qui lui était arrivé dans notre monde. Elle a voulu te protéger. Je n'ai pas eu la chance de beaucoup lui parler, mais ce dont je suis certain, c'est qu'elle t'aimais plus que tout. » Une bien maigre consolation après les événements de ce soir, mais tu tenais quand même à lui dire. Sa mère n'a eu de cesse de vouloir une plus belle vie pour sa fille, et c'est à toi désormais de lui offrir. Elle l'aimait plus que tout, et elle s'est sacrifiée pour que Rosalie puisse enfin avoir la chance d'être heureuse. « Elle m'a laissé quelque chose pour toi. Mais avant, il faut que tu te reposes. » Elle a perdu beaucoup de sang, et il va lui falloir un bon moment avant de récupérer du choc. Mais peu importe le temps que ça prendra, tu ne bougeras pas. « Je reste là. » Comme s'il pouvait en être autrement.


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Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings dont elle est la dernière représentante, les Völur, leurs esprits communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Elle est le dernier vaisseau des dieux d'Asgard. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Lun 8 Oct - 18:14

star-crossed lovers
lucian & rosalie

Il y a un célèbre proverbe qui dit : l'ignorance est une bénédiction. Tant que Rosie ignorait encore tout de la vérité, elle était heureuse – sincèrement heureuse. Peu importe que tout n'ait été qu'une grande et belle illusion, elle avait ce dont elle rêvait depuis toujours. Sans doute est-ce justement la raison pour laquelle elle a refusé d'ouvrir les yeux, de voir la terrible réalité en face. Peut-être qu'elle l'aurait fait avec beaucoup plus de facilités si Lucian ne l'avait pas retrouvée. Il était la seule chose qu'il lui manquait, mais puisqu'il était revenu dans sa vie aussi vite qu'il en avait disparu, pour quelle raison aurait-elle bien pu vouloir abandonner ce bonheur complet auquel elle avait droit pour la toute première fois ? Mais tout était faux, un mensonge cruel destiné à disparaître de toute façon. Cette fois encore, Rosie n'aura pas pu faire ses adieux à sa famille. Et la dernière image qu'elle conservera d'eux sera celle de leurs corps ensanglantés et abîmés, transpercés par les balles. La peur de perdre Lucian, déjà profondément ancrée en elle, ne la quittera plus jamais à présent. Elle revoit clairement le canon de l'arme braqué sur sa tempe, et la détermination dans le regard de l'homme qui s'apprêtait à tirer. L'image du crâne explosé de son père, son contenu éparpillé dans la pièce, lui a donné un terrible aperçu de ce qu'il aurait pu arriver à Lucian si elle n'avait pas empêché l'assassin d'appuyer sur la détente. C'est sa cervelle à lui qui s'est retrouvée sur les murs, et pour le moment elle est incapable de regretter son geste. Oh elle ne se fait pas d'idées sur le sujet, sa conscience la rattrapera bien assez vite, mais la seule chose qui lui importe pour le moment est la sécurité de l'homme qu'elle aime. Elle aimerait avoir assez de force pour se redresser et le serrer dans ses bras, vraiment, pas sans avoir réellement conscience de ce qu'il est pour elle. Elle sait qu'il lui ment, que tout est loin d'aller bien, mais ce sont exactement ces mots qu'elle a besoin d'entendre.

Lucian les prononce peut-être pour adoucir les suivants, vain espoir de rendre l'insurmontable surmontable. Les larmes continuent de couler sur les joues de Rosie, mais ses sanglots s'apaisent presque soudainement. Elle ne sait pas ce qu'elle est censée penser des actions de sa mère. Elle ne sait pas si elle est censée lui en vouloir, si elle est censée la remercier... Elle ne sait pas quoi penser, sinon que Brynhild n'avait pas le droit de demander à Lucian de les laisser mourir. Lucian croulait déjà sous les responsabilités, les remords et les regrets, pourquoi lui rajouter un poids supplémentaire sur les épaules ? « Ce n'est pas de ta faute... Rien de tout cela n'est de ta faute... Si tu ne le lui avais promis, elle t'aurait persuadé... » Elle ne lui aurait pas laissé le choix. Sa décision était prise, et rien de ce que Lucian n'aurait pu faire n'aurait changé quoi que ce soit. Mais en lui demandant de lui faire cette promesse, Brynhild lui a laissé l'impression qu'il aurait pu faire quelque chose pour tous les sauver... C'est cruel, injuste et ce n'était pas nécessaire. Pourquoi l'accabler lui, et choisir de ne rien dire à sa propre fille ? Pourquoi ne pas au moins essayer de sauver Eden ? Rosie ne comprend pas les choix de sa mère, son raisonnement lui échappe. Était-elle à ce point certaine que rien ne pourrait être fait pour les sauver ? À moins qu'elle n'ait sciemment choisi de sacrifier l'enfant qu'elle connaissait à peine pour celle qu'elle a toujours aimée ? Rosie n'aura probablement jamais de réponses à ces questions. « Tu n'as pas échoué. Tu n'as pas échoué, Lucian. Je suis encore là. » Exactement comme Brynhild le voulait, elle est encore là. Et elle aurait été complètement saine et sauve si elle ne s'était pas précipitée chez ses parents sans écouter ce qu'il avait à lui dire, sans prendre une minute pour redevenir maîtresse d'elle-même.

« À Paris, tu as dit que je serais facile à aimer. Je crois que tu avais tort... » D'une main tremblante, Rosie essuie les larmes sur ses joues rouges. « Tu as sacrifié tellement de choses pour moi. Tellement de choses importantes... Ta famille, ta sœur... » Lui aussi aurait pu avoir la famille dont il rêvait. Sans un père tyrannique, sans le décès prématuré de sa sœur et de son beau-frère... Sans toutes ces choses qui l'ont poussé à rompre les ponds dans le vrai monde. Il aurait pu les choisir eux au lieu d'elle, mais il ne l'avait pas fait. En lui permettant de passer du temps avec sa famille, il avait sacrifié la sienne, avec ses propres envies et ses propres besoins. Au lieu de profiter d'un peu de bonheur avec eux, il avait tout fait pour la retrouver, la protéger. Cela va au delà d'une simple preuve d'amour, c'est... Comme de l'héroïsme, purement et simplement. De l'héroïsme qui pousse Rosie à se sentir coupable, responsable de ces semaines cauchemardesques. Si seulement elle avait ouvert les yeux, si seulement elle n'avait pas été aussi naïve... Encore une fois, et comme toujours avec elle, le cœur l'a emporté sur la raison. « Et si... Et si le monde change de nouveau... ? » Après s'être calmée pendant quelques minutes, Rosie sent une nouvelle crise de larmes – et de nerfs – monter en elle. Elle tremble, ses pensées sont aussi sombres que chaotiques.

« Et si cette fois... Et si cette fois, aucun de nous ne se souvient... ? » L'idée lui fait froid dans le dos. La balle a traversé son ventre, mais elle a l'impression que c'est son cœur qui a été touché. « Je n'ai plus que toi. Je n'ai personne d'autre. » Elle peut forcer un homme à retourner son arme contre lui-même, mais que peut-elle faire contre un ennemi aussi invisible qu'imprévisible ? Même s'ils sont destinés à se retrouver quoi qu'il arrive, Rosie n'est pas comme Lucian. Elle n'a pas sa force de caractère, si les rôles étaient inversés elle serait incapable d'aborder la situation aussi calmement que lui. Les choses ont été compliquées et douloureuses, mais à sa place elle s'effondrerait immédiatement. « Je ne veux pas me réveiller sans toi encore une fois. Je ne veux pas tout recommencer, je ne veux pas oublier. Je ne veux pas. Je ne peux pas. » Rosie se mord la lèvre, pour repousser de son mieux les sanglots inévitables. Bêtement, elle essaie de se redresser pour l'enlacer, mais la douleur est trop intense, elle n'y arrive pas. Elle a pourtant besoin d'être contre lui, dans ses bras, cette simple proximité ne lui suffit pas. « Ça ne doit pas arriver, Lucian... Je ne peux pas laisser ça arriver ! Il faut que je fasse quelque chose... N'importe quoi ! » Peu importe qu'elle doive utiliser la pire des magies. Il faut qu'elle trouve le moyen de se lier à lui, afin qu'aucun changement de réalité ne puisse plus jamais les séparer. Plus jamais. « J'ai besoin de mon grimoire, Lucian. J'en ai besoin pour nous sauver. S'il te plaît... S'il te plaît, nous ne pouvons pas être séparés encore une fois. S'il te plaît... »
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Ville : Officiellement tu habites à Washington, officieusement, tu n'y es que très rarement. Tu parcours le monde, surtout les endroits où personne n'a envie d'être.
Profession : Ancien Commandant dans l'US Army, actuellement agent A.R.G.U.S à la tête de la division NIGHTSHADE.
Affiliation : A.R.G.U.S, division NIGHTSHADE.
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- Maitre d'armes, qu'elles soient blanches ou à feu. Ton passé militaire a fait de toi un redoutable soldat, que ce soit au corps à corps ou lors d'attaques armées.
- Leader dans l'âme, tu as été Commandant dans l'armée avant de devenir le responsable de NIGHTSHADE. Tu as le sens de l'honneur, et ta leitmotiv est "no man left behind"
- Tacticien militaire, tu as une grande maitrise de l'art de la guerre, et tu sais comment l'affronter de front ou plus stratégiquement. Tu d'adaptes à toutes les situations, et c'est ce qui fait ta force.


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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Dim 14 Oct - 20:31


ROSALIE & LUCIAN

star-crossed lovers

Oui, elle est encore là, mais à quel prix ? Une balle dans le ventre, une mort sur la conscience, et la disparation entière de sa famille. Ce n'est pas ce que tu appelles une réussite, loin de là. Quand tu entreprends quelque chose, ce n'est pas pour une moitié de résultat. Peut-être es-tu trop dur envers toi-même, mais c'est ce que ton éducation militaire t'a enseigné, de le faire à fond ou de ne pas le faire du tout. C'était pareil à l'armée, tu ne te satisfaisais pas d'une mission presque accomplie. Pour que tu te sentes bien, il fallait qu'elle le soit à 100%. Alors même si Rosalie essaye de te rassurer, tu ne parviens pas à te détacher complètement de cette culpabilité. Mais il est trop tard pour revenir en arrière, pas vrai ? Même si le temps semble partir en vrille ces temps-ci, tu n'auras pas la chance de réparer tes erreurs. Ce qui est fait et fait, il te faudra vivre avec. « Je... Je leur ai dit au revoir. » Tu parles de ta famille, de ta sœur, de tout le monde. A l'anniversaire de Sasha, quand l'heure de partir a sonné, tu leur as fait tes adieux à ta façon. Une étreinte forte, déchirante, mais nécessaire. T'aurais aimé avoir plus de temps pour leur dire tout ce que tu as sur le cœur, mais cet au revoir, c'est déjà bien plus que tu n'as jamais eu. Cette fois, t'as pu la regarder une dernière fois. Son sourire, sa voix, tu t'es imprégné d'elle, et pour toujours elle restera quelque part avec toi. Alors de ce côté, tu n'auras pas de regrets. Tu as fait tes choix, et tu les assumes complètement. A quoi bon passer tes jours avec eux, en sachant pertinemment qu'ils te seront de toute façon à nouveau arrachés. T'as préféré te focaliser sur le futur, tout en portant un œil attentionné sur le passé. Ce n'est pas parce que es resté auprès d'elle que tu as renoncé à ta propre famille. Non, tu les as juste aimé différemment, d'une façon qui est finalement peut-être moins douloureuse.

Elle marque un point. Si jamais tout ça se reproduisait, vous pourriez être séparés. Et tu n'es pas prêt pour ça. Elle et Sasha, elles sont ta vie désormais, et tu n'envisages plus rien sans elles. Et encore, dans tout ce bordel, elles ont eu de la chance. Elles sont parvenus à retrouver un cocon familial, des gens de confiance qui ne leur auraient jamais fait de mal. Mais t'es persuadé que d'autres n'ont pas pu s'en sortir aussi bien. Même toi, malgré ce lit vide et froid, tu n'as pas eu de mal à retrouver les traces de Rosalie. Mais si prochaine fois il devait y avoir, il se pourraient que le vent tourne du mauvais côté. «  A quoi tu penses ? Qu'est-ce que tu peux faire pour empêcher ça ? » Tu ne sais pas grand chose sur la magie, mais s'il existe un moyen d'anticiper le pire, alors tu ne vois pas de raison de l'arrêter. Tu la vois s'agiter, essayer de se redresser pour te prendre dans ses bras, alors tu l'incites doucement à se recoucher. Pas de gestes brusques. Vous aurez le temps pour ça plus tard, quand chaque mouvement ne lui causera plus un mal de chien. Du pouce, tu essuies ses larmes, le cœur serré de la voir ainsi en peine. « S'il te plait Rosalie, calme-toi. » L'angoisse, tu la lis dans son regard, et tu devines la panique dans son esprit. Tu ne sais plus quoi lui dire pour qu'elle s’assagisse. Retrouver le repos est primordial, car qui sait ce qui vous attend ensuite ? Ce n'est peut-être que le début des problèmes. Et si Savage envoyait quelqu'un d'autre pour finir le travail ? Vous devez être prêt pour le pire, et pour ça, il faut qu'elle se remette de cette première épreuve. Plus facile à dire qu'à faire, certes, mais tu seras à ses côtés pour l'aider à se relever. « Dis-moi ce que je dois faire. Dis-moi où il se trouve et je te l'amène. » Même si l'idée de la laisser ici te déplait, tu ne vois pas d'autres solutions. Ce sort qu'elle veut lancer, tu le fais pour elle, mais aussi pour toi. Toi non plus tu ne supporterais pas d'être séparé de Rosalie, encore moins depuis aujourd'hui. Alors oui, quoi qu'elle te demande, tu le feras, si ça peut sceller définitivement votre destin.

Dans l'appartement de Rosalie, tout te paraît changé. Tu t'étais presque accoutumé à cette nouvelle vie, avant que tout ne soit brutalement anéanti. Maintenant, tu te sens comme un étranger dans un endroit que tu trouvais autrefois chaleureux. Il est temps que tout ça prenne fin. Tu ignores pendant combien de temps encore tu vas pouvoir tenir dans cette nouvelle réalité. Mais au moins, maintenant, tu n'as plus à lui mentir et à lui faire semblant. C'est ce soulagement qui t'aide à prendre du recul sur les événements. Même si dehors tout s'écroule, au moins, vous serez ensemble. Tu n'as aucun mal à trouver le grimoire, et aussitôt entre tes mains, tu te presses de retourner à la clinique. Tout s'est passé plus aisément que prévu, toi qui t'attendais presque à trouver un homme cacher derrière une porte, prêt à exécuter la dernière survivante de la famille Rosewood. Mais non, tout a été étrangement calme. De retour dans la chambre, tu lui souris, constatant qu'elle semble avoir repris quelques couleurs. Le changement est minime, mais tu parviens à le percevoir quand même. Tu t'assois au bord du lit, lui tendant le grimoire, avant de te raviser aussitôt. « Avant que je te le donne, tu dois me faire une promesse. Tu lances ton sort, et après repos. C'est non négociable. » Parce que tu la connais, elle n'est pas du genre à simplement se laisser aller, à lâcher prise. Mais là, elle n'a pas le choix, et si tu dois l'y forcer, tu n'hésiteras pas une seule seconde. « Parce que je suis sûr que tu ne me dis pas tout. Lancer ce sort, c'est génial, mais j'imagine que ça va te demander beaucoup d'énergie. Plus que tu n'en as actuellement. » Tu lui dis tout ça sur un ton léger, il n'y aucune gravité dans le son de ta voix. C'est un fait. Rosalie a tendance à vouloir se surpasser, sauf qu'elle ne réfléchit pas aux conséquences. Surtout quand tu es directement concerné.


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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Lun 22 Oct - 15:09

star-crossed lovers
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Il leur a dit au revoir... Il leur a dit au revoir. Rosie doute que ce soit suffisant. On ne peut pas se contenter de faire ses adieux à sa famille en acceptant l'inacceptable. Ou alors, Lucian est encore bien plus fort qu'elle ne l'imaginait, et un millier de fois plus qu'elle. Tout le temps qu'il aurait pu passer à leurs côtés, il l'a passé avec elle, à essayer de raviver sa mémoire tout en veillant à ce qu'il ne lui arrive rien. En ayant parfaitement conscience de ce qu'il manquait. Pour elle. Par amour pour elle. Elle se souvient lui avoir dit qu'elle l'aimait pour la toute première fois la veille de tous ces bouleversements, tout en lui assurant qu'il n'était pas obligé de le lui dire lui aussi. Il ne l'avait pas fait, mais il le lui avait prouvé le reste de la nuit. Et après que le monde ait changé, il l'a fait en sacrifiant tout ce qui comptait pour lui, en la faisant passer avant sa propre famille. Elle savait qu'il l'aimait avant même qu'il ne le lui dise, ses choix parlant pour lui. Et de manière un peu égoïste, Rosie est profondément touchée d'être tout en haut sur la liste de ses priorités. Seulement, elle craint qu'il ne finisse par le regretter, par s'en vouloir de ne pas avoir passé plus de temps avec sa sœur, avec ses frères et ses parents, sans les maux qui gangrènent leur famille en réalité. L'aimer elle ne l'empêchera jamais de les aimer eux, et peut-être que cet aperçu d'une vie presque normale lui laissera un goût amer en bouche. Même si ces choix sont les siens, Rosie n'est pas certaine qu'il ne culpabilise pas un jour. Elle, quoi qu'il en soit, sera incapable de ne pas s'en vouloir. Elle ne veut pas être cette femme pour laquelle il faut tout sacrifier par amour. Cela fait déjà presque trois ans qu'il la protège jour après jour, comme si elle était une enfant que l'on ne peut pas laisser seule une minute de peur qu'elle ne se tue par accident. Ce n'est pas ce qu'elle veut pour lui, pour elle, pour eux. Elle veut apprendre à être forte et indépendante, à contrôler ses émotions et ses peurs, à vivre comme n'importe quelle autre femme de son âge. Ne serait-ce que pour pouvoir prendre soin de Lucian comme il prend soin d'elle depuis le jour de leur rencontre. Ce ne serait que justice, non ?

Elle peut peut-être commencer par leur éviter une nouvelle séparation déchirante. S'ils n'ont pas complètement tout perdu cette fois, Rosie doute que le destin soit aussi clément une seconde fois. Voilà pourquoi elle s'agite autant, elle a besoin que Lucian retourne à son appartement pour récupérer son grimoire. Elle sait qu'elle y trouvera le sortilège qui lui permettra de les lier quoi qu'il arrive, pour leur éviter de se perdre encore alors qu'ils ont mis tant de temps à se trouver. Comprenant qu'elle ne se calmera pas avant d'avoir l'ouvrage entre les mains, Lucian consent à aller le chercher après qu'elle lui ait révélé sa cachette dans son appartement. Même en n'était pas absolument certaine que la réalité subisse de nouveaux changements, Rosie ne veut pas prendre le moindre risque. Ils ont tous les deux beaucoup trop souffert, alors même si le Happy Ending est encore loin ils méritent au moins de s'aimer quoi qu'il arrive. Tout paraît plus facile à affronter quand ils sont ensemble, comme si le poids des épreuves était amoindri. Rosie se force à prendre de profondes inspiration pour retrouver son calme, malgré les douleurs que cela ravive. Pour comprendre le sort dans ses moindres détails et ne pas passer à côté d'un double-sens pouvait être dangereux, il faut qu'elle reprenne ses esprits. Alors en l'absence de Lucian, aussi brève soit-elle, elle essaie de se reposer. Elle enferme toutes ses émotions négatives dans une petite boite donc elle jette la clé. Tout est encore trop frais dans son esprit, trop violent et trop douloureux. Elle ne peut pas encore y faire face, elle doit d'abord guérir avant de songer à la perte de sa famille pour la seconde fois. Se concentrer sur Lucian et elle lui donne un but, une raison de survivre – non, de vivre – et de ne pas se laisser abattre pour la toute dernière fois.

Quand il revient elle s'est un peu apaisée, remotivée par le but qu'elle vient de trouver. Mais quand Rosie tend la main pour récupérer le grimoire, Lucian hésite à le lui donner. Évidemment, elle aurait dû s'en douter... Il veut absolument qu'elle se repose, mais elle refuse de le faire avant d'être certaine qu'ils sont à l'abri d'une autre rupture involontaire. Ils sont tous les deux diablement têtus quand il s'agit de protéger l'autre, ce qui ne rend pas toujours les choses évidentes. Si Lucian a encore un peu de mal à comprendre les rouages de la magie, il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour réaliser qu'il y a toujours un prix à payer, quel que soit le sort lancé ou le rituel entrepris. « Donne-moi ta main. » Elle lui sourit, et ferme les yeux quand ses doigts se referment sur les siens. Voir l'avenir n'est pas facile, encore moins quand Rosie cherche à le faire volontairement. Trop habituée à ne voir que la mort, il y est bien rare qu'elle veuille jeter un œil curieux sur le futur. Cette fois, elle le fait pour rassurer Lucian. Lui aussi en a besoin, même s'il prétendrait le contraire si elle le lui demandait. « Une semaine. Je te promets de me reposer pendant une semaine, sans prononcer le moindre abracadabra. Je dormirai quand tu me diras de dormir, je mangerai quand tu me diras de manger. Je ferai tout ce que tu me demanderas de faire sans discuter. » Une semaine, avant que les choses se compliquent. Avant que l'on commence à rechercher la survivante de la famille Rosewood, avant que Vandal Savage ne donne l'ordre de bombarder son pays. Elle est certaine que pendant une semaine au moins, ils vont pouvoir reprendre leur souffle sans risquer d'être séparés ou sans que l'on essaie de les assassiner.

« Après, il faudra que nous quittions cet endroit. Je sais, je sais, je ne serai pas encore remise, loin de là... Mais il ne s'agit pas de lancer un simple sort, c'est un rituel complet. Laisse-moi te montrer. » Elle récupère le grimoire et tourne les pages jusqu'à trouver celles qui l'intéresse. Là, elle le rend à Lucian pour qu'il puisse se faire une idée, même vague, de la chose. Un petit sourire étire ses lèvres, les croquis parlent d'eux-même. « Je ne suis pas sûre que nous puissions nous installer par ici dans un cercle de bougies en étant complètement nus... » Piètre tentative d'humour avant de retrouver son sérieux. Lucian a raison, elle ne lui a pas tout dit à propos du sortilège. Elle n'est pas la seule qu'il concerne, ils sont deux, alors elle n'a pas le droit de lui cacher une partie de la vérité – de lui mentir. « Ce n'est pas... Ce n'est pas une question d'énergie, Lucian. Il s'agit d'amour, ce n'est pas de la magie blanche, de la magie noire ou autre chose, c'est quelque chose de bien spécifique... Mais peu importe la magie, il y a toujours un prix à payer quelque part. » Elle reprend ses mains entre les siennes et les serre aussi fort qu'elle le peut. « Ce rituel... Ce lien qui va nous unir, il sera indestructible et éternel, à moins que je ne décide de le briser. Ce que je pourrai faire, si tu le veux, une fois le monde sauvé. Mais en attendant, le but de ce sortilège est de faire en sorte que nous soyons toujours dans le même monde, la même dimension, quoi qu'il arrive. » Les lois de la magie surpassent celles de la science et de l'espace-temps, et l'amour les transcendent toutes. « Si l'un d'entre nous devait mourir... L'autre le suivra. » Où qu'il aille ; peu importe l'enfer, le paradis où le royaume d'après vie concerné. « Est-ce que tu es sûr... Vraiment sûr de vouloir le faire ? » Rosie ne le dit pas clairement, mais elle n'est pas certaine d'en valoir la peine. D'en valoir le risque. Elle le suivrait n'importe où, dans la vie comme dans la mort, mais elle ne peut pas exiger de lui qu'il soit prêt à faire la même chose.
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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Lun 29 Oct - 20:43


ROSALIE & LUCIAN

star-crossed lovers

Tu ne sais pas dans quoi tu t'engages, mais ça ne peut pas être si mal si c'est destiné à vous lier, pas vrai ? Tu ne te souviens pas avoir déjà vu Rosalie puiser dans la magie noire, il ne devrait donc pas y avoir de conséquences imprévues au sort qu'elle veut lancer. Mais ce n'est pas pour autant que tu vas foncer tête baissée, le problème ne vient pas des intentions de Rosalie. Dans ton esprit, tu pèses le pour et le contre. Et si évidemment le pour est de ne plus jamais être séparés, le contre serait de perdre le contrôle de nombreux éléments. A commencer par ce que Sasha deviendrait. Te lier à elle pourrait être synonyme de t'éloigner de ta nièce. Si un jour cette situation venait à se répéter, vous n'aurez plus à vous chercher, mais quand sera t-il de Sasha ? Est-ce qu'accepter le sort, c'est refuser la responsabilité qui t'a été confiée ? Tu refuses de faire un choix. Tu refuses de choisir entre l'une ou l'autre. Elles font toutes les deux partie de ta vie, à parts égales, et jamais tu ne prendras une décision qui mettrait en péril cet équilibre. Avant de donner une réponse définitive qui scellera votre avenir à jamais, tu jettes un œil aux pages du grimoire qu'elle te tend. Elle préfère tout te montrer, pour que tu saches dans quoi tu es sur le point de mettre les pieds. Tu n'avais jamais vu un livre pareil, aussi bien sur le contenu que sur son apparence revêche et ancienne. Depuis combien de temps l'a t-elle en sa possession ? Et qui sont ceux qui ont écrit les sorts ? Tu te rends compte que non seulement tu ne connais rien à la magie, mais qu'en plus tu n'as jamais pris vraiment le temps de t'y intéresser. Votre relation est encore fraiche, vous avez toute une vie pour en apprendre plus l'un sur l'autre, mais c'est une facette de son quotidien que tu ne peux tout simplement plus omettre. Plus tu en sauras, moins les choses te paraitront étranges et effrayantes. « Je me méfie, il ressemble à celui des sorcières d'Hocus Pocus. » Tu lui souris cherchant toi aussi à détendre une atmosphère un peu trop tendue. Ce film là figure aussi dans la top liste des films préférés de Sasha.

L’échappatoire qu'elle t'offre est non négligeable. Le sort n'est donc pas irréversible. Voilà qui devrait grandement faciliter ta décision. Non pas que tu envisages de briser votre lien, simplement, savoir qu'il existe une bouée de sauvetage est toujours bénéfique, il y a moins de réticence à plonger tête la première. Et les doutes que tu avais commencent peu à peu à disparaître, quand bien même les avertissements qu'elle te donne. Tu as bien compris de quoi il s'agissait. C'est comme un contrat que tu es sur le point de signer. Mais avec elle, tu sais qu'il n'y a pas de petits caractères tout en bas, pas d'entourloupe, pas d'âme à envoyer au diable. Tu serres tes mains dans les siennes, conscient que finalement, elle en a autant besoin que toi. Elle serait rassurée de savoir vos deux êtres indissociables, et que quoi qu'il arrive, rien ni personne ne pourra jamais vous séparer. Tu sais ce que ça implique. Ça signifie que si l'un de vous venait à mourir, l'autre suivrait rapidement. Le lien n'a aucune limite, il perdure jusque dans la mort. Oui, c'est déroutant. Oui, c'est effrayant. Mais tu n'as aucune envie de revivre les épreuves que tu as traversé pour la retrouver. Tu as failli la perdre ce soir, et tu refuses de te familiariser avec une pareille sensation. C'était son idée, mais la décision finale t'appartient. Tout ne tient qu'à toi. Si tu acceptes, elle lancera aussitôt le sort. Si tu refuses, vous continuerez comme vous le faites depuis le début, avancer pas à pas, sans savoir où mènera le prochain. Et si tu es d’ordinaire adepte du naturel, cette fois, ton cœur balance vers la sûreté. Et, on peut le dire, pour une certaine forme de tricherie. Il n'est jamais bon de forcer le destin, tu sais qu'il y a toujours un prix à payer quand on joue à dieu, mais tu penses être prêt à tout risquer. « Je vais être honnête avec toi, j'ai peur de ce qu'il adviendrait de Sasha si les choses venaient à mal tourner. » Sous entendu, si vous veniez tous les deux à mourir. Scénario probable quand on mène une vie comme la votre. « Et c'est ma seule réticence. »  Tu n'as jamais caché que Sasha était extrêmement importante pour toi, et qu'elle comptait plus que n'importe qui au monde. C'est une petite fille que tu n'abandonneras jamais.

Mais tout ça, c'est une question d'amour, n'est-ce pas ? Et si tu es parvenu à retrouver Rosalie, tu sais que tu pourrais en faire de même avec Sasha. Non, vous pourriez en faire de même. A deux, qu'est-ce qui pourrait vous arrêter ? « Mais je suis sûr.  J'ai envie de le faire, j'en suis sûr. » Ensemble, vous serez beaucoup plus fort. T'es prêt à tenter l'expérience. Finalement, c'est un peu comme les serments du mariage. Tu ne promets pas de la chérir – même si ça va de soit – mais tu lui voues un amour éternel, aussi bien dans la vie que dans la mort. « Qu'est-ce que je dois faire ? » Tu as bien compris que vous n'alliez pas allumer des bougies en étant tout nus, mais qui dit rituel, dit mise en scène. D'une façon ou d'une autre, vous allez devoir concrétiser votre amour. L'exposer, l'assumer, pour que le lien se fasse. Et si tu ignores comment t'y prendre, tu attends patiemment qu'elle te guide. Tu as déjà dit oui, maintenant c'est le sacre.


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Homo Magi, Rosalie est naturellement liée à la magie. Elle est douée de prescience, elle peut anticiper l'avenir proche, avoir des visions du passé et du présent, mais surtout, elle est capable de voir systématiquement comment une personne mourra d'un simple toucher. Elle est également liée aux vieilles sorcières vikings dont elle est la dernière représentante, les Völur, leurs esprits communiquent avec elle et lui ouvrent les portes du Valhalla. Elle est le dernier vaisseau des dieux d'Asgard. Parle couramment le vieux norrois, le latin et d'autres langues mystiques. Capacités de télépathie et de télékinésie encore mal maîtrisées. Don de persuasion lié à sa télépathie.

Situation Maritale : Destinée déjà tracée, Lucian et elle sont nés pour s'aimer.









MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Dim 4 Nov - 22:41

star-crossed lovers
lucian & rosalie

La magie est avant tout une intention. Tout part de la volonté de celui ou celle qui lance le sort. Les forces occultes invoquées sont en quelque sorte des outils qu'il faut savoir utiliser à la perfection pour ne pas risquer les catastrophes ou les conséquences inattendues, mais c'est bien à partir d'une intention que tout commence. Et pour que le sortilège proposé par Rosie fonctionne, l'intention devra être partagée. Il ne s'agit pas d'un petit filtre d'amour, d'une belle déclaration enflammée, d'un simple baiser échanger, cela va bien au delà. D'une certaine façon, c'est comme un mariage, à la différence que le lien qui les unira transcendera l'espace et le temps. C'est à la fois la garantie de ne jamais se perdre et le risque d'emporter l'autre avec soi en cas de mort prématurée. Le voilà le prix à payer de ce sort, c'est s'aimer dans la vie comme dans la mort, à moins que celui qui ne le lance ne décide de le rompre. Rosie imagine sans mal qu'au cours des siècles passés, ils sont nombreux et nombreuses à avoir regretté une telle union s'ils ne possédaient pas le pouvoir de la défaire. Mais il faudrait être terriblement égoïste et cruel pour ne pas vouloir libérer l'autre du lien si les sentiments ne perduraient pas, ou pour n'importe quelle autre raison évoquée. À partir du moment où l'un des deux amants ne consent plus ce n'est plus de l'amour, c'est de l'emprise. Rosie n'a pas l'intention d'imposer une telle union à Lucian s'il ne le veut pas. C'est la raison pour laquelle elle a besoin d'être sûre et certaine qu'il veuille ce lien autant qu'elle, même si elle lui promet de le rompre sur le champ si il le lui demande un jour. S'il n'est pas sûr de lui, le sortilège ne fonctionnera pas, c'est aussi simple que cela. Si le cœur n'y est pas, tous les rituels du monde n'y changeront rien.

Elle comprend qu'il pèse le pour et le contre, contrairement à elle il n'est pas sans famille. Il a des attaches importantes, et pour rien au monde Rosie ne lui souhaiterait d'être aussi seul qu'elle l'a été pendant plus de vingt ans. « Je ne connais pas de sort qui puisse te lier à Sasha de la même façon, mais cela ne veut pas dire que je n'ai rien en réserve. Si tu possèdes quelque chose qui lui appartient, je pourrais le transformer en une sorte de boussole qui ne mènerait qu'à elle. Je ne connais pas les limites de cette magie, mais peut-être est-ce mieux que rien ? Et je sais qu'il existe toutes sortes de sorts de protection, je suis certaine qu'en fouillant ce grimoire, j'en trouverai un qui puisse la protéger. » Lucian a bien évidemment raison concernant sa nièce, elle n'est pas un élément qui puisse être omis. Dans ce monde, elle a encore ses parents, mais si cela devait encore changer, rien ne dit qu'elle soit aussi chanceuse une seconde fois. « La magie ne résout pas tous les problèmes, mais bien utilisée elle peut faire de belles choses. Je sais que c'est encore un peu compliqué à comprendre pour toi, et il n'y a pas si longtemps je n'y connaissais pas grand chose non plus. Si je ne partais pas avec un une longueur d'avance, je serais complètement perdue... » Elle lui adresse un sourire et serre ses doigts entre les siens. Ce qu'ils s'apprêtent à faire, même si c'est un peu effrayant, c'est peut-être la plus belle des déclarations d'amour. Le genre de chose que Rosie avait longtemps cru ne jamais connaître un jour. « Les bases du rituel sont plutôt simples. Quelques bougies, quelques plantes et une prière adressée aux dieux concernés. Tu vois ces deux symboles ? » Elle désigne deux runes au centre d'une page, d'apparences semblables, à quelques traits près. « Ce sera la partie un peu... douloureuse du rituel. C'est le genre de magie qui exige que l'on donne un peu de soi, littéralement... Dans ce cas là, quelques gouttes de sang et une marque indélébile sur la peau. Tu vas devoir graver l'un des symboles sur ma peau, et moi l'autre sur la tienne. Sous le cœur. » Même si ce ne sera certainement pas agréable, Rosie doute que ce soit insupportable après tout ce qu'ils ont vécu, ensemble ou séparément. Au moins, cette douleur là sera pour la bonne cause. « Ensuite, eh bien... C'est un lien d'amour, alors pour le concrétiser il faut... Une union amoureuse. Tu vois ce que je veux dire ? » Le sous-entendu est on ne peut plus clair, et l'aurait été plus encore si elle n'avait pas été trop timide – bêtement – pour le dire sans détour. « Au moins, aucun sacrifice n'est réclamé pour ce rituel, c'est déjà ça. » Non, ce sera bien moins sanglant et beaucoup plus agréable. Et ça l'aurait probablement été beaucoup plus si elle n'avait pas eu le corps percé d'une balle. Mais sans cette terrible soirée elle aurait encore mis du temps à retrouver la mémoire, et peut-être aurait-il été trop tard pour agir. Au moins, quelque chose de beau naîtra de l'horreur. Une lueur d'espoir dans un océan de ténèbres.

✸✸✸

Une semaine de repos plus tard, comme promis, c'est dans la chambre d'un petit hôtel d'un quartier peu fréquenté de Brooklyn que Rosie a trouvé refuge avec Lucian. Au cas où un tueur voudrait encore s'en prendre à eux, elle a lancé un sort de dissimulation sur leur chambre, pour les rendre invisibles aux yeux de quiconque leur voudrait du mal. Utiliser tant de magie est fatiguant, mais Rosie garde la tête haute. Elle veut être forte pour eux, pour sa famille, pour avoir une chance de rendre justice sans risquer de perdre l'amour de sa vie. Si elle est encore très fragile, Rosie n'en est pas moins déterminée. Avoir frôlé la mort d'aussi près lui aura fait réaliser un certain nombre de choses, notamment à quel point elle aime Lucian. Non pas qu'elle ait eu besoin qu'on essaie de l'assassiner pour le comprendre, mais manquer de le perdre avait généré une telle vague de terreur chez elle qu'elle avait su qu'elle serait incapable de vivre un jour sans lui. À même le sol, rosie a tracé un cercle d'inscriptions runiques, et placé plusieurs bougies ainsi que des fleurs à la signification particulière à certains endroits précis. Assise à genoux à l'intérieur du cercle, entièrement nue à l'exception du bandage qui protège sa plaie, elle prend les mains de Lucian entre les siennes, sans le lâcher du regard. « Prêt ? » Le grimoire ouvert à côté d'eux, elle prononce lentement l'incantation adressée aux déesses dont ils vont demander la protection, pour que Lucian puisse la répéter après elle. Freyja pour l'amour, Sjöfn pour la passion, Frigga pour lier leurs destinés, et Hela pour être liés dans la vie comme dans la mort. Impossible d’omettre la divinité, sans elle le lien ne se réaliserait pas. « Tu sais ce qui est le plus étrange, dans cette histoire... ? Je peux les entendre murmurer dans un coin de mon esprit, toutes les quatre... Elles sont d'accord, elles acceptent notre requête. Je crois qu'elles t'apprécient. » Pas uniquement parce qu'il a empêché leur seule fenêtre sur le monde d'être brisée. Elle ressent une réelle sincérité chez elle, de quoi presque la réconcilier avec tout le panthéon. Leur bénédiction obtenue, le pacte du sang est l'étape suivante du rituel, avant qu'une union charnelle ne scelle le tout. Pleine de détermination, elle lui tend un vieux couteau dont le manche en os est gravé de nombreuses runes, et désigne le symbole qu'il va devoir inscrire sur sa peau. « Ne t'en fais pas. Tu ne peux pas me faire de mal. »
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Ville : Officiellement tu habites à Washington, officieusement, tu n'y es que très rarement. Tu parcours le monde, surtout les endroits où personne n'a envie d'être.
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Compétences/Capacités :

- Maitre d'armes, qu'elles soient blanches ou à feu. Ton passé militaire a fait de toi un redoutable soldat, que ce soit au corps à corps ou lors d'attaques armées.
- Leader dans l'âme, tu as été Commandant dans l'armée avant de devenir le responsable de NIGHTSHADE. Tu as le sens de l'honneur, et ta leitmotiv est "no man left behind"
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MessageSujet: Re: star-crossed lovers (LUCIAN)   Dim 11 Nov - 16:42


ROSALIE & LUCIAN

star-crossed lovers

C'est un peu déstabilisant pour un ancien Commandant de l'armée et leader d'équipe de se laisser porter par quelqu'un d'autre. Tu n'as que très rarement était dans cette position, donnant plus d'ordres que tu n'en recevais. Et maintenant que tu es de l'autre côté de la barrière, tu te rends compte que ce n'est pas fait pour toi. Tu as horreur de ne pas avoir le contrôle, d'attendre qu'autrui te dise ce que tu censé faire. Tu appartiens à la catégorie des gens actifs, et la passivité ne te sied guère. Mais cette fois-ci, tu n'as pas d'autres choix. La magie n'est pas ton domaine, elle ne le sera jamais. Alors tout ce que tu peux faire, c'est écouter Rosalie, et te laisser guider. Avec elle, il n'y a rien de pénible à se laisser aller. Tu lui fais entièrement confiance, tu sais qu'elle fera toujours de son mieux et au profit du bonheur des autres. Et quand elle te dit qu'elle trouvera un sort qui te permettra de garder un œil sur Sasha, tu la crois. Evidemment qu'elle le fera. « Ce serait génial. Vous êtes toutes les deux ma famille, et je n'ai aucune envie de vous perdre. » Vous n'êtes pas simplement deux, vous êtes trois. Et même si au début tu rechignais à l'idée d'endosser autant de responsabilités, maintenant tu ne te vois plus vivre sans cette petite tête blonde. Tu es plus qu'heureux que dans cet univers elle soit entourée de ses parents, mais tu l'admets, elle te manque. Tu as ressenti un énorme vide en te réveillant dans un appartement vide. Sans cris, sans jouets qui trainent, sans Let it go. Même la Reine des neiges commence à te manquer ! A croire que tu t'es largement accoutumé à cette nouvelle vie. « Donc pour résumer, il faut une prière, du sang, et du sexe. » Si t'as bien suivi tout ce qu'elle vient de t'expliquer, c'est les trois ingrédients principaux pour lancer le sort. Rien qui ne t'effraie. C'est même bien plus simple que tu l'aurais imaginé. « C'est pas trop compliqué. Et je vais pas me plaindre, la dernière partie est plutôt sympa. » Tu lui adresses un sourire taquin et charmeur, même si la perpective de faire quoi que ce soit avec elle présentement est pour le moins compromis.

On ne peut pas dire que tu sois particulièrement à l'aise dans ce cercle magique, entièrement nu. Mais tu acquiesces pour que Rosalie commence le rituel. Première étape, la prière. N'étant d'aucune utilité dans cette phase du processus, tu te contentes de l'observer, non sans une certaine admiration. Même si tout ça te dépasse, tu ne peux qu'admettre que son pouvoir est impressionnant. « Tu peux leur dire que moi aussi je les apprécie. » L'humour est une façon pour toi de désamorcer une situation déroutante. Mais attention, tu as un énorme respect pour ces divinités, notamment si elles vont pouvoir vous venir en aide. Avant Rosalie, tu ne croyais pas spécialement en dieu, ou aux dieux. Mais maintenant, tu es bien forcé d'admettre qu'ils existent, et qu'ils sont tout aussi puissants que le raconte les livres. Deuxième étape, le sang. Sans doute la plus compliquée. Un peu anxieux, tu te saisis du couteau qu'elle te tend, et te rapproches d'elle pour planter la lame dans sa peau. Tu grimaces, de peur de lui faire mal, mais après avoir constaté par toi-même que tout allait bien, tu entreprends alors de dessiner le symbole, juste sous son cœur. L'exercice est périlleux, et tu t'appliques du mieux que tu peux pour que le modèle soit identique au résultat. Une fois fait, tu lui rends le couteau pour qu'elle en fasse de même pour toi. C'est maintenant à ton tour de donner de ton sang pour cette union. Pour toi, c'est bien plus qu'un simple sort, c'est un engagement. Et la portée de son geste est grandement symbolique. Elle te marque de son amour, et tu la marque du tien. Ici, il n'y a presque aucune marque qui abime ton corps. Les cicatrices de ta torture n'existent plus. Mais quand bien même elles seraient toujours là, celle que Rosalie a inscrite sur ta peau est d'un tout autre genre, et elle aurait largement contrebalancée avec les autres, ces terribles souvenirs que tu veux oublier. Pour la première fois, c'est une emprunte d'amour qui a été laissée sur ton corps.

Et maintenant ? Maintenant il reste la dernière étape. Et si elle te semblait être la plus simple – et agréable – finalement, tu n'es pas certain de comment t'y prendre. Il n'y aucune spontanéité dans ce que vous êtes sur le point de faire. Pire, dans son état, tu crains de lui faire mal. Mais c'est de vous qu'il s'agit, et tu sais que peu importe le contexte, il n'y aura que de l'amour entre vous. C'est sur ça que tu te focalises. Ta main glisse le long de son bras afin de lui faire lâcher le couteau sur le sol. Et tes lèvres viennent emprisonner les siennes. Tu préfères ne rien dire, pour ne pas casser le moment et le naturel que tu veux instaurer à cette union qui scellera le sort. Pendant quelques minutes, tu ne fais que la couvrir de baisers, de caresses, afin qu'elle se détende elle aussi. Votre histoire est encore fraiche, vous apprenez à vous connaître, l'étreinte charnelle demande à être plus affirmée. Et le fait d'avoir été séparés n'aide pas. Depuis qu'elle a retrouvé la mémoire, c'est la première fois que vous allez retoucher au corps de l'autre. Tu prends particulièrement soin à ne faire aucun geste brusque, à ne rien presser, d'autant plus maintenant avec cette blessure encore fraiche. Mais malgré tout ça, vous allez réussir. Parce que même si votre route est pleine d'embuches, il n'y en a pas une seule que vous ne parvenez pas à franchir.
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