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 You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine

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hero of earth

Messages : 948
Date d'inscription : 11/09/2018
Face Identity : Alex Daddario
Crédits : wildbeast(ava)astra(sign)
Juan Ferreyra
Age du personnage : 32 ans
Ville : Gotham City
Profession : Magicienne
Affiliation : Justice League Dark
Compétences/Capacités :

Prestidigitation * Hypnose * Projection astrale * Magie élémentale * Télékinésie * Télépathie * Téléportation * Manipulation de portails interdimensionnels * Manipulation du temps * Manipulation de la réalité * Bouclier psychique et magique * Manipulation de la météo dans une aire réduite * Attaques d’énergie mystique * Création de pièges magiques * Vol et lévitation * Don de guérison * Transformation d'objets en d’autres objets * Combat au corps à corps dans la limite de sa constitution.

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Situation Maritale : Célibataire adepte depuis toujours des choix sentimentaux douteux, probablement parce qu'une marque à même sa peau lui rappelle sans cesse que son coeur a déjà décidé d'aller voir ailleurs, quelque part en enfer.









MessageSujet: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Dim 16 Sep - 17:16

You're dead, and dead, and dead indeed
Cette ville, et ces rues, elle finissait toujours par y revenir. Quiconque était né à Gotham et y avait grandi aurait pu en dire autant. C’était le pouvoir glauque et irrépressible de Gotham, de rappeler ses enfants à elle, de les ramener dans ses ruelles sombres, et peu importaient vos choix, vos réussites et toutes les portes de sortie que la vie avait ouvertes devant vous. Zatanna aurait pu être à l’autre bout du monde dans un hôtel cinq étoiles, à l’heure actuelle. Ou, au moins, dans un hôtel cinq étoiles de Gotham, elle n’aurait pas fait la difficile. En fait, elle aurait pu choisir de faire un millier d’autres choses à l’issue de son spectacle de ce soir, donné au cœur de sa ville natale, puisque c’était là que son métier et sa passion l’avait ramenée. Elle avait des tas de livres à lire en retard. Probablement du ménage à faire – d’un claquement de doigts, évidemment. Des amis, aussi, qu’elle aurait pu appeler pour leur proposer un verre. Au lieu de quoi, elle avançait doucement dans une ruelle sale et sombre d’un quartier ni meilleur ni pire que la moyenne dans cette ville, suivant des yeux la minuscule petite luciole argentée qui la guidait dans le dédale. « siuS-el ! » avait-elle déclamé en lançant ce petit sort basique, le doigt discrètement tendu vers l’homme qui, assis au premier rang pendant tout son spectacle, avait immanquablement attiré son attention. Il l’avait fixée pendant deux heures, au point de la mettre mal à l’aise, et avait qui plus est esquissé quelques petits signes de ses doigts agiles qu’elle aurait reconnus entre mille. Non pas qu’ils aient eu un quelconque effet. Zatanna doutait que cet inconnu soit un vrai magicien. Mais elle avait vu plusieurs fois un autre genre de sorcière effectuer ces gestes, et cet homme devait bien le savoir, vu son regard.

Voilà pourquoi elle le suivait, à distance, grâce à son petit sort. Qu’il soit humain ou plus qu’humain n’était pas la question pour elle. Il était clairement un de ces cinglés qui vénéraient Allura, et elle se devait de vérifier qu’il n’était pas en train de manigancer quelque chose de grave. S’il était juste venu l’ennuyer pendant son spectacle en espérant qu’elle se plante à cause de lui, c’était une autre histoire – elle le transformerait peut-être en quelque chose de mignon pendant quelques jours, et ça n’irait pas plus loin. Alors qu’elle longeait le mur d’un vieil entrepôt désaffecté, exactement le genre d’endroit parfait pour découper des héros, évidemment, elle vit sa petite luciole se glisser dans l’interstice d’une porte. Zatanna, s’apercevant qu’elle était verrouillée de l’intérieur, l’ouvrit d’un sort et s’avança entre les tas de caisses abandonnées et les étagères en métal poussiéreuse. C’était forcément ici et maintenant que le type allait faire quelque chose, elle ne se faisait aucune illusion. Il devait bien s’attendre à ce qu’il ait attiré son attention. Un type. Un seul type. Elle n’allait pas appeler les renforts pour ça, n’est-ce pas ? D’autant plus que tout ce qui touchait de près ou de loin à Allura était son problème. Elle regarda sa luciole se dissoudre dans la pénombre et s’immobilisa pour écouter le silence absolu qui régnait dans les lieux. Devant elle, à ses pieds, était dessiné un pentacle complexe. Elle en fit le tour pour l’observer, sans en comprendre la signification. Parce qu’il n’en avait aucun. Relevant les yeux, elle vit son inconnu qui se jetait sur elle. D’un geste et d’une salve magique, elle l’envoya valdinguer dans un tas de conteneurs en métal, peut-être un peu trop violemment car, en s’approchant de lui et en le trouvant inanimé et ensanglanté, elle comprit qu’il n’était bel et bien qu’humain. Bon. Elle avait cru pendant un bref instant qu’Allura elle-même l’attendait quelque part dans l’ombre, mais ce n’était pas son genre.

Zatanna tourna les talons et se retrouva face à une autre silhouette, au visage dissimulé par la capuche de son manteau, à quelques mètres d’elle. Il ouvrit la bouche et elle crut qu’il allait lui lancer un sort, s’apprêtant à prononcer la réponse adéquate, mais capta alors le geste quasi imperceptible qu’il fit de la main gauche. Il y eut un petit claquement sec et pendant une seconde, la magicienne se demanda ce qu’ils étaient censés faire, là, tous les deux, face à face. Puis elle sentit une brûlure au niveau de la gorge et y porta la main. Elle sentit quatre aiguilles plantées dans la chair, pas trop profondément, juste de quoi l’empêcher de parler pendant quelques secondes. Bien assez pour lui apparemment, qui leva une arme, une arme à feu toute bête. Arrachant une des aiguilles de sa gorge, elle tenta de prononcer un mot, eut une quinte de toux à la place et entendit l’autre brailler : « Pour Allura ! » Elle leva un bouclier en même temps qu’il tira et la détonation explosa derrière elle. Elle était belle, la fille du célèbre Zatara. Qui s'était fait avoir par deux simples humains. Alors qu'elle pourrait les tuer tous les deux si elle l'avait voulu. Quelques secondes, juste quelques secondes, c’était tout ce dont elle avait besoin.

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Face Identity : Matt Ryan
Crédits : Anarya.

Age du personnage : 37 ans, sûrement 36 de trop si vous voulez son avis.
Ville : Vagabond sans attaches, si ce n'est sa célèbre Maison des Mystères.
Profession : Détective de l'occulte, magicien, exorciste, spécialiste des démons et autres saletés surnaturelles, escroc patenté, anti-héros du dimanche.
Affiliation : Justice League Dark.
Compétences/Capacités :
Connaissance encyclopédique de divers types de magie ; ondes synchrones (toujours au bon endroit au bon moment) ; manipulation de sa propre chance et des probabilités ; magie noire et occultisme ; exorcisme ; invocation de démons ; 'Worldwalker', une des rares personnes à connaître tous les chemins entre paradis, enfer, et au-delà ; voyage inter-dimensionnel ; contrôle des esprits et persuasion ; illusion ; pyromancie ; divination ; nécromancie ; cercles magiques ; magie rituelle ; magie du sang ; extrêmement résistant à la télépathie, au contrôle mental, et à la possession ; maître manipulateur ; prestidigitateur confirmé.


Situation Maritale : Un coin de son coeur revient à son gin tonic, un autre à une princesse goth qui parle à l'envers. Et de temps en temps, il s'abandonne à un visiteur de (bref) passage.









MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Mar 18 Sep - 12:51


you're dead, and dead, and dead indeed
zatanna & john


De toutes les villes des Etats-Unis que John Constantine avait eu l’occasion de visiter (et qui avaient eu la malchance de l’avoir dans le collimateur), Gotham était sans doute celle qui lui était la plus familière. Rongée de l’intérieure par une peste plus tenace que la Peste Noire, pourrie jusqu’à la moelle, peuplée de personnages plus et surtout moins recommandables, John pouvait sans crainte assurer que la ville du Batman était un terrain jeu qui dégageait une atmosphère particulièrement familière. Malheureusement, le brave justicier au sigle de chauve-souris ne le portait guère dans son cœur et s’était fait un plaisir de le lui rappeler à plusieurs reprises. C’est donc en tout discrétion que John revenait, et uniquement lorsqu’une bonne raison l’y amenait. Même si la bonne raison en question était, la plupart du temps, aussi floue et imprécise qu’un instinct lui murmurant qu’il allait avoir du boulot à Gotham. Une information bien maigre pour la plupart des gens, mais pour John Constantine, l’instinct faisait autant office de compas que le GPS de Chas. Autrement dit, on suit, et on discute pas. En général, ça lui réussissait plutôt bien comme approche, même si ça le jetait aussi dans les ennuis la tête la première. Rien d’inquiétant à ça. Les ennuis, il s’en sortait toujours les mains dans les poches et la clope au bec.

John n’opposa donc aucune résistance lorsque, se promenant sans but dans les rues de Gotham en quête de ce qui avait pu l’amener dans les parages, il se retrouva devant ce qui ressemblait à un hangar abandonné, ou un entrepôt délaissé depuis maintenant quelques années. Tous sens magiques et non-magiques en alerte, il observa l’endroit quelques instants, avant de prendre sa clope à moitié finie entre ses doigts et de l’envoyer voler d’une pichenette dans la poussière. Il n’y avait pas de voix dans la tête de Johnny, personne pour le guider malgré le poids de l’héritage des Laughing Magicians qu’il sentait lui donner une poussée dans le dos. Constantine ne se trouvait jamais nulle part sans une bonne raison – et une fois encore, il décida d’écouter son subconscient qui l’entraînait irrémédiablement dans il ne savait quelle aventure encore.
Prudemment, John poussa la porte de l’entrepôt, aussitôt assailli à la fois par l’odeur de vieillerie de l’endroit et l’énergie magique concentrée là – son instinct légendaire ne l’avait donc pas trompé. Et surtout, il semblerait qu’il ne soit pas seul. A peine eut-il refermé la porte derrière lui que des bruits sourds de lutte lui parvinrent, suivis de bruit de chute, comme si quelqu’un venait d’être promptement envoyé au tapis. Suivant le bruit, John avançant silencieusement entre les étalages, peu désireux d’être identifié avant que la bagarre ne soit fini, et finit par trouver le nœud de l’action et ses protagonistes. L’un deux était un pauvre type étalé par terre comme un pochtron qui vient de passer une mauvaise soirée, le deuxième était un encapuchonné qui n’annonçait rien de bon, et la troisième…

« Zatanna Zatara. Evidemment. » murmura-t-il entre ses dents. Semblerait que la belle soit en pleine enquête elle-même, et il doutait fort qu’elle apprécie qu’il s’incruste sans plus de cérémonies ; mais alors qu’il s’attendait à la voir ne faire qu’une bouchée de l’aspirant zinzin, l’illuminé en question n’échoua à la tuer qu’à cause d’un bouclier magique qu’elle réussit à invoquer sans sortilège à l’envers. John fronça les sourcils. Quelle qu’en soit la raison, la magie de Zee était limitée.

Au moins, il savait pourquoi ses pas l’avaient guidé ici, maintenant.

Sans perdre une seconde de plus, John bondit de l’ombre et sur l’encapuchonné, agrippant son bras au moment où il allait tirer un nouveau coup de feu et déviant le tir. La balle partit dans une détonation sourde et ricocha sur le mur, un échec qui arracha une exclamation de surprise et de rage à l’adorateur d’Allura. Profitant de son avantage, John réaffirma sa prise et lui plaqua une main sur les yeux avant de prononcer une courte incantation dans une langue qui aurait laissé bien des experts perplexes. Aussitôt le sortilège terminé, l’assaillant cessa de se débattre, ses membres se détendant tout à fait jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’une poupée de chiffon endormie dans les bras de John. « Bonne nuit, Blanche-Neige. » marmonna-t-il en laissant le pauvre type glisser et tomber par terre dans un bruit étouffé. Sans plus s’en préoccuper, John se hâta de franchir les quelques pas qui le séparaient de Zatanna – remarquant enfin la main qu’elle portait à sa gorge. Classique. Qui que soit son adversaire, il la connaissait bien, et surtout ses méthodes. « Je croyais que c’était moi, le cas irrécupérable qui fonce la tête la première dans les ennuis. Aïe aïe aïe, ans quoi t’es-tu encore fourrée, Zee ? » demanda-t-il en sortant une nouvelle cigarette de sa poche, ses yeux quittant brièvement la magicienne pour glisser vers le pentagramme dessiné au sol. « Ouch. Allura, hein ? » Dans le genre gros poisson, Zee n’avait pas froid aux yeux. Ca faisait partie de son charme – mais elle était loin d’être imprudente, donc le pourquoi du comment s’était-elle retrouvée là à faire face seule à cette menace lui échappait encore. Constantine garda sagement ses réflexions pour lui, considérant Zatanna d’un air mi-inquiet, mi-curieux. « Ca va mieux, la gorge ? Qui que tu aies à tes trousses, ça m’étonnerait qu’ils nous laissent le temps de souffler bien longtemps. Qu’est-ce qui se passe, ici ? »



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MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Mer 19 Sep - 22:20

You're dead, and dead, and dead indeed
Elle ne savait pas si elle devait se sentit en colère ou humiliée. Mais durant les quelques secondes de répit que lui offrit son bouclier, elle décida qu’elle allait être en colère. En même temps, tout ce qui touchait de prés ou de loin à Allura était source de colère pour elle. Cette sorcière lui avait volé son père, l’avait maudit, l’avait séparée de Zatara pendant des années, durant lesquelles Zatanna l’avait cru mort. Et par la suite, elles s’étaient souvent affrontées, sans que jamais Zatanna ne parvienne à la capturer. C’était ce qu’on appelait une Némésis, et elle s’en serait bien passé. Que cette odieuse bonne femme parvienne à se faire apprécier de stupides humains dépassait l’entendement pour Zatanna et dans ces moments-là, elle avait du mal à se souvenir qu’elle aussi était humaine. Mais les hommes, après tout, ils l’avaient prouvé à de nombreuses reprises depuis que les héros s’étaient révélés au monde, pouvaient vraiment faire de terribles choix. Elle balaya les aiguilles d’un geste rageur et porta la main à sa gorge tandis que son bouclier disparaissait déjà. Dans le regard qu’elle darda sur son ennemi, qui déjà s’apprêtait à tirer à nouveau, il y avait vraiment de la rage. Mais soudain, une silhouette apparut derrière l’agresseur et avant même que tout ne soit fini, Zatanna sut que c’était fini. Il n’y avait bien qu’une personne pour surgir ainsi au milieu de nulle part, là où absolument personne n’aurait dû se trouver. D’ailleurs, elle n’était même pas surprise. Agacée, oui, en revanche, même si comme d’habitude, avec lui dans les parages, elle n’aurait su dire pourquoi. Si c’était parce qu’il se mêlait de ce qui ne le regardait pas, parce qu’il l’aidait ou simplement parce que c’était lui, ce qui en soit était déjà un motif d’agacement, il ne fallait pas se voiler la face.

Et malgré tout, l’accent reconnaissable entre mille, et l’incantation bricolée comme une recette dont lui seul avait le secret, et le plaisir de voir son agresseur s’effondrer, tout cela lui arracha un sourire. Qui s’effaça aussitôt quand John prit la parole. Elle haussa les épaules, effleura sa gorge du bout des doigts en soufflant un sort tout bas, qui lui était destinée à elle seule – nosiréug. Elle aurait préféré qu’il ne vienne pas, pas alors qu’elle était en train de lutter contre deux types nuls et stupides. « Ce sont eux qui sont venus me chercher. Chez les gens bien élevés, une invitation, ça ne se refuse pas. » Toujours sans le regarder, elle alla s’agenouiller devant le pentagramme bas de gamme que ces idiots avaient tracé. Pffff. Quelle honte. Elle passa une main au-dessus du symbole : « erutaN, sdenrper set stiord… » Enfin, alors que du pentagramme, fendant doucement le béton du sol, jaillissait de l’herbe et des fleurs sauvages s’emmêlant les unes aux autres, elle se releva et fit face à John. Brrrr, ce trenchcoat… Et cet air du type qui n’a qu’une envie, s’en aller… Pourquoi est-ce qu’il venait toujours à elle, elle n’en avait aucune idée. « Ce sont des fans d’Allura, comme j’ai les miens. Elle n’est peut-être même pas au courant de ce que ses adorateurs font en son nom. Je préfèrerais l’affronter elle que eux. » Elle eut une grimace. Elle n’était pas censée blesser des humains, non ? Tout ça, ce n’était que des mots, de toute façon.

Elle ne savait même plus à quand remontait la dernière fois que John et elle s’étaient croisés, et surtout, quelle raison excellente il avait invoqué pour disparaître une fois de plus. En même temps, cela faisait bien longtemps qu’elle ne lui demandait plus de rester. Et la prochaine fois, ce serait quoi ? Il allait apparaître quand elle se couperait sur le couteau à beurre ? Elle ne savait pas comment tout ça fonctionnait pour lui, mais cette idée la fit frissonner. Même sa magie sentait qu’elle avait du mal ? Pauvre John Constantine. Même quand il ne faisait rien de mal, il la blessait. « Je suis si nulle que ça, pour que tu aies ressenti le besoin de venir ? Merci pour ton aide, mais tu peux t’en aller. Je suis sûre que tu es très occupé. » Une bouteille à finir. Un démon à exorciser. Un plan tordu à élaborer. Arrête de venir pour de bon, voilà ce qu’elle aurait dû lui dire depuis longtemps – d’ailleurs, ne l’avait-elle pas fait ? Au lieu de quoi… « aÇ em tiaf risialp ed et riov. » Comme si le dire à l’envers servait de filtre, ou de bouclier. Comme s’il ne pouvait pas comprendre. Enfin, un sourire en coin gagna ses lèvres. Bien sûr qu'il comprenait. Et bien sûr que ça lui faisait plaisir de le revoir. Ne serait-ce que parce qu'elle avait la preuve, épisodiquement, qu'il était en vie, vu qu'il n'était pas du genre à envoyer des cartes postales.

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Dernière édition par Zatanna Zatara le Jeu 27 Sep - 11:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Mar 25 Sep - 20:05


you're dead, and dead, and dead indeed
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John regrettait presque qu’il n’y ait pas plus de sbires fanatiques pour les attaquer à cet instant précis, le calme après la tempête leur rappelant chacun un peu trop bien à quel point les choses étaient… tendues entre eux. Le rappel était peut-être plus brutal pour John, qui savait pertinemment qu’il était à blâmer dans cette histoire. Quelques déceptions de trop, quelques trahisons mal placées, quelques instants ratés où il aurait dû fermer sa mouille ou se conduire autrement. La vie de John Constantine était pavée d’erreur et rarement de bonnes intentions – même Zatanna n’avait pas été épargnée par ses mauvaises habitudes et son attitude déplorable. Même si elle était l’une des seules personnes au monde qu’il aurait voulu en préserver.

Menteur, songea-t-il. Il avait eu mille occasions de disparaître de sa vie pour de bon, ne jamais revenir, et la laisser hors de ses magouilles permanentes. Il ne l’avait pas fait parce qu’au fond, égoïstement, il n’en avait aucune envie. Depuis l’instant où il l’avait aperçue sur scène la première fois, elle lui avait fait perdre la tête. Plus de dix ans plus tard, il était encore mordu. Un cas désespéré. Et comme Constantine rimait avec bel enfoiré, il s’entêtait à la laisser tomber pour mieux revenir quand il avait besoin d’elle, plutôt que l’inverse. Tu devrais avoir honte, Johnny. Et pour être honnête, il avait honte. Zee méritait tellement mieux que ses conneries en pagaille.

Et malgré tout, elle restait sa plus précieuse alliée, l’une des dernières et rares amies sur lesquelles il pouvait compter. Si quelqu’un avait la résilience nécessaire pour le supporter sur son plus mauvais jour, c’était l’extraordinaire Zatanna Zatara. Amie, amante, ou quel que soit le nom qu’elle voulait donner à leur histoire, tant qu’elle acceptait de le laisser revenir de sans vie, qu’avait-il le droit de demander de plus ?

Les mains enfoncées dans les proches de son manteau, il endura sans brocher la petite pique, mais leva les yeux vers elle et ne put réprimer un sourire lui-même (et de noter qu’elle était toujours aussi belle) à l’entente d’une de ses fameuses phrases à l’envers. Ca décontenançait au début, mais John avait l’oreille entraînée, depuis le temps. Une pointe de nostalgie vint se nicher au creux de sa poitrine. Bien sûr que ça lui faisait plaisir, à lui aussi. Lui, le pessimiste notoire, ne pouvait s’empêcher de trouver du réconfort dans l’idée que leurs mauvais moments n’avaient jamais complètement réussi à gâcher les bons.

« T’en fais pas trop pour tes talents, Zee. Je sais bien que t’as pas besoin de moi pour botter le train à deux balourds en mal de sensations fortes. En revanche… » Ses yeux quittèrent Zatanna pour glisser vers le pentagramme maintenant recouvert de fleurs. Swamp Thing apprécierait sans doute l’attention, s’il était dans les parages. « C’est plutôt les forces dont t’as attiré l’attention qui m’inquiètent. Qu’ils aient été envoyés par Allura elle-même ou non, y a des chances pour qu’elle soit au courant et décide d’en tirer parti. » Allura était l’ennemie jurée de Zee, comme Nergal était le sien. Ca, il pouvait le respecter. N’empêche qu’il pouvait lui offrir un coup de main si l’occasion se présentait, non ? Un geste de solidarité spontané, tel qu’il n’en avait pas l’habitude. N’en fais pas trop non plus, Constantine. On ne passe pas de parfait salopard à saint en l’espace de cinq minutes. Surtout en ayant plus de trente ans de passif d’enfoiré dans ses bagages.

Du bout du pied, il retourna sa victime avant de s’accroupir. Si ces types avaient été envoyés par Allura en personne, il y aurait un indice quelque part. Un message, un sceau, n’importe quoi qui pourrait leur donner une piste à suivre. John ouvrit le manteau du pauvre type sans ménagement, clope coincée au coin du bec, et lui fit les poches avec l’assurance du pickpocket le plus exercé. Ses trouvailles ne furent guère concluantes : un portefeuille quasiment vide à part un permis de conduire et dix dollars, deux tickets de métro usagés, un vieux mouchoir, une carte de Gotham, et un trousseau de clés, sans doute son appartement. Monsieur tout le monde, en somme. Sauf que monsieur tout le monde avait décidé ce soir-là de s’en prendre à l’une des plus grandes magiciennes de la planète – pas exactement la façon dont la plupart des gens choisissaient de passer leurs soirées. John se redressa avec un grognement à moitié satisfait et tendit le permis de conduire à Zee. « Ton lascar. Il n’a rien sur lui, mais il serait peut-être prudent d’aller jeter un œil chez lui, s’assurer que son appart’ ne soit pas devenu un repère à démons ou le QG du dernier culte d’Allura. »

Appelez-le parano, mais John avait appris à s’attendre au pire dès que les démons s’en mêlaient. Ca n’était peut-être rien ; Zatanna avait peut-être raison, et ces deux types n’étaient que des sous-fifres un peu trop zélés. Mais dans leur monde, ça ne coûtait rien d’être prudent. « J’veux pas m’imposer dans tes affaires, mais puisque je suis dans le coin, si t’as besoin… tu sais que tu peux compter sur moi. » La bonne blague. Même lui s’en rendait compte. « Et si t’as besoin de te mettre au frais par précaution, tu trouveras toujours porte ouverte dans la Maison des Mystères. » Sa phrase s’acheva presque sur une interrogation. Un mot d’elle, et il disparaîtrait, la laisserait tranquille jusqu’à la prochaine fois. Un autre, et il restait. Dieu seul savait jusqu’à quand.




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MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Ven 28 Sep - 17:55

You're dead, and dead, and dead indeed
Ces moments-là, c’était comme relire son livre préféré. On en connaissait tous les rebondissements, les pièges et on en connaissait la fin, mais on le relisait quand même, jusqu’au bout, parce que, eh bien, on l’adorait, ce livre. Zatanna pouvait, en quelques secondes, deviner comment les prochaines heures, ou les prochains jours selon leurs humeurs respectives, allaient se dérouler, et elle savait aussi comment cela allait se terminer – lui, partant elle ne savait pas où pour reprendre le cours de sa vie et elle, qui le regarderait faire ou pas, sans chercher à le retenir. Mais il était son livre préféré. Alors elle savait déjà, également, qu’elle allait en tourner toutes les pages, jusqu’à la dernière. Quelque part, c’était presque un soulagement, ce sentiment familier. Le monde pouvait s’écrouler et tous les aliens de l’Univers débarquer en détruisant tout sur leur passage que John Constantine resterait John Constantine. Il y avait des fois où elle s’en voulait d’attendre de lui qu’il change ou quelque chose comme ça. Et surtout, malgré la façon dont tout ça s’était fini, elle n’avait aucun regret. Elle vit sans surprise qu’il avait compris ce qu’elle avait dit et suivit son regard, qui se posa sur les types qu’ils venaient de neutraliser. Ah, oui, Allura. Elle aurait pu ramener un de ces hommes à la conscience et les faire parler. Les forcer à parler, avec des conséquences irrémédiables pour eux. Elle en avait le pouvoir du moins, et s’était déjà égarée sur ce genre de chemin. Elle n’était pas sûre de s’en remettre un jour, alors en attendant, non, elle ne ferait pas ça. Et si on n’était pas prés à employer les méthodes de l’ennemi qu’on méprisait, alors on partait forcément avec un temps de retard. « Eh bien, qu’elle vienne. Je l’ai déjà battue plus d’une fois. Un jour, ce sera la bonne. » N’était-ce pas ironique qu’elle haïsse Allura pour ce qu’elle avait fait à son père quand le véritable chef d’orchestre de sa mort se tenait là, devant elle ? Même s’il n’avait jamais voulu ça.

Elle tendit la main pour s’emparer du permis de conduire que lui tendait John. Elle n’aurait même pas besoin de magie pour trouver où il habitait – un quartier ni plus ni moins terrible que n’importe quelle ghetto de Gotham. « Allons-y, dans ce cas, finissons-en avec cette histoire. Si tu veux venir, tu es le bienvenu. » Les choses que les apparitions de John lui permettait de mettre au clair : qu’il était en vie (ce qui n’était jamais gagné avec lui), qu’il n’était pas lassé d’elle, que leur amitié ou quoi que ce soit qui les liait était encore bien présente, qu’il n’avait toujours pas changé de manteau, qu’il fumait toujours, qu’il buvait toujours. Les choses familières d’une présence qui ne l’était plus, du moins dans son quotidien. Elle joignit les mains devant son visage en murmurant une formule incompréhensible pour le commun des mortels, et un cercle de lumière bleutée apparut devant elle. De l’autre côté apparaissait une volée de marches menant à la porte d’une petite maison délabrée coincée entre d’autres maisons délabrées d’une ruelle anonyme de Gotham. Elle adressa un vrai sourire à John. « Tu sais à quel point j’adore ta Maison des Mystères. Dès qu’on a déterminé si la menace est sérieuse ou pas, j’accepte ton invitation avec plaisir. » Elle fit signe à John de passer devant – non pas que si elle disparaissait sous on nez, il ne serait pas capable de la rejoindre en un clin d’œil. Sur certains points au moins, ils avaient leurs ressemblances. Une fois qu’ils eurent tous deux franchi le portail, ce dernier s’évapora derrière eux, et ils se retrouvèrent dans la rue déserte et silencieuse, face à une porte d’entrée qui n’allait pas rester verrouillée longtemps.

Cette fois, elle lui fit signe – à lui l’honneur. Elle ne ressentait aucun piège magique, du moins à l’extérieur. Plus vite ils auraient fini, plus vite elle pourrait retrouver le confort d’une maison accueillante et fascinante. « J’espère que je ne t’ai pas interrompu au milieu de quelque chose d’important, au fait. Je ne veux pas que tu te sentes obligé de débarquer dès que tu as l’impression que j’ai des ennuis. » Ou peut-être que si – comme une sorte de vengeance qui alliait l’utile à l’appréciable ! Mais comment lui dire une chose pareille, quand tout ce qu’elle pouvait encore tenter de sauver dans cette histoire, c’était sa dignité ? Même si elle savait qu’en pensant cela elle ne faisait pas honneur à John. Il s’en fichait, lui, de sa dignité à elle. Et avec lui, elle aurait dû s’en ficher aussi. Avec lui, elle pouvait se ficher de tout, puisqu’il n’attendait rien d’elle et qu’il la voyait simplement pour ce qu’elle était. N’était-ce pas cela qui avait été pour elle le point de départ de tout ce qui avait suivi à partir du moment où Nick lui avait présenté John ? Et pourquoi fallait-il toujours qu’elle ressasse ce genre de pensée dès qu’il était dans les parages ? C’était probablement la faute de ce foutu pardessus.

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MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Sam 6 Oct - 19:46


you're dead, and dead, and dead indeed
zatanna & john


Un jour ce sera la bonne. John hocha la tête, lui-même plutôt d’accord avec cette affirmation pleine de confiance. L’avantage avec les démons, c’était qu’ils pouvaient tricher pour gagner en puissance, mais ils ne pouvaient plus progresser – leur potentiel était prédéfini par leur nature, et les gens comme lui et elle faisaient leur pain en connaissant l’étendue des pouvoirs de ces créatures abjectes. Mais Zee ? Elle était un foutu diamant brut en plein polissage, une sorcière expérimentée mais dont la puissance ne cessait malgré tout de s’accroître et de s’affiner à chaque fois qu’il croisait son chemin. John estimait ne pas se tromper en estimant qu’avec le temps, elle parviendrait à égaler les entités les plus redoutables de ce monde et des autres. Fate, l’Enchanteresse… elle faisait partie des rares qui pouvaient, ou pourraient rivaliser avec eux. John, à côté de Zatanna Zatara, faisait figure de sorcier de pacotille. Un constat qui ne le dérangeait pas plus que ça. Elle avait toujours été destinée à briller – lui, à rester un homme de l’ombre.

Il inclina courtoisement la tête à son invitation à se joindre à elle dans son enquête, observant attentivement alors même qu’un portail s’ouvrit devant eux, la signature magique de sa comparse reconnaissable entre mille – presque une madeleine de Proust, quand elle ne décidait pas d’utiliser sa magie contre lui pour se venger des misères qu’il lui faisait subir. Il lui retourna son sourire : « Parfait, comme futur rendez-vous. » ne put-il s’empêcher de déclarer, s’attendant presque à recevoir un caillou volant ou une décharge magique dans la tête comme prix de son insouciante arrogance. Suivant son geste, John enfonça les mains dans ses poches et passa au travers du portail, laissant l'étrange et inimitable décharge électrique lui traverser le corps jusqu’à ce qu’il ne soit de l’autre côté. Nettement plus pratique que de devoir prendre les transports, tout ça. Ou un taxi. Sorry, Chas.

Se retournant pour trouver Zatanna à ses côtés, il esquissa un sourire en coin. « Rien qui ne soit plus important que me rappeler à ton bon souvenir. Tu sais bien que je ne débarque jamais nulle part sans une bonne raison – on pourrait presque dire que c’est le destin qui nous rapproche, qui sait. » Une exagération, mais qui en était à peine une. Depuis leurs premier pas ensemble sous la coupe de Nick, rien ne pouvait les tenir séparés bien longtemps. La vie avait une manière de les réunir, d’une façon ou d’une autre, qu’ils cherchent à s’éviter ou non. Quant à savoir si c’était là une malédiction ou non, c’était une question de point de vue, supposait-il.

La maison de leur racaille de bas étage n’avait rien de remarquable à première vue. Dans les rues grises et froides de Gotham, la plupart des bâtiments de banlieue se ressemblaient pour former une masse informe et uniforme à peu près aussi déprimante que son Liverpool natal. Ca transpirait la misère, l’abandon, le désespoir résigné des gens qui ont appris à ne plus croire en rien et à ne plus rien attendre d’une vie qui les a oubliés sur le trottoir. Lui non plus ne détecta pas de piège magique, mais prudence n’était pas moins de mise. John tira une nouvelle bouffée de cigarette, le parfum amer du tabac lui empoisonnant bouche, gorge et poumons sans qu’il n’en ait cure, et il s’approcha pour jeter un coup d’œil au travers des fenêtres crasseuses. Pas le moindre signe de vie à l’intérieur. Jetant un regard à Zatanna, il s’approcha de la porte et sortit de sa poche les clés de la maison qu’il avait chapardées du pauvre type inconscient encore dans ce hangar abandonné. Deux tentatives furent nécessaires pour ouvrir la porte récalcitrante, mais il y parvint et entra dans la maison.

Aussitôt il fut assailli par l’odeur de renfermé, comme si les fenêtres n’avaient pas été ouvertes depuis des jours – lui rappelant un peu trop les hôtels miteux dans lesquels il avait l’habitude de rester. Zatanna sur ses talons, il progressa dans l’entrée, prenant garde à ne pas faire grincer les planches sous ses pieds au cas où ils seraient moins seuls qu’il n’en avait l’impression. Des photos fanées par le temps étaient accrochées au mur, reflet d’une époque oubliée dont ils ne pouvaient avoir qu’un pauvre aperçu. Silencieusement, John avança jusqu’au salon, dont la décoration était aussi triste et désuète que le reste – mais ce qui l’interpella immédiatement fut le pentagramme dessiné au sol, en tout point semblable celui que Zatanna avait recouvert dans le hangar. Il y avait même encore les bougies, désormais froides, utilisées lors d’un rituel dont tous deux connaissaient la vilainie. Avec un soupir, John passa une main perplexe dans ses cheveux blonds et tourna son regard vers Zatanna. « Au moins, on est sûrs d’être à la bonne adresse. » marmonna-t-il à voix basse. « Le cercle est froid, ça doit faire quelques heures au moins que c’est terminé. Peut-être plusieurs jours, mais va savoir pourquoi il a laissé tout ça en plan. »

John n’était pas suffisamment familier avec Allura pour pouvoir réellement en dire plus – il s’en remit donc à l’expertise de sa compagne, cherchant des réponses dans des yeux bleus qu’elle avait toujours eu extraordinaires. « Je ne sens rien, mais toi ? Tu dois être sensible à sa magie maintenant – si un de nous deux peut tirer quoi que ce soit de ce merdier, c’est toi, Zee. »





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MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Dim 7 Oct - 19:36

You're dead, and dead, and dead indeed
Le destin, c’était un mot fourre-tout qui après tout pouvait leur convenir. Ça leur permettait de se dédouaner de toute responsabilité, dans tout ce qu’ils faisaient ou pas dès que leurs chemins se croisaient, et pourquoi pas après tout ? Il y avait eu un temps où elle s’était montrée moins passive avec lui. Mais ça finissait toujours de la même façon. S’il apparaissait, c’était très souvent parce qu’il avait besoin de quelque chose, qu’elle finissait par lui donner, en se disant  que cette fois peut-être ce serait différent, et en lui disant qu’il pouvait rester à ses côtés au lieu de disparaître, toujours en vain. Ce qui avait changé, maintenant, c’était qu’elle ne lui demandait plus rien. Pour le reste, c’était peu ou prou la même chose. Elle devait bien y trouver son compte, d’une façon ou d’une autre. Et à la décharge de John, il y avait eu un temps où il était resté. Elle ne prolongea pas plus loin sa réflexion de peur d’en venir à ressasser de vieux souvenirs douloureux – ou heureux, mais qui de facto devenaient douloureux parce que ce n’était que ça, des souvenirs, et rien d’autre. Le passé. Elle qui manipulait le temps, savait bien ce qu’il en coûtait à la raison humaine de réemprunter les routes du passé. Elle observa John ouvrir la porte, sans même plus remarquer les volutes de fumée de cigarette qui l’entourait. Quand elle entra dans la maison à sa suite, elle esquissa une moue dégoûtée. Il faisait sombre, tout était poussiéreux, mais pourtant il était clair que l’endroit était habité. Encore une garçonnière. Son regard, dans le salon, tomba sur le pentagramme dont elle reconnut sans peine les symboles qui l’ornaient. Là encore, il était imparfait, dessiné d’une main débutante, mais faisait l’affaire pour invoquer la magie d’Allura. Avec des effets difficiles à prévoir… Cet idiot aurait pu faire disparaître son quartier. Elle pouvait sentir courir sur sa peau les relents de magie qui planaient encore au-dessus du pentagramme.

« Les hommes sont si stupides… » Elle ne perdit pas son temps à spécifier sa pensée. Elle releva les yeux vers John, qui l’encourageait à prendre les devants, et lui répondit par un sourire. Il y avait vraiment eu un temps où elle était plus heureuse. Et lui semblait toujours mettre un point d'honneur à le lui rappeler. Elle s’approcha du pentagramme, sentant la résistance de cette magie mauvaise, d’un autre plan astral. C’était comme un message adressé directement à elle. Les symboles dessinés par terre se mirent à se tordre comme pour la repousser, mais Zee entra dans le cercle, du moins au-dessus, lévitant à quelques centimètres au-dessus du parquet pour ne pas entrer en contact avec cette abomination. Allura, la mauvaise entité, avait été battue par son père. Il l’avait emprisonnée dans une épée et tout aurait pu s’arrêter là, et des milliers de vies être sauvées, si Zee n’avait pas voulu revoir Zatara. Si elle n’avait pas voulu combattre la malédiction qui les séparait depuis le jour où il avait vaincu Allura. C’était elle qui avait libéré la sorcière en libérant son père, elle qui l’avait relâchée dans ce monde, juste pour gagner quelques années de plus avec lui. Lévitant au-dessus du cercle, elle ferma les yeux, sentant la magie noire s’enrouler autour de ses jambes comme des serpents, mais il en fallait plus briser sa concentration. Ce pentagramme ne pouvait pas lui faire grand-chose à part la forcer à revivre des moments de sa vie qu’elle aurait voulu oublier. C’était peu cher payé. Capturant l’essence de la magie qui avait été utilisée, dénaturée, beaucoup moins puissante que celle de son ennemie elle-même, elle en suivit le fil, la sentant se tordre sous son emprise, comme pour lui échapper, mais Zee, impitoyable, remontait le courant magique. Les symboles du pentagramme s’arrachèrent du sol et se mirent à danser autour d’elle, mais elle ne remarquait rien, ne les sentit pas se coller à sa peau et tenter de remonter vers sa gorge… Elle ouvrit soudain les yeux, devenus brillants, et les symboles, le pentagramme et le parquet avec explosèrent.

Elle toucha de nouveau terre et se tourna vers John, s’attendant brièvement à le trouver crucifié au mur par des bouts de bois, et alors elle aurait eu l’air bien idiot. « Il y a un artefact magique, dans la maison. Il devait appartenir à Allura. C’est grâce à ça que ce type a pu tracer ce pentagramme et utiliser ces pouvoirs, ça et Internet, va savoir. Il aurait fini par se faire du mal, plus qu’à moi… On doit le détruire, c’est trop dangereux de laisser ça entre les mains de… » Elle haussa les épaules. De débiles ? Ou bien d’hommes, tout simplement ? Mais elle aussi était humaine, alors… Elle avisa son bras, où traînait encore un peu d’une sorte de poudre noire, seule trace des symboles du pentagramme qui avaient tenté en vain de se défendre contre elle. Elle souffla dessus – enèm-iom à not ertîam ! – et la poudre s'envola, reforma brièvement un symbole, l’image d’un livre dont les pages tournaient à toute vitesse, avant de se précipiter sur le parquet abîmé, de se glisser entre les lattes et de disparaître, lui montrant la voie à suivre. Zee fixait le sol à ses pieds. « Bien sûr, c’est un livre. C’est toujours un livre. » Et elle savait que John pouvait comprendre l’allusion. « Et c’est toujours dans la cave, aussi. Pourquoi est-ce qu’ils ne rangent jamais leurs objets magiques dans un endroit sympa, le placard à cookies ou je ne sais quoi ? » Elle se tourna vers la cuisine, plongée dans la pénombre, où se trouvait la porte menant à, elle en était sûr, une horrible cave de psychopathe. En passant, d’un geste de la main, elle fit s’ouvrir avec rage toutes les portes des placards et des tiroirs à la volée. Pas de cookies. Mais des bouteilles d’alcool à profusion. Elle lança un regard entendu à John. Au moins lui allait trouver une raison de se réjouir. Elle rêvait déjà, de son côté, au feu de cheminée qui l’attendait à la Maison des mystères – et tant pis pour le reste.

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MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Mer 31 Oct - 16:45


you're dead, and dead, and dead indeed
zatanna & john


What a show. John resta prudemment en retrait alors même que Zatanna s’avançait dans le pentagramme, la magie maladroite d’Allura (ou plutôt de son piètre disciple) prenant effet et tentant tant bien que mal de s’attacher à elle, de l’étouffer, sans parvenir à trouver la moindre faille dans l’énergie magique qui la protégeait du mauvais sort. La pureté de la magie de Zatanna était l’une des meilleures protections que John connaisse au monde, et l’admirer en pleine action, sentir l’électricité de cette énergie lui courir sur la peau et chasser, l’espace d’un bref instant, la noirceur logée au cœur de son être propre – ça, c’était du spectacle. La lumière au milieu des ténèbres, l’angélisme (le vrai, pas celui en guimauve de la pop culture ou les empaffés qui erraient dans les cieux) faisant miroir à ses démons. Pas étonnant au fond que le lien qu’ils avaient tissé par tatouage runique fut aussi redoutable.

Face à elle, et surtout tant qu’elle ne regardait pas, John redevenait le gamin abasourdi et émerveillé qu’il avait été lors de leur première rencontre.

Il retrouva son attitude habituelle dès le moment où elle toucha à nouveau le sol, s’éclaircissant la gorge alors qu’elle donnait ses explications. « Evidemment… » soupira-t-il. Un artefact magique, probablement trouvé au premier marché aux puces venu – ces trucs-là avaient le don pour surgir de nulle part et tomber entre des mains inexpérimentées ou tout bonnement mauvaises. A croire qu’ils le faisaient exprès. Ce qui, pour beaucoup, était sans doute le cas. Les artefacts imbibés de magie noire étaient, la plupart du temps, de vraies saletés qui agissaient comme du poison sur leurs détenteurs. Enfin. De certains détenteurs mal avisés.

« Ou alors, on pourrait le ramener à la Maison des Mystères. Il y serait en sécurité, et qui sait quand ça pourrait te servir dans ta lutte contre ta chère Nemesis. Juste une idée en passant. » proposa-t-il, les mains enfoncées dans les poches de son pardessus, se doutant qu’elle ne l’écouterait pas mais ne s’en souciant guère plus. Il l’observa encore conjurer l’image du grimoire et suivi son regard clair vers leurs pieds – la cave, évidemment. Les placards de la cuisine s’ouvrirent à la volée dans un caprice magique de la pauvre Zatanna déçue, et John ne put retenir un ricanement. « Ca aurait moins impressionné les copains, le placard à cookies. Ou la fille qu’il comptait ramener après s’être torché et l’avoir impressionnée à grands renforts de récits d’exploits du genre ‘j’invoque des démons dans mon salon, ça te dit de venir tester mon canapé au passage ?’ ».

Suivant le pressentiment de Zee, et lui dédiant au passage un regard à peine désolé, il s’invita dans la cuisine et tira deux bouteilles du placard : gin dans une main, vodka dans l’autre. Pas exactement du grand cru, mais ça ferait l’affaire. Il reposa la vodka sans ménagement et, bouteille de vieux gin en main, rejoignit sa compagne. « Quoi ? Juste un apéritif en attendant de profiter de la cave de la Maison. » fit-il en haussant les épaules avant d’avaler une gorgée de gin ; et d’aussitôt grimacer. Vraiment pas du grand cru. « Allez, qu’on en finisse avec cette histoire. » marmonna-t-il dans sa barbe.

Ouvrant la voie vers la cave, il décida de ne pas prendre de gants et en défonça la porte d’un coup de pied, celle-ci éclatant sur ses vieux gonds rouillés qui n’auraient probablement pas résisté à une poussée un peu forte. Sa bouteille encore à la main (et une nouvelle goulée pour l’occasion), il descendit une à une les marches les emmenant dans les entrailles de l’insignifiante petite maison de la banlieue de Gotham, la démarche nonchalante mais tous sens en alerte malgré l’amateurisme évident de leur hôte. Arrivé en bas, il abandonna sa bouteille encore à moitié pleine au sol, et après avoir testé l’interrupteur (inefficace, évidemment, sûrement bouffé par l’humidité), sortit son briquet de sa poche pour leur fournir un peu d’éclairage. La flamme était petite et vacillante, mais suffisante pour révéler un nouveau pentagramme, aussi mal ficelé que le premier, et un autel de fortune au centre duquel trônait le fameux livre.

A son tour de briller un peu. John retroussa la manche de son manteau et de sa chemise, révélant un tatouage sur le bras qu’il tendit face à lui – sa voix tombant d’une octave alors que ses lèvres articulaient une incantation latine. Sa main relâcha une onde de choc magique qui fit voler en éclat le piètre champ de protection qui entourait l’autel, et l’air remué effaça le pentagramme maladroitement tracé dans la poussière. Un jeu d’enfant. Prudemment néanmoins, John s’approcha du livre, l’inspectant brièvement du regard avant de se tourner à nouveau vers Zatanna. C’était son combat à elle, après tout. « Ca a l’air d’être le bébé. Alors, t’en penses quoi ? » D’un mouvement de la tête, il désigna le livre – radiant d’une énergie bien plus riche, bien plus assurée, bien plus sombre aussi que les sortilèges maladroits du pauvre homme qui avait tenté de le maîtriser. « On emporte un souvenir, ou on détruit le machin ? »





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MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Ven 2 Nov - 21:46

You're dead, and dead, and dead indeed
La petite remarque de John en passant, qui n’était pas vraiment petite, et qu’il ne lâchait pas de façon innocente, lui valu un regard en coin de la part de Zee, qui ne répondit pas à sa proposition. Bien sûr qu’il voulait ramener le grimoire chez lui. Et le ranger avec tous les autres artefacts sur lesquels il avait déjà mis la main. Pour les conserver, pour la science, pour empêcher les êtres mal intentionnés de mettre la main dessus, prétendrait-il sûrement. Parfois, quand elle le regardait, elle avait l’impression de voir Nick. Pas seulement à cause du fichu trenchcoat. Nick avait été aussi curieux et assoiffé de connaissance que John. Et il avait fini là où John finirait probablement. Cela la faisait frémir parfois – d’être aussi stupide. Quel être un tant soi peu intelligent se faisait avoir deux fois ? Mais, si John semblait se ficher des conséquences de ses actes et de ses choix sur lui et sur les autres, elle savait que ce n’était pas tout à fait vrai, et la différence fondamentale était là. Elle devait croire qu’il avait une limite, qu’il n’avait pas encore trouvée, et qu’il ne franchirait pas, dans des circonstances où Nick, lui, aurait foncé les yeux baissés. Lui laisserait-elle ce grimoire ? En vérité, il ne serait pas moins en sécurité à la Maison du mystère qu’ailleurs. Elle n’en voulait pas, c’était sûr. Elle ne voulait pas prendre cette décision maintenant. Elle le suivit des yeux alors qu’il allait fouiller les placards et en revenait les mains plaines. Son regard plana sur le reste de la  cuisine. « Il ne doit y avoir qu’une seule femme, à ses yeux, et elle ne risque pas de se pointer ici. » Elle voyait mal Allura dans ce taudis.

Elle gratifia John d’un regard moqueur alors qu’il grimaçait au goût de l’alcool qu’il venait d’avaler. Elle n’aurait pas collé le moindre millimètre carré de ses lèvres à ce goulot, elle, mais lui, elle le savait, n’avait pas ce genre d’a priori. Et puis, il l’avait dit : la cave de sa Maison était bien mieux pourvue en grand cru. Elle hocha la tête, lui emboîtant le pas dans l’escalier sombre dont il venait de défoncer la porte. C’était un infime détail, mais elle appréciait qu’il ait tant de réticences à recourir à la magie quand il n’en avait pas réellement besoin. Dans la cave, le grimoire trônait, sur un genre de petit autel tremblotant à la lueur de la flamme du briquet de John. Zee sentit une grimace de colère déformer ses traits. Elle détestait cette femme et tout ce qui avait trait à elle de près ou de loin. Mais surtout, elle détestait détester. Ce n’était pas le genre de sentiment qu’elle ressentait souvent et elle en voulait aussi à Allura de l’avoir transformée en quelqu’un d’amère et de rancunière. Des sentiments qui de plus, l’empêchaient de réfléchir calmement. Alors que John se débarrassait facilement du champ de protection de l’autel, elle s’approcha du grimoire. Ce n’était pas de la pacotille. Pas quelque chose que ce type s’était procuré dans une brocante ou sur Internet. Allura était peut-être bel et bien passée par-là. Ce qu’elle en pensait ? Tendant une main devant elle, faisant attention à ne pas toucher l’artefact, elle cracha une incantation, ses yeux brillants fugitivement, ses cheveux se soulevant. « siarapsiD, li'uq en etser neir ed iot, sap emêm ed al erèissuop ! » Une salve d’énergie mystique fondit sur le grimoire.

Cela aurait dû suffire à répondre à la question de John, si seulement son sort avait eu l’effet attendu. Au lieu de quoi, Zee sentit aussitôt son attaque rebondir sur le grimoire qui pulsa de plus belle de son énergie noire, et lui revenir dessus, dénaturée. Elle sentit ses muscles se figer, son souffle lui être arraché, et des images et des sons explosèrent dans sa tête, en cascade, sans autre rapport entre elles que de lui faire du mal. Elle se vit sortant à peine de l’adolescence faisant face à Allura, Zatara brûlant dans des flammes argentées, des mains étrangler un cou gracile, elle sentit une odeur de cigarette et une malédiction que lui hurlait la voix d’un homme à l’agonie, elle entendit des hurlements, des propos entendus si souvent, pas assez forte, pas assez bien, des adieux qui pulsaient dans son corps, elle revit Allura face à elle, la vraie, telle qu’elle était aujourd’hui, quelque part, riant probablement du petit cadeau qu’elle lui avait laissé, vit des tatouages couvrir un dos comme un châtiment, entendit la voix de sa mère – un simple cri –, le rire d’une femme et sa propre voix suppliant en verlan même si elle ne comprit pas ce qu’elle était censée raconter dans ce cauchemar qui semblait ne pas vouloir prendre fin. Enfin, elle sentit comme un étau de desserrer sur elle et elle tomba à genoux, cherchant son souffle, la sueur perlant à son front. Elle releva doucement les yeux sur le grimoire, et vit que John se tenait devant. Elle secoua la tête et laissa échapper un petit rire. « On dirait que ton souhait va être exaucé. Elle a fait en sorte que je ne puisse pas détruire cette chose. Emmène-la ou détruis-la, peu m’importe. Je ne pourrai pas t’empêcher d’en faire ce que tu voudras. » Et il savait bien les risques que cela comportaient de garder l’artefact. Elle, à ce stade, ne voulait plus rien avoir à faire avec ça. Elle se releva en titubant. « Partons d’ici, John. S’il te plaît, rentrons. » Chez lui, dans un des seuls endroits où elle se sentait bien indépendamment de son propriétaire.

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Face Identity : Matt Ryan
Crédits : Anarya.

Age du personnage : 37 ans, sûrement 36 de trop si vous voulez son avis.
Ville : Vagabond sans attaches, si ce n'est sa célèbre Maison des Mystères.
Profession : Détective de l'occulte, magicien, exorciste, spécialiste des démons et autres saletés surnaturelles, escroc patenté, anti-héros du dimanche.
Affiliation : Justice League Dark.
Compétences/Capacités :
Connaissance encyclopédique de divers types de magie ; ondes synchrones (toujours au bon endroit au bon moment) ; manipulation de sa propre chance et des probabilités ; magie noire et occultisme ; exorcisme ; invocation de démons ; 'Worldwalker', une des rares personnes à connaître tous les chemins entre paradis, enfer, et au-delà ; voyage inter-dimensionnel ; contrôle des esprits et persuasion ; illusion ; pyromancie ; divination ; nécromancie ; cercles magiques ; magie rituelle ; magie du sang ; extrêmement résistant à la télépathie, au contrôle mental, et à la possession ; maître manipulateur ; prestidigitateur confirmé.


Situation Maritale : Un coin de son coeur revient à son gin tonic, un autre à une princesse goth qui parle à l'envers. Et de temps en temps, il s'abandonne à un visiteur de (bref) passage.









MessageSujet: Re: You're dead, and dead, and dead indeed || Constantine   Mar 13 Nov - 16:09


you're dead, and dead, and dead indeed
zatanna & john


Il aurait dû la voir venir, celle-là. A la vérité, il avait un poil sous-estimé Allura et sa détermination apparente à rendre la vie de Zatanna impossible, et dans sa trop grande confiance après avoir désamorcé le premier piège, John n’avait pas envisagé que le fichu bouquin pourrait résister à sa magie à elle. Elle était déjà venue à bout de plus gros poissons… et Allura le savait sans aucun doute, et s’était préparée à cette éventualité. John la sentit aussi, cette onde de choc magique qui renvoya le sortilège de Zee de pleine figure de la magicienne – même lui en fut secoué pendant un bref instant, effet secondaire indésiré, et instinctivement il leva le bras pour se protéger. « Zee ! » Le premier instant de surprise passé, ses yeux se posèrent sur Zatanna, le corps figé comme tétanisé de stupeur et de douleur, ses yeux bleus grands ouverts et fixés dans le vide, absorbés dans un gouffre sans fond dont elle seule témoignait de l’abomination. Shit.

« Tiens bon, Zee ! » Retroussant ses manches, John s’approcha à son tour du grimoire et plaça ses mains au-dessus, doigts écartés et lèvres retroussées, chien énervé qu’il était de s’être laissé piéger (de l’avoir, elle, laissée se faire piéger), avant d’articuler de sa voix la plus caverneuse la formule rituelle qui lui permettrait de sortir Zatanna de sa transe cauchemardesque. La magie d’Allura s’enroula autour de ses poignets, cherchant à le repousser – mais il tint bon, lui opposant sa propre magie noire, résistant à ses assauts, la forçant à la soumission, à trouver refuge dans ce fichu vieux grimoire. L’espace d’un instant, John eut presque l’impression de se débattre avec un serpent furieux d’être interrompu en plein repas et prêt à le mordre pour avoir enfin la paix et achever son œuvre. John tint bon – et au moment où l’esprit de Zee se rebella aussi, parvint à renvoyer la bête figurative dans son grimoire. Alors que sa compagne s’écroulait à genoux derrière lui, John ne perdit pas une seconde et articula un nouveau sortilège, scellant le livre et plaçant un nouveau sort de protection par-dessus.

Au moins, ils devraient avoir la paix, maintenant.

Sourcils froncés, John détacha son regard du bouquin et tourna la tête vers Zatanna qui se relevait non sans peine et non sans commentaire. Comme par habitude – ou pour masquer le bref accès d’inquiétude qui l’étreignit face à son évident état de fatigue – John la gratifia d’un rictus insolent avant de s’emparer du livre qu’il coinça sous son bras sans difficulté ni autre attaque magique. « Dans ce cas, pourquoi se priver. » Mais rapidement le rictus s’adoucit, et il noua son bras libre avec le sien, lui offrant le soutien nécessaire pour lui permettre de remonter les escaliers et sortir de cette maudite cave. Elle avait raison : ils n’avaient plus rien à faire ici. Ils en avaient bien assez vu pour la journée.

Rentrons, disait-elle. « La Maison nous attendra dehors. J’suis sûr qu’elle a entendu ton appel – et tu sais qu’elle t’a toujours préférée, toi. »

Un grimoire maléfique sous le bras, Zatanna s’appuyant à l’autre, John les guida hors de la maison, l’air semblant soudain vaguement plus respirable, moins oppressant dans cette ruelle grise et déserte, mais au moins vide de toute magie démoniaque. Jusqu’à ce que, évidemment, l’atmosphère change à nouveau, imperceptiblement pour quiconque n’était pas initié aux secrets de la Maison des Mystères. Autour d’eux l’air se chargea d’une énergie électrique et secrète, et au moment même où le vent tournait, invisible aux yeux de quiconque ne s’appelait pas John Constantine ou Zatanna Zatara, une petite clairière remplaça les maisons délabrées de Gotham, et un immense manoir aussi biscornu qu’intriguant – la maison gothique dans toute son excellence, hantée par plus mystères que n’en contenait toute la littérature du monde. « Plus besoin de faire les présentations, eh ? Faut avouer que ça en jette à chaque fois. » remarqua John avec une pointe (aussi rare que sincère) d’excitation presque enfantine dans le regard. Un monument de pure magie et sorcellerie où toutes les traditions du monde et d’autres dimensions cohabitaient dans une harmonie sans aucune logique, et où toute créature magique pouvait trouver soit son enfer personnel, soit un havre de paix sans pareil. Pas étonnant qu’elle soit si convoitée, cette vieille bicoque.

John et Zatanna approchèrent la maison, l’une s’appuyant sur l’autre, et la porte s’ouvrit pour leur laisser le passage, les invitant en son sein comme une maîtresse d’école sévère prête à réprimander ses deux élèves les moins disciplinés. A peine furent-ils à l’intérieur que la porte se referma – et un nouveau changement dans l’air les avertit que la maison avait quitté Gotham pour se réfugier dans une de ces entre-dimensions hors du temps qui garantissaient sa sécurité absolue. Sans se presser, John guida Zatanna vers la pièce commune qui faisait office de salon, ou de salle de réception avec sa grande cheminée sans fumée, ses tapis persans et ses fauteuils de cuir bordés d’une impressionnante bibliothèque qui n’avait rien de séculaire. « Assieds-toi, va. Je crois qu’un remontant serait de bon ton. » intima-t-il à Zatanna avant d’appeler : « Orchid ? »

L’esprit de la Maison des Mystères se matérialisa devant eux, sylphide délicate qui leur dédia un regard aussi absent que réprobateur. « John. Que vous est-il arrivé, cette fois ? » « Rien, une petite mésaventure. Tiens chérie, rends-nous service et va ranger ça quelque part dans les archives. Un coin bien caché où personne n’a fouiller de trop près, surtout pas sa propriétaire, d’accord ? » Baissant les yeux sur le grimoire que lui tendait John, Orchid s’en saisit délicatement. « Et sois gentille, ramène-nous quelque chose à boire. On a eu quelques émotions fortes, aujourd’hui. » Orchid dédia un regard curieux à Zatanna, puis opina du chef. Et, comme elle était venue, elle disparut dans un souffle.

En attendant son retour, John se débarrassa de son manteau qu’il posa sur le dossier d’un fauteuil, avant d’aller s’asseoir aux côtés e sa princesse gothique préférée – lui saisissant doucement le menton pour lui faire relever la tête et la regarder dans les yeux, déchiffrant quelque chose au fond de ses prunelles bleues qu’il décida de taire. « Elle t’a bien secouée, dis donc. » marmonna-t-il en relâchant sa prise. Puis il lui tendit ses mains, paumes ouvertes et tournées vers le ciel. « Prends mes mains et ferme les yeux. Et inspire un bon coup. »

Un sourire encourageant, peut-être, fut nécessaire pour la convaincre, mais John finit par refermer ses doigts sur ceux de sa partenaire. Il ferma les yeux à son tour, et articula d’une voix inhabituellement sereine : « Par la Terre et par l’Eau, par l’Air et par le Feu, puissiez-vous entendre mon souhait ; sources de vie et de lumière, sources du jour et de la terre ; je vous invoque ici, pour soignez son corps et son esprit. »

Deux ou trois fois, John répéta l’incantation, laissant l’essence rafraîchissante du sortilège wiccan (à des années lumières de sa magie habituelle) quitter son corps pour passer dans celui de Zatanna. Puis il rouvrit les yeux avec un sourire en coin, observant les résultats de son petit tour de purification. « Ca va mieux ? »





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