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 Someone in the crowd [Pv Iris]

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super villain

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Date d'inscription : 12/02/2017
Face Identity : Simon Baker
Crédits : Vava : moi (Ozzy) ;

Age du personnage : Indéterminé du fait de nombreux voyages temporels
Ville : Central City
Profession : 21ème siècle (Harrison Wells) : Ingénieur à STAR Labs; Consultant scientifique au CCPD / 25ème siècle : Scientifique, professeur renommé sur la Force Véloce
Affiliation : Injustice League
Compétences/Capacités :


Situation Maritale : Célibataire









MessageSujet: Someone in the crowd [Pv Iris]   Jeu 23 Fév - 15:50


Iris & Eobard (Harrison)



"First step, gentlemen : we break faith and trust, we create doubts. We break self-confidence of the vigilantes, and trust of the people in them."
----- Injustcie League

S'amuser. Il m'avait fallu bien des déceptions dans ma vie, face à mes parents, face à mes héros, pour comprendre que finalement tout cela était futile, et que s'amuser était primordial, même en faisant le mal. Cette réalité était en elle-même déjà amusante. Dans la mienne, l'invasion de Zod, de Darkseid, tout ça n'était qu'une page dans les livres d'histoire, au même titre que le Roi Soleil ou les guerres napoléoniennes, tant ils étaient éloignés de mon présent du 25ème siècle. Mais ici, tout était récent de quelques années à peine. C'était comique, et voir les populations réagir au quart de tour dès l'assassinat de leur président l'était encore plus. Les métas étaient déjà de nouveau sur la sellette, et  Central City était clairement la ville la plus virulente sur le sujet. Du pain béni pour moi et mes nouveaux copains de l'Injustice League à qui je rendais en ce moment même un petit service. Secouant la bombe de peinture, j'utilisai les quelques restes pour terminer mon petit graffiti sur la plus grande façade de l'Institut Star City County pour Malades Mentaux. Oui, j'étais dans la ville de l'Archer Vert, et ni ce dernier ni ses petits amis n'étaient là pour m'arrêter, encore moins me voir.
En super-vitesse, j'étais imperceptible pour l'oeil humain, plus rapide encore que Flash lui-même. "Green Arrow, chez les fous ! Stop aux hors-la-loi !" Un sourire  enfantin égaya mon visage. Je désintégrai la bombe par vibration et fuis le lieu de mon méfait pour retrouver les grands paysages américains. Courant à toute vitesse, je traversai notamment le Grand Canyon dans une traînée de terre sèche, m'amusant à courir sur les falaises verticales au passage, et rejoignis Central City en quelques courtes minutes. Je dégotai un coin tranquille sur le toit d'un entrepôt désaffecté après m'être assuré qu'aucune âme alentour ne risquait de me voir, je sortis mon sandwich volé en chemin et ma pomme fraîche pour m'autoriser mon petit casse-croûte. J'avais quitté STAR Labs depuis à peine vingt minutes en vérité. Le "Docteur Wells" était allé manger.
Il ne m'en avait pas fallu plus pour faire le tour des principales villes du pays afin de redécorer certains monuments. Après tout, ces pauvres citoyens exaspérés avaient besoin de s'exprimer, et si certains le faisaient, c'était encore trop timide. Des "Faux Dieu", "Démon juge et bourreau" et autres "Justice League hors de contrôle ! Assez !" trônaient donc fièrement à divers endroits de ces villes. Réactiver les mouvements de haine comme il y en avait eu après l'invasion du Général Zod n'était pas très compliqué, et encore moins de l'étendre cette fois à tous les héros, et pas juste l'encapé de Metropolis. Régulièrement, je refaisais un tour pour les rafraîchir et en rajouter, de concert avec les manifestants sur place. Cela passait inaperçu, personne ne comprenait que cette rage anti-métas était gonflée, empirée, attisée par mes soins et ceux de mes nouveaux collègues du moment. Luthor avait voulu que j'insiste particulièrement sur Metropolis, ce que je m'étais fait une joie de faire. Le Flash Museum n'avait pas non plus échappé au vandalisme cette nuit, mais pour des raisons plus personnelles. J'adorais torturer ces idiots de justiciers, en particulier ceux comme Barry. Trop de compassion, toujours à vouloir bien faire et à redouter l'échec et la déception dans le regard d'autrui. Autant dire que déchaîner les foules contre eux était un petit poignard en plein dans leur égo, et leur petit coeur fragile. La phase 1 du plan demeurait pour le moment très subtile et sous-jacente, afin de démolir leur confiance en eux, et la confiance des gens en eux.  Le plus drôle était que je connaissais d'avance le plan fumeux de Luthor et de chacun des membres de l'Injustice, puisque je venais du futur. Mais étant donné que j'avais bien l'intention de modifier le cours des événements, je savais que je profitais là des derniers mois de toute puissance où je savais tout ce qui allait se produire. Bientôt, ce ne serait plus vraiment le cas.

Regardant ma montre, je vis qu'il était temps de retourner à STAR Labs, ce que je fis en reprenant ma route. J'y fus en quelques secondes et réapparus par la porte d'entrée comme si de rien n'était, feignant d'avoir été mangé dehors pour la pause déjeuner.
Ce qui en soit n'était pas un mensonge. Je remis ma blouse blanche et retrouvai les laboratoires ainsi que mes employés, reprenant mes recherches pour l'après-midi. Je flirtai avec l'une de mes collègues scientifiques, que je trouvai belle et intelligente, et avec qui je passais quelques nuits de temps en temps. Cela me servait à continuer mon rôle d'Harrison Wells, homme tout à fait normal, ayant une vie tout à fait normale, en-dehors de son incroyable génie sur les particules élémentaires et autres recherches en pointe. A 16h, je quittai le laboratoire plus tôt, pour mon rendez-vous le plus important de la journée à n'en pas douter, et ce même si ce n'était que pour un café, comme à chaque fois. Je passai chez moi rapidement pour m'assurer d'être vêtu correctement, car le style vestimentaire impeccable que j'arborais tenait presque d'un TOC. Puis je rejoignis ma destination.

Je pénétrai dans le hall d'entrée du bâtiment abritant le journal le plus connu de Central City. Je connaissais les lieux pour bien des raisons, mais principalement parce que ce n'était pas la première fois que je venais voir Iris West sur son lieu de travail. Cela faisait plusieurs années que nous nous "connaissions" désormais. Je ris intérieurement tout en prenant l'ascenseur pour rejoindre son étage de travail. J'étais en avance, alors autant la rejoindre directement plutôt que d'attendre en bas. « Bonjour Iris, » dis-je en la trouvant affairée à son bureau. Je lui fis la bise comme d'habitude. « Finis ce que tu as à faire je t'en prie, c'est moi qui suis en avance, prends ton temps, » indiquai-je pour éviter de la prendre de court et la stresser pour rien. J'aimais bien les effets de surprise, ça aussi, c'était amusant, même si je me gardai bien de le montrer. « J'ai toujours aimé les lieux comme celui-ci, avec tout le monde qui s'active à droite à gauche pour des scoops, cela ressemblerait presque à STAR Lab quand une avancée est sur le point d'émerger, » souris-je tel un enfant dans un magasin de jouet, regardant un peu partout. Nous devions aller boire un café ailleurs, mais nous avions tout le temps, du moins moi je l'avais.
« Toujours à suivre les aventures de Flash à ce que je vois, » dis-je en voyant rapidement ce qu'elle écrivait, ainsi que les coupures de journaux collées un peu partout dans son bureau, entre autres affaires de meurtres et de manifestations anti-métas. J'eus un ricanement intérieur en avisant une photo de l'un de mes graffitis de la semaine dernière. Lorsqu'elle ne me voyait pas, je la regardai plus que nécessaire. Dire que j'étais là, et qu'elle n'en savait rien. Elle ne voyait qu'Harrison Wells. J'étais vraiment génial. « Tu crois qu'on arrivera à savoir qui a tué Duncan ? Si la justice est aussi efficace que pour Kennedy, on a encore de la marge, » souris-je.



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Profession : photojournaliste et reporter en affaires criminelles pour le central city picture news.
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- immunisée contre la caféine.
- a un don pour se mettre dans des situations dangereuses.
- entraînée au combat au corps à corps et au tir.
- intelligence élevée, et excellent esprit de déduction.
- polyglotte, grâce à ses nombreux voyages.
Situation Maritale : amoureuse de barry allen, avec qui elle a emménagé il y a quelques mois.









MessageSujet: Re: Someone in the crowd [Pv Iris]   Lun 17 Avr - 20:19


Les journalistes du Picture News s'agitent, se bousculent, dans un brouhaha quotidien, qu'Iris a prit l'habitude d'apprécier ; son séjour au Daily Planet lui a forgé un mental d'acier, hermétique à toute agitation environnante, une attention inébranlable. L'ambiance ne plaisait pas à tout le monde, trop éreintante, ou trop assommante. Mais la West ne reste jamais en place, influence indélébile de sa partenaire d'autrefois, Lois Lane, et de son caractère téméraire ; dévouement ou inconscience se distinguent difficilement, et échappent généralement à son bon sens. Les années en compagnie de sa camarade sont les siennes, des souvenirs inoubliables qui façonnent sa perception. Après l'arrivée de méta-humains ou d'aliens, elle ne sait plus ni où donner de la tête ni quoi penser. Elle ne se doute pas un seul instant d'être cet enfant du futur, née au trentième siècle, et que son petit-fils est en ville, alors qu'elle vient tout juste de s'installer avec Barry Allen.

Les super-héros et les criminels de Central City ne lui paraissait pour le moment que comme les aléas de son quotidien de journaliste. Flash, particulièrement, occupait la majeur partie de ses travaux ; il était après tout à Central City ce que Superman est à Metropolis, ou Batman à Gotham. Son bureau re-dessinait à merveille ses occupations chaotiques ; on y trouvait des morceaux d'articles, des photographies épinglées, des brouillons désordonnés. Rien de bien surprenant en somme quand on s'intéresse à elle et à ses méthodes de travail. Une tasse de café trône sur son bureau ; presque vide, mais qu'importe, la journaliste avait un rendez-vous avec Harrison Wells, charmant ingénieur de STAR Labs, consultant scientifique pour le CCPD. Iris avait eu l'occasion de l'interviewer peu après l'explosion qui a engendré l'apparition de méta-humains, un article apparu sur la une du Picture News.

Le papier s'animait sous la plume, vive, tandis qu'elle s'attardait, d'une autre main, à se saisir de la tasse de café entièrement vide et la jeter. L'article était prêt : il ne suffisait plus qu'à le taper, l'accompagner de photographies, et de le soumettre à Scott Evans, son rédacteur en chef. Mais une voix l'extirpe de ses pensées machinales, distincte du bruit répétitif soulevé par le frottement de la mine sur le papier, le bruit des touches et celui des sonneries de téléphone. « Bonjour Iris. » La West releva aussitôt la tête et un sourire étira ses traits à la vue de son ami. « Hey, Harrison. Déjà ? » Il était élégant, comme à son habitude, chose qu'elle appréciait chez un homme, à peu de chose près que cela semblait être chez lui une habitude maladive. « Finis ce que tu as à faire je t'en prie, c'est moi qui suis en avance, prends ton temps. » La journaliste reposa ses yeux sur l'écran, tapant les dernières lettres de son article sur le superhéros Flash et ses récentes apparitions. Le bolide reportait sans cesse le café que la jeune femme lui avait mainte fois proposé ; néanmoins même si la photojournaliste parvenait à obtenir une interview, elle ne pourrait certainement pas s'empêcher de poser des questions personnelles, plus que curieuse de découvrir quel visage se dissimule sous le masque écarlate. « J'ai toujours aimé les lieux comme celui-ci, avec tout le monde qui s'active à droite à gauche pour des scoops, cela ressemblerait presque à STAR Lab quand une avancée est sur le point d'émerger. » La remarque fit doucement sourire la journaliste, qui n'arrêta néanmoins pas le mouvement mécanique de ses doigts sur le clavier de l'ordinateur. « Tu ne dois pas être dépaysé. » lança-t-elle, sa main gauche cherchant instinctivement à attraper la tasse qui se trouve habituellement sur son bureau, avant de réaliser qu'elle n'en avait plus. « Toujours à suivre les aventures de Flash à ce que je vois. » Iris s'attela à terminer le paragraphe qui lui avait posé le plus de soucis à l'écriture, et ne manqua pas d'enregistrer le document avant de se lever précipitamment de son siège de bureau. « Que deviendrait le Picture News sans Flash ? Et pourtant il ne daigne toujours pas m'accorder une interview. » dit-elle en soupirant, un air amusé accroché au visage. Elle empoigna sa veste, enfila cette dernière sur ses épaules, attrapant dans un même mouvement son sac. « Tu crois qu'on arrivera à savoir qui a tué Duncan ? Si la justice est aussi efficace que pour Kennedy, on a encore de la marge. » Iris laissa échapper un rire, tout en arrangeant le col de sa veste noire. La journaliste n'avait certainement pas même sens de la justice que le gouvernent américain, ni même ceux qui prétendent prôner ses valeurs. « On le trouvera, avec ou sans l'aide de la justice,— qui doit certainement très bien protéger son assassin. » Elle ne croyait ni aux discours crapuleux des politiciens, ni au hasard, et pour elle le meurtre de Duncan n'en était pas un. Il n'y a que rarement plus redoutable que les journalistes lorsque ces évènements de produisent, et si le gouvernement devait en craindre quelques uns, la West en ferait partie. Néanmoins le danger est réciproque ; il n'a jamais été bon de s'approcher de trop près des affaires du gouvernement — chose que Barry ne cesserait sans doutes pas de lui répéter s'il connaissait les intentions de sa petite amie. « Ils me jugeront trop optimiste, pendant que nous les faisons tomber et qu'ils ne voient rien. » Un sourire espiègle, presque d'une audace naïve, s'esquisse dans les traits de la journaliste, le menton levé, comme une gamine a qui on avait lancé un défi. Celle-ci se hâta d'entrer dans l'ascenseur tant qu'il se trouvait encore là, et attendit son ami pour la rejoindre. Les portes se refermèrent sur eux quelques instants plus tard, et l'ascenseur les conduisit au hall du Picture News. « En tant que grand ingénieur de STAR Labs, tu as reçu l'invitation au gala de charité de Luthor ? » demanda-t-elle, l'air curieux. Il s'agissait en vérité plus d'une affirmation que d'une question ; cela lui paraissait trop probable pour qu'elle n'en doute. Elle-même y était conviée, en tant que photojournaliste pour le Central City Picture News. Du pain béni pour elle, qui se trouvera entourée de politiciens, de scientifiques renommés, et de superhéros en civil. Son rédacteur en chef sembla plus heureux qu'elle à cette nouvelle, bien qu'Iris est impatiente de rencontrer le gratin de Gotham, Metropolis et Central City réuni. « Je suppose que je vais devoir dés à présent réfléchir à la robe, lança-t-elle dans un soupir, les yeux levés. Ce sera pas si différent que dans les bureaux du Picture News. Tous les journalistes présents s'activeront pour obtenir ne serait-ce qu'un mot de l'hôte. » Les portes s'ouvrirent, et déjà l'air lui sembla plus respirable que dans l'atmosphère pesante de l'étage. Elle n'était pas de ceux qui préfèrent rester des heures entières derrière un bureau, mais bien à l'extérieur, sur le terrain, au coeur des évènements.

Le monde s'agitait une nouvelle fois, dans les rues, sur les routes. Les gens pressés se bousculent, d'autres profitent simplement du paysage urbain. Le café n'était qu'à quelques pas. Une habituée, désormais. Sa consommation abusive de caféine l'immunise désormais de cette dernière, mais elle semble toujours être sous son effet toxique à chaque heure de la journée. « Du nouveau depuis la dernière fois ? Des expériences ratées, des avancées révolutionnaires, découvertes sur les méta-humains ? » Iris ne s'arrêtait la plupart du temps jamais de poser des questions lorsque le sujet attisait son interêt. Déformation professionnelle, probablement, ou une curiosité naturelle, dont elle porte le poids depuis la naissance. Sans doutes est-ce pour cela que les doutes quant à ses véritables origines sont nées, fruit de questions restées sans réponses ou de murmures que la gamine n'arrivera jamais à oublier.



Dernière édition par Iris West le Mar 6 Juin - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Someone in the crowd [Pv Iris]   Lun 5 Juin - 19:33


Iris & Eobard (Harrison)



« Que deviendrait le Picture News sans Flash ? Et pourtant il ne daigne toujours pas m'accorder une interview. » « Vraiment ? Mais quel goujat, il ne sait pas ce qu'il rate à courir après les malfrats au lieu de courir après les jolies filles, » répondis-je avec un sourire amusé, après un air faussement outré par cette information. « Je suis sûr qu'il doit avoir de bonnes raisons, mais qu'à terme tu finiras par l'avoir, » ajoutai-je, sincère. Et pour cause, je parlais d'un fait avéré dans l'avenir. Barry avait de bonnes raisons de tenir sa belle éloignée de son alter-égo, sait-on jamais qu'un speedster maléfique aux couleurs inversées ne la prenne ensuite pour cible par inadvertance. Par sa faute. Ce serait tellement dommage qu'il ne s'en prenne à ses proches et que la culpabilité ne le ronge jusqu'à la fin de ses jours. J'en souris intérieurement. Il était encore loin d'avoir deviné que je savais déjà tout de lui, de son identité, de ses proches. Si j'avais voulu ravager son existence en cet instant, je n'aurais eu qu'à tendre le bras pour briser la nuque de la jolie journaliste qui terminait son article en cet instant même, et que mon regard accompagnait avec attention. Mais, je l'avais déjà fait, dans une autre réalité, et ça ne m'avait pas très bien réussi par la suite je devais l'avouer. Je ris d'amusement à sa remarque suivante sur le cas de l'assassinat du président alors que nous montions dans l'ascenseur. Son optimisme légendaire ne lui faisait jamais défaut, c'était rafraîchissant. C'était dans ces moments-là, simples et presque complices au travers de conversations banales, que je regrettais presque de devoir les anéantir dans un avenir qui était passé de lointain à proche. Toutes ces années auprès d'eux avaient nécessité de ma part une discipline émotionnelle extrêmement ferme, qui avait néanmoins flanché plus d'une fois. La preuve en était qu'aujourd'hui, je les appréciais tous dans leur singularité, leur intimité même. Et pourtant, je souhaitais leur malheur.

« En tant que grand ingénieur de STAR Labs, tu as reçu l'invitation au gala de charité de Luthor ? » « Oh oh, grand ingénieur, tu me flattes, » rigolai-je.
« Oui je l'ai reçue, j'en déduis que toi aussi ? Ca nous fera déjà un plan de secours pour l'un l'autre si jamais on se fait alpaguer par des invités ennuyeux, » dis-je avec un clin d'oeil. « Deal ? » Je tendis le poing en attendant le check qui scellerait ce pacte de survie à la soirée de Luthor. Ces soirées avaient leur lot d'avantages comme d'inconvénients. Ah, ce cher Lex, futur président. Les justiciers n'étaient qu'au début de leurs embûches.
« Tu comptes inviter Barry comme cavalier ou y aller seule ? Entre nous, ça serait un bon moyen de lui envoyer un signal un peu plus clair... » Je croisai son regard d'un air entendu. Si elle rougissait, cela ne serait que du bonus sur mon échelle d'amusement espiègle. Barry était peut-être un speedster, mais il était d'une lenteur phénoménale dans ses affaires de coeur. Il n'y avait bien que lui pour ne pas avoir remarqué que la belle Iris en pinçait pour lui, tout comme lui à son égard. « Ne fais pas comme si c'était une corvée ! On sait très bien que choisir une robe est loin d'en être une pour vous ! » Je la charriais, bien sûr. Les femmes et les robes étaient généralement une grande histoire d'amour, selon le cliché validé par les siècles. Mais peut-être que ce n'était pas son cas pour autant.
Quittant le bâtiment, nous marchâmes quelques minutes à peine avant de trouver le café habituel où nous allions de temps en temps. Gentleman, je lui ouvris la porte et la laissai passer avant de la suivre. Une fois installé à une table en terrasse, la conversation put reprendre tranquillement. « Du nouveau depuis la dernière fois ? Des expériences ratées, des avancées révolutionnaires, découvertes sur les méta-humains ? » « Et bien, pas mal d'avancées prometteuses dans l'intelligence artificielle et la mécatronique. Certains produits devraient être commercialisés courant du mois prochain. Nous progressons aussi beaucoup dans les technologies d'implants médicaux, de prothèses intelligentes pour grands blessés, et dans les solutions régénératives basées sur le bio-mimétisme.  » Mais mon progrès le plus fulgurant concernait sans nul doute la machine futuriste qui se trouvait tapie dans les sous-sols camouflés de STAR Labs, dans une pièce non loin de la Chambre du Temps qui était mon refuge. Une gamme de technologies provenant de mon siècle permettait de tenir tout ceci hors de portée de quiconque. Aucun scanner, aucun satellite, aucune vision rayon X ne pouvait déceler ces petits secrets qui étaient miens, j'avais eu bien des années pour m'en assurer, avant même la naissance de Barry, de Superman, de n'importe lequel de ces pantins costumés. Mais bien sûr, ce n'était pas imparable, et cela le serait d'autant moins que ma connaissance du futur, mon avantage majeur, allait disparaître si je menais à bien ma transformation progressive de cette ligne du temps. Et j'avais déjà partiellement réussi, car certains événements survenus récemment ne s'étaient jamais produits, ou pas de cette manière, dans le passé historique de mon époque réelle.

« Mais je t'avoue que je rêverais de pouvoir retravailler sur le générateur de particules. Cette interdiction juridique sur STAR Labs depuis l'explosion est bien sûr justifiée, et compréhensible, mais vraiment... ça, c'est le genre d'avancée qui permet de faire plusieurs bonds technologiques d'un seul coup. Mais bon, c'est ainsi, peut-être qu'un jour la sanction sera levée, » dis-je en haussant les épaules. En vérité, je savais déjà tout de ce générateur, puisque j'en avais provoqué volontairement l'explosion pour créer les méta-humains que l'on connaissait aujourd'hui à Central City, et parmi eux, favoriser l'émergence de Flash. Mon véritable sujet de prédilection, dans lequel j'excellais, était bel et bien l'étude de la Force Véloce.  Et ça, je l'étudiais au quotidien au coeur même de la Team Flash, à son insu, pour enrichir mon savoir déjà immense en la matière. « Et toi ? A quand le Pullitzer ? J'imagine que tu as déjà quelques sujets en réserve pour le décrocher, avoue, » lui demandai-je avec un sourire taquin. Evidemment, je lui intimai de me donner des indices. Sa propre histoire pourrait en être un le plus aisément du monde, étant donné d'où elle venait. Pauvre Iris, perdue dans le flot des trahisons temporelles. Je me rappelais comme s c'était hier cette étrange sensation, à la fois jouissive et triste, lorsque ma main avait brisé son crâne en phasant à travers. Désormais, elle n'avait plus à craindre de moi. La toucher revenait à me tuer. « Et comment va la famille ? » Comment va, surtout, en sous-entendu, ton si charmant neveu. Ce bon vieux Wally West, futur Flash qui s'ignore, deuxième emmerdeur en chef sur ma petite liste.


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MessageSujet: Re: Someone in the crowd [Pv Iris]   Jeu 28 Sep - 0:06

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A l'évidence, la belle avait un don inné pour trouver les ennuis, même lorsqu'elle ne les cherchait pas particulièrement, ni même lorsque cela ressemblait en tout point à une agréable journée. Son innocence devait en être davantage adorable, sinon pitoyable. Après tout c'était Harrison Wells, un ami auquel elle accordait une confiance presque aveugle. A qui Iris n'avait aucune peur de se confier ; et par conséquent, elle n'avait aucun mal à lui parler de sa vie privée. Elle ne se doutait pas un seul instant qu'elle se détruisait elle-même en lui fournissant de telles informations. Mais qui pourrait imaginer être la cible d'un psychopathe venu du futur n'ayant pour seul but de détruire une lignée à peine constituée ? Certainement pas Iris, qui n'est, de plus, guère au courant de ses véritables origines et de la mascarade temporelle dans laquelle elle est prisonnière.

Cette amitié, d'un point de vue extérieur, ne laissait paraître rien d'anormal. Iris mentionna le gala de charité auquel elle avait été convié en tant que photojournaliste du Central City Picture News. Un bon moyen, en somme, pour soutirer quelques informations aux invités les plus prestigieux. Elle laissa échapper un rire d'entre ses lèvres lorsque son ami tendit le poings. « Deal. » lança-t-elle, un sourire en coin étirant ses lippes. Elle ne s'imaginait en aucun cas avoir a fuir l'attention particulière d'un invité. Cela est de sa responsabilité de jouer avec ses atouts afin d'être certaine de ne pas ressortir de cet évènement sans un gros titre pour le journal. Mais la demoiselle ne comptait pas s'y rendre seule, et cela Wells l'a compris, quand bien même le concerné faisait la sourde oreille. Iris se mit de nouveau à rire à ses propos, mimant le désespoir dans ses pupilles amusées.  « Je doute qu'il accepte d'être mon cavalier. Il n'apprécie pas ce genre de soirée, termina-t-elle dans un soupire. Néanmoins, il s'avère que je peux parfois être très convaincante. » dit-t-elle d'un air faussement arrogant, secouant sa chevelure comme dans une publicité pour un produit de beauté, avant de rire d'elle-même. Un rire rafraichissant, qui avait le don de faire oublier n'importe lesquelles de ses dangereuses escapades à son rédacteur en chef, et qu'elle ne se gênera pas d'utiliser à son avantage lors du gala de charité. « Ne fais pas comme si c'était une corvée ! On sait très bien que choisir une robe est loin d'en être une pour vous ! » Les lippes de la demoiselle firent une moue presque coupable. Il n'avait qu'en partie tort ; cela n'a jamais réellement été une partie de plaisir pour la journaliste de trouver une robe s'accordant à sa petite taille et mettant ses courbes en valeur. « Détrompe toi, lança-t-elle dans un soupire explicite, trouver une robe concordant avec ma morphologie est quasi mission impossible. Néanmoins... J'ai probablement trouvé la robe parfaite pour l'occasion.  » Iris fouina brièvement dans son sac et en sortit son téléphone portable. Elle mit ce dernier sous le nez de Wells une fois la photographie trouvée ; la jeune femme portait la dite robe qu'elle espérait porter au gala. « Alors ? Tu crois que cela suffira pour que leurs yeux se posent ailleurs que sur Wonder Woman ? » Elle rangea presque aussitôt l'appareil, lorsque le café ne fut plus qu'à quelques pas des deux amis.

Ils s'installèrent à la terrasse dans un bref silence ; la conversation se porta désormais sur les travaux du scientifiques, bien que sa réponse rappela vivement à la demoiselle que la science n'est guère son domaine. « C'est peut-être mieux ainsi, lança-t-elle faiblement en haussant l'épaule. Si ce truc explose à nouveau, cela pourrait être fatale à Central City. L'apparition de méta-humains a déjà mit le chaos dans la ville, sans parler des invasions aliens qui n'arrangent pas les choses. » Le sujet revenait bien trop souvent au gout de la demoiselle, pourtant on pouvait difficilement oublier ce que la ville et ses habitants traversent. Il ne passe pas un jour sans que la télévision ne relate un incident lié aux méta-humains. Bien que cela tenait les journalistes occupaient un temps, ni elle ni aucun de ses confrères ne souhaitaient revoir la ville à feu et à sang, et particulièrement Iris, qui se trouvait généralement au cœur du conflit. Elle gardait précieusement quelques uns de ses clichés, espérant pouvoir un jour obtenir, à l'instar de sa collègue et amie de longue date Lois Lane, le prix Pullitzer que mentionna Wells. « J'espère obtenir la photographie parfaite pour concourir. Celles de Markovie ont eu d'excellents retours. Je suis certaine de mes capacités. Quand l'opportunité de capturer l'exact moment dépeignant les derniers espoirs des habitants de ce pays se présentera, je serais là. » Ses ambitions n'empiétaient que rarement sur ses instincts primaires ; Iris abandonnait généralement son appareil pour porter secours à la première personne souffrante venue ou le premier enfant perdu. Elle n'aime en aucun cas savoir son neveu à Central City, alors que les évènements semblent rester à distance de la maison familiale, qu'elle n'a plus vu depuis déjà quelques temps. « Je n'ai pas vu mes parents depuis quelques temps. Je ne suis plus trop en très bon terme avec eux depuis qu'ils refusent de me répondre à aucune de mes questions. Mon neveu, Wally, est le seul avec qui je garde des contacts. En plus, on dirait que nous avons une passion commune pour Flash. » Elle ne se doutait évidemment pas un seul instant ce que le futur réservait au garçon, à part peut-être quelques relations amoureuses désastreuses, comme cela semble être une habitude maladive chez les West. « Tu ne m'as jamais parlé de ta famille. Il y a une raison particulière à cela ? » La photojournaliste espérait de ne pas avoir toucher une corde sensible, en dépit de son ton accusateur et un air de malice dans ses prunelles azures.

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MessageSujet: Re: Someone in the crowd [Pv Iris]   Ven 1 Déc - 12:17


Iris & Eobard (Harrison)




« Je doute qu'il accepte d'être mon cavalier. Il n'apprécie pas ce genre de soirée. Néanmoins, il s'avère que je peux parfois être très convaincante. » « Oh, ça je n'en doute pas un seul instant. Et puis, tu remarqueras que Barry te refuse difficilement quelque chose... » glissai-je, malicieux. J'étais aux premières loges de la construction du couple de mon ennemi, et c'était savoureux. Etrange, mais savoureux. Je voyais leurs doutes, leurs maladresses l'un envers l'autre. Dans une autre réalité, j'avais saboté leur couple, jusqu'à tuer celle qui se trouvait en face de moi à cet instant. Dans celle-ci, désireux de ne pas répéter mon erreur, je laissais libre cours à leur destinée, non sans un petit pincement au coeur, il était vrai. Après tout, Iris West avait un jour fait battre mon coeur plus que de raison. Mais cette époque avait été brisée, et aujourd'hui, bien plus adulte et plus mature, j'avais compris que je ne pouvais la forcer à m'aimer. Du moins, pas comme elle aimait Barry. En revanche, j'étais parvenu à en faire une amie proche, sincère, qui se confiait à moi, et cela, c'était une machiavélique victoire. Nul besoin d'espionner Barry autant qu'avant, il me suffisait d'obtenir les informations voulues sur son état d'esprit et ses actions de sa future moitié. Pour ce qui concernait Flash, j'avais Professeur Zoom pour le suivre à la trace. Je me penchai vers elle lorsqu'elle ouvrit son téléphone. Le temps qu'elle ne trouve la photo, je glissai un regard vers elle. Après tout ce que je leur avais fait subir dans le futur, je me retrouvais pourtant à quelques centimètres de son joli minois, bien caché derrière l'élégance polie et digne de confiance de mon personnage. « Alors ? Tu crois que cela suffira pour que leurs yeux se posent ailleurs que sur Wonder Woman ? » Je ris aux éclats. « Avec cette armure de combat, Iris, Barry va devoir se battre avec toute la salle s'il ne veut pas te voir finir dans les bras d'un autre ! » La robe était magnifique, et Iris le serait bien plus encore en la portant, je n'avais qu'à imaginer les deux ensemble pour le savoir. Barry était le speedster le plus lent que je connaisse.
Ne pas voir le trésor qu'il avait sous les yeux était une raison de plus de le détester pour sa stupidité. Il avait tout et ne saisissait rien. Je n'avais rien, mais voulais tout. Toujours le "revers". « J'espère que Barry se rendra enfin compte de la chance qu'il a de t'avoir, il serait temps ! Il semble évident que vous avez quelque chose l'un pour l'autre, il n'y a bien que vous pour ne pas le voir, » rigolai-je. La mettre mal à l'aise ? Si peu. Comme si c'était mon genre.  

La conversation dévia sur nos métiers respectifs, et sa réponse ne me surprit pas. Il était vrai que l'explosion du générateur de particules avait terrorisé toute la ville. Sauf moi. Il n'y avait bien que moi qui savait que cette explosion était calculée, maîtrisée juste ce qu'il fallait. Sans quoi elle aurait pu en vérité raser la côte est et non pas juste une ville et sa banlieue. Mais je n'avais eu besoin d'atteindre que le laboratoire du CCPD où Barry travaillait, et un peu au-delà pour la forme, rien de plus. « Si ce truc explose à nouveau, [...] sans parler des invasions aliens qui n'arrangent pas les choses. » « Je reconnais que nous avons de quoi faire depuis cet incident. Mais il a aussi permis l'apparition de Flash, après tout, non ? Un mal pour un bien, ce n'est pas la passionnée par le sujet que tu es qui me dira le contraire, » ajoutai-je avec un clin d'oeil complice et un sourire taquin.

« J'espère obtenir la photographie parfaite pour concourir.[...] capturer l'exact moment dépeignant les derniers espoirs des habitants de ce pays se présentera, je serais là. » Je la regardai, l'écoutai. Elle était bel et bien passionnée par son métier et les événements qui le marquaient au quotidien. L'étincelle dans son regard valait à lui seul le déplacement dans cette réalité. Plus encore quand on savait comme moi bien plus de choses qu'il ne paraissait. Comme par exemple, le fait que cette longue et belle amitié vivait probablement ses derniers mois de quiétude.

« Ah, ma chère Iris, c'est toujours un véritable plaisir que de parler avec toi. Ta détermination est vraiment savoureuse à voir à l'oeuvre, ce monde manque de journalistes comme toi. Je suis vraiment heureux de vous avoir rencontré toi et Barry, vous égayez mes journées, » avouai-je sincèrement. Ce n'était pas la première fois que je parlais de la joie que leur amitié m'apportait, mais j'aimais à le rappeler ponctuellement, plus encore à présent que la fin approchait. La conversation partit cette fois sur la famille, à mon initiative, et je ris intérieurement de sa réponse. Un rire pour le moins quelque peu machiavélique, je devais l'avouer. « Je n'ai pas vu mes parents depuis quelques temps. [...] refusent de me répondre à aucune de mes questions. Mon neveu, Wally, [...] passion commune pour Flash. »

Tu m'en diras tant. Allons, Iris, si tu daignais me les poser à moi, ces questions, je pourrais aisément y répondre. Quelle dommage que tu ignores qui je suis, et que j'eus cette capacité à combler ces interrogations intérieures dévorantes à n'en pas douter qui étaient les tiennes. Tout le monde n'avait pas la chance d'être né dans le futur. Or c'était un point commun que nous partagions. Un secret que j'espérais partager avec toi un jour prochain, lorsque tu découvriras la vérité. Mais chaque chose en son temps, déjà découvrir la vérité sur Flash et Wally allait me contenter grandement. « C'est étrange qu'ils refusent de te répondre. Tu es adulte depuis longtemps maintenant, tu es à même de savoir la vérité qu'ils essaient de te cacher, quelle qu'elle soit, » fis-je semblant de méditer avec sérieux avec elle, soucieux de cette situation. « Comment lui en vouloir ? Flash déchaîne les passions et inspire les gens ! » rétorquai-je, non sans amertume intérieure, en parlant de Wally. Mon sourire cacha comme les millions de fois précédentes, la pointe de jalousie qui me tenailla le coeur.

« Tu ne m'as jamais parlé de ta famille. Il y a une raison particulière à cela ? » Ah. Sujet sensible. Abordé maintes fois de manière indirecte, évité maintes fois de manière indirecte. « Disons que ma famille est du genre... compliqué, » souris-je. « Mes parents sont décédés il y a longtemps déjà. »  Pour moi, en tout cas, leur existence au 25ème siècle n'avait plus lieu d'être. Je ne les avais jamais aimés, comme il ne m'avait jamais aimé. Equité absolue. « L'un de mes oncles est assez instable, il a tendance à s'enflammer rapidement pour rien, je ne lui parle pas beaucoup. » N'est-ce pas Malcolm, ton obsession pour la Flamme Bleue des Cobalt Blue jouait contre toi, avec tes crises de colère légendaires. Ce n'était pas mon oncle à proprement, mais un ancêtre. C'était juste plus facile pour masquer la vérité. Je ne lui parlais pas beaucoup car pour tout dire, il ne savait pas qui j'étais. Pas encore. Cela changerait bientôt, ça aussi. « En revanche, je suis plus proche de mon autre oncle et de sa femme, on se voit régulièrement. » Oui, je voyais Barry pour ainsi dire un jour sur trois au minimum par le biais des enquêtes méta-humaines du CCPD. Et je voyais ma charmante interlocutrice à peu près autant.

Ce petit jeu de dupes et de métaphores m'amusait grandement. Bien sûr il y avait longtemps que j'avais assuré mes arrières en tant qu'homme public. Ces "parents", "oncles" et "tantes" avaient une existence légale grâce à de formidable acteurs payés, en plus des parents originels d'Harrison Wells dont j'avais pris la place, et qui étaient véritablement décédés. Pour ne pas dire, assassinés par mes soins pour ne plus être un embarras. « Le problème avec la famille, c'est qu'on aimerait parfois pouvoir s'en détacher, mais qu'on ne peut pas paradoxalement pas s'en passer, » dis-je avec un sourire en coin. Sous-entendu pour moi principalement, qui ferait écho à son esprit lorsque plus tard, elle saurait. Elle ne risquait pas de me dire le contraire avec Daniel West. Ni même avec moi, qui traversait les siècles pour toujours demeurer dans le premier cercle de Barry et de sa famille, qui était, in fine, aussi la mienne. Pour les aimer et les haïr tout à la fois. Tout, dans la vie, n'était que cela : un paradoxe.

Mon téléphone sonna, bientôt suivi de celui d'Iris. Une affaire au CCPD. Tiens, cela faisait plusieurs jours que je n'avais pas été appelé comme consultant, voilà que les affaires reprenaient. Chouette, j'allais passer le reste de la journée avec Barry sur la scène de crime. J'imaginais sans mal que le message du côté d'Iris concernait le même événement, mais sous l'angle du scoop méta-humain du jour. Tout en rangeant le téléphone dans la poche intérieure de ma veste, je relevai les yeux vers Iris avec un sourire entendu. « Je t'y dépose ? » proposai-je, amusé. Ce n'était pas la première fois que nous devions nous retrouver sur les lieux d'un crime, moi d'un côté de la bande jaune, elle de l'autre à tenter de questionner les policiers pour avoir des infos. Ou Barry. Payant galamment l'addition comme le gentleman que je tenais à être, nous nous mîmes en route et le trajet nous permit de continuer tranquillement notre conversation sur divers sujets plus légers. C'était une belle journée. A savourer doublement car elles allaient se compter précieusement pour les mois à venir. J'en étais presque déjà nostalgique.

[TOPIC TERMINE]


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