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 Someone in the crowd [Pv Iris]

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super villain

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Date d'inscription : 12/02/2017
Face Identity : Simon Baker
Crédits : u.c.

Age du personnage : Indéterminé du fait de nombreux voyages temporels
Ville : Central City
Profession : 21ème siècle (Harrison Wells) : Ingénieur à STAR Labs; Consultant scientifique au CCPD / 25ème siècle : Scientifique, professeur renommé sur la Force Véloce
Compétences/Capacités :










MessageSujet: Someone in the crowd [Pv Iris]   Jeu 23 Fév - 15:50


Iris & Eobard (Harrison)



"First step, gentlemen : we break faith and trust, we create doubts. We break self-confidence of the vigilantes, and trust of the people in them."
----- Injustcie League

S'amuser. Il m'avait fallu bien des déceptions dans ma vie, face à mes parents, face à mes héros, pour comprendre que finalement tout cela était futile, et que s'amuser était primordial, même en faisant le mal. Cette réalité était en elle-même déjà amusante. Dans la mienne, l'invasion de Zod, de Darkseid, tout ça n'était qu'une page dans les livres d'histoire, au même titre que le Roi Soleil ou les guerres napoléoniennes, tant ils étaient éloignés de mon présent du 25ème siècle. Mais ici, tout était récent de quelques années à peine. C'était comique, et voir les populations réagir au quart de tour dès l'assassinat de leur président l'était encore plus. Les métas étaient déjà de nouveau sur la sellette, et  Central City était clairement la ville la plus virulente sur le sujet. Du pain béni pour moi et mes nouveaux copains de l'Injustice League à qui je rendais en ce moment même un petit service. Secouant la bombe de peinture, j'utilisai les quelques restes pour terminer mon petit graffiti sur la plus grande façade de l'Institut Star City County pour Malades Mentaux. Oui, j'étais dans la ville de l'Archer Vert, et ni ce dernier ni ses petits amis n'étaient là pour m'arrêter, encore moins me voir.
En super-vitesse, j'étais imperceptible pour l'oeil humain, plus rapide encore que Flash lui-même. "Green Arrow, chez les fous ! Stop aux hors-la-loi !" Un sourire  enfantin égaya mon visage. Je désintégrai la bombe par vibration et fuis le lieu de mon méfait pour retrouver les grands paysages américains. Courant à toute vitesse, je traversai notamment le Grand Canyon dans une traînée de terre sèche, m'amusant à courir sur les falaises verticales au passage, et rejoignis Central City en quelques courtes minutes. Je dégotai un coin tranquille sur le toit d'un entrepôt désaffecté après m'être assuré qu'aucune âme alentour ne risquait de me voir, je sortis mon sandwich volé en chemin et ma pomme fraîche pour m'autoriser mon petit casse-croûte. J'avais quitté STAR Labs depuis à peine vingt minutes en vérité. Le "Docteur Wells" était allé manger.
Il ne m'en avait pas fallu plus pour faire le tour des principales villes du pays afin de redécorer certains monuments. Après tout, ces pauvres citoyens exaspérés avaient besoin de s'exprimer, et si certains le faisaient, c'était encore trop timide. Des "Faux Dieu", "Démon juge et bourreau" et autres "Justice League hors de contrôle ! Assez !" trônaient donc fièrement à divers endroits de ces villes. Réactiver les mouvements de haine comme il y en avait eu après l'invasion du Général Zod n'était pas très compliqué, et encore moins de l'étendre cette fois à tous les héros, et pas juste l'encapé de Metropolis. Régulièrement, je refaisais un tour pour les rafraîchir et en rajouter, de concert avec les manifestants sur place. Cela passait inaperçu, personne ne comprenait que cette rage anti-métas était gonflée, empirée, attisée par mes soins et ceux de mes nouveaux collègues du moment. Luthor avait voulu que j'insiste particulièrement sur Metropolis, ce que je m'étais fait une joie de faire. Le Flash Museum n'avait pas non plus échappé au vandalisme cette nuit, mais pour des raisons plus personnelles. J'adorais torturer ces idiots de justiciers, en particulier ceux comme Barry. Trop de compassion, toujours à vouloir bien faire et à redouter l'échec et la déception dans le regard d'autrui. Autant dire que déchaîner les foules contre eux était un petit poignard en plein dans leur égo, et leur petit coeur fragile. La phase 1 du plan demeurait pour le moment très subtile et sous-jacente, afin de démolir leur confiance en eux, et la confiance des gens en eux.  Le plus drôle était que je connaissais d'avance le plan fumeux de Luthor et de chacun des membres de l'Injustice, puisque je venais du futur. Mais étant donné que j'avais bien l'intention de modifier le cours des événements, je savais que je profitais là des derniers mois de toute puissance où je savais tout ce qui allait se produire. Bientôt, ce ne serait plus vraiment le cas.

Regardant ma montre, je vis qu'il était temps de retourner à STAR Labs, ce que je fis en reprenant ma route. J'y fus en quelques secondes et réapparus par la porte d'entrée comme si de rien n'était, feignant d'avoir été mangé dehors pour la pause déjeuner.
Ce qui en soit n'était pas un mensonge. Je remis ma blouse blanche et retrouvai les laboratoires ainsi que mes employés, reprenant mes recherches pour l'après-midi. Je flirtai avec l'une de mes collègues scientifiques, que je trouvai belle et intelligente, et avec qui je passais quelques nuits de temps en temps. Cela me servait à continuer mon rôle d'Harrison Wells, homme tout à fait normal, ayant une vie tout à fait normale, en-dehors de son incroyable génie sur les particules élémentaires et autres recherches en pointe. A 16h, je quittai le laboratoire plus tôt, pour mon rendez-vous le plus important de la journée à n'en pas douter, et ce même si ce n'était que pour un café, comme à chaque fois. Je passai chez moi rapidement pour m'assurer d'être vêtu correctement, car le style vestimentaire impeccable que j'arborais tenait presque d'un TOC. Puis je rejoignis ma destination.

Je pénétrai dans le hall d'entrée du bâtiment abritant le journal le plus connu de Central City. Je connaissais les lieux pour bien des raisons, mais principalement parce que ce n'était pas la première fois que je venais voir Iris West sur son lieu de travail. Cela faisait plusieurs années que nous nous "connaissions" désormais. Je ris intérieurement tout en prenant l'ascenseur pour rejoindre son étage de travail. J'étais en avance, alors autant la rejoindre directement plutôt que d'attendre en bas. « Bonjour Iris, » dis-je en la trouvant affairée à son bureau. Je lui fis la bise comme d'habitude. « Finis ce que tu as à faire je t'en prie, c'est moi qui suis en avance, prends ton temps, » indiquai-je pour éviter de la prendre de court et la stresser pour rien. J'aimais bien les effets de surprise, ça aussi, c'était amusant, même si je me gardai bien de le montrer. « J'ai toujours aimé les lieux comme celui-ci, avec tout le monde qui s'active à droite à gauche pour des scoops, cela ressemblerait presque à STAR Lab quand une avancée est sur le point d'émerger, » souris-je tel un enfant dans un magasin de jouet, regardant un peu partout. Nous devions aller boire un café ailleurs, mais nous avions tout le temps, du moins moi je l'avais.
« Toujours à suivre les aventures de Flash à ce que je vois, » dis-je en voyant rapidement ce qu'elle écrivait, ainsi que les coupures de journaux collées un peu partout dans son bureau, entre autres affaires de meurtres et de manifestations anti-métas. J'eus un ricanement intérieur en avisant une photo de l'un de mes graffitis de la semaine dernière. Lorsqu'elle ne me voyait pas, je la regardai plus que nécessaire. Dire que j'étais là, et qu'elle n'en savait rien. Elle ne voyait qu'Harrison Wells. J'étais vraiment génial. « Tu crois qu'on arrivera à savoir qui a tué Duncan ? Si la justice est aussi efficace que pour Kennedy, on a encore de la marge, » souris-je.



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Face Identity : jenna coleman.
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Age du personnage : vingt-neuf ans.
Ville : central city.
Profession : photojournaliste pour le central city picture news.
Affiliation : flash family.
Compétences/Capacités :
» immunisée contre la caféine.
» possède un don inné pour se mettre dans des situations dangereuses. iris peut néanmoins compter sur son ange gardien, le héros flash, pour s'en dépêtrer, bien qu'elle pense pouvoir s'en sortir seule.
» sait se servir d'une arme à feu et se battre au corps à corps, assez pour mettre un homme à terre, mais elle est trop faible pour s'en prendre à un méta-humain.
» détient une intelligence élevée, et un bon esprit de déduction.
» est devenue polyglotte, grâce à ses nombreux voyages.


Situation Maritale : ambigüe. iris entretient une relation avec barry allen, mais elle s'est éprise du superhéros flash. elle ne sait pas quoi en penser.









MessageSujet: Re: Someone in the crowd [Pv Iris]   Lun 17 Avr - 20:19


Les journalistes du Picture News s'agitent, se bousculent, dans un brouhaha quotidien, qu'Iris a prit l'habitude d'apprécier ; son séjour au Daily Planet lui a forgé un mental d'acier, hermétique à toute agitation environnante, une attention inébranlable. L'ambiance ne plaisait pas à tout le monde, trop éreintante, ou trop assommante. Mais la West ne reste jamais en place, influence indélébile de sa partenaire d'autrefois, Lois Lane, et de son caractère téméraire ; dévouement ou inconscience se distinguent difficilement, et échappent généralement à son bon sens. Les années en compagnie de sa camarade sont les siennes, des souvenirs inoubliables qui façonnent sa perception. Après l'arrivée de méta-humains ou d'aliens, elle ne sait plus ni où donner de la tête ni quoi penser. Elle ne se doute pas un seul instant d'être cet enfant du futur, née au trentième siècle, et que son petit-fils est en ville, alors qu'elle vient tout juste de s'installer avec Barry Allen.

Les super-héros et les criminels de Central City ne lui paraissait pour le moment que comme les aléas de son quotidien de journaliste. Flash, particulièrement, occupait la majeur partie de ses travaux ; il était après tout à Central City ce que Superman est à Metropolis, ou Batman à Gotham. Son bureau re-dessinait à merveille ses occupations chaotiques ; on y trouvait des morceaux d'articles, des photographies épinglées, des brouillons désordonnés. Rien de bien surprenant en somme quand on s'intéresse à elle et à ses méthodes de travail. Une tasse de café trône sur son bureau ; presque vide, mais qu'importe, la journaliste avait un rendez-vous avec Harrison Wells, charmant ingénieur de STAR Labs, consultant scientifique pour le CCPD. Iris avait eu l'occasion de l'interviewer peu après l'explosion qui a engendré l'apparition de méta-humains, un article apparu sur la une du Picture News.

Le papier s'animait sous la plume, vive, tandis qu'elle s'attardait, d'une autre main, à se saisir de la tasse de café entièrement vide et la jeter. L'article était prêt : il ne suffisait plus qu'à le taper, l'accompagner de photographies, et de le soumettre à Scott Evans, son rédacteur en chef. Mais une voix l'extirpe de ses pensées machinales, distincte du bruit répétitif soulevé par le frottement de la mine sur le papier, le bruit des touches et celui des sonneries de téléphone. « Bonjour Iris. » La West releva aussitôt la tête et un sourire étira ses traits à la vue de son ami. « Hey, Harrison. Déjà ? » Il était élégant, comme à son habitude, chose qu'elle appréciait chez un homme, à peu de chose près que cela semblait être chez lui une habitude maladive. « Finis ce que tu as à faire je t'en prie, c'est moi qui suis en avance, prends ton temps. » La journaliste reposa ses yeux sur l'écran, tapant les dernières lettres de son article sur le superhéros Flash et ses récentes apparitions. Le bolide reportait sans cesse le café que la jeune femme lui avait mainte fois proposé ; néanmoins même si la photojournaliste parvenait à obtenir une interview, elle ne pourrait certainement pas s'empêcher de poser des questions personnelles, plus que curieuse de découvrir quel visage se dissimule sous le masque écarlate. « J'ai toujours aimé les lieux comme celui-ci, avec tout le monde qui s'active à droite à gauche pour des scoops, cela ressemblerait presque à STAR Lab quand une avancée est sur le point d'émerger. » La remarque fit doucement sourire la journaliste, qui n'arrêta néanmoins pas le mouvement mécanique de ses doigts sur le clavier de l'ordinateur. « Tu ne dois pas être dépaysé. » lança-t-elle, sa main gauche cherchant instinctivement à attraper la tasse qui se trouve habituellement sur son bureau, avant de réaliser qu'elle n'en avait plus. « Toujours à suivre les aventures de Flash à ce que je vois. » Iris s'attela à terminer le paragraphe qui lui avait posé le plus de soucis à l'écriture, et ne manqua pas d'enregistrer le document avant de se lever précipitamment de son siège de bureau. « Que deviendrait le Picture News sans Flash ? Et pourtant il ne daigne toujours pas m'accorder une interview. » dit-elle en soupirant, un air amusé accroché au visage. Elle empoigna sa veste, enfila cette dernière sur ses épaules, attrapant dans un même mouvement son sac. « Tu crois qu'on arrivera à savoir qui a tué Duncan ? Si la justice est aussi efficace que pour Kennedy, on a encore de la marge. » Iris laissa échapper un rire, tout en arrangeant le col de sa veste noire. La journaliste n'avait certainement pas même sens de la justice que le gouvernent américain, ni même ceux qui prétendent prôner ses valeurs. « On le trouvera, avec ou sans l'aide de la justice,— qui doit certainement très bien protéger son assassin. » Elle ne croyait ni aux discours crapuleux des politiciens, ni au hasard, et pour elle le meurtre de Duncan n'en était pas un. Il n'y a que rarement plus redoutable que les journalistes lorsque ces évènements de produisent, et si le gouvernement devait en craindre quelques uns, la West en ferait partie. Néanmoins le danger est réciproque ; il n'a jamais été bon de s'approcher de trop près des affaires du gouvernement — chose que Barry ne cesserait sans doutes pas de lui répéter s'il connaissait les intentions de sa petite amie. « Ils me jugeront trop optimiste, pendant que nous les faisons tomber et qu'ils ne voient rien. » Un sourire espiègle, presque d'une audace naïve, s'esquisse dans les traits de la journaliste, le menton levé, comme une gamine a qui on avait lancé un défi. Celle-ci se hâta d'entrer dans l'ascenseur tant qu'il se trouvait encore là, et attendit son ami pour la rejoindre. Les portes se refermèrent sur eux quelques instants plus tard, et l'ascenseur les conduisit au hall du Picture News. « En tant que grand ingénieur de STAR Labs, tu as reçu l'invitation au gala de charité de Luthor ? » demanda-t-elle, l'air curieux. Il s'agissait en vérité plus d'une affirmation que d'une question ; cela lui paraissait trop probable pour qu'elle n'en doute. Elle-même y était conviée, en tant que photojournaliste pour le Central City Picture News. Du pain béni pour elle, qui se trouvera entourée de politiciens, de scientifiques renommés, et de superhéros en civil. Son rédacteur en chef sembla plus heureux qu'elle à cette nouvelle, bien qu'Iris est impatiente de rencontrer le gratin de Gotham, Metropolis et Central City réuni. « Je suppose que je vais devoir dés à présent réfléchir à la robe, lança-t-elle dans un soupir, les yeux levés. Ce sera pas si différent que dans les bureaux du Picture News. Tous les journalistes présents s'activeront pour obtenir ne serait-ce qu'un mot de l'hôte. » Les portes s'ouvrirent, et déjà l'air lui sembla plus respirable que dans l'atmosphère pesante de l'étage. Elle n'était pas de ceux qui préfèrent rester des heures entières derrière un bureau, mais bien à l'extérieur, sur le terrain, au coeur des évènements.

Le monde s'agitait une nouvelle fois, dans les rues, sur les routes. Les gens pressés se bousculent, d'autres profitent simplement du paysage urbain. Le café n'était qu'à quelques pas. Une habituée, désormais. Sa consommation abusive de caféine l'immunise désormais de cette dernière, mais elle semble toujours être sous son effet toxique à chaque heure de la journée. « Du nouveau depuis la dernière fois ? Des expériences ratées, des avancées révolutionnaires, découvertes sur les méta-humains ? » Iris ne s'arrêtait la plupart du temps jamais de poser des questions lorsque le sujet attisait son interêt. Déformation professionnelle, probablement, ou une curiosité naturelle, dont elle porte le poids depuis la naissance. Sans doutes est-ce pour cela que les doutes quant à ses véritables origines sont nées, fruit de questions restées sans réponses ou de murmures que la gamine n'arrivera jamais à oublier.



Dernière édition par Iris West le Mar 6 Juin - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Someone in the crowd [Pv Iris]   Lun 5 Juin - 19:33


Iris & Eobard (Harrison)



« Que deviendrait le Picture News sans Flash ? Et pourtant il ne daigne toujours pas m'accorder une interview. » « Vraiment ? Mais quel goujat, il ne sait pas ce qu'il rate à courir après les malfrats au lieu de courir après les jolies filles, » répondis-je avec un sourire amusé, après un air faussement outré par cette information. « Je suis sûr qu'il doit avoir de bonnes raisons, mais qu'à terme tu finiras par l'avoir, » ajoutai-je, sincère. Et pour cause, je parlais d'un fait avéré dans l'avenir. Barry avait de bonnes raisons de tenir sa belle éloignée de son alter-égo, sait-on jamais qu'un speedster maléfique aux couleurs inversées ne la prenne ensuite pour cible par inadvertance. Par sa faute. Ce serait tellement dommage qu'il ne s'en prenne à ses proches et que la culpabilité ne le ronge jusqu'à la fin de ses jours. J'en souris intérieurement. Il était encore loin d'avoir deviné que je savais déjà tout de lui, de son identité, de ses proches. Si j'avais voulu ravager son existence en cet instant, je n'aurais eu qu'à tendre le bras pour briser la nuque de la jolie journaliste qui terminait son article en cet instant même, et que mon regard accompagnait avec attention. Mais, je l'avais déjà fait, dans une autre réalité, et ça ne m'avait pas très bien réussi par la suite je devais l'avouer. Je ris d'amusement à sa remarque suivante sur le cas de l'assassinat du président alors que nous montions dans l'ascenseur. Son optimisme légendaire ne lui faisait jamais défaut, c'était rafraîchissant. C'était dans ces moments-là, simples et presque complices au travers de conversations banales, que je regrettais presque de devoir les anéantir dans un avenir qui était passé de lointain à proche. Toutes ces années auprès d'eux avaient nécessité de ma part une discipline émotionnelle extrêmement ferme, qui avait néanmoins flanché plus d'une fois. La preuve en était qu'aujourd'hui, je les appréciais tous dans leur singularité, leur intimité même. Et pourtant, je souhaitais leur malheur.

« En tant que grand ingénieur de STAR Labs, tu as reçu l'invitation au gala de charité de Luthor ? » « Oh oh, grand ingénieur, tu me flattes, » rigolai-je.
« Oui je l'ai reçue, j'en déduis que toi aussi ? Ca nous fera déjà un plan de secours pour l'un l'autre si jamais on se fait alpaguer par des invités ennuyeux, » dis-je avec un clin d'oeil. « Deal ? » Je tendis le poing en attendant le check qui scellerait ce pacte de survie à la soirée de Luthor. Ces soirées avaient leur lot d'avantages comme d'inconvénients. Ah, ce cher Lex, futur président. Les justiciers n'étaient qu'au début de leurs embûches.
« Tu comptes inviter Barry comme cavalier ou y aller seule ? Entre nous, ça serait un bon moyen de lui envoyer un signal un peu plus clair... » Je croisai son regard d'un air entendu. Si elle rougissait, cela ne serait que du bonus sur mon échelle d'amusement espiègle. Barry était peut-être un speedster, mais il était d'une lenteur phénoménale dans ses affaires de coeur. Il n'y avait bien que lui pour ne pas avoir remarqué que la belle Iris en pinçait pour lui, tout comme lui à son égard. « Ne fais pas comme si c'était une corvée ! On sait très bien que choisir une robe est loin d'en être une pour vous ! » Je la charriais, bien sûr. Les femmes et les robes étaient généralement une grande histoire d'amour, selon le cliché validé par les siècles. Mais peut-être que ce n'était pas son cas pour autant.
Quittant le bâtiment, nous marchâmes quelques minutes à peine avant de trouver le café habituel où nous allions de temps en temps. Gentleman, je lui ouvris la porte et la laissai passer avant de la suivre. Une fois installé à une table en terrasse, la conversation put reprendre tranquillement. « Du nouveau depuis la dernière fois ? Des expériences ratées, des avancées révolutionnaires, découvertes sur les méta-humains ? » « Et bien, pas mal d'avancées prometteuses dans l'intelligence artificielle et la mécatronique. Certains produits devraient être commercialisés courant du mois prochain. Nous progressons aussi beaucoup dans les technologies d'implants médicaux, de prothèses intelligentes pour grands blessés, et dans les solutions régénératives basées sur le bio-mimétisme.  » Mais mon progrès le plus fulgurant concernait sans nul doute la machine futuriste qui se trouvait tapie dans les sous-sols camouflés de STAR Labs, dans une pièce non loin de la Chambre du Temps qui était mon refuge. Une gamme de technologies provenant de mon siècle permettait de tenir tout ceci hors de portée de quiconque. Aucun scanner, aucun satellite, aucune vision rayon X ne pouvait déceler ces petits secrets qui étaient miens, j'avais eu bien des années pour m'en assurer, avant même la naissance de Barry, de Superman, de n'importe lequel de ces pantins costumés. Mais bien sûr, ce n'était pas imparable, et cela le serait d'autant moins que ma connaissance du futur, mon avantage majeur, allait disparaître si je menais à bien ma transformation progressive de cette ligne du temps. Et j'avais déjà partiellement réussi, car certains événements survenus récemment ne s'étaient jamais produits, ou pas de cette manière, dans le passé historique de mon époque réelle.

« Mais je t'avoue que je rêverais de pouvoir retravailler sur le générateur de particules. Cette interdiction juridique sur STAR Labs depuis l'explosion est bien sûr justifiée, et compréhensible, mais vraiment... ça, c'est le genre d'avancée qui permet de faire plusieurs bonds technologiques d'un seul coup. Mais bon, c'est ainsi, peut-être qu'un jour la sanction sera levée, » dis-je en haussant les épaules. En vérité, je savais déjà tout de ce générateur, puisque j'en avais provoqué volontairement l'explosion pour créer les méta-humains que l'on connaissait aujourd'hui à Central City, et parmi eux, favoriser l'émergence de Flash. Mon véritable sujet de prédilection, dans lequel j'excellais, était bel et bien l'étude de la Force Véloce.  Et ça, je l'étudiais au quotidien au coeur même de la Team Flash, à son insu, pour enrichir mon savoir déjà immense en la matière. « Et toi ? A quand le Pullitzer ? J'imagine que tu as déjà quelques sujets en réserve pour le décrocher, avoue, » lui demandai-je avec un sourire taquin. Evidemment, je lui intimai de me donner des indices. Sa propre histoire pourrait en être un le plus aisément du monde, étant donné d'où elle venait. Pauvre Iris, perdue dans le flot des trahisons temporelles. Je me rappelais comme s c'était hier cette étrange sensation, à la fois jouissive et triste, lorsque ma main avait brisé son crâne en phasant à travers. Désormais, elle n'avait plus à craindre de moi. La toucher revenait à me tuer. « Et comment va la famille ? » Comment va, surtout, en sous-entendu, ton si charmant neveu. Ce bon vieux Wally West, futur Flash qui s'ignore, deuxième emmerdeur en chef sur ma petite liste.


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