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 Evil Genius (Eobard Thawne)

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super villain

Messages : 527
Date d'inscription : 30/03/2017
Face Identity : Kevin Spacey
Crédits : Oba Seb

Age du personnage : 50 ans
Ville : Metropolis
Profession : Directeur de la société Lexcorp
Affiliation : Crime organisé de Lex Luthor, Injustice League
Compétences/Capacités :

-Ressources matérielles et financières de la société Lexcorp

-Réseau de sbires, d'employés et de criminels en tout genre

-Technologies d'avant-garde dans les domaines de la cybernétique

-Détenteur de la majorité de la kryptonite présente sur terre

-Possède une armure de combat high-tec, capable de contrer Superman en duel


Situation Maritale : Célibataire









MessageSujet: Evil Genius (Eobard Thawne)   Dim 9 Avr - 17:19




Evil Genius
Eobard Thawne • Lex Luthor
L'avenue était remplie d’éléphants d'un trottoir à l'autre. Ils portaient des bannières du Parti Républicain et balançaient leur trompe. L’éléphant était l'animal symbole du parti depuis toujours. Des cornacs les dirigeaient avec leurs crochets. Ils portaient des hauts-de-forme parsemés de boutons à l'effigie de Lex Luthor. Un type donnait des cacahuètes aux bestiaux. Un autre incitait les badauds à applaudir. Le vacarme était énorme, des excités agitaient des pancartes. Des portraits de Luthor bondissaient au-dessus des têtes. Tous ceux qui voulaient se rendre à la Lexcorp Tower devaient s'y rendre à pied. Impossible d'y aller en voiture. Le défilé des éléphants interdisait la circulation. D'autres crétins brandissant des panneaux envahirent le trottoir. Ils scandèrent des slogans : Non aux surhommes ! Non aux meta-humains ! Ils semblaient prêts à l'émeute.

Dans le hall de la Lexcorp Tower, deux grands costauds repérèrent Harrison Wells et fendirent la foule. Ils portaient des costumes sombres et des écouteurs. Ils étaient munis de talkies-walkies et de gilets par balles. La foule comprit de quoi il retournait et leur ouvrit aussitôt un passage. Ils entraînèrent Wells dans un véritable tourbillon comme il sied aux personnalités. Ils entrèrent dans une partie réservée au personnel. Des employés de la Lexcorp se dispersèrent sur leur passage. Ils conduisirent Wells dans un ascenseur. Ils montèrent tout en haut de l'immeuble. Ils suivirent en marchant comme sur un nuage un long couloir au tapis épais. Les costauds firent une courbette devant Wells et s'éclipsèrent. Un type plus imposant encore lui ouvrit la porte du bureau de Lex Luthor et disparut deux fois plus vite.

Visez un peu le bureau « officieux » de Luthor (le bureau « officiel » dans lequel il recevait les journalistes et les notables était tout autre, une façade d'homme d'affaire comme les autres). Pas de fenêtres. Murs plombés en composite de carbone, pour ne pas que Superman puisse entendre leur conversation, même en lévitant au dessus de la ville, les oreilles à l'affût. Des tableaux de lièges partout, sur lesquels Luthor avait punaisé des notes. Un bureau remplit de bouquins : l'eugénisme de Millard, l'anatomie avancé de Grey, l'art de la guerre de Sun Tzu, la rhétorique de Cicéron. Une corbeille à papier à côté du bureau, remplie à ras bord. Des étagères de dossier qui s'élevaient jusqu'au plafond, pour exploiter la moindre place de rangement possible. Et derrière le bureau de Luthor, une gigantesque carte de Metropolis. Des boîtes d'épingles de différentes couleurs à côté. Il avait punaisé la carte de partout. Il avait collé des épingles rouges dans les endroits de la carte fréquentés régulièrement par Superman, tel le toit du Daily Planet. Il avait collé des épingles bleues dans tous les endroits dans lesquels Superman était intervenu, pour sauver la vie à quelqu'un pour diverses raisons, allant du braquage à l'accident banal. Enfin, des  épingles vertes désignaient les endroits « d'études » où Luthor avait placé des caméras et aménagé les lieux pour des « accidents » afin de filmer et analyser le modus operandi de sa Némésis. Au dessus du minibar, un assemblage d'écrans, diffusant des chaînes d'info en continue, toutes en sourdine. La pièce avait quelques décorations. Une planche anatomique illustrée, détaillant le cadavre d'un para-démon récupéré lors de l'invasion manqué de Darkseid, un panneau mural sur lequel on avait agrafé des gros titres de manchettes de journaux :

Le New York Times : Lex Luthor annonce qu'il sollicite l'investiture du Parti Républicain suite aux attaques qui s'abattent sur le pays.

Le Gotham Globe : Luthor fait campagne dans l'Idaho pour les primaires. Il évoque l'héritage de l'homme face au surhomme.

Le Los Angeles Examiner : Luthor remporte la primaire du Nevada et se compare à Gandhi dans ses propos.

Le Daily Planet : Luthor remporte la primaire de Floride.

Le Phoenix Tribune : Le milliardaire de Lexcorp fait campagne en Arizona et au Texas.


Une porte dérobée s'ouvrit dans le mur. Luthor entra dans la pièce. La porte se referma aussitôt. Lex était chauve. Il portait une veste blanche et longue de laboratoire. Il afficha un sourire en apercevant Wells, à mi-chemin entre le sournois carnassier et le politicien débonnaire.

« Harrison. Content que vous ayez pu venir. La foule ne vous a pas empêché d'entrer au moins ? Ironique non ? Si des justiciers masqués s'avisaient de poser un pied ici, je n'aurais pas besoin d'appeler la sécurité. Mes partisans s'occuperaient de les refouler avec leur indéfectible acharnement de gens qui se sont habitués aux malheurs de nos villes martyres, comme à la viande saignante. »

Lex retira son habit de scientifique et renfila sa veste de costard suspendu à un porte manteau. Il prit sa perruque qui trônait sur un coussin de velours et l'ajusta sur sa tête. Il ne fallait pas qu'il l'oublie. Il allait avoir une conférence de presse plus tard dans la journée, sur le thème parlons-de-la-menace-meta-humaine. Avec un Luthor toujours partant pour une rétrospective. Un Leitmotiv : avant la Justice League, nous avions le contrôle. Luthor s'approcha du mini-bar et se servit un scotch.

« Vous prendrez bien un verre ? »

Luthor vint s’asseoir dans un des fauteuils au centre de la pièce. Il annonça :

« La bonne nouvelle du jour, c'est que grâce à notre système illégal d'écoutes téléphoniques, de mouchards, de caméras cachés et de hackage informatique. Nous avons récupéré d'innombrables informations compromettantes. Nous savons qui bat sa femme, qui fréquente les prostituées, qui a dérobé de l'argent public et qui fait un large usage des drogues. Si nous arrivons à nous emparer de la Maison Blanche. Nous serons en mesure de faire chanter 24 sénateurs, 9 gouverneurs, 114 membres du congrès, le directeur de la CIA, 4 des chercheurs du prix Nobel, 2 dirigeants syndicaux, 11 propriétaires de complexes industriels, 8 rédacteurs en chef de médias en vue... »

Luthor se renfrogna et avala une gorgée.

« ...mais pas Amanda Waller hélas, cette femme est inhumaine. Pas un seul vice privé. Mais personnellement, je la soupçonne de torturer de petits animaux pour prendre son pied. Mais qu'importe avec cet échantillon, nous sommes en mesure d'imposer une législation anti-super-héros le moment venu. Aucun juge de la cour Suprême n'aura rien à y redire dans le style : c'est anticonstitutionnel puisque la Justice League a sauvé le monde. Et bien entendu, nos tentatives de faire passer sous notre contrôle direct des entités comme Waynetech ou STAR Labs seront plus aisés. Il me suffira de dire qu'il faut nationaliser les secteurs clés des technologies de demain, pour assurer notre défense.»

Lex se tritura une peau morte sur sa main. Sa chevalière émettait une étrange lueur verte. Il fouilla dans sa veste et en sortit un cohiba. Il fouilla dans son autre poche et en sortit un briquet plaqué or avec ses initials. Luthor alluma son cigare cubain et s'entoura d'une volute de fumée.

« La mauvaise nouvelle du jour, c'est que l'arme anti-Flash que je tente de concevoir dans mes labos… n'est pas encore au point. Je vous donnerais des détails à ce propos si vous souhaitez. Et vous Harrison ? De votre côté ? Racontez moi les dernières et les biens bonnes. Dîtes les choses comme elles sont. »

Ce sourire qui fout les jetons. Luthor, au plus fort de son cynisme. Ni plus ni moins.  
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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Lun 17 Avr - 12:11

Lex & Eobard (Harrison)



C'était lent. Tout était lent. Le paysage qui défilait, les passants qui traversaient, les feu rouges interminables. Ce fut pire encore lorsque mon chauffeur m'informa de l'impossibilité de poursuivre en voiture notre trajet jusqu'à LexCorp. Rien que le vacarme des éléphants plus haut sur l'avenue suffit à me faire comprendre pourquoi. Je soupirai, mais gardai mon calme pour afficher a contrario un sourire de façade nullement embêté. « Garez-vous comme vous pouvez, je vais continuer à pied, » dis-je en passant une main dans ma tignasse blonde avec nonchalance. J'ouvris la portière et le brouhaha de la foule et des attractions de campagne électorale s'infligea à mes oreilles jusqu'alors préservées par les parois du véhicule qui m'avait transporté de l'aéroport jusqu'ici. Je reboutonnai ma veste avec élégance, et observai un instant la haute Tour d'ivoire de mon collègue à double sens. Collègue scientifique et industriel, et partenaire de crime. Je ne pouvais pas vraiment dire que nous étions amis au sens commun du terme. L’amitié sincère était rare voire quasi inexistante pour des gens comme nous, du fait d’intérêts tantôt communs tantôt divergents, ou tout simplement d’ambitions personnelles sabotant toute tentative de réelle affection. Néanmoins, parmi tout l’Injustice League, Lex était certainement celui avec lequel je m’entendais le mieux. Ocean Master était un roi déchu impétueux, impulsif, Black Adam tout autant, le Joker était fou à lier, et ainsi de suite. Seul Luthor était au niveau de mon intelligence et de ma stratégie, bien que cela ne faisait aucun doute qu’il se considérait supérieur. J’en faisais de même, c’était dans notre nature, pour ainsi dire. J’avais simplement pour moi l’avantage de venir du futur, d’en avoir vu plusieurs versions, et d’avoir en cela bien des coups d’avance sur lui comme sur nos ennemis. J’étais un touriste temporel qui s’amusait au milieu des événements dramatiques de cette époque.

Pourquoi étais-je venu me perdre ici me direz-vous ? Pourquoi toute cette décennie à travailler pour me parfaire cette fausse identité de Harrison Wells, scientifique de renom tant pour les avancées permises par son génie que pour le fiasco de l'explosion de STAR Labs ayant créé des méta-humains à foison à Central City ? Pourquoi m'embêter pendant de si longues années à devenir le mentor et même l'ami de mon pire ennemi ? Moi qui avais réécrit ma propre timeline à mon avantage, moi qui avait accompli plus de découvertes sur la Force Véloce que n'importe quel speedster. Oh, des raisons, j'en avais à la pelle. A présent que ma petite jalousie envers Barry Allen était devenue ennuyeuse même pour moi, j'étais passé à des projets bien plus grands qui nécessitaient un investissement sur du long-terme. Mais ils concernaient toujours mon ennemi préféré quoi qu'il arrive. Je m'amusais bien trop à errer dans son petit cercle privé, insoupçonné, voire même admiré, pour changer cela. Pour mener à bien mon dessein mystérieux et complexe, j'avais néanmoins besoin d'un autre génie de cette époque, et pas n'importe lequel. « Monsieur Wells ! Monsieur Wells ! Quelques questions ! Vous vous rendez à LexCorp ? Est-ce pour apporter officiellement votre soutien à Lex Luthor comme certains de vos confrères ? » « Rien de tout ça, comme vous le savez LexCorp et STARLabs sont partenaires sur plusieurs projets scientifiques et nous comptons en développer de nouveaux au vu de nos précédents succès, » souris-je en calmant les journalistes par des signes de la main. Les gardes du corps de Lex ne tardèrent d'ailleurs pas à me repérer dans la foule de partisans républicains. En quelques minutes, je fus escorté et amené auprès du maître des lieux, m'extirpant avec bonheur de la horde d'autres reporters qui avaient fini par me repérer eux aussi après leur collègue. Garder mon identité secrète était à la fois aisé car je venais du futur, et délicat, car je devais à la fois cotoyer mes alliés de l'ombre de l'Injustice, et brouiller les pistes en le faisant de manière tout à fait anodine. Hormis Black Adam, Ocean Master et Lex lui-même, le reste de notre petite confrérie restait bien caché derrière des masques, véritables atouts que nous devions préserver. C'était aussi pour moi une nécessité pour mes plans personnels.

« Lex ! » m'exclamai-je en pénétrant enfin dans le bureau du naopélon du crime, tout sourire. Un sourire que je pouvais laisser aller à quelques airs espiègles et machiavéliques, que je devais brimer et camoufler le reste du temps. Quoi que, parfois, certains échappaient à mon contrôle lorsque les situations étaient cocasses à mes yeux en présence de Barry ou d'Iris, ignorants tout du démon qui rôdait tout près d'eux. Mon sourire était presque le signe distinctif qui pourrait me vendre auprès de certains tant il était particulier, sous un masque jaune et noir ou non. Un sourire charmant, nonchalant, doté d'une pointe de cynisme et de mystère qui pouvait le rendre déstabilisant, voire inquiétant pour qui savait observer.  « Vos gardes m'ont extirpé juste à temps de ces vautours de journalistes, » lui répondis-je. « Toujours l'art de  faire du sensationnel. Des éléphants en plein Metropolis, qui d'autre que Luthor pour un tel spectacle ? » m'amusai-je. Je détaillai sa tenue de scientifique qu'il troqua pour une veste plus adéquate. J'attendis qu'il s'asseye pour faire de même. « Volontiers ! »
Je ne refusais jamais un verre. Me calant confortablement dans le fauteuil, je passai la main dans mes cheveux pour les rejeter en arrière et me préparai à écouter mon interlocuteur. « La bonne nouvelle du jour [...] secteurs clés des technologies de demain, pour assurer notre défense. » « Tout s'annonce à merveille... Waller ne pourra pas contrebalancer le reste des influenceurs à elle seule. Avec autant de soutiens corrompus, elle ne sera bientôt plus une menace. » Il n'y avait pas à dire, il était brillant. Brillamment machiavélique, un véritable joueur d'échecs à grande échelle comme je les appréciais. Dommage que sa "fin" dans une petite décennie soit si terrible. Mais je me garderais bien de le lui dire. Et de toute façon, si mon plan se mettait en oeuvre - et il était magnifiquement parti pour - cela changerait cette timeline en ma faveur, et probablement indirectement en faveur de mes alliés. Il déchanta quelque peu cependant en évoquant l'arme anti-speedster sur laquelle il planchait. « Nous avons encore un peu de temps avant d'en avoir réellement besoin. Je pourrai venir vous aider plus souvent si vous le souhaitez, deux cerveaux qui plus est brillants valent toujours mieux qu'un seul, » proposai-je. Pour quelqu'un comme moi, le trajet Central City-Metropolis se faisait en une à deux minutes grand maximum. N'étais-je pas après tout le Hermès maléfique de l'Injustice League ? Le porteur de messages importants sécurisés et rapides entre chaque membre pour éviter de passer par des circuits numériques piratables ? Entre autres services. Il m'invita ensuite à évoquer les nouvelles de mon côté, ce que je fis avec joie.
« J'ai sécurisé votre dernière cargaison avec succès. ARGUS n'a rien compris à ce qui lui est arrivé. Ils pensaient trouver   quelque produit illicite et dangereux importé illégalement sur le territoire américain, pour finalement tomber sur des conteneurs remplis de peluches tout à fait innocentes, » ricanai-je. Oui, cette nuit avait été des plus amusantes sur les docks. Protéger les intérêts de Luthor faisait partie du job, et en soi quand ce n'était pas moi c'était Merlyn ou un autre de notre petite fratrie qui s'en chargeait.  De ce que j'avais compris, cette cargaison concernait des artefacts aux informations précieuses sur l'emplacement de reliques très puissantes sur laquelle il voulait mettre la main (cf. missions à venir). A voir si cela était effectivement le cas. « Flash ignore toujours que les deux speedsters qui le tourmentent ponctuellement ne sont qu'une seule et même personne, » Le Professeur Zoom, jaune et noir, moqueur et malsain, troquait sa tenue pour du noir et du bleu au profit d'une personnalité plus impassible, ténébreuse et peu bavarde. De quoi ne pas laisser soupçonner un même homme sous le masque, à savoir moi. Je m'amusais comme un petit fou à émerger de failles spatio-temporelles pour venir titiller mon ennemi, et disparaître aussi vite que j'étais venu sans qu'il ne comprenne rien. « Enfin, j'ai un petit cadeau pour vous... » Je fouillai dans la poche intérieure de ma veste et me penchai pour venir poser sur la table une petite fiole remplie d'un liquide de couleur bleu. « Le Z-42. Un sérum capable de conférer à qui se l'injecte la rapidité d'un speedster pendant plusieurs heures.  Les dernières à vivre avant d'en mourir, pour tout dire. Un organisme qui n'est pas taillé pour recevoir la Force Véloce, ou du moins sa pâle copie, finit par imploser. Crise cardiaque, anémie fulgurante, AVCs, caillots sanguins, et j'en passe. Autant vous dire que ce n'est pas une mort très agréable, mais bien sûr, les gens qui le prendront n'ont pas besoin de le savoir... » Un sourire démoniaque s'étira sur mes lèvres. « Ce cadeau, je vous laisse le loisir de le reproduire à votre guise et de le distiller à travers tous vos réseaux de cartels de drogue aux quatre coins du pays. La nature humaine se chargera de rendre fou de pouvoir ceux qui le prendront... Cela continuera d'occuper la Ligue et de maintenir la pression, sans leur laisser le temps de se pencher sur autre chose que ces menaces récurrentes dont nous les affligeons. » L'avantage de la vitesse des speedsters, c'était bel et bien qu'elle surpassait n'importe quel autre méta-humain, même Superman. Il n'y avait pas plus rapide que la Force Véloce, même dénaturée et temporaire. De quoi créer un petit chaos bien sympathique. Car quand la Ligue était occupée, nous pouvions danser sans crainte de notre côté, et poursuivre nos avancées à son insu.
« Oh, et... inutile de chercher à en ôter les effets négatifs, c'est peine perdue, pour la simple et bonne raison que la Force Véloce n'est pas un composé chimique, mais une entité consciente. Ce sérum en reproduit les traits mais non la "volonté", » anticipai-je. Je savais mieux que quiconque à quel point un tel pouvoir pouvait donner envie. Mieux valait que Lex ne perde pas son temps à tenter d'acquérir ce qui ne pouvait l'être. C'était un peu comme vouloir posséder un anneau des Green Lantern. Ils ne répondaient qu'à ceux qu'ils avaient choisi, et nul autre. « Où en êtes-vous avec les kryptoniens ? Il nous faut nous assurer qu'ils seront neutralisés le moment fatidique. Ne craignez-vous pas qu'Il rassemble un contre-mouvement à votre candidature ? » Par Il, je parlais bien sûr du pionnier de tous les kryptoniens, Superman. Je me demandais s'il comptait toujours libérer Zod et sa clique de la Zone Fantôme.



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Come ride with me through the veins of History
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My dear Barry, you can't run away from me:
 
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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Lun 17 Avr - 20:38




Evil Genius
Eobard Thawne • Lex Luthor
Luthor observa avec une convoitise non dissimulée le sérum de super-vélocité que lui remit Wells. Lui même avait tenté de concevoir en secret un tel composé dans ses labos. A l'insu de Wells évidemment car Lex souhaitait ne pas dépendre de lui pour une telle puissance. Son ambition de créer un speedster à sa botte avait lamentablement échoué. Il y a 6 mois Luthor avait fait kidnapper des dizaines de clochards dans les rues de Gotham City. Ils n'avaient manqué à personne. La brigade criminelle du GCPD avait juste envoyé 2 inspecteurs, pas un de plus, pour mener l'enquête sur les étranges disparitions de sans-abris dans les rues. Luthor s'en était servit comme cobayes pour son programme de développement d'un surhomme à l'égal du Flash. Un étage entier des laboratoires secret de la Lexcorp avait été employé pour la recherche chimique d'un sérum d'accroissement de la vitesse à des niveaux surhumains. Luthor avait réunit des réchauds, des cuves, des barils métalliques, des vases à bec, des bouilloires, des filtres, des sacs de chaux, des pompes aspirantes, des tubes à essais, des agents caustiques en pagaille. Luthor avait employé du chloroforme, de l'ammoniaque, des sels de sulfate, de l'acide chlorhydrique, de l'anhydride acétique. Ses cobayes avaient suppliés. Ses sbires les avaient bien sanglés. Luthor leur avait fait des injections à base de caféine pour dilater leurs vaisseaux sanguins, pour garantir des résultats plus précis. Les expériences avaient été longues et laborieuses. Il avait perdu son temps jusqu'à la fournée test n°8. Il avait raté le filtrage et foiré le processus de son sérum. Il avait apprit. Il avait ajouté des étapes intermédiaires. La quantité idoine avait fini par obtenir la consistance voulue. Lex avait passé presque une semaine à vivre dans son labo. Il avait respiré les agents caustiques et développé des allergies. Les supplications douloureuses de ses sans-abris cobayes lui avaient tapés sur les nerfs. Il filtra, il manipula, il purifia, il raffina, il mélangea. 3 de ses cobayes vomirent et entrèrent en orbite après injection. Pas de super-vitesse dans l'organisme. Premier ratage. Lex ajouta de l'éther et bricola encore plus. Il dilua et fractionna, il prépara des seringues et des doses. Ses sbires l'aidèrent à maîtriser ses cobayes devenus fous. Ils sentaient mauvais. Ils puaient encore plus fort que son ammoniaque. Ses sbires firent des garrots et firent saillirent les veines des cobayes. 2 étaient parvenus à s'échapper et à s'enfuir en courant dans le labo. Les sbires les avaient ramenés manu militari pendant qu'ils hurlaient. Lex injecta ses doses. Ils se raidirent et tremblèrent. Lex examina leurs pupilles en train de se contracter. Elles se réduisirent à des trous d'épingles. Lex en libéra quelques un de leurs entraves juste pour voir. Ils firent preuve de super-vitesse moins de 30 secondes seulement. Ils titubèrent et vomirent violemment. L'un d'eux aspergea la veste de scientifique impeccable de Luthor. Ils se ramollirent et se zombifièrent. Ils tombèrent à plat sur le sol. Échec total. 3 millions de dollars investit en perte pour obtenir ça. Lex avait vu ROUGE. Il avait ordonné à ses sbires de coller une balle dans la tête à tous les cobayes. Le dernier encore en vie était assez lucide pour lui lancer :

« Un jour, tous les justiciers se ligueront contre toi pour t'anéantir. »

Lex passa de ROUGE à NOIR TOTAL. Il prit une seringue. Il mit dedans de la mort-aux-rats. Il ajouta de la strychnine. Il serra le garrot et comprima une veine du cobaye. Il enfonça l'aiguille et poussa le piston leeeentement. Le dernier cobaye tressauta et se débattit. Lex l'observa tousser de l'écume et du sang. Le dernier cobaye se sectionna la langue d'un coup de dent.

Au vu de tout ça, on comprenait pourquoi Luthor saisissait le sérum offert par Wells dans un geste si viscéral. La super-vélocité enfin à sa portée ! Son allié refroidit son enthousiasme en annonçant que ce n'était que temporaire et que rien ne pouvait permettre de dupliquer un tel pouvoir de manière permanente. Lex se retint de soupirer. Son acolyte l'interrogea ensuite à propos du problème kryptonien. Luthor tourna la tête tout en soufflant un nouveau rond de fumée avec son cigare cubain. Il fixa l'un des éléments décoratifs de sa pièce. Un encadré d'une photo découpée il y'a 8 ans dans les pages du Daily Planet. L'image la plus net qu'un photographe était parvenu à faire du héros de Metropolis. Luthor avait noté en bas de la photo de Superman, juste avant de la faire encadrer :

Némésis : est-ce moi qui t'a fait apparaître ? Ou est-ce toi qui m'a inventé ?

Luthor reporta son attention sur Wells. Il joua avec son briquet tout en lâchant un nouveau rond de fumée avec son cohiba.

« Je ne pense pas que Superman va s'opposer à ma candidature. Il tient trop à la légalité et la légitimité des pouvoirs publiques. Et je préfère lâcher les captifs de la zone fantôme au bon moment. Pour tout vous avouer Harrison. J'ai 3 armes spécifiques pour nous débarrasser du grand scout bleu, pour le mettre à mort, le jour où sa réputation sera définitivement brisé et sa popularité au plus bas dans l'opinion publique. Hélas l'une d'entre elle a disparut. Ce qui n'arrange pas nos affaires. »

Luthor saisit une télécommande sur la table. Il la pointa vers les écrans diffusant les chaînes d'info. Il appuya. Une vidéo récente se diffusa aussitôt. Images d'archives des caméras de sécurité de la Lexcorp.

On y voyait Lex dans un soubassement de la Lexcorp Tower. Un type tout en muscle enchaîné sur une chaise. Un monstre habillé avec un costume similaire à celui de Superman, montait la garde à côté. Lex lançait avec dédain au prisonnier :

« Wilcox mon bon, je pense sans risques d'erreur qu'on peut parler de toi comme d'un complice du crime organisé de Gotham City. En conséquence quelqu'un qui a besoin qu'on lui réapprenne les bonnes manières qui ont court dans notre société civilisé. »

Le Lex Luthor sur la vidéo porta l’œillet de la boutonnière de sa veste à son nez pour la sentir, il continua :

« Tu as accepté que mes sbires t'emmènent sans tapage, ce qui est a ton crédit. Tu n'as pas commencé à me baratiner sur l'air de tes droits , ce qui puisque tu n'en a plus, est un bon gage de ton intelligence. Wilcox, je vais te poser des questions sur les labos de Wayne Entreprise que tu as essayé de cambrioler. Et tu m'y répondras. Si je suis satisfait de tes réponses, ma créature ici présente ne bougera pas pour t'esquinter. Compris? »

Le prisonnier sur la vidéo bégaya, visiblement impressionné par le clone monstrueux de Superman. La chose le saisit à une main par le cou et le souleva en le secouant brutalement. Luthor continuait de sentir sa fleur. Il lâcha avec jovialité :

« Juste une petite admonestation pour te montrer de quoi ma créature est capable. Et maintenant à partir de cet instant, je m’accommoderai de ton insupportable bégaiement. »

Le prisonnier supplia. Le monstre lui tordit un bras lentement. Le type lutta pour ne pas crier. Luthor lui dit :

« Tu possèdes un seuil de déplaisir très élevé. Quel dommage que tu travailles pour le Pingouin et non pour moi. Et maintenant ne me supplie plus. Ou sinon mon monstre mettra ce seuil à l'épreuve. »

Le prisonnier lança des propos inintelligibles sous le coup de la frayeur. Luthor tapota l'épaule de la chose attifée en Superman, un peu comme on flatte l'encolure d'une bête de concours.

« Montre donc à notre ami mon opinion sur ceux qui me font perdre mon temps, à ne pas aller dans le vif du sujet. »


Luthor réappuya sur la télécommande et éteignit les écrans. Il bu une gorgée de scotch et reporta son attention sur Wells.

« Cette créature est impressionnante n'est-ce pas ? Il m'a fallut 3 ans pour parvenir à créer un double de Superman. Malheureusement la chose à disparue dans la nature. Je continu de la chercher, mais sans succès. Il ne me reste donc plus que 2 armes contre Superman et ses semblables venus des étoiles. Pour ce qui est des autres membres de la Justice League, j'ai conçut quelques projets pour leur pourrir la vie. Mais ils sont encore inaboutis. Vous comprendrez Harrison pourquoi je fonde tous mes espoirs sur les reliques que nous cherchons activement. Ainsi que sur cet androïde si particulier. »

Luthor joua à nouveau avec son briquet plaqué or. Il porta brièvement son attention à l'édition d'un journal posé sur son bureau. En gros titres sur 5 colonnes :

Lex Luthor promet d’œuvrer pour les populations laborieuses et silencieuses, victimes de l'hécatombe des surhommes.

« Nous contrôlons quelques cases clés de l'échiquier, et nos manœuvres pour ramper vers le roi ennemi pour le mettre échec et mat le moment venu, se déroulent plutôt bien. Mais il nous faut prévoir dès maintenant leur contre-attaque. Je pense qu'il est opportun qu'on s'informe mutuellement de nos idées pour si je puis dire : rendre la vie infernale aux membres de la Justice League. Comme je vous l'ai dis, j'en ai déjà quelques unes...»

Lex le malicieux fit un clin d'oeil à Wells, dans le style soyons-confidents-vous-êtes-mon-ami. Effet manqué, zéro pointé pour l'ami sincère.
 
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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Sam 13 Mai - 20:11

Lex & Eobard (Harrison)



L'oeil vif et diablement intéressé de Luthor de m'échappa en rien lorsque la fiole de Z-42 se retrouva à portée de son regard. J'en souris d'amusement. J'imaginais aisément la multitude de pensées qui devaient déjà fuser dans on brillant esprit, quant au meilleur moyen de faire usage de cette arme terrible. Je ne doutais pas qu'il mettrait cela à profit mieux que quiconque en cette planète. Je l'écoutai ensuite m'exposer son point de vue sur Superman et sur la Ligue de Justice. Lex était un stratège, un Napoléon du crime qui savait anticiper les réactions de ses ennemis. Tout comme moi, il aimait avoir plusieurs longueurs d'avance, comme tout bon joueur d'échecs. Son obsession pour l'Homme d'Acier faisait qu'il le connaissait mieux que quiconque, peut-être même mieux que le justicier kryptonien lui-même. Les subtilités de sa psychologie lui semblaient acquises, tout comme il en était de même pour moi concernant Barry Allen. Aussi lui fis-je confiance quant à ses certitudes sur le sujet. Je grimaçai lorsque le milliardaire dévoila la créature, sosie raté de Superman, sur le moniteur. Moche et idiot, tel était mon résumé de la chose.

« Très impressionnant en effet... Même s'il est un peu... bizarre, je pense que c'est le mot, » répondis-je, malicieux. Il n'avait peut-être pas encore été baptisé, mais dans mon présent, qui était leur futur, il était surnommé Bizarro par la majorité des gens. Néanmoins, je rentrai dans le coeur de son processeur de création, et était effectivement impressionné par les talents scientifiques de Luthor. Mon index caressa mon menton de manière pensive alors qu'il poursuivait son explication. Le fait qu'il ait "perdu" sa créature était pour le moins problématique. « Je vais voir ce que je peux faire pour vous aider à la retrouver... Il n'y a pas énormément d'endroits sur Terre en mesure de contenir une telle force de la nature dénuée d'intelligence, et donc si imprévisible, et tout à la fois en mesure de rester hors d'atteinte de vos espions. Cela demande donc autant de moyens matériels que de moyens humains... » méditai-je à haute voix. Je ne doutais pas que Lex avait des indicateurs partout, aussi aurait-il été de suite au courant du lieu dans la majorité des cas. Par élimination, peu de personnes au monde avaient la capacité de contenir Bizarro sans que cela ne se remarque, de un, et tout à la fois de se cacher de la mafia de Lex Luthor, de deux. Cela limiterait le champs de recherche. Avec ma vitesse, j'allais probablement pouvoir abattre le travail de ses hommes bien plus rapidement, chose sur laquelle il comptait je n'en doutais pas. Sa requête était sous-jacente et je l'acceptais, car ses intérêts et les miens convergeaient toujours. Je programmai dans ma tête une visite éclair dans ma Chambre du Temps personnelle, afin de voir ce que la base de données de mon époque pouvait m'apprendre de plus sur les agissements de Bizarro. « Ces reliques sont sans nul doute dans le collimateur de bien des gens. Il faudra mettre toutes nos ressources dessus, car la Ligue ne se privera pas de le faire de son côté. C'est une course contre la montre qui se prépare. » Encore un sourire de ma part. Dès qu'il s'agissait de course, je n'étais pas le dernier sur le sujet. C'était pour ainsi dire le crédo de mon existence que de courir, de surpasser, de doubler, mes alliés comme mes adversaires.

Bien sûr, Luthor cessa bientôt de tourner autour du pot. Sa démarche m'était apparue plutôt nettement dès l'instant où il avait décidé de me montrer sa petite vidéo, en plus de m'informer de son avancée dans la corruption de nos élites. Bien sûr il pouvait mentir, mais j'en savais assez de mon côté pour déterminer que ce n'était pas le cas ici. Je le fixai longuement d'abord sans rien dire. Je n'étais pas dupe au point de pouvoir placer ma confiance dans l'homme qui, dans ma réalité, avait la renommée du plus grand requin de tous les temps longtemps après sa mort. Trahir était comme respirer pour lui, seuls comptaient ses intérêts et ses ambitions, ce que je pouvais comprendre car j'avais la même logique. A vrai dire, mon silence fut dû à mon calcul maintes fois fait, mais si sensible que je ne pouvais m'empêcher de le refaire en cet instant. Il y avait un moment que j'attendais que Luthor me demande plus que ce que nous partagions superficiellement jusqu'à maintenant. J'avais préparé plusieurs réactions, plusieurs réponses possibles. Un non pur et simple était la solution de facilité, pour ne prendre aucun risque, ne pas devoir le surveiller doublement lui en plus de nos ennemis. Il gardait ses secrets je gardais les miens. Mais les choses étaient plus complexes, et mon objectif majeur nécessitait d'intenses réflexions dans bien des domaines. Je me levai du canapé pour faire quelques pas dans la pièces. J'allai jeter un oeil aux articles de presse mis sous verre sur les étagères et autres murs décorés avec un luxe presque trop avéré.
« Vous me placez dans une situation délicate, Lex, » déclarai-je en me penchant devant un objet d'art antique. « Je suis d'accord avec vous : nous devons anticiper leur contre-attaque. Le seul problème, c'est que malgré tout votre génie, et tout le mien, nous gagnons des batailles mais nous perdons la guerre. Alors, je pourrais vous expliquer certaines choses pour renforcer notre partenariat, pourquoi je vous affirme cela de maière si catégorique, mais je pense que des images valent mieux qu'un long discours. » Ainsi, sans crier gare, j'activai ma fameuse chevalière pour en sortir mon uniforme jaune et noir, dans lequel je bondis en un éclair. Je ne laissai pas le temps à mon interlocuteur de comprendre ce qui lui arriva, que je l'attrapai avec moi pour l'embarquer à toute vitesse dans une course folle. En quelques dizaines de mètres le portail dimensionnel apparut selon mes souhaits, et je nous fis passer à travers. Je lâchai le col de Lex juste avant que dans notre élan nous n'atteignîmes le bord du toit sur lequel la brèche nous avait menés. Piccadily Circus. Londres. Dans un futur plus ou moins proche. Un passé très lointain pour moi en revanche.

Spoiler:
 

En bas, la foule de citoyens britanniques était arrêtée dans ses emplettes, scrutant tous les écrans de la place qui relayaient une information en direct ô combien terrifiante. On pouvait lire sur le bandeau en bas : Superman assassine Lex Luthor. Cela faisait écho aux images grand écran où, à Metropolis, l'Homme d'Acier rejetait le corps inerte de Luthor comme un vulgaire fétu de paille, après lui avoir brisé la nuque d'une seule main. Ce Superman-là, cet ange devenu démon, sans remords, rongé de colère et de chagrin, était la création de Lex. « Oui je sais, ça aurait pu être vraiment magnifique si cela avait été notre blason sur ces écussons, » me lamentai-je, accoudé sur mon genoux posé sur le rebord, observant les soldats cagoulés qui arboraient le "S" kryptonien. Je lâchai un soupir volontairement exagéré. Je terminai de compter les secondes dans mon esprit, le compteur à ne pas dépasser pour ne pas alerter le Fantôme du Temps et risquer de le voir me pourchasser de nouveau jusqu'à absorber mon âme et ma vie. Pour cette raison, je ne nous laissai pas nous éterniser face à ce spectacle, repris Lex, et disparus avec lui comme nous fûmes venus.

Réapparaissant dans son bureau par une nouvelle brèche, je le laissai tomber directement dans son canapé à la place où il s'était trouvé quelques dizaines de secondes avant. Précaution pour éviter qu'il ne s'écroule après ce choc ultra-rapide. Bien que sous couvert de mon enveloppe de Force Véloce pour ne pas se désintégrer sur place, les gens dont le métabolisme n'était pas adapté à cette énergie et cette vitesse étaient forcément chamboulés par ce genre de "voyage". Ca n'avait duré au final qu'une minute maximum, comme si nous n'avions même pas quitté les lieux. La brèche refermée après notre passage, je laissai le temps au milliardaire de comprendre ce qu'il venait de vivre, ce qu'il venait de voir, et de reprendre ses esprits. Une chance qu'il soit chauve, il ne pouvait donc pas en être vraiment décoiffé. Seule sa perruque était tombée à terre avant même notre passage dans la brèche sous l'élan brusque initial. Je me baissai pour la ramasser, l'époussetai et la lui tendis poliment.
Je terminai ensuite de boutonner mes manches, ayant remis mon costume élégant à peine Lex lâché sur le canapé. Autant d'agissements invisibles à l'oeil nu, ce qui m'amusait grandement. Avec mon air faussement innocent, je m'adressai enfin à lui, comme si je réalisais seulement maintenant quel effet ça pouvait avoir eu sur sa conscience. « Oh, n'ayez crainte, la nausée finira par passer, je travaille encore sur un système permettant de limiter les effets secondaires sur un passager, » l'informai-je. « Quant à apprendre sa propre mort, on finit par s'y habituer. » Voyant son expression particulière, je m'approchai et me penchai vers lui, définitivement plus capable de masquer mon amusement. « Vous avez vos créatures et vos complots, et j'ai les miens. Mais n'est-ce pas merveilleux ? Désormais, vous êtes fixé ! Oui, il est possible de faire de l'homme le plus droit et le plus moral du monde, un vulgaire assassin tyrannique, et oui, Superman finira par mourir, car de tout ce que j'ai pu voir de ce futur à diverses étapes, il n'existe plus dans moins de cent ans. Mais non, vous ne serez donc plus là pour savourer sa chute et en tirer véritablement profit, » résumai-je après avoir énuméré ces faits sur les doigts de ma main avec malice. Je me relevai, et fis quelques pas sans but dans la pièce, plongeant les mains dans les poches de mon costumes anglais. « Vous gagnez sans gagner, et rassurez-vous, c'est mon cas aussi. Je brise la vie de Flash, et en paie le prix fatidique de la même manière, » fis-je avec lassitude. « Pourquoi je vous ai dévoilé tout cela, vous direz-vous ? Je pense que vous avez cerné de quoi il retourne dans votre brillante cervelle, mon cher Lex. Je connais le futur, tel qu'il s'avère avoir été mon passé aussi sûrement que je l'ai appris dans des livres d'Histoire et dans les archives numériques innombrables qui existeront plus tard sur le sujet. J'ai visité ces événements, j'ai voulu les changer, sans que jamais l'issue de ma vie ne change malgré cela, à cause de Flash et de ses alliés speedsters. Aussi m'est-il apparu une nouvelle évidence, à savoir que pour changer cet avenir, je me dois de ne pas changer seulement le mien, mais celui de personnes influentes sur le destin du monde. Et je vois déjà à votre regard à quel point je viens de réussir, » ricanai-je. Je jubilai. Je savais qu'avec ces informations, Lex allait revoir une bonne partie de sa façon d'appréhender le problème Superman, le problème Ligue de Justice, qu'il allait redoubler d'effort pour changer sa destinée, et la perfectionner.
Il allait réarranger son propre futur, et cela jouerait en ma faveur. Je savais déjà que ce dernier avait déjà changé grandement depuis quelques secondes, j'allais juste devoir continuer à forcer les choses. C'était un pari risqué, mais devant l'échec de mes précédents essais, je me devais d'innover. « Vous vouliez connaître mes idées pour renforcer notre petit partenariat ? Mon idée, c'est que vous et moi sommes partis pour être les meilleurs amis du monde pour les temps à venir... » Un grain de folie dans le regard. Un sourire sournois. De génie du mal à génie du mal, n'étions-nous pas déjà entre amis après tout ? Ô, ironie sincère.

Hors-jeu:
 



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-Possède une armure de combat high-tec, capable de contrer Superman en duel


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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Lun 15 Mai - 19:47




Evil Genius
Eobard Thawne • Lex Luthor
Luthor leva un œil dubitatif lorsque son acolyte lui asséna avec certitude qu'ils avaient déjà perdu leur conflit face à la Justice League. Tout dans la posture, la voix et l'attitude de Wells indiquait qu'il pensait réellement ce qu'il disait, non pas par fantaisie, mais de façon tout à fait rationnelle. Et sans égards, il entraîna Luthor dans une débauche de vitesse dont il devait avoir le secret, au point de percer le temps. Le simple humain qu'était Luthor, n'était pas habitué à une telle épreuve. Son organisme fit abstraction de tout bruit extérieur, il entendit l'air produire le propre bruit de sa respiration. Il sentit le sol tournoyer sous ses pieds. Son pouls battait fort et le reliait à Zoom. Sa vision s'élargit, ses yeux larmoyèrent. Il perçut alors cette vision du futur. Sa propre chute face à l'alien. Son corps devenu cadavre. Le triomphe du surhomme sur lui. La victoire sans partage de Superman. Zoom lui épargna trop longtemps cette vision horrifique. Il le ramena aussi vite au point de départ. Lex haleta et reprit son souffle, affalé et vulnérable dans son fauteuil, à jeter un œil noir à Wells. Il connaissait ses talents de speedster, il ignorait encore il y a une minute que son pouvoir lui permettait de franchir l'espace-temps. Cela remettait en cause totalement la façon dont il avait perçut cet individu. Tempête sous un crâne. Lex était si concentré dans ses pensées, à passer en revue les incidences de cette situation inattendue, qu'il ne se formalisa pas pour sa perruque tombé piteusement et rendue par Harrison. Un crime de lèse-majesté qui aurait été sanctionné brutalement pour n'importe quel employé de la Lexcorp. Encore sous le choc le milliardaire médita les paroles de Wells. La mort ? Oui un combat déjà perdu d'avance pour chacun. Même si tout le monde vivait dans le déni et ne s'imaginait jamais mourir avant que ne survienne le dépérissement du corps dans la vieillesse. Wells lui fit part de son ambition. Changer le cour de l'histoire. Rien que ça. Lex se demandait jusqu'à quel point il avait remonté le cour du temps, et effrayé par la réponse que Zoom risquait de lui donner, il préféra ne pas poser la question. Lex se leva en chancelant et se dirigea vers une des étagères de bibliothèque.

« Je vous crois sur parole après la petite démonstration que vous m'avez infligé. J'ai lu assez d'ouvrage sur la physique quantique pour percevoir que vous maîtrisez le sujet mieux que ne l'aurait fait Einstein. Mais je soupçonne que nous n'avons pas vu une réalité à venir, mais une parmi tant d'autres. Et c'est pour ça que vous m'associez à tout ceci. Pour éviter de voir les futurs qui consacrent votre échec face à Flash, devenirs un seul horizon indépassable. »

Luthor passa en revue une série d'ouvrages : physique quantique. Les possibles du futur ne sont pas des probabilités mathématiques, mais des perceptions humaines du à des choix humains. Lex se demanda si Zoom n'avait pas atteint sans le savoir ce stade qui faisait de lui un « observateur quantique ». Selon les théoriciens, il existe quelque part dans l'avenir, un futur Luthor qui aurait existé si le même Luthor n'avait pas prit les mêmes décisions. En un seul choix le futur Luthor qui périt de la main de Superman cesse d'exister pour devenir le Luthor qui abat Superman de sa propre main. Luthor eut tout à coup un éclair de lucidité. Il jeta un regard à la fois amusé et stupéfait à Wells. Peut-être qu'Harrison ne le savait pas lui même. Mais son ambition absolue n'était pas de vaincre Flash dans cette époque et les différents futurs. Mais de changer la réalité quantique, de la fractionner en une infinitée de possibilités dont il serait lui même le nexus. De ne créer que des passés, des présents et des futurs, dans lesquels à travers chaque infinitée de chaque ligne temporelle, il soit celui qui gagne contre Flash et non l'inverse. Il voulait recréer éternellement en boucle sa victoire contre son ennemi juré, comme pour marquer son ascendant. Lex ne put s'empêcher de persifler :

« Harrison mon ami, n'avez vous jamais songé qu'ironiquement vous êtes l'être le plus puissant à exister en terme de temporalité universelle, plutôt que de puissance cosmique comme Darkseid. Mais que quelque soit l'époque visité, vous ne pourrez jamais la changer de façon irrévocable ? Parce que le hasard ou le destin ne vous permet pas d'exister pour vaincre votre Némésis, mais juste de l'affronter jusqu'à votre propre défaite éternellement ? »

Luthor tourna la tête pour observer la première photo de Superman par le Daily Planet, qu'il avait encadré au mur. Il relut ce qu'il avait annoté à la main : « Némésis : Est-ce moi qui t'ai fait apparaître ou est-ce toi qui m'a inventé ? » Luthor posa sa main dessus. Il commenta :

« Nous avons quelque chose en commun Harrison j'en ai peur, nous ne vivons plus désormais que pour la chute de notre bête noire. Combien existent-ils de futurs ? Arrivons nous seulement à les vaincre au moins une seule fois ? Mais surtout, qu'est-ce que nous ferions si ça arrivait ? »  
Fiche codée par NyxBanana





Age of Luthor
Eobard Thawne • Lex Luthor
20 Janvier 2026

En 2017 Lex Luthor avait échoué aux élections présidentielles face à Amelia Carter. Cette garce avait été réélu avec succès pour un second mandat en 2021. Luthor avait attendu son heure. Il avait retenté sa chance et avait obtenu la consécration en novembre 2025. Enfin élu président. Le début de l'ère Luthor. Son investiture allait être une journée historique. Il avait commencé son discours au capitole par :

« Nous avons enduré une longue nuit de l'esprit américain. Mais au moment où nos yeux perçoivent les premiers rayons de l'aube, ne maudissons pas les vestiges des ténèbres. Recevons la lumière. »

Dans moins de 24h, la presse allait l'accuser d'avoir plagié un discours fameux de l'ancien procureur Harvey Dent. Harrison Wells avait eut droit à une loge pour écouter son discours. Privilège d'un partenaire de longue date de Luthor. Wells avait reçu un laissez-passer pour accéder au parcours du défilé. Il avait reçu des entrées pour 6 bals différents organisés pour la soirée d'Investiture. Le nouveau président se gorgeait d'applaudissement. Il exultait : le pouvoir ENFIN !!! Black Adam assis à côté de zoom lui avait commenté : C'est un personnage falot, à moi de contourner son manque d'enthousiasme pour la cause de Kahndaq.

Il y avait du monde pour écouter le discours. Voilà Perry White, épuisé et à bout. Luthor comptait faire fermer le Daily Planet. Voilà Amelia Carter la présidente sortante qui fait la tronche. Elle aurait préféré crever que de voir Lex lui succéder. Voilà James Gordon. Il n'a pas su rester à la retraite, il a été élu maire de Gotham City. On murmure qu'il se présentera au sénat dans 2 ans pour contrer Luthor. Le nouveau maître du pays conclua son discours par :

« Américaines, Américains ! Au nom d'Abraham Lincoln, d'Ulysse Grant, de Franklin Roosevelt et des générations passées qui ont fait d'elle une nation, l'Amérique par ma voix, ordonne à ses enfants de se rallier à son drapeau et de se battre contre les méta-humains ! »

Acclamations. Le public se leva pour l'ovationner. Black Adam mima des ronflements. Un sénateur assis non loin le foudroya du regard. Quelques démocrates égarés applaudirent timidement. Hé bande d'abrutis ! Vous ne le savez pas mais c'est la Lexcorp qui a truqué les élections pour faire gagner le candidat républicain !

Les membres de l'Injustice League firent la tournée des bals. Washington n'était que limousines et monuments illuminés. Feux d'artifice partout. Des opposants portant des pancartes avec le « S » de Superman s'immiscèrent dans le flot de voitures. Il y eut une manifestation qui tourna à l'émeute près du Lincoln Monument. Orm Marius partagea sa limousine avec quelques pontes du parti républicain et Harrison Wells. Il lui confia à propos de Luthor : C'est un personnage falot, maintenant que je suis roi d'Atlantis, à moi de contourner son manque d'enthousiasme pour mon peuple.  
Fiche codée par NyxBanana





Au revoir en silence
Eobard Thawne • Lex Luthor
20 Janvier 2026

Journal intime de Lex Luthor

La volonté de me souvenir. Rêves de fièvres, bien des années ont passé depuis mon échec face à Amelia Carter aux élections de 2017. J'aurais peut-être pu me présenter aux autres si Loïs Lane n'avait pas provoqué la chute de la Lexcorp en 2018 avec sa série d'articles. Le « Lexcorpgate » qu'ils ont appelé ça. Je suis vieux aujourd'hui. Un homme d'affaire déchu et presque ruiné qui se remet d'une attaque cardiaque. Mes aveux presque terminés et insuffisants. Je vis à Kahndaq depuis 8 ans en exil, pour échapper à la justice américaine. Black Adam m'a prit en pitié et m'a accordé l'asile politique. Toujours des contacts à Metropolis, ici et là. Nombreux post scriptum : Général Zod, mort pour de bon, tué par Green Lantern cette fois-ci, surprenant. Ra's Al Ghul, tué par sa propre fille, Talia s'en mangeait une sévère pour la direction de la Ligue. Harvey Dent, enfin guéri par les psychiatres. Chirurgie réparatrice du visage en plus. Il a fait une rechute, il s'est brûlé la moitié de son nouveau visage. De retour à Arkham pour de bon cette fois. Bane, disparu sans laisser de trace. Une rumeur qui court : il est reparti dans l'île d'Amérique du sud qui l'a vu naître. Orm Marius, emprisonné à vie par Aquaman, il a encore tenté de le détrôner. En vain. Harrison Wells, disparu sans laisser de trace. Il me manque, d'une certaine manière. Thomas Merlyn, le battant perpétuel. Il continu à pourrir la vie à Oliver Queen. Thaal Sinestro, il s'est lassé de la terre. Il est repartit dans le cosmos. Kyle Rayner, le salopard que j'avais payé pour faire mon portrait officiel. Il n'a pas perdu son temps. Une société de dessin : « Kyle le roi du crayon ». Son entreprise à prit de l'expansion, ce sale con à déjà 38 employés. Martian Manhunter, a fondé sa propre League après que la Justice League se soit dissoute, estimant le monde définitivement en paix. Diana Prince, nouvelle reine de Themyscira pendant exactement 1 mois, 2 semaines et 4 jours. A abandonné la couronne pour aller épouser un humain. Scandale chez les Amazones. Bruce Wayne, encore plus riche. Le salopard a racheté les reliquats de la Lexcorp après la chute de ma société. Loïs Lane : directrice et rédactrice en chef du Daily Planet. Elle a sa propre page Wikipedia maintenant : la femme qui a fait tomber le grand Luthor.

Moi : vieux cheval de bataille, vieux sage, savant péremptoire à mes moments perdus. Le vieux Lex, toujours partant pour une rétrospective. Un Leitmotiv : c'était des hommes à l'époque.

Et Superman.

Je ne sais pas ce qu'il est devenu, j'ai toujours refusé de le savoir. Je l'ai éliminé de ma vie dans mon exil. Toujours avec moi, cette photo de lui du Daily Planet, que je tiens serré, sans âge. Je n'ai jamais revu aucune autre photo de Superman depuis ma chute. Le moindre documentaire sur lui, la moindre ligne écrite sur lui, écartés d'office. Dans mes rêves il est là. J'ai envie de le revoir. Le poids de mes obsessions m'y oblige. Avant de mourir je veux prendre l'avion et retourner une toute dernière fois à Metropolis. Je retrouverai Superman. Je lui dirai :

Dis-moi tout.
Dis-moi n'importe quoi.
Abolis tout ce temps qui nous a séparés.
Tu as toujours été ma Némésis au milieu des dangers.
 
Fiche codée par NyxBanana





Quand vous ne serez plus là
Eobard Thawne • Lex Luthor
20 Janvier 2026

En 2017 Luthor avait été élu à la Maison Blanche. Il avait supplanté Amelia Carter, sans même avoir eut besoin de truquer les élections. Il s'était révélé comme le plus controversé des présidents de l'histoire du pays. Une réforme bancaire et économique qui lui avait valu l'étonnement des experts. Luthor était parvenu à doubler le niveau de vie des américains à la fin de son premier mandat. A son second mandat, il avait obtenu le prix Nobel de la paix. Luthor avait été classé n°64 dans la liste des 100 personnes les plus influentes de l'histoire humaine. Juste devant Machiavel, mais très très très loin derrière Superman. De quoi faire fulminer Luthor. Dès les premiers mois de son règne, il avait déclaré la guerre à la Justice League. Il avait fait traquer Batman par le FBI, il avait convoqué Superman devant la Cour Suprême, il avait fait expulser Wonder Woman du territoire américain. En vain. Injustice League contre Justice League. Match nul. Et puis… Brainiac avait débarqué en décembre 2025. A la toute fin du règne de Luthor, vu qu'il ne pouvait pas se présenter une 3ème fois selon la loi. Après les invasions avortés de Zod et Darkseid, personne n'avait imaginé qu'il pouvait survenir pire encore. Brainiac avait rayé de la carte Las Vegas et Denver. Luthor avait envoyé l'armée sans succès. Brainiac avait atomisé la Nouvelle-Orléans et Miami. Luthor avait envoyé l'Injustice League au grand complet contre lui. Echec total. Brainiac avait annihilé Chicago et Gotham City, il n'avait pas laissé une pierre l'une sur l'autre dans aucun bâtiment. La Justice League avait tenté une résistance de la dernière chance. Echec total. Brainiac se dirigeait maintenant vers Metropolis. Luthor horrifié, ne voulait pas voir anéantir SA ville. Il fit l'impensable, il tendit la main à Superman. Le kryptonien ne voulait pas voir anéantir SA ville. Il fit l'impensable, il tendit la main à Luthor. Assaut total, au bord de l'anéantissement et de l'abîme. Brainiac se prit en pleine figure la Justice League ET l'Injustice League en même temps. Superman lutta côte à côte avec Luthor dans son armure. Ils portèrent le coup de grâce à l'engeance. Superman s'en sortit plutôt bien avec son invulnérabilité. Luthor plutôt moins.

Son armure fut insuffisante contre la puissance de Brainiac. Il fut touché à la jambe et au flanc. Son épaule fut salement heurté. Déchirure à la poitrine. Son bras gauche s'arracha d'une articulation. Hôpital de Metropolis, Luthor n'était plus que l'ombre de lui-même. Il avait survécu à un choc intense et à la perte de la moitié de son sang. Lex s'était retrouvé avec des tubes dans les bras et des attelles aux doigts. Sa poitrine était suturé de 300 points. Il communiquait avec les infirmiers par signes de tête. Loïs Lane était venu l'interviewer sur son lit de convalescence. Exploit suprême : Luthor avait libéré un de ses bras plâtré d'une gouttière de traction et lui avait fait un doigt d'honneur. Le jour de son départ de l'hôpital, le 20 janvier 2026, la voiture affrété sur le parking pour Luthor, ressemblait à une ambulance. Assis sur la banquette arrière, il se trimballait tout un appareillage orthopédique sur les jambes, la tête suturée, plus d'éclisses aux mains. Il aperçut Superman derrière la vitre baissé et sourit. Il tendit sa main par la fenêtre du véhicule pour s'emparer de celle de Superman. Lex lui serra très fort la main et grimaça de douleurs. Il tendit sa main à nouveau et toucha le visage du kryptonien. Il lui dit :

« Némésis, est-ce moi qui t'ai fait apparaître ? Ou est-ce toi qui m'a inventé ? »  
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Destination Morgue
Eobard Thawne • Lex Luthor
20 Janvier 2026

Lex Luthor était parvenu à l'emporter contre Amelia Carter aux élections de 2017. Il avait du les truquer pour gagner. Il n'était resté au pouvoir qu'un an. Contraint à la démission après une procédure d'Impeachment de la part du congrès. Son vice-président Lamont Cranston lui avait succédé à la tête du pays. Lex était tombé suite aux articles de Clark Kent. Ironie de l'histoire. Superman n'était jamais parvenu à vaincre le puissant Luthor. Un simple petit journaliste anonyme originaire du Kansas y était parvenu. On avait appelé ça le « Lexcorpgate ». Révélations de toutes les malversations de Luthor : corruption, collusion, chantage, vol de brevets, infractions à toutes les législations commerciales, activités criminelles, meurtres, expériences en laboratoires sur sujets humains. Du jour au lendemain l'action de la Lexcorp passa de 300 à 0 dollars. Lex fut interné au pénitencier de Slauson. Condamné à la peine de mort pour crime contre l'humanité. Mais il ne finit pas dans la chambre à gaz. Il fut gracié par le président Lamont Cranston. Cette rumeur qui court. C'est Superman qui a eut pitié de lui et a convaincu le président de lui accorder sa grâce. Lex fut condamné à l'internement à vie, puis libéré pour raison médicale. Il avait un cancer. Il fut assigné en résidence surveillée. Autorisé à continuer ses travaux d'érudition sur la civilisation kryptonienne. Superman lui avait offert les données de la Forteresse de Solitude. Le soir du 20 Janvier, Luthor demanda à rencontrer Superman une toute dernière fois.

(Musique d'ambiance)

La résidence surveillée de Lex était désœuvré. Un vulgaire appart minable et vétuste situé au dessus d'un magasin de spiritueux. Des fuites de sciures et de fréons partout. Lex avait placé des gamelles pour chien pour les récolter. On avait du mal à croire que dans une autre vie il avait été milliardaire. Luthor était en fauteuil roulant. Une perfusion au bras. Il était plus maigre qu'un phtisique, on aurait dit qu'il sortait d'un camp de concentration. Il devait faire dans les 40 kilos. Il avait du chancre plein la bouche. Il tendit une main faible vers Superman. Il lui dit :

« Finalement ce cancer a eut ma peau. Il provient des radiations de la kryptonite. Sur toi, ça te détruit à la seconde. Sur un humain c'est aussi inoffensif que les radiations d'un flash de radio médical. Mais si un humain s'y expose tous les jours, ça finit par avoir des effets. J'ai trop côtoyé la kryptonite rouge quand j'ai été élu président. Si j'en étais resté à la kryptonite verte. Je n'aurais été atteint qu'à l'âge de 70 ans. Mais celle-ci a accéléré mon état. Même si mon destin avait été différent, comme j'ai toujours côtoyé la Kryptonite par le passé, dans tous les cas j'aurai finis ainsi. Que ce soit à 50, à 60, à 70 ou à 80 ans. Dans tous les futurs possibles, la kryptonite va me tuer. Elle a toujours été mon obsession et ma meilleure arme contre toi. Ironique non ? C'est à cause d'elle que je suis devenu chauve précocement comme n'importe quel cancéreux. Je ne l'ai jamais découvert jusqu'à maintenant parce que les radiations étaient extraterrestres. Je ne m'en suis rendu compte que trop tard. Même si j'avais réussit, même si je n'avais pas été destitué de la présidence, même si je t'avais vaincu. Dans tous les cas j'aurais finis ainsi. On échappe pas à ses propres démons. Même en s'efforçant de changer son passé ou son futur. C'est ce qu'Harrison Wells ne comprenait pas en affrontant Flash à travers le temps. Il a toujours échoué, pour la simple raison que tout comme moi, il était loyal au cauchemar de son choix. »

Lex toussa et cracha du sang.

« Mais je ne t'ai pas fait venir pour ça. J'ai trouvé un recueil de pensée dans la mémoire universelle des archives de Krypton. Je l'ai mise sur papier pour toi»

Lex d'une main encore plus faible, tendit à Superman une grosse enveloppe en papier kraft, sur laquelle il avait annoté : Jor-El.

« Il a un message pour toi. Il dit que notre passage ici-bas n'est pas éternel. Et qu'un jour, toi et lui. Vous vous rencontrerez. »  
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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Dim 18 Juin - 18:45

Lex & Eobard (Harrison)



« Je savais que vous comprendriez vite. Effectivement, il s'agit d'une réalité potentielle, qui existe en même temps que nous parlons en cet instant. Elle, et des millions d'autres, » dis-je avec nonchalance. Je devais avouer que cela était agréable de pouvoir enfin parler de ces choses complexes et secrètes avec quelqu'un d'autre que moi-même. Attendant sa réaction, je poursuivis mes quelques pas à travers la pièce, mains dans les poches. « Harrison mon ami, n'avez vous jamais songé qu'ironiquement vous êtes l'être le plus puissant à exister en terme de temporalité universelle, plutôt que de puissance cosmique comme Darkseid. » Oh que si j'y avais songé. Le travers mégalomaniaque semblait toucher la plupart des esprits supérieurs, club dont j'estimais faire partie. « Mais que quelque soit l'époque visité, vous ne pourrez jamais la changer de façon irrévocable ? Parce que le hasard ou le destin ne vous permet pas d'exister pour vaincre votre Némésis, mais juste de l'affronter jusqu'à votre propre défaite éternellement ? » Je m'arrêtai pour lui faire face. Un petit sourire s'afficha sur mes lèvres. Il comprenait vite. C'était très bien. Mais il y avait bien trop de paramètres et de savoirs qu'il ignorait pour pouvoir appréhender les choses dans leur ensemble, ce que je ne pouvais lui reprocher. S'il avait su toutes les vies que j'avais déjà menées, dans tant de réalités différentes. S'il savait que la théorie du nexus qui devait probablement traverser son brillant cerveau n'était autre que ce que ce que, dans le jargon de la Force Véloce, nous nommions un paradoxe. Une théorie extrêmement complexe et difficilement réalisable, mais dont je me rapprochais plus que quiconque. Dans un futur très proche, j'allais enfin réaliser l'impensable. Et contrairement à ce que pensait Luthor, il ne s'agissait pas de "juste" devenir un nexus. Je voyais bien plus grand que cela.

« Eternellement ? Oh non, techniquement , ce n'est supposé durer que mille ans jour pour jour. Mais qu'est-ce que mille ans quand on voyage dans le temps ? » souris-je. Je faisais référence à la malédiction de la Flamme Bleue de mon ancêtre, Malcolm, et du millénaire de rivalité entre les Thawne et les Allen qui en découlait. Que cela concerne les générations ou non, toute rivalité devait cesser dans mille ans. Chose que Lex ne pouvait absolument pas savoir - d'autant plus que cette malédiction n'était pas encore prononcée dans ce présent-ci - et que je me garderais bien de lui préciser. Ca m'amusait juste de balancer des informations non expliquées de temps en temps, afin d'entretenir un soupçon d'intrigue sur mon identité et les enjeux qui gravitaient autour. « L'univers fonctionne ainsi, Lex. Pour toute chose existe son opposé. Pourquoi croyez-vous que l'un de mes surnoms se trouve être "Reverse-Flash" ? Il y a bien longtemps que je suis au fait de cette prison conceptuelle qui nous lie à nos ennemis, » fis-je remarquer d'un air plus amusé encore. Oui, j'avais pris mon rôle d'opposition très à coeur depuis ce jour tragique où j'avais réalisé que je ne deviendrais pas un héros à l'image de Flash, que j'idolatrais, mais que j'étais destiné à devenir son ennemi à jamais. Je m'en étais accommodé. Mais si c'était là un rôle que je ne pouvais probablement pas fuir, rien ne m'empêchait en revanche, de le surpasser. De reléguer ce rôle à un rôle secondaire, derrière des ambitions plus déterminantes. D'où l'importance de l'évolution de simple Reverse-Flash, conceptualisé sur l'opposition, à Professeur Zoom, aux objectifs transcendants.

« Nous avons quelque chose en commun Harrison j'en ai peur, nous ne vivons plus désormais que pour la chute de notre bête noire. Combien existent-ils de futurs ? Arrivons nous seulement à les vaincre au moins une seule fois ? Mais surtout, qu'est-ce que nous ferions si ça arrivait ? » « Il y a bien des réalités où nous parvenons à détruire nos Némésis...  Mais ces réalités ne sont pas pour autant très agréables à vivre. Le problème vient souvent des autres "rapaces" qui, en voyant les lions abattus, sortent de leurs tanières pour venir dévorer notre travail à notre place... et ruiner le monde que nous souhaitons bâtir. Il semble que nous brisions à chaque fois un équilibre. Et cela vaut dans l'autre sens, lorsqu'ils nous tuent, ce qui est assez amusant. Dans tous les cas, gagner et perdre sont des notions relatives au regard de l'univers et de forces qui nous dépassent. Nous ne perdons jamais vraiment que temporairement, de la même manière qu'ils ne nous vainquent jamais que temporairement. Nous tuons un de leurs proches ? Ils nous mettent en prison. Nous sortons de prison, nous tuons un autre des leurs, et ainsi de suite. Sur un temps suffisamment long on se rend compte qu'ils ne gagnent jamais vraiment. Après tout, la paix n'est qu'une éclaircie entre deux nuages, et la guerre qu'un nuage entre deux rayons de soleil. » A croire que j'étais d'humeur poète et métaphorique. Il était vrai néanmoins que les réalités où nos Némésis périssaient souffraient généralement très vite de menaces de grande ampleur venant réduire à néant nos efforts d'un monde à notre image. Brainiac, Darkseid, ou même les guerres entre Atlantes et Amazones, entre Amazones et Kahndaq, et j'en passais.

« Quant à savoir ce que nous ferions si cela arrivait... Il est possible que nous nous ennuyions les premiers temps, je dois bien l'avouer. Souvent le voyage est plus amusant que la destination. J'imagine qu'il nous faudra trouver des activités à la hauteur de nos ambitions. Pour ma part, j'ai déjà prévu de quoi m'occuper. J'imagine que vous aussi, du moins je l'espère. Je serais peiné pour vous si vous vous retrouviez à déprimer sans votre titan à cape rouge. » J'accompagnai mes paroles d'un léger signe de tête vers l'image encadrée sur laquelle il venait de poser sa main, avec une nostalgie presque palpable. La photo de Superman, bien sûr. Si le Joker refusait de tuer Batman pour ne pas perdre son jouet préféré, ce n'était pas mon cas. Ce n'était pas que je ne voulais pas tuer Barry, c'était simplement que pour le moment, je ne pouvais pas. Si je le tuais, je cessais d'exister. Si je tuais Iris, je mourais de la main de Barry. J'avais déjà tenté les deux, je parlais en connaissance de cause. Une chance que dans mon génie, j'avais tout de même prévu comment revenir, par un habile jeu temporel. A chacune de ces tentatives, à chacune de ces expéditions, j'avais amassé toujours plus de connaissances sur la Force Véloce, alors même que Flash et tous les autres demeuraient superficiels dans son usage. Et je ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin. « Vous voulez que je vous dise ? Je trouve cela tellement excitant. Pour la première fois, je vais ressentir dans quelques temps ce que cela fait que d'être surpris par des événements. Entre nous, cela fait des années que cela ne m'est pas arrivé, et j'ai bon espoir que cela joue pour nous deux. » Dans ma ligne temporelle, Lex était élu Président. Mais avec ces dernières décennies de modelage de la réalité, peut-être que cela ne serait finalement pas le cas... ou peut-être que contrairement à ma réalité, il serait non seulement élu, mais le Congrès serait recomposé entièrement en sa faveur. Ca, et tant d'autres possibilités. Comme c'était excitant de ne pas être sûr de savoir, hormis le plan qui était le mien, et que je devais mener à son terme dans cette vaste inconnue qui s'étalait désormais devant moi.


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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Mer 21 Juin - 16:44




Evil Genius
Eobard Thawne • Lex Luthor
Luthor était ravi, il était déjà rare de croiser la route d'un homme qui comprenait la théorie du multivers, et de pouvoir converser avec sans que celui-ci ne devienne fou face à la complexité de la chose. Mais il était encore plus rare de croiser un individu qui non content de connaître le multivers et les subtilités de l'espace-temps, en avait lui-même fait l'expérience à travers la force véloce et de multiples voyages d'une époque à l'autre. Lex était effrayé à l'idée du nombre de dimensions ou de possibles futurs que Wells avait pu visiter. Et encore plus par le nombre de paradoxes qu'il avait provoqué, changé, modifié, anéantit juste pour servir ses propres fin. La question étant : pourquoi Zoom s'était-il arrêté précisément dans cette époque-ci ? Cette dimension là ? Qu'espérait-il y accomplir en dehors de la mise à bas de sa Némésis ? En quoi cet univers-ci l'intéressait-il en particulier ? Avait-il entrevue des conditions favorables pour son propre triomphe personnel ? Lex doutait de pouvoir obtenir des réponses précises et sincères de la part de son allié speedster. Harrison ne lui dévoilerait que ce dont il avait envie et seulement pour ses propres fins. Il ne restait qu'à employer les talents de Zoom au mieux pour donner un coup de pouce aux ambitions de Luthor.

Le milliardaire croisa ses mains dans son dos en écoutant attentivement les propos de Wells, tout en continuant de passer en revue du regard sa bibliothèque. La vision de Zoom ne manquait pas d'intérêt. Son idée de la victoire et de la défaite qui étaient relative (à chaque fois qu'un rival était vaincu, un antagoniste souvent plus puissant prenait sa place) sonnait plutôt juste. Après tout le maléfique speedster était un connaisseur des longues durées. Le fait d'avoir pu assister à de nombreuses périodes, lui permettait de prendre du recul et d'évaluer 100 ans après si une victoire ou une défaite débouchait sur quelque chose.

« Vous avez été d'une grande franchise aujourd'hui, en me révélant avec cet exemple plutôt brutal, que la théorie quantique du multivers existe. C'est aussi réel que votre prodigieuse force véloce. Vous avez bien mérité quelques révélations de ma part également. »

Luthor agrippa l'un des livres de sa bibliothèque, dévoilant à nouveau le passage secret par lequel il était entré dans la pièce plus tôt.

« Par ici je vous prit. Cela devrait vous intéresser. »

Le passage secret débouchait sur une pièce plus large. Si le bureau secret de Luthor avait des allures de salon pour un érudit d'une société secrète, la pièce annexe avait elle tous les attributs du laboratoire d'un savant fou. En plus d'une table de chimie recouverte de becs bunsen, de cristallisoirs, de tubes à essaie et autres outils, une étagère était recouvertes de bocaux avec des étiquettes. Une minerai de kryptonite était posé sur un plateau high-tec et entouré de multiples fluoroscopes, spectroscopes et autres appareils qui le parcouraient de faisceaux. Un dossier tapé par Luthor était posé négligemment à côté et indiquait en titre : Kryptonite rouge, études et considérations. Un mur entier était recouverts d'une quinzaine d'écran qui passaient et repassaient en boucle toutes les démonstrations de pouvoir des méta-humains de la Justice League qui avaient pu être filmés en combat. Aussi bien par les médias, que les amateurs, ou les caméras espions de la Lexcorp. Un autre mur enfin, était tapissé de vitrines contenant des restes anatomiques de para-démons. Des sous-verres protégeaient des notes scientifiques dérobés à STARlabs et Wayne Enterprises. Mais par dessus tout, l’élément le plus original du laboratoire, était un jeux d'échec posé sur une table au centre de la pièce. Le plateau était en acajou, les pièces en érables. Sur le socle de chaque pièce, un nom était écrit en ébène pour désigner l'identité de chaque pièce. Luthor était le roi noir. Black Adam la tour noir de l'aile roi, Bizarro un simple pion, etc.

« J'ai débuté la partie il y a 6 mois, nous en sommes au 24ème coup. »

L'endroit le plus mouvementé de l'échiquier, était l'aile dame. On y voyait un pion noir (Faora) être menacé d'être prise au prochain coup par la dame blanche (Wonder Woman).  Le pion Faora était bien soutenu par une tour noir (Général Zod) mais la dame blanche était elle même soutenue par un cavalier blanc (Batman) et même le roi blanc en personne (Superman). L'attaque avait tout l'air d'être une diversion engagé dans ce coin-ci de l'échiquier par Luthor, afin de permettre aux autres pièces noirs d'attaquer à un autre endroit. La dame blanche Wonder Woman était la pièce la mieux placé de l'échiquier. Non seulement elle menaçait de prise le pion Faora, mais en plus elle faisait échec au roi noir Luthor depuis la colonne D de l'échiquier. A cause de l'échec, Luthor était obligé de bouger sa propre pièce au prochain coup, laissant le champ libre à Wonder Woman pour mettre hors course le pion Faora. A côté de la table d'échiquier trônait deux gigantesques armoires informatiques qui pesaient dans les 100 kilos. Elles étaient toutes chromés de noir.

« Je vous présente Deep Blue, le célèbre ordinateur d'IBM qui a battu le champion du monde d'échec dans les années 90. Officiellement l'ordinateur a été éteint et démonté après sa victoire. En vérité je l'ai racheté à IBM pour mon propre usage personnel. Je leur ai donné un gros chèque pour qu'ils gardent le secret. J'ai amélioré Deep Blue grâce à une « boîte mère » un artefact d'Apokolips que j'ai pu récupérer suite à la déroute de Darkseid face à la Justice League. Pour chacune de mes parties d'échecs, j'élabore la stratégie et Deep Blue s'occupe de la tactique grâce à sa puissance de calcul. Je ne joue un coup qu'après avoir passé en revue de multiples variantes avec lui. Il possède un savoir inaccessible grâce à cette boîte mère cosmique. Ça dépasse parfois l'entendement. Moi même je ne comprend pas tout. Mais Je ne suis pas parvenu à faire de Deep Blue une intelligence artificielle à part entière. Il a beau calculer des milliards de combinaisons par seconde, Deep Blue ne sait même pas qu'il existe et ne peut rien m'expliquer. »

Luthor montra du doigt les pièces sur le côté qui avaient été prises au cours de la partie, la dernière en date était Arès en personne. Luthor tendit à Wells le fou noir des cases noirs (Zoom) et désigna le fou blanc des cases blanches encore sur l'échiquier (Flash).

« Ces deux pièces ont bien essayé de se menacer mutuellement tout au long de la partie, dans les variantes proposé par Deep Blue, mais elle ne peuvent se prendre mutuellement, car elles sont chacune sur une diagonale opposé, comme si la fracture de temps entre elles les empêchaient de s’entre-tuer pour de bon. Alors Deep Blue m'a fait rebaptiser le fou noir des cases blanches par un autre nom. »

Luthor montra d'un geste la pièce en question sur l'échiquier. Son socle avait pour nom : Eobard Thawne.

« J'ai bien fouiné dans les archives de la CIA, du FBI et d'interpol grâce à la corruption, mais je n'ai absolument rien trouvé sur ça. Cette personne n'existe tout simplement pas. A moins que l'ARGUS et cette garce de Waller aient un dossier sur cet individu inexistant ? Pseudonyme sans doutes ? Paravent pour un groupe clandestin ou une société secrète peut-être ? Dans tous les cas c'est la seule pièce de mon camp des noirs, que je n'arrive pas à manipuler selon ma stratégie. C'est aussi la seule dont je ne peux refuser les mouvements à chaque variante de Deep Blue. La machine bloque sur quelque chose à cause de son affinité avec la connaissance universelle cosmique de cette boîte mère, et je ne peux rien y faire. Regardez, les variantes s'obstinent sur un pion blanc que Deep Blue a aussi créé. Le fou Thawne ne cesse de tourner autours de ce pion. »

Luthor montra à Wells une série de diagrammes sur une page imprimée. Tous montraient un pion blanc nommé « Iris » qui arrivait à chaque fois au bout de la rangée 8 et donc pouvait être promu en une pièce. Dans chaque configuration le pion blanc Iris devenait toujours un fou, comme tous les autre speedsters sur l'échiquier, jamais une autre pièce.

«Iris? Je ne saurais dire ce que c'est. Sans nom de famille je suppose que c'est un concept? Là aussi impossible de savoir de quoi il s'agit. Deep Blue a aussi insisté pour me faire créer cette pièce. C'est une dame blanche, pièce connue pour son omnipotence. Elle attend qu'un autre pion blanc atteigne le bout de l'échiquier pour être promu et prendre sa place. Mais selon Deep Blue, la pièce n’apparaîtra qu'après le 40ème coup. Donc a la fin du milieu de partie, quand nous entrerons en finale. Impossible de vous dire quel petit pion sur ce vaste échiquier est destiné à devenir cette pièce. »

La dame blanche qui attendait son heure avait pour nom : White Lantern.

« N'allez pas croire que j'applique ce que me dit la machine, elle ne fait que me proposer des variations pour chacun de mes stratagèmes, afin de m'aider à soupeser le pour et le contre de mes idées et de mes initiatives. J'ai remporté de nombreuses parties d'échec grâce à elle. Mais depuis que nous avons franchit le 15ème coup dans cette partie, les anomalies comme celles que je vous ait montré se multiplient. »

Luthor posa une main paternelle sur sa machine.

« Harrison, vous qui avez entrevus plusieurs futurs possibles. Vous savez ce qu'il advient de Lexcorp, donc de cette machine par incidence. Est-ce que vous auriez une idée de tout ce que cela signifie ? »  
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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Jeu 27 Juil - 23:11

Lex & Eobard (Harrison)



En guise de politesse et d'échange de bons procédés, Lex décida qu'il était désormais à son tour d'abattre quelques unes de ses cartes sur la table, ce qui ne pouvait que me plaire. Si je connaissais les grandes lignes de l'Histoire, voire des Histoires, je n'avais pas creusé les détails de tous les protagonistes impliqués sur mon chemin temporel. Seuls les plus importants avaient l'objet de toute ma minutie de fouineur du Temps. Lex en faisait partie. J'avais étudié toute son histoire, toutes ses actions, compilées dans de multiples ouvrages holographiques de mon époque, érigé parmi les grandes figures de l'Histoire au même titre que Napoléon Bonaparte, Ghandi, Hitler, Mandela, pour les politiques, ou encore Edison, Elon Musk, Einstein pour les scientifiques et industriels visionnaires. Toutes les analyses psychologiques d'auteurs gourmands en royalties, toutes les études et enquêtes financières sur LexCorp et ses innombrables tentacules plus ou moins cachées, des petits méfaits jusqu'au célèbre Lexcorpgate qui avait ébranlé le milliardaire aussi bien professionnellement que personnellement. Une épreuve dont il s'était relevé non sans mal, tel Napoléon s'évadant de l'Ile d'Elbe pour revenir frapper la France de ses 100 jours de dernier règne. Un soubresaut de gloire et de splendeur avant la fin définitive. Mais ce futur appartenait au passé. Qui savait ce qu'il allait advenir du grand Luthor désormais, ou de quiconque ? Est-ce que Doomsday allait toujours tuer Superman après que celui-ci ait tué Luthor en public ? Est-ce que Ocean Master allait toujours tuer Aquaman après la terrible guerre sous-marine entre Atlantis et le reste des royaumes soulevés par Orm après des années de lobbying secret intensif ? Est-ce que la faille de San Andreas allait faire de la Californie une île après le combat de Shazam contre Black Adam dans la zone ? Est-ce que Gotham et ses environs allaient toujours basculer comme zone faillie de l'Etat passant sous le joug de la Ligue des Ombres ? Je regardais Lex, et je voyais ces multitudes d'événements qui n'avaient pas encore eu lieu, et qui n'auraient peut-être jamais plus lieu. C'était excitant.

« Par ici je vous pris. Cela devrait vous intéresser.  » J'enfouis mes mains dans les poches de mon pantalon et entrepris de le suivre dans les méandres de ses laboratoires cachés. Toutes ces portes dérobées, ces ateliers de savant fou, tout cela allait si bien au rôle de mégalomane assumé, génial et fou à lier, qu'endossait mon interlocuteur. Le plus grand stratège machiavélique de son temps, aux ambitions à la fois grandioses et terribles. Vouloir sauver le monde en le détruisant, c'était digne des plus grandes histoires de l'humanité. Personnellement, le monde, je m'en fichais pas mal. Le sauver comme le détruire ne m'inspirait guère plus que cela. Seul comptait le Pouvoir, le Pouvoir de manipuler le Temps, de détruire la lignée des Allens, et de devenir moi-même, un dieu, éternel, intemporel. Entre autres choses à faire.

La caverne d'Ali Baba version Lex Luthor, voilà à quoi ressemblait la pièce dans laquelle il venait de m'introduire avec son panache et sa fierté habituels. En passant je me penchai par-dessus la kryptonite soumise au ballet des lasers analytiques. Magnifique morceau, aussi imposant, quand on connaissait sa rareté, que pouvait l'être l'obsession de son propriétaire, qui elle, n'était en revanche pas rare. Je continuai ma promenade curieuse d'une démarche nonchalante mais intéressée. C'était fascinant d'entrer ainsi dans les coulisses obscurs de la personnalité de mon allié principal. J'appréciais ces intrusions dans les détails de cette Histoire que je parcourais sans relâche au gré de mes courses insaisissables. Je souris en avisant les éléments épinglés sur la Ligue de Justice, et plus encore en remarquant les dossiers volés de STAR Labs, aux côtés de ceux de Wayne Enterprise ou encore de Ace Chemicals. Nous nous espionnions tous les uns les autres sans grande surprise, autant pour la compétition économique industrielle que pour des projets bien plus sous-jacents et inavouables.

Je finis par rejoindre Lex près de l'étrange jeu d'échecs entouré de serveurs informatiques clignotants. « J'ai débuté la partie il y a 6 mois, nous en sommes au 24ème coup. » Je me penchai vers le plateau de jeu, prenant appui sur chacun de mes genoux et plissant des yeux pour en analyser chaque détail, chaque pièce. Je l'écoutai m'expliquer ce que cela signifiait, tout en invoquant pensivement mes propres souvenirs. C'était étrange. Dans ma réalité, Lex avait acquis non pas les serveurs Deep Blue mais les serveurs de Watson combinés à la technologie blockchain Hyperledger de la même marque, pour les associer à la technologie d'Apokolips. Il ferait probablement ces acquisitions dans les mois qui allaient suivre, mais il était curieux de constater qu'il soit passé par une étape intermédiaire en récupérant cette vieillerie qu'était Deep Blue. Dans ma réalité, il n'avait pas usé de ces intelligences artificielles pour concevoir un tel jeu d'échecs, mais pour diverses autres activités prédictives. In fine, son objectif restait le même : s'octroyer encore plus de coups d'avance sur ses adversaires en anticipant leurs futures actions. Je constatai donc une nouvelle modification de la timeline au travers de ces petites différences, qui en provoqueraient sans nul doute de plus grandes à termes, dans un parfait effet papillon. Intérieurement, passé ma surprise, je jubilais. J'aurais pu m'inquiéter de voir ma véritable identité apparaître sur l'échiquier, mais ses paroles empêchèrent toute expression négative d'apparaître sur mon visage, qui préserva sa neutralité légèrement amusée. Il ne savit pas ce qu'était Eobard Thawne. Ni Iris. Il pouvait mentir. Tester ma réaction. Tenter de voir si je savais. Jusqu'où je savais. Je me redressai.

« Vous ne cesserez jamais de me surprendre, Lex. Magnifique conception. Cependant, votre partie est incomplète. Les échecs ne sont pas adaptés pour visualiser l'ensemble des acteurs. A vrai dire, il y en a bien trop pour être représentés dans leur totalité. Mais vous devriez plutôt essayer une visualisation par le jeu de go, vous devriez réduire ces anomalies et favoriser une vision plus précise des interactions et surtout des alliances entre protagonistes. » Le jeu de go, à l'image de la finesse japonaise, était bien plus chirurgical dans les représentations des stratégies humaines comme guerrières. Il se rapprochait bien plus de la complexité humaine que le côté binaire des deux camps se battant frontalement dans les échecs. Le jeu de go remplaçait cela par un système d’asphyxie et de prises de territoires bien plus réalistes. Cela permettait d'autant plus de transformer des pièces adverses en alliés, et de simuler les alliances et trahisons. Avec le jeu de go, Lex aurait déjà eu un aperçu des traîtres dans son camp, à l'image de l'archer noir.
Or dans les échecs, chaque pièce était figée dans un seul camp. S'il avait employé le jeu de go, l'"anomalie" Eobard Thawne aurait été symbolisée dans le camp de Flash, bien implanté dans son premier cercle d'amis depuis plus d'une décennie, en vue de l'asphyxier à son insu avant de se révéler et de changer de couleur. Il avait sa machine, son artefact extra-terrestre, et moi j'avais ma Chambre du Temps. La seule différence était que mon I.A. avait plusieurs siècles d'avance sur celles de cette réalité, et que j'avais pour moi les archives du futur à disposition, en plus des informations récoltées durant mes périples dans les couloirs du Temps. Néanmoins, je limitais ces derniers depuis quelques temps, à cause des Fantômes.

« Peut-être aussi qu'en utilisant une intelligence artificielle plus récente, ces anomalies prendraient un autre sens. Que leurs lettres se reformeraient dans le bon sens... » Par exemple. Mon ton nonchalant, tenant de la suggestion anodine,  doublé de mon petit sourire malicieux, témoignaient de mon espièglerie naturelle. Je savais qu'envoyer Lex sur une fausse piste, comme celle d'anagrammes dus à une anomalie d'interprétation de la machine trop peu avancée technologiquement pour encaisser les données de la technologie alien largement supérieure, ne durerait qu'un temps, voire même qu'il n'y mordrait pas forcément. Mais quelle importance. Pas ma seule attitude amusée, il savait désormais que je savais effectivement des choses sur ces anomalies, que je choisissais de ne pas lui révéler. Ou pas entièrement, du moins. « Je ne peux vous en dire davantage. Si je lance trop de cailloux à la fois dans l'eau pour en perturber le flot, je risque de créer des vagues qui se percutent entre elles au lieu d'aller dans un même sens qui me sera favorable, et par conséquent à vous aussi. J'aime l'idée de changer le Temps, mais pas au point d'en perdre l'absolu contrôle, question de stratégie, que vous comprendrez j'en suis sûr, » fis-je en lui adressant un clin d'oeil. Question surtout d'expérience. J'étais le seul speedster de toutes les timelines réunies à avoir acquis un tel savoir-faire dans la manipulation spatio-temporelle, sans que la Force Véloce ne se retourne contre moi. Flash ne pouvait pas en dire autant, pas plus que Wally ou encore Bart. Je comptais perfectionner ce savoir-faire, ce pouvoir qui m'était exclusif autant par les connaissances scientifiques que par la Force Véloce elle-même qui m'habitait, et tolérait cette exception.  

Ce qui était drôle dans le jeu d'échecs de Lex, c'était que sans le savoir forcément, il venait de m'apprendre des choses sur cette nouvelle réalité qui était en cours de formation, du fait de mes interventions subtiles au cours de la décennie. Je n'aurais jamais imaginé que mes actes sur cette Terre aient pu néanmoins aller jusqu'à provoquer l'apparition d'un White Lantern aussi tôt. Dans mes archives, il n'y en avait pas tous les quatre matins, et il n'arrivait dans cette époque en théorie que vers 2019. Pourquoi les Couleurs ressentaient-elles alors le besoin de conjurer un nouvel élu plus tôt ? Quelle menace grandissante avait donc pu décider d'arriver plus tôt que prévu ? Serait-ce la même que celle de ma réalité ? Est-ce que Sinestro avait encore agi dans notre dos et provoqué cela ? Ou était-ce autre chose ? Seule une telle perturbation d'ampleur planétaire voire intergalactique pouvait appeler à la création d'un White Lantern. Je méditai un instant. Une telle perturbation risquait de retarder mes plans. J'allais devoir prendre en compte cette variable désormais partiellement connue seulement. Je me demandais si le White Lantern serait également le même. Peut-être que Sinestro en savait plus sur l'émergence de ce dernier qu'il ne voulait en parlait à l'Injustice. Chacun ses ennemis, chacun ses secrets, bien sûr. A vrai dire, à y penser, il devait forcément savoir qu'un White Lantern était en passe d'arriver. Il avait du le percevoir et devait même être déjà à l'oeuvre pour tenter de le dénicher et de le corrompre, ou à défaut, de le tuer avant qu'il ne devienne une vraie menace. Avec un peu de chance, il réussirait, et cette pièce de l'échiquier disparaîtrait aussi vite qu'elle était apparue, qui sait. « Il faut nous attendre à un événement majeur de type cataclysmique si un White Lantern est en chemin. Les Couleurs des Lanterns ne fusionnent que lorsque le multivers est en danger et que chaque corps émotionnel seul ne suffit plus pour y faire face. Cela risque de contraindre notre emploi du temps pendant une période indéterminée... Ou de nous ouvrir de nouvelles opportunités. » Mieux valait prévenir Lex. Il devait probablement s'en douter, ou même le savoir en ayant volé quelques secrets sur les Green Lantern, mais je préférais m'assurer que le message était clairement établi dans son esprit. A l'Injustice League de s'assurer de profiter des ouvertures lorsqu'elles se présenteraient au milieu du chaos.

Soudain, ma montre bipa. J'en consultai l'écran tactile high-tech, qui me rappelait mon rendez-vous de fin d'après-midi, qui n'était autre que ce bon vieux Barry lui-même  Il avait besoin de mon aide sur une affaire du CCPD traitant de méta-humains, les créations "involontaires" de mon laboratoire explosé. Oups. Je replaçai élégamment ma manche par-dessus. « J'ai bien peur de devoir vous laisser. Je vous tiendrai au courant de mes recherches sur votre créature... et le reste. J'espère que vous me tiendrez quant à vous au courant des avancées de votre partie. Elle est très intrigante... même pour moi, » consentis-je à avouer. Je lui serrai la main en guise de salut, et entrepris de quitter le laboratoire ainsi que son bureau, puis la Tour elle-même. Je rejoignis ma voiture, afin de persévérer dans l'illusion de mon rôle, et repartis comme j'étais venu, au travers de la foule toujours en délire dans les rues de la ville. Tant d'allégresse avant la mort de masse et le désespoir. A travers les fenêtres teintées, je souris de plus belle. Et dire que malgré des millions de morts à venir, cela ne serait qu'une micro-secousse à l'échelle du Temps et de l'Espace. Je n'avais plus qu'à espérer ne pas devoir en arriver à m'allier avec Flash pour éviter la fin de ce monde. Quoi que là encore, cela pourrait s'avérer... divertissant.


Message hors-jeu:
 



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-Réseau de sbires, d'employés et de criminels en tout genre

-Technologies d'avant-garde dans les domaines de la cybernétique

-Détenteur de la majorité de la kryptonite présente sur terre

-Possède une armure de combat high-tec, capable de contrer Superman en duel


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MessageSujet: Re: Evil Genius (Eobard Thawne)   Sam 29 Juil - 9:19




Evil Genius
Eobard Thawne • Lex Luthor
Luthor dissimula sa frustration derrière un visage impassible. Il jouait gros en révélant à son allié de l'Injustice League ce qu'il avait fait de cette boîte mère d'Apokolips. Il avait espéré avoir des réponses concrètes sur ces multiples anomalies. Mais ce sournois de Wells refusa de révéler quoi que ce soit à ce propos, sous prétexte que ça ne serait pas favorable à leur cause. Luthor afficha un sourire cordial pour cacher son aversion. C'est que le speedster ne se privait pas d'afficher son expression malicieuse et espiègle. Il se moquait de lui. Sa connaissance des multiples futurs lui permettait de savoir quantités de choses cruciales, mais il se gardait de révéler ces vérités à Luthor. Lex pensa : il me manipule. Wells ne lui révélait que ce qui lui était utile. Pour servir ses propres intérêts. Il lui avait montré de première main sa mort probable face à Superman et il lui avait avoué la signification du « White Lantern ». Luthor ne connaissait que les deux corps rivaux auxquels appartenaient le maudit provocateur de la Justice League et le dangereux Sinestro. Qu'il existe d'autres organisations de la sorte dans le cosmos n'était pas là pour le rassurer, vu qu'il craignait les menaces aliens plus que tout. Tempête sous un crâne. Luthor réfléchissait à toute vitesse :

Wells ne lui avait donc révélé que ces deux choses, pour servir ses propres fins. D’abord, la fin macabre de Luthor contre sa Némésis. Il l'avait fait évidemment pour le pousser encore plus à travailler à la perte de Superman. Luthor songea que Wells voulait s'en débarrasser et estimait que lui Lex l'inventif était l'un des rares à pouvoir y parvenir. Ensuite il lui avait commenté le cas de l'apparition d'un White Lantern à cause d'un nouveau cataclysme. Une nouvelle menace pour le monde n'était pas une grande révélation en soit. Après les attaques de Darkseid, Luthor s'attendait à ce que dans la décennie à venir de nouvelles menaces galactiques s'abattent sur leur monde. Mais sa machine n'avait prédit l'arrivée du White Lantern sur l'échiquier qu'en fin de partie, lorsqu'ils arriveraient en finale. Ce qui voulait dire que ce n'était pas une menace immédiate. Dans tous les cas Wells en détaillant à Luthor la capacité d'un White Lantern, cherchait clairement de l'aide pour y faire face, car il n'en était pas capable seul. Luthor aurait donné une bonne partie de sa fortune juste pour connaître les ambitions secrètes de Wells. La seule certitude, c'est qu'il voulait faire tomber le Flash pour de bon. Mais avait-il un autre ordre du jour bien à lui ? Pourquoi avait-il choisit cette époque-ci dans ce monde là parmi d'autres réalités ? Réunissait-elle des éléments particuliers qui servaient ses plans inavouables ?

Luthor s'apprêtait à parler plus avant à Zoom à propos de son projet d'arme anti-Flash lorsque la montre de son allié bipa pour lui signaler quelque chose. Harrison annonça un rendez-vous. Luthor l'affable répondit :

« Oh mais faîtes donc, j'ai moi même fort à faire. Je vous sait grès de vos efforts pour m'aider à mettre la main sur ma… créature. Elle est cruciale à mes futurs initiatives, sa force est un atout de poids. Et je ne manquerai pas de vous avertir pour les prochains mouvements sur l'échiquier qui pourraient vous intéresser.»

Luthor lui serra la main et ajouta avec un air amusé :

« Et surtout n'oubliez pas le gala que j'organise ici-même dans mes salles d'apparat à la fin de la semaine. J'ai prévu d'y faire une allocution pour annoncer au pays ma ligne politique. Je vais y brocarder la ligue concurrente. »

Une fois que Wells prit congé, Luthor rejoignit son bureau officiel au sommet de la Lexcorp Tower. Depuis l'un de ses ordinateurs, il suivit par caméra la sortie de son allié de l'Injustice League, qui quittait le hall, puis l'immeuble. Luthor songea : il est dangereux, très dangereux. Un jour il devrait se débarrasser de Zoom, il en était sûr désormais. Mais comment ? Il ne bénéficiait pas encore d'armes anti-speedster. De plus, son projet du virus Amazo, qui devait anéantir tous les méta-humains, n'en était qu'à ses balbutiements. Et puis est-ce que le virus pourrait marcher sur Wells ? Après tout il était une anomalie ici, il n'appartenait ni à ce monde, ni à cette époque. Mais pour l'heure, la priorité était la suppression de Superman. Luthor passa en revue les possibilités : Metallo n'était pas au point. Le Parasite n'était pas dompté. Le sujet B-Zero (communément surnommé Bizarro) était en fuite dans la nature. La Kryptonite rouge n'était pas encore achevé. La Kryptonite verte avait déjà été utilisé et Superman devait s'attendre à ce que Luthor la ressorte à nouveau. Il serait sur ses gardes. Les intrigues pour mettre la main sur la Maison Blanche et envoyer les autorités contre le kryptonien n'aboutiraient que dans quelques mois. Que restait-il de disponible dans l'immédiat ?

Oui…

Il y avait ça…

Ce qui flattait le plus l'orgueil de Luthor…


Pouvoir faire jeux égal avec Superman le moment venu. Être un surhomme comme lui en terme de force et de robustesse. Il avait espéré sortir cet atout en tout dernier, pour achever l'alien de ses propres mains. Mais il était peut-être bon de prévoir ceci dès maintenant pour le cas où, pour parer à tout imprévu. Surtout si Superman finirait par le tuer comme y songeait Wells. Luthor prit l'ascenseur et rejoignit l'étage « chambre forte » de sa tour. Il eut droit au scanner rétinien, à l'empreinte vocale et toute la batterie de sécurité de niveau maximum pour pénétrer dans le sein des sein de ses coffres forts. Il s'arrêta contemplatif devant l'étal hydraulique où était suspendu son armure. Elle était gris acier. Des ingénieurs étaient affairés dessus. Un scientifique aperçut le milliardaire et le rejoignit.

« Où en est l'avancement ? »

« Le capitonnage intérieur est achevé, le plafond de vol arrive à dépasser les 10 000 mètres pour le moment, l'alimentation est au point, le revêtement blindé vient d'être fini, les armes seront installés avant la fin de la semaine. »

« Des retards ? Des incidents graves ? »

« Oui, un de nos employés est mort en manipulant les composants électromagnétiques de l'armure. »

« Et alors ? Ce n'est pas important ça, je parlais de vrais dommages de travaux. »

« Non rien de tout ça, elle sera prête dans les temps. »

Luthor s'approcha et posa sa main sur le torse de son armure. Il avait fallut des années pour la concevoir. Racheter et conquérir de multiples sociétés pour bénéficier de toutes les technologies nécessaires. Élaborer plans sur plans. Elle avait été conçut de A à Z par lui. Tous les ingénieurs autours, n'étaient que des exécutants. Toutes ces années à attendre qui débouchaient enfin sur ça. Le moyen de contrer l'alien en duel. Luthor en avait toujours rêvé. Pouvoir voler dans le ciel comme lui, pouvoir soulever une voiture comme lui, pouvoir briser un mur d'un coup de poing comme lui. Bref être LUI ne serait-ce qu'un instant. Cette armure de combat était l'aboutissement de tout son savoir faire, son intelligence, sa science, son imagination, bref, de toutes ses capacités d'érudition humaine. S'il l'emportait en combat contre le maudit kryptonien avec elle, il allait prouver au monde entier que l'humain chétif et ordinaire qu'était Lex, était plus puissant que le surhomme divin. Que tout son savoir humain avait le dessus sur la panoplie de pouvoir du fameux Kal-El.

« Y'a-t-il un dernier élément que vous souhaitez ajouter monsieur le directeur ? Une couleur peut-être ? Rouge et or ? Comme le fameux milliardaire de ces comics qui est surnommé Iron... »

Lex le fusilla du regard. Le scientifique sentit sa vie défiler devant ses yeux. Il se reprit aussitôt.

« Euh… pardonnez moi. Vous ne souhaitez aucune couleur ? »

« Si. Il est prouvé que l'ennemi peut-être sensible psychologiquement à une couleur. Par exemple des commandos militaires adoptent la couleur noir, non pas parce qu'elle camoufle mieux que le gris ou le kaki, mais parce que c'est une couleur qui intimide l'adversaire. » 

« Doit-on peindre votre armure en noir ? »

Luthor songea à la pire peur de sa Némésis, la Kryptonite.

« Non… je veux qu'elle soit verte... »  
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