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 I just love a cowboy you know

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hero of earth

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Date d'inscription : 26/02/2017
Face Identity : Evan Rachel Wood
Crédits : shiya

Age du personnage : 26 ans
Ville : Gotham
Profession : Assistante bibliotéhcaire, pirate informatique et analyste
Affiliation : Bat-Family
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Oracle:

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x vidéo surveillance
x construction/maintenance des objets informatiques à la tour de l'horloge et à la batcave
x support technique de la Batfamily
x 911 des super-héros
x maniement d'armes de poings
x soins de premier secours
x analyse produits chimiques/toxines

Batgirl (en hiatus)

x gymnastique / danse classique
x maniements d'armes propre à la Batfamily (batarangs, escrima sticks, bombes et fumigènes)
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MessageSujet: I just love a cowboy you know   Dim 14 Mai - 15:46





 
i just love a cowboy you know

Barbara & Kyle
 Cela faisait une éternité que je n'avais pas mis les pieds ici. Du moins les roues. A vrai dire, je n'avais jamais mis ces dernières dans la propriété de Bruce Wayne. Je me stoppais juste avant la porte d'entrée. Mon regard glissa sur la battisse. Rien ne semblait avoir changé. Le bâtiment  me semblait toujours hors du temps. Il évoluait dans une dimension à part. Il était comme figé dans l'espace. Tout était comme dans mes souvenirs. Ces derniers n'étant pas vieux certes. Mais j'étais bien place pour savoir qu'en un an les choses pouvaient changer. Drastiquement. «  Est ce que ça va aller ? ». Mon père se tenait derrière moi, accoudé à la portière de sa voiture de service. Je lui offris un sourire.  «  Oui ». «  Bien, je vais te laisser alors. Si y'a quoi que ce soit tu m'appelles ! ». Je roulais des yeux puis grognais lorsqu'il eut l'audace de poser un baiser sur mon crâne accompagné d'un mouac bruyant. Il n'y avait que lui que ça faisait rire. Ma foi, je pouvais bien le laisser faire.  Je le regardais sortir la voiture de l'allée. Les gyrophares ne tardèrent pas à s'allumer alors qu'il rentrait vers le GCPD. Il ne s'arrêtait jamais. Je n'avais jamais cessé de me demander comment il faisait pour tenir. Après tout, il n'était plus aussi jeune qu'avant. Le temps n faisait pas son œuvre sur le monument face à moi, mais il avait définitivement agit sur mon paternel.

«  Miss Barbara ? ». Mon visage se tourna vers la voix d'Alfred. L'homme me regarda de haut en bas comme si il avait vu un fantôme. Et quelque part c'était un peu le cas. Je ne l'avais pas vu depuis des lustres. Je n'avais même pas donné de mes nouvelles. Une grimace se plaça sur ma bouche. J'étais culottée de me pointer. J'en étais consciente. «  Bonjour Alfred ». «  Je ne m'attendais plus à voir par ici ». Ma grimace s’agrandit. Peut être que tout cela était une mauvaise idée finalement. Surtout lorsqu'on savait que j'étais là pour lui demander un service.  Oui culottée était bien le mot. Mais il me définissait généralement plutôt bien.  C'était mon culot qui m'avait fait devenir Batgirl il y avait tellement d'années. C'était mon culot qui m'avait promis une place dans la très célébré batfamily. Une place que malgré mon handicap je n'avais pas perdu. Pas vraiment. Je n'en voulais juste plus. Mais ça c'était une autre histoire. «  Vous comptez rester dehors ? » . «  Y'a euh des marches ». Alfred perdit son air confus pour poser sur moi un regard tendre. A moins qu'il se mettait à me porter, j'allais rester là où j'étais. «  Il fait beau, on pourrait prendre le thé dehors ? Je toucherai évidemment deux mots à Monsieur Wayne au sujet de la porte d'entrée ». Un petit sourire fleurit sur mes lèvres. Je n'en doutais pas une seule seconde. Je savais aussi que Afred serait celui qui finalement arrangerait le problème. Le majordome n'avait besoin de personne. Mais nous avions tous besoin de lui. Bruce en tête de liste. Il avait beau être Batman, l'homme ne savait pas s'occuper de lui. J'étais persuadée qu'il mourrait si il devait s'occuper des tâches quotidiennes de la vie d'adulte. La lessive... pas sûre que ce mot lui parle. «  A vrai dire, je voulais savoir si vous pouviez me rendre un petit service ».  «  Je vous écoute ». «  Je dois aller retrouver un ami sur Metroplis et euh... mon père est occupé. Les transports en commun … enfin vous voyez ». «  Un ami hmm ? ». «  Euh oui un ami ». Je regardais les sourcils d'Alfred se lever. Un son remonta le long de sa gorge. Malgré moi, je rougissais. Alfred avait toujours le don de vous mettre mal à l'aise. Parfois, c'était exaspérant. En plus, pour le coup, je disais la vérité. Kyle était mon ami. Rien de plus. «  Vous avez utilisé la même excuse pour parler de Monsieur Grayson ». «  Ah... ». Je restais à court de mots. Alfred sourit amusé. Ça expliquait son comportement en effet. Même si pour le coup ami était définitivement le bon terme. Je tordis ma bouche avant de secouer la tête. «  Je vais chercher les clés ».

Monter dans la voiture fut une péripétie à elle seule. Alfred se montra gracieux comme à son habitude. Il ne fit aucune remarque et n'eut aucun regard déplacé. Il état la bonté incarnée.  Les deux villes n'étaient pas si éloignées l'une de l'autre.  Je profitais du trajet pour prendre des nouvelles de tout le monde. Tout en faisant juré à Alfred de ne rien dire de ma venue. Il secoua la tête mais accepta. Je savais que je pouvais compter sur lui. « Si vous avez besoin de moi pour le retour, vous savez comment me joindre. Amusez vous bien Miss Barbara ».  Je le remerciais alors qu'il me tendait mon petit sac à main. J'enroulais ce dernier autour de mes épaules. «  A plus tard Alfred ». Un signe de la main plus tard et il avait disparu.  Téléphone en main, je cherchais le bon numéro. 320... 322 ! Trouvé. Je lui laissais un message pour lui dire que je l'attendais en bas. Je me mis légèrement en retrait pour ne gêner personne. Mes yeux verts furent attiré par Luthor. Même sur ses affiches, il était pompeux.  Je fixais l'image un instant avant de traverser la rue pour me planter juste devant. Je regardais autour de moi avant d'attraper un coin et de tirer sur le papier. Ce dernier se déchira sur toute la longueur. Lex Luthor en fut balafré. Du mieux que je pus, j'arrachais le reste. Il en restait. J'étais handicapée par ma situation. C'était le cas de le dire. Satisfaite, je retrouvais ma place de l'autre côté de la rue. Beaucoup mieux. Maintenant il ne manquait plus que Kyle. J'espérais qu'il n'est rien prévu de fou. Le connaissant c'était une possibilité. J'avais déjà accepté de sortir de mon trou à rat comme il disait, il ne fallait pas trop pousser. Ou peut être que si. Tout faire d'un coup, ça pouvait aussi être une bonne idée.  

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Compétences : Faire la fête - Faire le con - Naturellement doué pour quasiment tout type de sport (légèrement hyperactif) en particulier le skateboard, l'escalade, la moto-cross, la conduite automobile (clandestine), le canyoning, les sports de glisse (ski, snowboard) - Artiste né (dessin, peinture, graffitis)



Capacités : A été choisi par Oa pour devenir un Green Lantern, mais refuse de l'être. Il n'utilise donc pas la bague et cherche à s'en débarrasser, estimant que c'est elle qui a fait tuer sa petite amie.


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MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Ven 26 Mai - 23:20

Barbara & Kyle


Kyle.

« Can’t stop the feeliiiiiiiiiiiiiiing ! Pouw ! »

Musique à fond dans mon petit studio, je dansais littéralement autour de mon socle surélevé sur lequel se trouvait le tas d’argile qui prenait forme à chacun de mes rajouts artistiques. Je me figeai le temps de quelques touches sur la matière si agréable au toucher, avant de repartir en me dandinant au rythme de ma playlist. J'agrémentais le tout de pas de claquettes intuitifs et inspirés, artiste jusqu’au bout, peu importait les domaines. Je chantais par-dessus, faux, sans nul doute l’une des rares activités du domaine pour laquelle je n’avais pas de talent inné. Tant pis pour les voisins, ils avaient le malheur d’avoir un fou de danse et de comédies musicales comme occupant limitrophe. Totalement assumé. Et si j’avais déjà mon hyperactivité comme principal stimulant et professeur multi-sports, j’avais aussi et surtout encore toute la vie pour apprendre tout ce que je ne savais pas faire encore. J’étais motivé, aucune invasion extraterrestre n’allait m’empêcher d’apprendre par cœur la chorégraphe de Singin’ in the Rain ou de La La Land. Quoi que, c’était déjà fait sur ma check list. Il faisait beau, ma seule fenêtre était grande ouverte, le soleil illuminait ce petit nid qui était désormais le mien, j’avais vu sur une partie des toits de Metropolis et sur la voisine hippie d'en face qui fumait son pétard à la fenêtre, la vie était plutôt belle. Je ruinais un énième tee-shirt à l’origine blanc, désormais plein de pâte terreuse et d’eau, mais la vie était belle. En plus, ce soir, j’allais m’amuser avec Barbara, c’était trop cool.

Kyle Rayner, tu as été choisi.

Je chantai plus fort. J’avais pris l’habitude à présent, de ne plus l’écouter. De l’ignorer. J’étais doué quand il s’agissait de faire l’autruche, c’était un des principaux défauts qui avaient toujours eu le don de faire sortir Alex hors de ses gonds. Non, mauvais plan, ne pas penser à elle. Mais comment faire alors qu’il ne cessait de s’immiscer dans ma tête, et me rappeler de facto indirectement qu’elle n’était plus là. Qu’elle ne débarquerait pas dans ce petit salon pour me dire qu’elle adorait ma nouvelle création, pour la prendre en photo sous toutes ses coutures, et moi avec plein d’argile des pieds à la tête. Qu’elle ne s’empresserait pas de mettre tout ça sur son blog alors que je ferais tout pour l’en empêcher. Que ça finirait en bataille et plus encore.

Kyle Rayner, tu dois prononcer le Serment.

Mais ta gueule un peu. Je montai le son de mon smartphone connecté à mon enceinte portable, à défaut d’avoir une chaîne hi-fi. Pas assez de thune pour le moment. J’espère que vous entendez ça qui que vous soyez derrière l’anneau, c’est le bruit de que fait ma totale indifférence face à vos paroles. Tellement indifférent que je pris même l’anneau du collier suspendu à mon cou, pour le poser sur la tête de mon petit personnage plein d’élan que je venais de sculpter. Et voilà, une belle couronne ! Plus qu’à mettre ça au four et attendre que cela soit cuit, ce que je fis. Pendant ce temps, je filai sous la douche pour me débarrasser de la moitié de l’argile qui avait atterri sur moi et non la statue. La bague dut savoir que dans le four et sous la douche je ne l’écouterais pas plus, et la voix dans ma tête finit ainsi par se taire, pour mon plus grand bonheur.

* * * * * * * * *

« Vue ! » lançai-je en pointant Barbara de l’index alors que je la rejoignais. « Vue vue vue vue vue ! Qu’on appelle le Commissaire Gordon, il y a une criminelle qui dégrade les lieux publics ici ! » fis-je semblant d’appeler autour de moi. Elle venait d’arracher l’affiche de campagne de Lex Luthor, ce que j’avais vu de ma fenêtre en me penchant alors que je craignais d’être en retard. Mais non, elle était là, tête rousse pile à l’heure au bas de chez moi. Un large sourire s’afficha sur mon visage et je franchis les derniers pas qui me séparaient de mon amie. Je me penchai pour l’embrasser – sur les joues - en guise de salut. « Comment ça va ? Pas trop dépaysée de voir un peu de soleil ? Indice 50 minimum en crème solaire pour les rouquines j'espère que tu le sais, » la taquinai-je. Pauvres gothamites, ils en prenaient toujours plein la tête sur leur météo et ambiance lugubres, inexistantes ailleurs à un tel extrême. « Okay Potiron, j'espère que t'as fait le stock de sommeil et de caféine parce je vais te trimbaler à travers la ville du futur toute la nuit ! » déclarai-je en claquant des mains d'un air enjoué.

Première étape, le cinéma ! Je l'emmenai dans le cinéma Imax 3D dernier cri de la ville, situé au dernier étage d'un immeuble, pour regarder le film littéralement en plein air. C'était l'été, et apparemment c'était quelque chose de courant ici à Metropolis. A Coast City, c'était sur la plage, ou sur les parking, et ici, c'était en haut des tours, chacun son délire. Une chose était sûre, c'était grandiose, rien que pour la vue de la nuit couchante depuis une telle hauteur. Pop-corn, glaces, sodas, je nous assurai de passer un bon film à cruncher bruyamment le tout en choeur avec les autres gourmands assis autour de nous. Pendant les publicités Le film de science-fiction conféra son lot de suspense et de sensations fortes, tout pour un bon moment de cinéma.

Quelques minutes plus tard, nous quittâmes le cinéma. Je l'emmenai cette fois-ci dans un pub irlandais sympa pas très loin, où avait lieu un concert live d'un petit groupe de pop-rock anglais. Je fis néanmoins en sorte d'avoir une table dans un coin moins bruyant que le reste de la salle, pour pouvoir parler sans avoir à hurler. J'avais compris qu'elle ne pouvait pas boire d'alcool, aussi avais-je pris soin de m'arranger avec le barman pour avoir un cocktail sur mesure selon ses goûts préférés demandés au préalable. Pourquoi je connaissais le barman ? Parce que je traînais parfois dans ce pub, et avais un soir servi de remplaçant à la batterie pour l'un des groupes en panique au dernier moment. Parce que oui, en bon hyperactif à la curiosité illimitée, j'avais appris plusieurs instruments de musique étant jeune. Une fois qu'on avait le solfège, le reste était aisé. Pour me maintenir occupé, ma mère en avait bavé. Ma chambre regorgeait de dizaines d'objets de loisirs différents et ça continuait encore aujourd'hui. Seul mon budget restreint limitait l'invasion de mon studio. « T'as passé une bonne semaine au fait ? Si tu m'dis que t'as profité des transats de la piscine olympique du Manoir Wayne je te laisse ici je rentre chez moi je te préviens, » plaisantai-je en touillant et en écrasant bien le citron et la menthe au fond de mon mojito. « Parce que j'attends toujours mon autographe, j'dis ça j'dis rien ! »


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MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Dim 28 Mai - 15:58





 
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Barbara & Kyle
Oups. J'étais grillée. J'offris à Kyle mon plus beau sourire innocent. Je me débarrassais du dernier bout de papier qui était resté collé à mes doigts. Voilà, plus rien ne pouvait me lier au délit de dégradation publique. Sauf les caméras de sécurité de la ville évidemment. Mais même à Metropolis, les flics avaient mieux à faire que de venir me chercher des noises pour avoir arraché une affiche. Et puis, je ne faisais qu'exercer mon droit à ma liberté d'opinion. Rien de plus.  Je n'avais rien à me reprocher. La constitution se chargeait de me fournir toute la protection nécessaire. Mon sourire se figea dans la surprise lorsqu'il se pencha pour venir embrasser ma joue. Je ne m'y étais pas attendu. Pourtant j'aurais du. Adolescent, il le faisait déjà. Surtout pour m'embêter. Je n'avais jamais été quelqu'un de très tactile. Ni de très démonstrative. Ce n'était pas quelque chose qui se faisait chez moi. Ou chez mes proches. On était plutôt réservé. L'on gardait nos sentiments pour nous. Et lorsque l'on les avouait, on le faisait toujours à demi mots. L'on se comprenait. Pas besoin de grande déclaration. Ni de grands gestes.  Je perdis mon sourire et roulas des yeux lorsqu'il se moqua de ma peau pastel. Bon certes il avait pas tout à fait tord. Je ne bronzais pas. J'avais plutôt tendance à cuire. Et je le faisais rapidement. Mais tout de même. Un peu de respect pour le temps de Gotham qui pouvait déprimer n'importe qui mais était très clément avec ma peau de rouquine. Des fois je me demandais d'où je sortais. Mes deux parents – mes vrais parents- n'avaient pas été roux de leur vivant. Je ne savais pas d’où venait le gène. Mais pour le coup Gotham était très bon pour ma santé. Si on oubliait le stress que la ville procurait, la saleté des rues et la pollution ambiante. Bien sur. Au moins, je n'avais pas à me préoccuper du soleil. C'était déjà ça. Un grognement amusé passa mes lèvres. Un rire plus franc remonta le long de ma gorge face à son pas enjoué. Il n'avait pas changé d'un poil. Du moins de ce que j'en voyais. J'étais toujours suspicieuse de son arrivée de mon côté des USA. Je comprenais l'envie de changer d'air... mais je connaissais Kyle. Il ne me disait pas tout. Ce qui était culotté venant de moi. C'était de toute façon naïf de penser qu'il n'avait pas changé en cinq ans. Et naïve je l'avais été. Mais je ne l'étais plus. Il avait ses raisons et je respectais ça. Nous avions tous des squelettes dans nos placards. Réels ou fictifs.

Le film fut plaisant. Bien que pas trop intelligent. Ce qui m’allait parfaitement. Je n'allais pas au cinéma pour réfléchir. Je le faisais bien assez en temps normal. Même si mon boulot n'était pas non plus intellectuellement difficile. J'avais Oracle pour ça. Oracle et son monde souterrain. Le bar dans lequel nous finirent était bruyant. Je me raidis malgré moi. Je n'étais plus habituée à ce genre d'endroits. Même avant, je n'y allais que peu. Les bars de Gotham n'étaient jamais très bien fréquentés de toute façon. Et puis, je n'avais jamais été la fêtarde du groupe. Pa habitude, mes yeux se posèrent sur toutes les personnes présentes, les sorties visibles, les sorties invisibles, les fenêtres, les caméras. Tout. Je ne me sentais pas vraiment à mon aise et mon entraînement se faisait connaître. Même si je ne l'avais pas usé depuis un moment. Il faisait parti intégrante de moi. De ma personne. Il importait peu que j'avais laissé le costume au placard. Batgirl avait été le conducteur, mais c'était Barbara Gordon qui avait toutes les connaissances. Même si je ne voulais pas l'admettre. « T'as passé une bonne semaine au fait ? Si tu m'dis que t'as profité des transats de la piscine olympique du Manoir Wayne je te laisse ici je rentre chez moi je te préviens ». «  Y'a pas de piscine olympique désolée. Sauf si tu comptes l'énorme bassin dans le jardin du manoir … mais bon c'est un bassin donc ça compte pas vraiment. Même si je suis sûre qu'on peut faire quelques longueurs. J'ai toujours voulu qu'il mette des poissons mais ça s'est jamais fait». Un air songeur s'installa sur mon visage. Plus d'une fois, j'avais demandé à Alfred de mettre des animaux dans les eaux du Manoir. Il y avait la place. Il avait toujours refusé, au même titre que son employeur. C'était trop de travail. Et ils avaient autre chose à faire. Ce qui était vrai. «  J'ai travaillé, c'est tout ce que j'ai fait. Pas besoin d'être jaloux ». Je me moquais de lui bien sur. Gentiment. « Parce que j'attends toujours mon autographe, j'dis ça j'dis rien ! ». «  Oh mon dieu ! Non mais sérieusement qu'est ce que vous avez tous avec Bruce Wayne ! C'est un gars normal ! ». «  Un gars normal avec un max de pognon et une silhouette très agréable à regarder. Si tu vois ce que je veux dire ». Je sursautais lorsque la voix suave se fit entendre à ma droite. Mon regard se posa sur la femme aux formes généreuses et aux talons trop hauts qui étaient à mes côtés. Une groupie, chouette. «  Non je vois pas ». Je savais ce dont elle voulait parler. J'avais 26 ans. Mais franchement en parlant de Bruce, non je ne voyais pas. Il était une figure presque paternelle. C'était juste dérangeant. «  Je t'expliquerai quand tu seras plus grande ». Un sourire faux étira mes lèvres. Je répondis à son bonne soirée et fis les gros yeux à Kyle lorsqu'elle fut hors de mon champ de vision. «   ça m'a presque donné envie de vomir ».  

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MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Dim 4 Juin - 14:34

Barbara & Kyle
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« Okay... ça c'est fait. Pas de piscine, un bassin. Pff tu m'déprimes... t'en parles comme si c'était ta maison familiale, » feignis-je de me plaindre main sur le coeur, en souffrance face à trop de swag de sa part. Son air faussement songeur ne fit qu'achever le tout. Elle prenait plaisir à me narguer, il fallait croire ! Je finis bien sûr par en rire, et plus fortement encore lorsque sa remarque sur Bruce Wayne fut commentée sans invitation par une dame non loin. J’éclatai littéralement de rire sans me cacher rien qu’à voir son expression décroître à vitesse grand v. « Quand tu seras plus grande… Ouuuuuuuuuh… » me moquai-je en la pointant du doigt, plus hilare encore. « Bébé Potiron ! T'es un bébé Potiron ! » me moquai-je en faisant tourner mon index près de sa joue, menaçant de la poker. Mais je tenais à mon doigt aussi évitai-je d'aller au contact, j'avais de l'expérience dans la confrontation avec cet animal sauvage. De longs duels aux camps d'été, au sein des épreuves comme en-dehors, toujours à vouloir nous chercher gentiment querelle pour mieux faire nos preuves. Je me rappelais comme si c'était hier nos duels de lutte grecque dans le sable sur la plage, avec nos amis de vacances tout autour. Qu'est-ce qu'on avait pu rire, à finir à tour de rôle tête dans le sable à le postillonner pour pas nous étouffer entre deux prises.

La soirée se poursuivit, nous permettant de parler et parler encore sans retenue. Retrouver notre totale complicité de nos plus jeunes années n'avait pas pu se faire dès le premier soir où j'avais débarqué chez elle, et nous le savions tous deux.« Troisième pinte, je pense que c'est le signal qu'on peut commencer à passer aux choses sérieuses ! Surtout que je dois boire pour deux personnes ! » annonçai-je en accueillant le verre que le serveur m'apporta. « En l'honneur de nos retrouvailles, je te mets au défi de rejouer à notre jeu fétiche, ce jeu qui a transcendé les époques depuis la Grèce Antique jusqu'à nos jours, joué par des générations et des générations de jeunes fous tels que nous... Action ou vérité ! » fis-je en tapotant sur le bord de la table avec enjouement comme un batteur. « J'ai une surprise pour toi ce soir, mais ça se mérite ! On n'est plus dans du virtuel là, alors, cap ou pas cap de jouer le jeu, Potiron ? Action ou vérité ? »

Haussement de sourcil, sourire triomphant, j'attendis sa réponse. Je recommençai à taper sur le bord de la table avec mes paumes, dans un roulement de tambour digne des plus grands films. Il n'y avait pas meilleur moyen de jauger à quel point elle avait changé ou non depuis les camps d'été, que par le biais de ce jeu simple mais efficace. Action, je testais son taux d'intrépidité. Vérité, nous apprenions à nous connaître de nouveau. Cela allait me permettre de la faire un peu plus parler que jusqu'à présent, où elle demeurait en surface. J'avais bon espoir que par fierté, comme autrefois, elle ne repousse ses propres limites, ne serait-ce qu'un peu, tout comme j'aimais à le faire moi-même. En espérant qu'elle ne soit pas devenue trop sage, évidemment.



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MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Mer 21 Juin - 22:07





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Barbara & Kyle
«  Quand tu seras plus grande… Ouuuuuuuuuh…Bébé Potiron ! T'es un bébé Potiron ! ». Je lui offris un air offusqué.  Puis je grognais amicalement avant de lui montrer mes dents. Cela ne fit que redoubler son hilarité. «  T'es témoin du fait que l'on a pas besoin de m'expliquer ces choses là ». Je lui offris un sourire amusé. Je faisais bien sur référence à la soirée hédoniste que nous avions passé lors de l'un de nos derniers camps d'été. J'avais l'impression qu'une éternité était passée depuis. Il m'était arrivée tellement de choses pendant ces dernières années. Des bonnes et de  mauvaises choses. Très mauvaises choses même. Quoiqu'il en soit, je n'avais pas franchement eu le temps de m'ennuyer. Il était vrai aussi que ce soir là nous avions un peu bu. Je ne me souvenais pas forcément en détails de ce qui s'était passé. Je m'en rappelais dans les grandes lignes. Je me souvenais à vrai dire beaucoup du début et beaucoup moins de la fin. Dis comme ça ce n'était pas très flatteur pour lui. Cependant, cela n'avait rien à voir avec sa performance. Ou avec ma performance. L'alcool avait juste fini d'asseoir son emprise sur moi. Je me doutais qu'il nageait dans les mêmes eaux troubles. Juste avec le souvenir d'avoir faire quelque chose sans se souvenir réellement de quoi. Il avait avalé bien plus d'alcool que moi ce soir là si je me souvenais bien. Il avait toujours eu tendance à consommer plus. A côté, j'étais définitivement une petite joueuse. Je n'aimais pas vraiment ne pas être en contrôle. Je détestais me sentir aussi vulnérable. Puis, je n'avais pas forcément l'alcool joyeux. Cela m'arrivait cependant de me lâcher. Et de bien le faire.

La discussion passa naturellement sur autre chose. Pendant plusieurs minutes nous parlions de tout et de rien. Beaucoup de nos vies. L'on se raconta des anecdotes toutes plus légères les uns que les autres. Je lui posais quelque question sur sa venue à Métropolis. Sur ses études. Sur sa passion pour l'art. Sur la musique. Je lui demandais aussi pourquoi il avait toujours un peu d'argile dans les cheveux. Il se pressa de l'enlever pour mon plus grand amusement. Le génie à l’œuvre... ça laissait toujours des marques. Je lui fis promettre de me montrer les choses sur lesquelles il travaillait. J'avais peu de souvenir de ses dessins. Je savais qu'il avait du m'en montrer lorsque nous étions plus jeunes. Mais je ne me souvenais de rien. Lui faire mordre la poussière sur les parcours sportifs m'intéressait beaucoup plus à l'époque. Toute la beauté avait été dans la compétition. Plus d'une fois je manquais de m'étouffer sur une gorgée. Kyle avait toujours été drôle. Aujourd'hui, il étai juste hilarant. J'appréciais sa compagnie. Et j'appréciais la soirée que nous étions en train de passer. Sortir m'avait manqué. Je savais que je n'avais que moi même à blâmer. Je m'étais imposée ma solitude. Tous ces moments, je ne pouvais plus les rattraper. Ils étaient passés à tout jamais. Mais je pouvais profiter du reste. Je n'aurais pas pensé être aussi confiante. Quelques heures auparavant, je tremblais de peur. Mais là j'étais bien. Je ne savais comment le remercier. Il était inconscient du cadeau qu'il me faisait. Moi, je n'avais pas les mots pour m'exprimer.

« En l'honneur de nos retrouvailles, je te mets au défi de rejouer à notre jeu fétiche, ce jeu qui a transcendé les époques depuis la Grèce Antique jusqu'à nos jours, joué par des générations et des générations de jeunes fous tels que nous... Action ou vérité ! ». «  Oh mon... je ne suis pas assez ivre pour ça ». Je fis semblant de m'en lamenter. Ma boisson non alcoolisé n'allait pas m'aider à affronter le flots de mauvaises idées qui ne tarderaient pas à sortir de sa bouche.  Mais c'était mieux ainsi. L'alcool ne ferait pas un bon mélange avec le cocktail de médicaments que je prenais. Je préférais éviter de finir à l’hôpital. « J'ai une surprise pour toi ce soir, mais ça se mérite ! On n'est plus dans du virtuel là, alors, cap ou pas cap de jouer le jeu, Potiron ? Action ou vérité ? ». Je le jaugeais. Je le détaillais. Je cherchais à savoir ce qu'il avait en tête. Impossible cependant de voir derrière son petit sourire amusé. Il s'en délectait. «  C'est pas honneur aux femmes normalement ? ». Je levais un sourcil tout en refermant ma bouche autour de ma paille. «  On va peut être commencer en douceur ». Ou peut être pas. J'étais connue pour toujours aller vers ce qui m'effrayait le plus. Du moins dans la plupart des cas. Je pesais le pour et le contre avant de me décider. Je savais qu'il n'allait rien me demander de dangereux. Ou d'impossible. Je savais aussi que ses questions ne seraient pas dérangeantes. Ou encore difficile à répondre. «  Je dis action ». Mon sort était scellé.  Du moins pour cette première manche. 

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Capacités : A été choisi par Oa pour devenir un Green Lantern, mais refuse de l'être. Il n'utilise donc pas la bague et cherche à s'en débarrasser, estimant que c'est elle qui a fait tuer sa petite amie.


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MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Lun 3 Juil - 23:27

Barbara & Kyle
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« Ah ben vous avez voulu la parité hein, » répliquai-je à sa remarque sur la priorité aux dames. J’esquivai sa tape, amusé. « On va peut-être commencer doucement. » J’arquai un sourcil en la fixant, totalement sceptique. « Genre. » Je ne la croyais pas. Ou alors c’était qu’elle avait vraiment changé. « Je dis action. » Je claquai instantanémment des mains avant de la pointer de l’index. « J’en étais sûr ! » dis-je avec un sourire ravi. La partie pouvait donc commencer directement avec du sérieux. Je fis semblant de méditer sur le défi que j’allais lui lancer, regardant le plafond en me tenant le menton. A quelle sauce allait-elle être manger, était à peu de chose près ce qu’exprimait ma posture exagérée. « Cap ou pas cap… » commençai-je en traînant volontairement pour faire durer le suspense. « Cap ou pas cap de laisser ton numéro de téléphone au serveur ! » m’exclamai-je. « Ou à la serveuse hein, pas de discrimination, » ajoutai-je, taquin.

Et voilà que le premier défi du soir était lancé ! Bon, c’était pour démarrer progressivement. Ce fut avec un amusement certain que je la regardai se démerder pour mener à bien son défi, en ravalant sa possible appréhension ou peur. Après tout, à chaque fois que l’on faisait ce genre de chose, c’était toujours quitte ou double. Le courage du saut de l’ange, de la gloire ou du râteau. Puis, ce fut mon tour. Je demandai action également. Et ainsi de suite, la soirée défila au rythme des challenges tous plus tarés les uns que les autres, dans une intensité croissante dans la bêtise et l’audace. L’un des défis que je lui lançai fut de la faire venir chanter avec moi au sein du groupe en scène. Galway Girl de Ed Sheeran fut la chanson du moment, de quoi remuer tout le bar sur les notes irlandaises effrénées, elle et moi sur l’estrade côte à côte.
Je m’amusai même à remplacer une ou deux fois Galway par redhead en plus d’un clin d’œil vers Babs. J’amplifiai chacune de mes paroles, totalement dans mon trip de chanteur du dimanche, sautillant et dansant doublement pendant les couplets raps, trottinant autour d’elle en prenant le micro lorsque c’était mon couplet, puis le lui rendant pour le suivant en faisant le pitre à côté via des petits pas de danse. A chaque accentuation, mes gestes de la main allaient de pair, puis je me stoppai en fin de phrases le temps d’une note de latence, avant de repartir de plus belle, Eminem mode. Trop d’énergie, trop d’énergie ! Qu’est-ce que j’étais bien ! Plus encore à chaque fois que je chantai vers Barbara morte de rire non loin, partageant certaines phrases en duo. J’accentuais mon jeu d’acteur de chanteur autour du micro sur son trépied. Applaudissements rieurs à la fin de la chanson, je saluai le public magnanime car aussi ivre que moi. Un check à chaque membre du groupe qui avait été cool de nous laisser réaliser ce défi, puis nous retrouvâmes la table. Le tournoi de défis continua jusqu’à ce qu’elle redemande action. Le bar allait bientôt fermer, il était donc temps de passer à la seconde phase de la soirée.

« Okay, t’as géré, j’vois que t’as rien perdu de ton obsession pour la gagne ! » avouai-je. Aucun défi refusé, tous accomplis. « T’as donc mérité ta surprise Potiron ! Cap ou pas cap de me suivre sans poser de questions pour le reste de la soirée ? » fis-je, malicieux. Si elle voulait sa surprise, elle devait accepter cette dernière action. A peine l’eut-elle fait - après un temps de méfiance vu la situation - que je tapai le plat de la main sur la table, victorieux. « C’est parti ! En voiture Simone ! » clamai-je en me levant d’un bond pour quitter le bar avec elle, après avoir réglé la note en bon gentleman. Elle était dans ma ville, c’était à moi de gérer et de lui rendre l’hospitalité de ces derniers weekends. Dans les rues nocturnes de Metropolis, les gens déambulaient pour profiter de ces chaudes soirées d’été dans une ambiance bon enfant, loin de l’inquiétude des nuits gothamites. Ici même à minuit passé, les familles sortaient acheter des glaces à leurs enfants après une bonne séance de cinéma, sans crainte d’agression. Superman, Supergirl, Superboy, toute la clique des kryptoniens veillait sur la ville. Après avoir rassuré Babs sur le fait que ce n’était pas très loin, je lui bandai les yeux avec mon bandana de globe-trotters pris exprès pour l’occasion, afin qu’elle ne voie pas ladite surprise de loin avant même d’y être. Car en effet, celle-ci était visible de l’extérieur.

Je pris en main son fauteuil roulant et fut son guide. Nous arrivâmes à destination, au pied d’un immeuble. Je filai un sachet de cannabis au gardien de sécurité que j’avais croisé à une précédente soirée, qui hors de son métier, était du genre bien bien fêtard. Quand on était fauché, il fallait feinter, et se constituer un réseau de bons plans était la clé. Comme convenu la veille, il me laissa passer avec Babs. Je traversai le hall pour rejoindre l’ascenseur, direction le deuxième étage. « Okay, faut qu'on laisse ton fauteuil ici pour le récupérer après plus facilement. Va falloir rejouer la demi-finale du deuxième camp d'été petit koala ! » annonçai-je, sachant qu'elle comprendrait la référence. Nous avions fait une course où les garçons devaient porter les filles sur leurs dos, qui devaient attraper tous les ballons suspendus en hauteur, le tout en courant jusqu'à l'arrivée. Chaque ballon raté donnait des secondes de pénalités sur le chrono. Bon, en l'occurrence, il n'y avait pas de chrono ce soir, j'avais simplement à la porter jusqu'à la destination plusieurs dizaines d'étages plus haut. Me baissant devant elle, je la laissai agripper mon cou tandis que j'attrapai ses jambes sous ses genoux. Handicapée ou non, elle n'avait aucune excuse en soi tant que j'étais assez costaud pour deux pour pallier son handicap. Une fois bien calée, je me mis en route, et pris l'ascenseur.

Le ding final indiqua que nous avions atteint le sommet du gratte-ciel, à savoir le toit. « On y est ! » déclarai-je. Je me dirigeai vers l'énorme tuyau transparent qui se trouvait au bout du toit, tuyau géant qui plongeait en diagonale dans le vide et poursuivait sa route en de multiples cercles autour et à travers le bâtiment, jusqu'à rentrer dans le second étage de ce dernier pour y terminer sa course. Ricanant intérieurement, je déposai Babs sur l'entrée dudit tuyau, et guidai ses mains pour qu'elle se tienne aux barres autour destinées à mieux se positionner avant de se lancer dans la glissade. « Prête ? Attention... Tadaaam ! » fis-je en lui retirant le bandana des yeux pour qu'elle puisse à la fois admirer la vue panoramique que lui offrait ce toit en plein air sous les étoiles, et surtout l'attraction au départ de laquelle je l'avais placée.
« Alors, qu'est-ce que t'en dis Potiron ? C'est pas trop cool comme ville ? Un parc d'attraction à l'intérieur d'un building entier !  » m'exclamai-je en levant les bras, tout joyeux par la seule existence d'un tel truc. Chaque étage était bardé de jeux en tous genre. Metropolis, c'était le pied, y avait pas à dire. J'enjambai le rebord du toit, et grimpai sur le haut du tuyau pour m'y mettre à califourchon. Je la toisai de ma petite hauteur, un sourire radieux et triomphant planté sur mes lèvres. « Alors voilà, t'as ton tapis d'Aladdin juste à côté, t'as plus qu'à te mettre dessus et à te lancer, tête ou pieds en avant, c'est toi qui choisis ! Bien sûr, qui sait ce qui t'attend à la fin pour te réceptionner... Une piscine remplie d'eau ? Un trampoline ? Un énorme matelas gonflé d'air ? Plus qu'à savoir si tu me fais assez confiance pour te jeter dans le vide, Xena, » la narguai-je en la mettant clairement au défi de plonger vers l'inconnu. Evidemment, je ne ferais rien qui risquerait sa vie, mais j'étais aussi un peu bourré alors la confiance pouvait ne pas venir spontanément en cet instant.

En vérité, le second étage, où j'avais laissé le fauteuil un peu plus tôt, était doté d'une gigantesque piscine à balles en plastique pour accueillir les accrocs du toboggan de plein air. Petite touche personnelle, j'avais pris soin d'y balancer des balles lumineuses afin de ne pas nous échouer dans le noir total. Ca donnait un petit atterrissage cosy au passage. De quoi finir en beauté après plusieurs minutes de descente à ciel ouvert, au-dessus de la ville du futur aux mille lumières et aux mille étoiles, sous des serpentins de lumières défilant le long du tube à intervalles réguliers. Ce que je n'avais en revanche pas précisément, mais qui se devinait aisément, c'était que nous étions dans la plus totale inégalité à nous être infiltrés ici de la sorte, et que notre temps ici était en vérité compté car mon pote serait relevé par un collègue au dans la prochaine heure. Mon pote m'avait parlé de ce bon plan car lui-même l'avait testé plusieurs nuits déjà. Et puis si nous nous faisions pincer, tant pis. Il y avait bien pire comme crimes en ce monde. Puis ce n'était pas le goût de l'interdit qui nous manquait.



« Alors Potiron ? Cap ou pas cap ? »



_________________



Comme un fil entre l'autre et l'un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément
Et l'on résiste, on bâtit des murs,
Terroriste, il fend les armures
J.J. Goldman


Spoiler:
 

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x soins de premier secours
x analyse produits chimiques/toxines

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x gymnastique / danse classique
x maniements d'armes propre à la Batfamily (batarangs, escrima sticks, bombes et fumigènes)
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x soins de premiers secours
x analyse chimique/toxines
x désactivation de bombes
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MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Jeu 13 Juil - 0:47





i just love a cowboy you know

Barbara & Kyle
«  Cap ou pas cap de laisser ton numéro de téléphone au serveur ! Ou à la serveuse hein, pas de discrimination ». Le défi fit remonter toutes mes insécurités à la surface. J'eus l’impression de me noyer. Ma gorge se referma sur elle même et je perdis momentanément mes couleurs. Par chance, la lumière assez blafarde de l'endroit – tamisé dans l'esprit du patron- cachait mon soudain teint blanc. En soit, cela ne m'engageait à rien. C'était juste laisser un numéro. Faux qui plus est. Hors de question que je lui donne le vrai. L'ancienne Barbara 'aurait pas hésité une seule seconde. Mais l'ancienne Barbara avait été sure de ses charmes. L'ancienne Barbara n'était pas coincée dans un fauteuil. L'ancienne Barbara n'avait pas une liste de problèmes longue comme le bras. Mon regard vogua furtivement sur Kyle avant de revenir sur le barman. J'avais accepté. Plus question de reculer.  Puis rien ne m'empêchait de fuir une fois fait. Je pouvais aller me terrer dans le trou le plus noir que je voulais. Forte de cette résolution, j'attrapais mon verre et finis le cocktail sans alcool d'une traite. Avec alcool ça aurait été mieux en terme de courage liquide... mais je faisais avec ce que j'avais. Sans plus réfléchir , je traversais la salle et laissais mon faux numéro. L'échange dura en tout quelques secondes et j'eus l'impression que cela dura une éternité. Je retrouvais bien vite la table et cachais le tremblement de mes mains sous la table. Quelque part, cependant, j'étais satisfaite de moi. Contente même. Contente d'avoir fait ce minuscule pas en avant. Contente d'avoir mis ma peur du rejet de côté pour effectuer cette action innocente et sans conséquences. Un léger sourire fleurit sur mes lèvres. Et comme ça, ma gêne et mes doutes se dissipèrent et la soirée put suivre son cours.

Chanter fut une autre épreuve que je passais avec plus ou moins de succès. Bizarrement, cela me demanda moins d'effort. Après tout, j'avais perdu mes jambes mais pas ma voix. Chanter, je savais faire.  Et plutôt bien, si je pouvais me permettre. Mon timbre de voix n'était pas cela qu'on attendait d'une personne ayant ma physionomie. Mon ton était grave et chaud, presque rauque. Bien loin des aigus dans lesquels Kyle pouvait monter. « Okay, t’as géré, j’vois que t’as rien perdu de ton obsession pour la gagne ! T’as donc mérité ta surprise Potiron ! Cap ou pas cap de me suivre sans poser de questions pour le reste de la soirée ? ». «  Tant que tu me promets qu'on va pas finir derrière les barreaux, je te suis ». Je haussais un sourcil dans sa direction. Mon père apprécierait moyen de devoir me sortir du poste de police de Metropolis. En plus les forces de police de Gotham et de Metropolis ne s'entendaient pas forcément super bien. J'allais lui éviter l’embarras.  

Je pestais lorsqu'il insista pour me bander les yeux. Et je conduisais mon fauteuil comment moi maintenant ? Je grognais dans ma barbe inexistante et le laissais me pousser. Je n'avais encore jamais laissé personne le faire. Il ne le savait pas mais il était le premier. Bon je ne comptais pas mon père. C'était mon père. Et encore même lui avait du le faire une fois ou deux lorsque mon corps avait été trop fatigué pour me permettre de pousser ma manette.  Bras croisés, je me renfrognais. J'eus soudainement l'impression d'avoir trois ans et d'être poussée par mon père dans ma poussette. Autant dire que c'était hautement désagréable. Privée de ma vue, je laissais mes oreilles me guider. J'analysais les bruits, le chemin qu'il empruntait, le changement de lumière sur le tissu qui barrait mes yeux. Je n'apprenais pas grand chose, mais cela me rassura. Cela me donnait l'impression d'avoir la main mise sur la situation. C'était suffisant. « Okay, faut qu'on laisse ton fauteuil ici pour le récupérer après plus facilement. Va falloir rejouer la demi-finale du deuxième camp d'été petit koala ! » . «  Celle où tu t'es lamentablement rétamé ? J'espère que tu vas mieux faire parce que là c'est pas du sable si on tombe ». Un sourire narquois se posa sur mes lèvres. «  J'arrive pas à croire qu'on a perdu parce que t'as pas su tenir sur tes jambes ». J'avais été furieuse contre lui. Mon esprit compétitif détestait perdre. Et nous avions perdu de la façon la plus ridicule qui soit. En prime, je m'étais cassée le nez.  Non vraiment, je n'avais pas de très bons souvenirs de cette journée.  Kyle était cependant moins frêle et je lui faisais donc confiance pour me porter sans me mettre par terre. Du moment qu'il ne courrait pas, ça passait. Je passais mes bras autour de son cou. Je m'accrochais un peu plus fermement lorsqu'il me souleva. «  Je peux enlever le bandeau maintenant ? ». Je pestais de plus belle lorsqu'il me répondit par la négative. « On y est ! ». Mes doigts touchèrent la surface lisse sur laquelle j'étais assise. Je tentais de deviner ce que c'était mais cela n'amena aucun souvenir. Du moins jusqu'à ce qu'il enlève le bandeau et que je pus regarder face à moi. Immédiatement, mes doigts se crispèrent sur le bord.  C'était typiquement le chose que j'évitais. Trop de stress. Et comment je faisais sans jambes ? Y'avait quoi à l'arrivée. De l'eau ? J'allais me noyer. Mes yeux verts se posèrent sur Kyle et son air ravi. Je vis sa bouche bouger mais n'entendis rien. Je me demandais furtivement si il était conscient que je n'étais plus comme lui. Plus comme avant. Que j'étais terrifiée. Je ne le pensais pas capable de m'être ma vie en danger. Surtout pour un jeu. Mais il pouvait très bien avoir oublié qu'il y avait des choses que je pouvais plus faire. Je déglutissais. Mon regard remonta vers lui. Je le surpris à me fixer. « Alors Potiron ? Cap ou pas cap ? ». Mes yeux voyagèrent entre l'entrée de l'attraction et son visage pendant plusieurs secondes.  Pas cap, pas cap du tout. J'ouvris a bouche. Les mots se perdirent le long de ma gorge. «  Tu le fais avec moi ? ». Ce n'était pas ce que je voulais dire. Mais c'était ce qui était sorti.  Inconsciemment, je n'avais pas envie d'abandonner.  Pas envie de reculer.

Le silence s'installa un instant entre nous. Je finis par croire qu'il allait me dire non. Mais finalement, je le sentis bouger et se placer derrière moi. Mes mains quittèrent le sol pour venir se planter dans ses bras. C'était son idée, il avait qu'à en supporter les conséquences. Je me fichais bien de lui laisser des petits croissants de lune avec mes ongles dans la peau.  Je gardais un œil ouvert et un œil fermé tout le long. Un léger cri s'échappa d'entre mes lèvres lorsque mon corps s'enfonça dans une piscine de balle en plastique. Je disparaissais rapidement sous ses dernières. Sans jambes, difficile de rester la tête à l'extérieur de tout ça. Finalement, j'aurais préféré tomber dans de l'eau. Au moins, j'aurais pu nager avec mes bras. Là, mon handicap ne faisait que plus se ressentir. Kyle évidemment ne me laissa pas suffoquer et me ramena à la surface. Je m'accrochais à ses épaules comme un naufragé à sa bouée. «  Non mais ça va pas ! J'ai cru que j'allais mourir ! ». Bon j'exagérais peut être un peu. Mais tout de même. Je venais d'avoir une mini crise cardiaque. Mais vraiment une mini. Il avait de la chance que j'avais besoin de mes mains pour me tenir à lui. Ma foi, après je pouvais toujours le mordre.  Ça lui ferait les pieds.

Doucement, je détachais une de mes mains de ses épaules pour venir saisir l'une des petites boules de lumière. Je la lâchais bien vite pour parcourir la surface que j'avais sous les doigts. Je n'étais pas atterrie dans ce genre de choses depuis très longtemps.  Finalement, j'avais une des balles pour la lui lancer au visage. Avec douceur. A peu près. Nous nous chamaillèrent un instant avec des rires étranglés avant que le bruit de pas n'atteigne mes oreilles. Je me figeais. Ma tête tourna vers l'origine du bruit. Le faisceau lumineux d'une lampe rebondit sur le mur. Je lâchais Kyle et repassais sous la surface de balles. Je le tirais pour qu'il en fasse de même avant que le garde ne finisse par rentrer dans la pièce.

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MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Ven 21 Juil - 22:55

Barbara & Kyle
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« Tu le fais avec moi ? » Wow. Je m'étais attendu à tout sauf à ça. J'étais surpris, et mon visage le marqua clairement pendant un instant. Assis à califourchon sur mon perchoir juste au-dessus d'elle, je méditai un instant. Devais-je pousser le vice et la taquiner sur cette demande ou non ? J'étais un peu ivre, mais je vis à son expression qu'il valait mieux que je ravale mes bêtises pour une fois. « Okay ! » Affichant un grand sourire, je bondis du tuyau pour atterrir derrière elle, et grimpai dans le tube à mon tour pour me positionner assis dans son dos, mes jambes de chaque côté. Je passai finalement mes bras autour de sa taille après m'être calé correctement dans l'axe. « Prête ? » murmurai-je à son oreille, joueur. Sympa son parfum, fruité et léger. Je sentis ses mains se crisper sur mes bras. Je crois bien que j'allais regretter mes espiègleries pendant les prochaines minutes. Puis je nous lançai dans le toboggan. Je ne pouvais pas voir le visage de Babs devant moi, mais sentant ses ongles se planter sévèrement dans ma peau, je resserrai mon étreinte pour la rassurer et espérai qu'elle profite malgré cela de la vue splendide que cela nous permit d'avoir. Un tube transparent géant contournant plusieurs fois un building, passant au travers des étages pour repasser par-dehors et ainsi de suite, face aux mille lumières de la ville nocturne, c'était juste sensationnel ! En tout cas, moi, je m'amusai comme un petit fou et profitai de la vue sans me priver, tout sourire, regardant partout à la fois, hypnotisé sous les néons réguliers. « Attention Captain Kirk, nous allons ientôt quitter l'hyperespace ! » m'exclamai-je durant le dernier grand virage, pendant lequel je me penchai de biais pour accompagner le mouvement avec Babs. En tant que geek ultime, je savais que la référence Star Trek ne lui serait clairement pas inconnue.

Et puis, patatra, droit dans la piscine de balles en plastique ! « Non mais ça va pas ! J'ai cru que j'allais mourir ! » J'éclatai de rire tout en l'aidant à émerger à la surface, la laissant s'accrocher à mon cou et mes épaules. J'avais oublié à quel point le vert de ses yeux était si perçant, surtout animé par les reflets des faibles lumières des immeubles alentours. Son petit cri terrorisé en tombant allait rester graver dans ma mémoire un bon moment. « Au moins ouais ! » pouffai-je, ce qui déclencha la troisième guerre mondiale à grand renfort de lancers de balles lumineuses. « Haaaan ! Fourbe ! » m'insurgeai-je après avoir reçu la première en pleine tête. Je la soulevai et la jetai - gentiment - en arrière dans les balles en guise de revanche.
Hilare tout comme elle, je passai mes bras sous les balles pour les relever d'un coup et la noyer de balles. Son rire suffit à me guider pour la retrouver rapidement et ne pas la laisser se noyer sous cet océan de couleurs. Deux ados jouant à l'insu du monde. Ce moment était magique par sa simplicité. Cela faisait d'ailleurs bien longtemps que je n'avais pas ressenti cette sérénité sincère. C'était différent des soirées festives avec Garth et Wally, qui étaient géniales pour fuir la réalité, mais qui ne faisaient que me rendre heureux de manière superficielle depuis la mort d'Alex. Soudain, Babs se figea, et instinctivement je fis de même face à elle. Je perçus à retardement les bruits de pas, et mon sang ne fit qu'un tour. Merde. Le gardien. Nous avions dépassé le temps imparti et consulter ma montre m'était totalement sorti de la tête. A croire que je passais un trop bon moment pour penser à quoi que ce soit d'autre.

Les yeux comme des soucoupes face à Babs dont je voyais le regard rivé derrière moi avec terreur, je me fis happer par sa force paniquée directement sous la surface. Elle me tira si vite et si fort que je me retrouvai à moitié collé contre elle, et vraiment pas sûr d'être entièrement caché, surtout au niveau des fesses. Ironie que mon sport quotidien ait trop musclé mes fessiers pour me desservir en cette soirée. Pitié que le gardien passe sans nous voir ! « HEY ! VOUS LA ! SORTEZ DE CETTE PISCINE ! » Je ne bougeai pas. Il disait ça au pif. C'était du bluff. « Je vous vois. Sortez de là les jeunes et venez ici. » Son ton semblait presque blasé. J'eus donc la confirmation que mon pote gardien accro à l'herbe avait fait un petit commerce clandestin de ce genre d'entrées nocturnes interdites. Petit malin. Pour le coup, c'était moi qui ne l'avait pas été en ne respectant pas la règle temporelle qu'il m'avait donné. Résigné, je me relevai, et aidai Babs à faire de même, lui permettant de s'agripper à mon cou en se calant sur mon dos. J'ignorai l'air étonné du gardien, qui comprit bien vite en me voyant me pencher en arrière pour la laisser se réinstaller sur son fauteuil roulant garé non loin dans la pénombre. Docile, nous n'eûmes d'autre choix que de le suivre. Nous prîmes l'ascenseur avec lui, jusqu'au rez-de-chaussée, où il nous conduisit à sa loge de garde. « J'ai pas le courage de vous faire la morale, je pense que l'amende que vous allez payer suffira à vous faire passer l'envie de recommencer, » maugréai le gardien en rentrant dans son bureau pour farfouiller dans sa paperasse à la recherche sûrement de ses formulaires de procès verbaux. Je m'arrêtai avec Babs au comptoir de la sécurité et attendis. Je posai une main sur le comptoir pour me tenir droit plus qu'autre chose. Bizarrement les tours d'immeubles aériens dans le toboggan avaient eu le mauvais effet d'activer réellement le taux d'alcoolémie emmagasiné jusqu'à présent dans mon organisme. Les flashs des néons et les sensations de hauteur étaient en train d'avoir raison de mon calme et de mon équilibre. Quelle merde. Moi qui ne roulait déjà pas sur l'or, et en plus qui voulait faire passer une soirée sympa à Babs, voilà que je l'attirais dans le pétrin.

Le gardien mit cependant trop de temps à chercher dans ses tiroirs, inconscient du danger d'un esprit alcoolisé laissé seul comme le mien. Après avoir regardé nonchalamment autour de moi, j'avais remarqué que la porte d'entrée n'était plus en fait qu'à une vingtaine de mètres au bout du hall d'entrée, grand maximum. Je regardai la rue au-dehors à travers les vitres. Puis le gardien penché sur ses tiroirs qui maugréait. Puis la porte. Puis le gardien. Puis la porte. Et là, la lumière divine tomba sur moi. C'était là, le moment, l'opportunité. Etre un héros, le sauveur de cette soirée qui avait dérapé. Je pouvais enfin agir pour le bien de l'Humanité en cet instant, en refusant les codes, en prônant la rébellion contre le système des lois et des procès verbaux. Batman avait-il reculé le premier soir où il avait dû se lancer dans le vide accroché à son bat-grappin sans être certain que sa technologie toute neuve allait fonctionner ? Superman avait-il reculé le jour où il avait sauté d'un immeuble pour essayer de voler ? Est-ce que Aquaman avait reculé le jour où il avait été confronté à son premier monstre marin aux dents acérées comme des lames, sans être sûr que son rang de roi allait l'obliger à ne pas le bouffer ? Non ! Tous mes héros, ils avaient fait leur baptême du feu sans faillir ! Ils avaient eu le courage d'agir ! Il était temps que le monde sache que Kyle Rayner n'allait pas signer sa reddition sans se battre.

Dans ma tête, une musique épique de peplum se mit à résonner, décuplant mon courageux délire. Mes yeux  scintillant d'une lueur nouvelle tombèrent sur Babs. Sa tête dépassait à peine le comptoir dans son fauteuil. Parfait. Avisant le gardien, je me tassai lentement sur moi-même en pliant les genoux pour disparaître silencieusement du champ de vision du comptoir de sécurité. J'attrapai le fauteuil de Babs, lui intimai de baisser la tête, et entrepris de la pousser sans bruit vers l'entrée, à moitié accroupi derrière. « Voilà j'ai trouvé, vous allez me remplir ça et... HEY ! HEY REVENEZ ICI ! » Et merde. Je me relevai d'un bond. « ROULE ! » hurlai-je à Babs.  Je me mis à courir en poussant son fauteuil pour dépasser l'entrée en trombe et effectuer un virage serré dans la rue pour remonter cette dernière en vitesse. La musique de peplum fit place à l'intro rock d'American Idiot instantanément alors que nous dévalâmes l'avenue à toute berzingue, poursuivis par le gardien.

Spoiler:
 

« REVENEZ ICI SALE MORVEUX ! » Mon rire fut à la hauteur de l'ivresse de la situation autant que de l'ivresse qui avait embrumé mon esprit. Nouveau virage, cette fois la rue descendait. Je bondis pour caler mes pieds sur les barres arrières du fauteuil roulant de Babs comme je pus, me penchant en avant au-dessus d'elle pour garder un semblant d'équilibre alors que nous prenions de la vitesse pour semer notre assaillant à la cardio heureusement défaillante. « YIIIIHAAAAAA ! » hurlai-je comme un petit fou, totalement euphorique et grisé par le risque, l'interdit, la folie de ce moment. Défiler sous les lampadaires et les étoiles de Metropolis, dans des rues quasi désertes, cela avait comme une ambiance addictive. Plus encore en compagnie de Babs.

Sauf que voilà, trop de vitesse. Trop d'alcool. Trop peu de contrôle. Et un nouveau virage arrivant trop rapidement. Le tournant fut brutal. Je me ratai, perdis pieds, et patatra. Je partis littéralement dans le décor pour rouler-bouler sur le bitume. Catourna tellement que je crus que j'allais vomir. Quand ça s'arrêta j'étais face contre terre, je ne savais plus où j'étais ni qui j'étais, tout ce que je tentai de faire fut de ne pas rendre mon repas et mes boissons.
Et puis une pensée. Et Babs ? Je me redressai pour la chercher du regard. « Babs ! » Je me précipitai auprès d'elle, tombée à terre aussi un peu plus loin. Cette fois je paniquai un peu, surtout à la vue de son fauteuil renversé. « P'tain j'suis désolé ! Est-ce que ça va ? » Je remis son fauteuil droit et l'aidai à remonter dessus. Puis je pris ma tête dans mes mains. Je me sentais tellement mal, au sens propre physiquement comme figuré, moralement. « Pardon pardon pardon ! T'as mal quelque part ? Ouch. » J'avais fiat un faux mouvement. Une douleur aigue venait de percer mon coude. Je me rendis compte que je m'étais pas mal écorché les bras et les jambes et que mon coude semblait avoir pris un méchant coup. Il ne répondait pas vraiment aux ordres que je lui donnais. Par chance - ou malchance - l'alcool atténuait grandement la douleur. Cela ne nous empêcha pas d'atterrir à l'hôpital. Hors de question de ne pas vérifier l'état de santé de Babs, et ensuite du mien (selon ses ordres).

« C'était quand même une sacrée descente, » déclarai-je en me hissant sur le bord du lit d'hôpital où était déjà Babs. Je revenais de quelques minutes de soins auprès d'une infirmière très sympathique quelques mètres plus loin. Le coude foulé et écorché à ne pas trop bouger pendant environ une semaine, quelques égratignures un peu partout sur les avant-bras et un peu sur le visage. Ca allait, j'aurais pu subir bien pire vu la vitesse et mon état d'ivresse, encore pas mal présent. « J'espère que t'aimes bien ton pansement Batman, c'est moi qui l'ait choisi pour toi, » souris-je tout fièrement en passant mon pouce sur ledit pansement qui protégeait une égratignure sur son front. J'avais largement harcelé l'infirmière pour qu'elle prenne les pansements pour enfants, rien que pour embêter Babs. Je devais avouer que j'étais soulagé qu'elle n'ait rien eu de très grave par ma faute, et que j'étais dix fois plus prêt à tout pour la faire sourire et rire, en priant pour qu'elle ne m'en veuille pas trop. Avoir retrouvé son amitié après toutes ces années était un précieux trésor pour moi depuis ces dernières semaines, que je ne voulais vraiment pas perdre, d'autant plus après une si bonne soirée en sa compagnie.
Autour de nous, l'agitation digne de tout hôpital battait son plein, mais tout s'évanouit dans un vacarme lointain le temps d'une seconde à me perdre dans ses yeux émeraudes. Son visage était plus près que je ne l'aurais cru. Mes lèvres trouvèrent les siennes sans que je ne le réalise vraiment, loin de toute capacité de réflexion. Alcool, fatigue, culpabilité, complicité... et autres. Autant d'éléments qui dans la confusion de l'heure tardive de cette nuit pouvaient justifier ce baiser volé sans sommation. Exquis petit frisson. Puis j'ouvris les yeux. Je croisai les siens. Shit. Je venais de faire quoi là ? Je buguai un instant à la regarder, le temps de réaliser. N'importe quoi moi. Saleté d'alcool. Je me repris aussitôt et affichai un petit sourire espiègle pour cacher ma propre confusion.

« Tupidoup ! Tour de magie ! Ceci n'est pas arrivé ! » m'exclamai-je en bougeant mes mains entre nos deux visages comme pour faire disparaître ces dernières secondes. « Alcool et jolie fille, le mélange à éviter ! » me justifiai-je quand même. Parce que oui, clairement, elle était plus que belle. Avec ce petit charme innocemment incendiaire qu'ont pour elles les rousses aux regards perçants. Parfois, il y avait des réactions qu'on ne contrôlait pas, des envies qu'on ne cernait pas. Celle-ci en avait été une. Impossible de l'annuler, mieux valait passer outre comme un incident dû aux affres de la non-sobriété.


_________________



Comme un fil entre l'autre et l'un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément
Et l'on résiste, on bâtit des murs,
Terroriste, il fend les armures
J.J. Goldman


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Ville : Gotham
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Affiliation : Bat-Family
Compétences/Capacités :

Oracle:

x pirate informatique / hackeuse
x vidéo surveillance
x construction/maintenance des objets informatiques à la tour de l'horloge et à la batcave
x support technique de la Batfamily
x 911 des super-héros
x maniement d'armes de poings
x soins de premier secours
x analyse produits chimiques/toxines

Batgirl (en hiatus)

x gymnastique / danse classique
x maniements d'armes propre à la Batfamily (batarangs, escrima sticks, bombes et fumigènes)
x arts martiaux
x soins de premiers secours
x analyse chimique/toxines
x désactivation de bombes
x support informatique et technique
x conduite des moyens de transports de la Batfamily ( batmobile, batjet, moto..)


Situation Maritale : En couple avec le bébé Green Lantern, Kyle Rayner.









MessageSujet: Re: I just love a cowboy you know   Dim 30 Juil - 19:01





i just love a cowboy you know

Barbara & Kyle
Ma cachette de fortune ne fut pas des plus efficaces. Non pas que ça m'étonnait franchement. Mais sur le coup, c'était bien la seule chose que 'javais trouvé à faire. Comme quoi même une ancienne Batgirl pouvait faire de vulgaires erreurs. Bon en même temps, je n'avais pas le matériel adapté. Et pas le partenaire adapté non plus. Et ce n'était pas Gotham ici. Il n'y avait pas des rebords à l'intérieur de tous les buildings. C'était bien là l'avantage d'une ancienne architecture. Il y avait des recoins partout. Des cachettes à foison. A l'extérieur comme à l'intérieur. La modernité c'était bien mais ça avait aussi ces inconvénients. Tête basse, mais sourire aux lèvres malgré tout, je suivis le gardien aux côtés de Kyle. L'homme d'un certain âge avait l'air las. Fatigué d'un scénario qui se répétait souvent. Ils avaient qu'à mieux choisir leurs employés. Et virer le maillon faible. Si je pouvais m'exprimer ainsi. Je me retrouvais bientôt face à … un bout de bois. Je n'étais pas assez grande, ainsi enfoncée dans mon fauteuil, pour voir par dessus le comptoir. J'avais l'impression d'être une enfant. Je fronçais les sourcils puis soupirais. A quoi bon de toute façon. Que je vois ou pas ce qu'il faisait, j'allais la prendre cette amende. Et mon père allait me tuer. Probablement. Ou en rire. Des fois, il m'étonnait. Peut être pouvais je payer tout ça et m'en débarrasser sans qu'il ne s'en rende compte. Après tout, nous étions à Metropolis. Ça n’apparaîtrait pas sur ses serveurs. Sauf si il se mettait vraiment à fouiner. Ce qu'il faisait. Il rentrait toujours mon nom dans ses bases de données pour voir si je n'avais rien fait de répréhensible. A part quelques amendes pour parkings non payés et excès de vitesse, il n'y avait rien. Heureusement d'ailleurs. Mais bon, c'était toujours gênant. Et ce n'était pas parce qu'il était commissaire de police, qu'il me donnait des passes droits. Il m'avait déjà lui même foutu une amende pour stationnement gênant. Rouspéter et lui dire que j'étais sa fille, n'avait rien changé. Il faut être responsable de ses actions comme il disait. Je n'avais jamais autant roulé les yeux que ce jour là. Ah si il savait ! Je me demandais furtivement, si il aurait été capable de me mettre derrière les barreaux pour tous es agissements en tant que super membre du super gang des chauve souris. J'aimais penser que non. Mais franchement, je n'en étais pas forcément persuadée.

Mes sourcils se soulevèrent lorsque Kyle se baissa approximativement à ma hauteur. Ils se perdirent dans mes cheveux face à son petit air. ça sentait la bêtise à plein nez. Son petit air canaille ne me disait rien qu'y vaille. Je me retrouvais, cependant, embarquée dans ses péripéties. Je ne pouvais pas vraiment l'arrêter vu qu'il poussait mon fauteuil. Je me crispais et enfonçais mes mains dans mes accoudoirs. Je fermais littéralement les yeux lorsque je vis arriver la descente. Je savais par avance que ça allait mal finir. Et je n'eus pas tord. Je rouvris les yeux lorsque je me sentis tomber. Un cri passa mes lèvres alors que j'essayais au maximum de ralentir ma chute. Simple mécanique vraiment. Mais pas assez pour me maintenir droite. Un autre cri passa mes lèvres lorsque mon corps  rentra en contact avec le sol.  Tout se passa tellement vite que je n'eus même pas le temps d'avoir peur. Pas le temps d'appréhender. Pas le temps de me demander ce que cela voulait dire pour moi. Et c'était probablement mieux comme ça.  Cette soirée était décidément une première. Moi qui était d'ordinaire très consciente de mes limites et faiblesse. Moi qui avait toujours peur de chuter. Voilà que je me retrouver les quatre fers en l'air. Ou plutôt les quatre roues. Je grognais en poussant sur mes mains. En terme de chute, j'avais vu pire dans mes vingt six années d'expérience. Mentalement, je pris état de mon corps. Du moins ce que je pouvais sentir. A part une migraine, je ne sentais rien de bien grave. Rien ne semblait être cassé. Ou déplacé. Du moins au dessus de la ceinture. Le reste... je ne sentais pas. A vue d’œil cependant, tout semblait être dans l'axe normal. La visite à l’hôpital se chargerait de vérifier pour moi.

«  C'était quand même une sacrée descente ». Je secouais la tête , amusée malgré moi. Il n'y en avait définitivement pas deux comme lui. Quelque part je le remerciais pour la chute. Elle m'avait rappelé que je n'étais pas fait de sucre et qu'il ne me voyais pas comme un pauvre objet fragile. Bon après, je devais avouer que j'étais quand même un peu en colère contre lui. Je n'aimais peu qu'on me mette par terre.  Du coup je lui offris le regard le plus courroucé que j'avais en stock. Je n'avais rien par chance. A part quelques vilaines égratignures sur les bras, les jambes et le visage. Rien de grave. Elles guériraient d'elles mêmes. Il fallait juste que je trouve une excuse potable pour mon paternel. Sinon, j'étais sur de le voir finir sur les marches de la maison de Kyle avec un escadron de gotham finest. « J'espère que t'aimes bien ton pansement Batman, c'est moi qui l'ait choisi pour toi ». «  Ah oui ? Tu sais c'est pas parce que je viens de Gotham que j'aime Batman. Si ça se trouve je préfère Flash ». Je secouais les paupières, en bonne groupie énamourée. Je n'en préférais aucun. Mais bon avoir un pansement à l’effigie de Bruce sur mon front.... c'était juste dérangeant. Pour ne pas dire autre chose. Ma loyauté n'allait clairement pas jusque là. J'appréciais cependant sa tentative d'humour. Je savais qu'il se sentait responsable. A raison puisque ça avait été son idée. Mais je ne lui en voulais pas. Étonnamment.  Je lui offris un sourire. Ce dernier se figea lorsqu'il posa ses lèvres sur les miennes. Surprise, je restais les yeux ouverts à le regarder. Avant que je ne puisse comprendre ce qui venait de se passer, le moment était terminé. Ses yeux se rouvrirent. « Tupidoup ! Tour de magie ! Ceci n'est pas arrivé ! Alcool et jolie fille, le mélange à éviter ! ». Je le fixais sans rien dire. Sans savoir quoi en penser. Ou quoi ressentir.

Le moment de silence fut brisé par l'arrivée d'Alfred que j'avais pris la peine d'appeler. «  Miss Barbara , est ce que vous allez bien ? ».  L'inquiétude dans sa voix était palpable. Je raclais ma gorge avant de lui répondre. Tout allait bien. Il nous conduisit à la sortie une fois qu'on eut signé les papiers de décharge. Il m'aida à m'installer dans la berline. Ramener Kyle chez lui ne fut pas long. Une fois nos adieu échangés, Alfred reprit la route direction Gotham et la maison. Le vieil homme voulait garder un œil sur moi et je fus forcée d'accepter de dormir au manoir sous sa supervision. Une vraie maman poule, lorsqu'il s'y mettait.  Je posais la tête contre la vitre et regardais le paysage défilé. Mes doigts se posèrent d'eux même sur mes lèvres. Cette soirée avait été définitivement pleine  de surprises.

THE END  

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