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 Mère Nature (Pamela Isley)

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Date d'inscription : 04/06/2017
Face Identity : Russell Crowe
Crédits : Oba Seb

Age du personnage : 43 ans
Ville : Gotham City
Profession : Inspecteur de police
Affiliation : Sergent du GCPD
Compétences/Capacités :

-Investigateur expérimenté
-Flic coriace et obstiné
-Emmerdeur professionnel


Situation Maritale : Marié à la police pour le meilleur et pour le pire (surtout le pire)









MessageSujet: Mère Nature (Pamela Isley)   Mar 6 Juin - 22:08




Prologue
Allez les Dodgers!!!

Article du magazine à scandale « Gotham Confidential »

Salut les Dodgers !!!
Adios les pauvres arbres !!!

Pigez un peu ce qui arrive matous et minettes : nous adorons tout autant que vous le grand passe-temps national, mais quand ça suffit, ça suffit. Le bon sens ne veut-il pas qu'on préserve les espaces verts en milieu urbain et la nature en générale ? Écoutez habitants de Gotham City, TOUT LE MONDE veut un petit foyer bien chouette pour les Dodgers, l'équipe de baseball de notre ville. Un endroit où ils se sentiront chez eux, le Knightsdome étant de plus en plus réservé aux rencontres de baskets, de football et de Hockey sur glace. Et ça tombe bien, puisque Morton Diskant le promoteur immobilier, a racheté un terrain à la municipalité de notre ville, pour faire bâtir son stade de baseball pour les Dodgers. Et devinez ce qu'il a acheté ? Les jardins botaniques Giordano, rien que ça.

Ouvrez vos esgourdes : le conseil municipal de Gotham est fin prêt à faire ratiboiser les jardins botaniques avec ses bulldozers. On a déjà bâtit autour du parc des cahutes de chantier et des cabanons calfatés au goudron pour les ouvriers du futur stade. Et les Dodgers de Gotham, balanceurs de ba-balles entre tous, sont prêts à occuper les lieux illico presto, la poussière des travaux une fois éclaircie et leur stade construit. Ils auront dès lors un tout nouveau foyer d'où ils pourront régner en maître sur la division nationale !!! Vous pigez ? Vous êtes contents ! Nous sommes contents ! Allez les Dodgers !!! Mais qu'adviendra-t-il pour nous après la disparition de l'un des tout derniers espaces verts de Gotham ?

Esgourde-ville : le bureau cadastre et voirie de la cote Est du pays, vient déjà de palper les billets verts du promoteur Morton Diskant, un malveillant connu pour avoir déjà fait raser de nombreuses forêts dans le Maryland. Le Diskant est spécialiste pour faire construire des taudis vite torchés, vite montés, vite expédiés. Il a fait ratiboiser plusieurs parcs naturels pour des rades à clodos et autres cages à lapins bâtis façon derviche, en deux temps deux mouvements. Ce roi de l'immobilier rapace se pique désormais une trique triomphante, rien qu'à l'idée de bâtir un stade de Baseball. Manque de bol, il devra d'abord expulser Pamela Isley alias Poison Ivy qui (ce n'est un secret pour personne) squatte impunément les lieux. Le Diskant a dit à propos de l'ex-criminelle : « Si elle ne veut pas partir de MON terrain, je vais aller moi-même avec une torche lui faire danser le fandango du ghetto. »

Nous nous sommes laissez dire que la garce aux plantes carnivores, abritait en son sein une bande d'orphelins et que les autorités comptaient les reloger dans un motel bungalow en attendant de leur trouver un vrai orphelinat. Certains gothamiens qui aiment leur parc, histoire d'avoir un peu de verdure dans la ville, manifestent déjà contre sa destruction. Ces dépossédés, dégoûtés, défaits et dépités ont du soucis à se faire. Il apparaît que les pouvoirs en place ont dépêché sur les lieux la police afin d'expulser Poison Ivy. Le GCPD a déjà reçu l'injonction légale d'éviction au grand dam du commissaire Gordon qui tente d'empêcher la destruction du parc botanique en s'entretenant sans succès tous les jours avec les huiles de la ville. En vain, il semble que le Giordano Gardens et Poison Ivy vont devoir tirer leur révérence sous les coups de bulldozer.

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Mère Nature
Pamela Isley • Harvey Bullock

Harvey Bullock reposa la dernière édition de Gotham Confidential après en avoir lu l'article sur le nouveau stade de baseball et commenta à voix haute :

« Comme si on avait besoin de tout ce cirque, on a autre chose à faire. »

Visez un peu le bureau du sergent Bullock : un espace de 4 mètres sur 4. Un râtelier à clé en laiton pour cellules et paires de menottes suspendues . Une corbeille à papier renversée par terre avec son contenu répandu sur le sol. Une grande carte de Gotham City s'étalait derrière lui, affichée au mur. Des étagères mal rangés autours. Un tableau de liège sur lequel était épinglé plein de paperasses et d'avis de recherches et de fiches d'arrestations. Une boîte de donuts sur le bureau. Appelons ça l'antre de Bullock. Il avait foutu ses pieds sur sa table de travail.

Il avala un donuts pour se consoler, c'était une journée de merde, jugement sans appel. Non mais visez un peu sa journée :

7h du matin : Carambolage de 4 voitures à l'angle de la 36ème et Hedda Street. Avec pour conséquences tôle froissée et demi-douzaine de blessés. Bullock avait du recueillir les témoignages sur les lieux. Le responsable était un rigolo qui roulait dans une Chevrolet et faisait la course avec un tocard après une nuit bien arrosée.

8h : le toit d'un entrepôt pas aux normes s'était effondré en un tas de décombres, tuant par la même occasion deux adolescents qui avaient fugués de chez leurs parents et qui se pelotonnaient dans le soubassement. Harvey avait du se taper le coroner pour la morgue.

9h : incendie suite à un court-circuit dans un câble d'alimentation derrière une usine. Un camion de pompier et 3 voitures du GCPD sur les lieux. Bullock s'était tapé un cafouillage sur la juridiction lorsque débarqua en force le FBI, parce que le bleu du service au standard s'était trompé de numéro au commissariat. Résultat, Harvey avait du séparer un agent du FBI et un flic qui s'étaient foutus sur la gueule suite a quelques mots mal placés.

10h : 5 conduites en état d'ivresse et bastons sur la voie publique. Des marins de l'US Navy en permission, avaient commencé la journée en picolant de la gnôle. Bullock avait du coller les emmerdeurs en cellule de dégrisement en manquant de se faire gerber dessus.

11h : Fusillade dans Park Row. Deux criminels qui prennent la fuite dans leur bagnole. Harvey avait du les courser sans succès avec sa patrouilleuse avant de rentrer dans un poteau.

Aussi après son repas de midi, le sergent Bullock avait pronostiqué que cette journée serait pourrie.

Coup de téléphone.

Et merde, voilà le problème pas net n°6 de la journée à l'horizon. Bullock s'enfila un autre donuts et décrocha.

« Sergent Bullock. »

« Harvey, c'est Dan. »

Danny Bowen, Lieutenant dans la brigade anti-émeute. Casseur de tête entre tous. Alcoolique. Il aimait s'en jeter un petit par dessus la cravate pendant les heures de boulot.

« Ouais ? »

« Rapplique en vitesse à Burnley, c'est le bordel aux jardins botaniques. »

« Pitié non, tout sauf ça ! »

…………………………

Bullock se gara au milieu des voitures rangées serrées et sortit de son véhicule de flic. Il entendit des cris et vit les pancartes des manifestants qui remuaient là-bas tout autours du parc Giordano. Une clairière de caravanes pour ouvrier de chantier. Des bulldozers partout prêt à l'emploie. Des flics tenant des fusils anti-émeute montaient la garde devant les engins. Les manifestants écolos scandaient des slogans : Mère nature triomphera ! Non au béton ! Oui aux arbres ! Ivy on t'aime ! Bullock épingla son insigne d'officier de police et passa la ligne en force. Les rangs s'ouvrirent, les gens s'écartèrent inquiet devant le gros flic pas commode. Harvey leva les yeux au ciel, ils étaient fort pour la bravade, mais que du sang de navet. Il aperçut Danny Bowen, le lieutenant sortait sa flasque de whisky de sa veste pour biberonner. Quelqu'un quelque part cria : « Poison Ivy va vous botter le cul ! » Bowen lui fit un doigt d'honneur en réponse. Il aperçut Bullock, sourire, poignée de main et tape dans le dos. Il accompagna le nouveau venu jusqu'à l'entrée du parc.

« C'est quoi le problème ? »

« Mes hommes veulent pas rentrer la dedans. »

Sifflets et cris : « Écocide ! Écocide ! Écocide ! Police complice ! » Invectives mais aucun jets de pierre, Bullock pensa : des emmerdeurs, mais des mauviettes quand même.

« Pourquoi ils veulent pas entrer dans le parc ? »

« Et bien j'ai envoyé un commando du SWAT, ils ont fait à peine 10 mètres, qu'ils sont tombé sur une plante carnivore qui a recraché juste comme ça devant eux un fémur humain, un peu comme on recrache un chewing-gum. Ils se sont taillés en courant sans demander leur reste. »

Le crétin de tout à l'heure hurla à nouveau : « Poison Ivy va vous botter le cul ! » Le lieutenant lui refit un doigt d'honneur.

« Et en quoi ça me concerne ? »

« Je me suis laissé dire qu'un mec de la criminelle, affecté à cette unité d'investigation anti-taré d'Arkham, était l'homme idéal, pour aller parler à la garce des lieux. Pour la convaincre de plier bagage avant qu'on lui envoie les bulldozers dans la tronche. »

« Pourquoi c'est toujours moi qui me tape les pires corvées ? »

Le même crétin brailla à nouveau : « Poison Ivy va vous botter le cul ! » Le lieutenant balança sa flasque dans sa direction et s'engouffra dans la foule pour le courser. Bullock regarda les jardins botaniques et lâcha laconique :

« Oh et puis merde. »

…………………………

Il se fraya un chemin à travers les souches d'arbres. Le terrain était escarpé. Il s'enfonça dans les broussailles. Il huma l'air, il vit quelque chose sur un tronc. Un môme avait dessiné un motif enfantin à la craie. Une plante carnivore le suivit du regard comme un alligator l'aurait fait. Bullock se prit une tremblote rien qu'avec ça et détala. Il stoppa non loin et entendit du bruit. Il leva la tête. Un môme sortit de nul part, dans le genre orphelin était planté dans les branches au dessus de lui. Le môme lui jeta plein de pétales de rose. Il s'écria tout sourire :

« Bienvenue chez Maman Ivy ! »

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MessageSujet: Re: Mère Nature (Pamela Isley)   Mer 14 Juin - 22:40

mère nature
harvey & ivy


Ivy ignore si les humains sont ingrats, stupides, inconscients, ou un parfait mélange des trois. L'Empoisonneuse fulmine, tourne en rond dans son parc comme une lionne en cage. Elle peste contre ces imbéciles qui s'imaginent pouvoir la déloger, pour pouvoir construire un stade. Un stade ! Arracher de pauvres plantes innocentes, renvoyer des orphelins à la rue, tout cela pour satisfaire les caprices de quelques hommes d'affaires richissimes ! Pathétique. Honteux. Et ils espèrent qu'elle se contente de plier bagage, pour les laisser ravager le seul coin de verdure de Gotham ? Oh, oui, ils sont définitivement idiots. Et elle l'a aussi été, en acceptant d'aider la fille de Gordon à sauver ce ramassis d'arrivistes de la toxine de l'épouvantail. Voilà pourquoi Ivy serait bien incapable de revêtir l'habit d'une héroïne, elle ne supporterait pas toute cette hypocrisie. Et puis de toute façon, elle ne serait pas non plus capable de défendre des êtres qui n'ont pour seul et unique but que détruire leur environnement. Étrange. Ivy est capable d'aimer, mais elle voue une haine sans limite à l'humanité générale. La déforestation, les produits chimiques qui empoisonnent la Terre, les massacres sans vergogne de flore et de faune... Quand ces dégénérés ne s'entretuent pas ! Sa connexion au Green lui a ouvert les yeux sur la nature – ah ah – humaine. Elle ressent les souffrances de la planète au plus profond de ses tripes, à l'instar de son semblable Swamp Thing. Mais le reste du monde... Le reste du monde est aveugle et sourd, ignorant au mieux, indifférent au pire. Tout n'est plus qu'une question d'argent, plus rien d'autre ne semble avoir la moindre importance. Ne réalisent-ils pas que la planète se meurt ? Que les écologistes qui tirent la sonnette d'alarme depuis des décennies ne sont pas des illuminés ? Tout est bon pour nier la réalité, du moment que les profits perdurent. Mais dès que le contrôle leur échappe... Ils sont lâches, tous autant qu'ils sont.

Restent quelques éclairés qui manifestent autour du parc, accusant la police qui cherche à l'évincer d'être complice d'un écocide. Écocide. Le terme est toujours moqué, comme s'il s'agissait d'une plaisanterie. Sauf que c'est loin d'en être une, mais les rares à dénoncer le crime sont traités comme des illuminés. Exactement comme elle, à ceci près que personne n'ose le lui dire en face, de peur de mourir dans la seconde. Et à raison, Ivy n'ayant plus une once de patience à accorder à ces idioties. Sauf qu'elle semble ne pas avoir le choix cette fois-ci, les imbéciles sont littéralement à sa porte, à deux doigts de brandir des fourches et des torches pour la déloger. Et ils font peur aux enfants, qui ne comprennent pas ce qui arrive. Les petits étaient déjà morts de peur lorsque le gang du Joker s'était attaqué au parc sans raison apparente – comme si la peur des clowns n'était pas ancrée assez profondément en eux – et l'avait en partie incendié. Ivy a tout fait repousser, elle a pansé les plaies du Green, et tout cela pour voir quelques crétins chercher à réduire à néant ses efforts ? Mais dans quel monde vivent-ils ?! Agacée et hors d'elle, l'Empoisonneuse réfléchit à une solution quand elle sent la présence d'un inconnu sur son territoire. Qui est assez fou pour s'introduire chez elle en pareil moment ? Elle siffle comme une vipère et se décide à aller rejoindre l'individu inopportun. La terre tremble littéralement sous ses pas, et son escorte est faite de plantes plus empoisonnées les unes que les autres, carnivores épineuses. Elle aperçoit le petit Luke avant l'homme qui se tient en face de lui, et le rappelle à elle. « Luke ! Écarte-toi de lui, viens là. » Le petit obtempère et se dépêche de venir s'accrocher à sa jambe. Le tableau est troublant, Ivy fait une étrange Madone à l'enfant. Certainement parce qu'elle a l'air absolument terrifiante. Sa peau a pris une teinte d'un vert profond, une paire d'énormes dionées aux crocs acérés s'élève au dessus d'elle et des ronces se mettent à ramper vers l'étranger comme des serpents. Plus troublant encore, le petit ne semble pas le moins du monde perturbé. D'un geste, Ivy l'incite à aller rejoindre les autres et il s'exécute, escorté de près par un tas de plantes toxiques aux proportions dantesques.

« Eh bien, eh bien, si ce n'est pas là l'inspecteur Harvey Bullock. » Elle le toise, avant de s'asseoir sur un siège de ronces sorties du sol pour répondre instinctivement à leur maîtresse. Qui est de toute évidence furieuse, et ne prend pas la peine de le cacher. « Vous avez de la chance. Je pourrais choisir de vous empoisonner dans la seconde, mais vous m'avez toujours semblé être de ces rares hommes raisonnables du GCPD. Je suppose que c'est vous que l'on a envoyé jouer les messagers ? Les autres ont égaré leur courage... ? » Tous des lâches, incapables de se salir les mains. Pathétiques. « Vous me faites regretter de vous avoir tous sauvés de l’Épouvantail. Vous ignorez la force qu'il m'a fallu pour libérer ces millions de spores sur Gotham, pour contrer sa toxine. Et c'est ainsi que vous me remerciez ? En menaçant de raser l'unique coin de verdure de la ville, et pour quoi ? Un stade ? Un lieu que la mafia de Black Mask aura tôt fait de s'approprier ? Pitié... C'est lamentable. Je me suis tenue tranquille. J'ai pris soin des petits que le système refusait d'aider. J'ai sauvés vos pauvres petites vies... Et vous voulez me chasser de chez moi ? » Elle ricane, mais il n'y a rien de drôle. Quelques plantes s'enroulent autour des chevilles de l'inspecteur. « Vous savez... Ces idiots auraient pu se contenter de me demander de déplacer la flore du parc. Je ne suis pas fermée aux négociations. J'aurais pu accepter un tel marché. Mais non... Non ! Il a fallu que vous amenez vos bulldozers, vos équipes d'assaut, vos pesticides... Je suppose que l'asile d'Arkham a déjà avancé mon carrosse, hm ? » Son regard s'assombrit. Il n'est pas question qu'elle retourne dans cet endroit. Elle n'y a pas sa place, elle n'est pas folle. C'est seulement plus simple de la traiter comme telle. « Vous pouvez retourner leur dire que je ne bougerai pas. Et que s'il ose toucher à un seul brin d'herbe, j'empoisonne tout Gotham. » Elle désigne les plantes autour d'eux d'un large mouvement de bras. « La plupart de ces plantes sont toxiques. Une pensée de ma part, et elles relâchent dans l'air leurs poisons. Je ne veux pas d'ennuis. Mais je ne resterai pas les bras croisés pendant que ces monstres massacrent le Green. »

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MessageSujet: Re: Mère Nature (Pamela Isley)   Sam 17 Juin - 16:17




Mère Nature
Pamela Isley • Harvey Bullock

Foutue Ivy.

Ça remontait à quand elle et le GCPD ? Bullock se remémora un peu le passé. Ça faisait une paye que l’empoisonneuse se tenait à carreau et n'avait plus fait le coup de poing avec Batman. Bullock l'écouta mal à l'aise en fronçant les sourcils. D'une part parce qu'elle parlait vrai à propos de ses actions récentes, mais en plus, la profusion de saletés rampantes et autres bestioles de ronces et de feuilles aux ordres de la rousse lui foutaient les jetons. Sa pomme d'Adam fit un aller retour dans sa gorge, lorsque Bullock sentit les plantes se mouvoir discrètement autour de lui comme pour l'encercler.

« Ouais ouais, j'ai saisit le message. Remballe ta panoplie, tu va me faire chopper un infarctus avant l'âge. Moi je ne suis que le facteur, c'est auprès des huiles de l'urbanisme qu'il faudra te plaindre. »

Bullock se recula effrayé alors qu'une plante tentait de s'enrouler autours de sa cheville.

« Je te rassure, tous les p'tits gars de la Brigade anti-émeute ont trop les jetons de tout ton bestiaire pour oser foutre un pas ici. Certains ont bien tenté, mais ils ont tous détalé sans demander leur reste. Et je crois pas qu'ils aient prévu de te remettre au frais à Arkham... »

Vu que t'as complètement foutu en l'air la cellule spéciale aux parois en composite de carbone, qu'on avait conçut rien que pour toi, la dernière fois que tu y as séjourné espèce de garce.

Bullock leva les yeux en l'air. Une vraie jungle ici, pas un seul immeuble de Gotham visible à cause du feuillage. Ils étaient au milieu d'une cité de plusieurs millions d'habitants et pourtant on se serait cru dans une forêt tropicale quelque part en Asie du Sud-Est vu le décorum présent. Le flic jeta un œil en direction du grand cabanon général qui servait de refuge à toute la marmaille de Poison Ivy. Il y avait une sorte de mini clôture naturelle de plantes comme pour faire « vacance à la ferme avec les enfants ». Il y avait un espèce de mât sur la cabane-orphelinat, au sommet duquel flottait un petit drapeau qui avait été clairement brodé par les mômes. Il y était cousue avec une écriture enfantine : « chez maman Ivy ». Quelques cadavres de rongeurs dans le jardin de la « propriété » de Pamela l'emmerdeuse. Des oiseaux de proie plongeaient pour se régaler. Bullock s'écarta devant l'insistance de plusieurs plantes qui semblaient le suivre du regard. Il lâcha :

« Allons parler à l'intérieur, cet endroit commence à me peser. »

…………………………

Chez maman Ivy : intime et original.

Des mômes sautillaient sur le siège arrière d'une voiture qu'on avait arraché d'une Ford ou d'une Chevrolet à l'abandon pour l'amener ici (sans doute pour faire office de canapé). Un môme lui dit d'entré de jeux :

« Pourquoi t'es gros ? »

BAM !

« J'suis pas gros p'tit, j'suis costaud. »

Un mioche tenta de défaire les lacets de la chaussure gauche de Bullock. Une petite fille montra à Harvey un dessin qu'elle venait de faire.

« Regarde c'est Ivy ! »

Une autre petite percha sa peluche sur la grande table et lui parla en chuchotant. Elle aperçut le policier. Elle rafla son doudou et s'enfuit de la maison en courant. Deux mioches de 3 ans le dévisagèrent. L'un d'eux l'examina. L'un d'eux se marra et partit en courant vers Isley. L'autre s'éloigna sans se presser et jeta un coup d’œil par dessus son épaule. Bullock s'esclaffa aussi. Tout ce remue-ménage façon garderie lui rappelait le mariage d'un lieutenant de la Brigade des mœurs le mois dernier. Il y avait eut plein d'enfants lors de la fête après la cérémonie. Bullock avait déchargé son arme de service et laissé le flingue aux mômes pour qu'ils puissent jouer avec. Mais il songeait que s'il faisait un truc pareil ici, l'empoisonneuse allait le fusiller du regard avant de le donner à bouffer à ses plantes.

« Ça a l'air sympa ici. »

Harvey fouilla dans sa poche et se sortit un sachet en papier dans lequel il avait mit un donuts. Appelons ça la petite fringale de l'après-midi. Juste de vous à moi, un p'tit donuts pendant le service, vite fait bien fait. Harvey allait porter sa friandise à sa bouche lorsqu'un des mioches l'alpagua à mater son donuts glacé au sucre avec convoitise.

« Non le môme, n'y pense même pas. »

Le gosse lui fit les yeux de bambi.

« Oh ça va j'ai comprit, arrête de me regarder comme ça. »

Le sergent lui tendit le donuts, une petite main l'attrapa et décampa aussitôt. Pas un merci, ingrats ces foutus orphelins. Bullock prit place à la table et annonça :

« Bon voilà le problème Isley. Personne au commissariat central n'a envie de te chercher des poux. A commencer par Gordon. Mais toute cette ville aime les Dodgers, ils veulent tous un petit foyer sympa pour leur équipe. Toi et moi on a pas inventé cette ville Isley, mais on sait comment elle fonctionne. Les Dodgers ça fait marcher le commerce à Gotham. Et soyons honnêtes. L'argent reste l'argent. Et cet empaffé de Morton Diskant qui veut raser ton parc pour y construire son stade en a plus que toi. Il peut aligner plus de fric en un week-end que toi en braquant des banques pendant un mois. Voilà l'impasse. Le conseil municipal le cajole lui. Le conseil municipal se fout une pince à linge sur le nez en pensant à toi. Comment tu veux qu'on arrange le coup ? T'as une idée ? Non parce que là... »

Un gosse montra à Bullock un dessin qu'il venait juste de faire. Il y avait représenté un bonhomme en train de se faire boulotter par une des plantes d'Ivy. Le môme colla un doigt sur le dessin et commenta au flic :

« ça c'est toi. »

Bullock afficha cette expression du visage qui voulait dire : Eh merde.


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MessageSujet: Re: Mère Nature (Pamela Isley)   Sam 24 Juin - 0:43

mère nature
harvey & ivy


Ivy déteste perdre son temps à parler à quelqu'un qui, de toute façon, ne peut pas comprendre ce qu'elle ressent. Quiconque n'est pas lié directement au Green ne peux pas avoir la moindre idée de ce qu'elle ressent réellement. Pour elle, chaque plante est aussi vivante et importante qu'un être humain. Davantage, même. Parce qu'une fleur, un arbre, un brin d'herbe, toutes ces créatures sont innocentes et dépourvues de malveillance. Elles ne complotent pas, ne trahissent pas, ne font pas de mal. Elles vivent, sans causer le moindre mal à autrui. L'homme ne peut pas en dire autant. L'homme est mauvais, avide, et les souffrances des ses pairs ou d'autres êtres vivants lui importent peu. La preuve, ces idiots arrivistes à l'entrée du parc sont prêts à détruire un petit écosystème pour construire un maudit stade. Tout cela pour de l'argent, encore et toujours. Leurs billets, ils ne les emporteront pas dans la tombe. Pas plus que leurs cartes, leurs bijoux et leurs comptes en banque bien remplis. Alors pourquoi s'acharner à vouloir priver Gotham de son seul coin de verdure ? Ivy n'est pas aussi monstrueuse que certains veulent le faire croire. Elle a accueilli les enfants laissés orphelins par Darkseid, mais pas uniquement. Elle laisse les personnes âgées venir se relaxer dans ses jardins, sans crainte d'être agressées par la petite racaille qui pullule. Elle fait régulièrement des dons de plantes médicinales aux hôpitaux, parce qu'elle a conscience de la pénurie. Toute l'année, elle laisse les sans-abris de la ville venir se servir en fruits et en légumes sur les plantations qu'elle fait pousser un peu partout dans le parc. Non, contrairement aux rumeurs, Ivy n'est pas sans cœur. Seulement, elle est susceptible lorsqu'on la fait passer pour une folle furieuse, ou que l'on piétine – littéralement ses efforts de rester dans le droit chemin pour faire du profit.

L'Empoisonneuse fronce les sourcils lorsque l'inspecteur lui annonce de but en blanc qu'il préférerait qu'ils parlent à l'intérieur de l'un des rares petits bâtiments du parc. Sans un mot elle quitte son siège, les racines disparaissent dans la terre et elle ouvre la marche. Elle est prête à faire des efforts ; qu'on ne dise pas qu'elle n'aura pas tenté de se montrer raisonnable. Dans le cabanon se trouvent plusieurs enfants, de tous les âges. Certes, l'intérieur ne ressemble pas exactement à un magazine de décoration, mais les petits ne manquent de rien. Ils ont chacun un lit, portent des vêtements neufs, leurs affaires d'école sont éparpillées un peu partout, de même que leurs jouets. Prétendre qu'elle ne prend pas soin d'eux serait mentir. Les bras croisés, Ivy observe Harvey, qui est momentanément devenu un drôle d'objet d'étude pour les enfants. Elle les laisse s'amuser un instant, lui chiper sa sucrerie, faire de vilains portraits de lui. Elle ne reste qu'à moitié attentive, communique silencieusement avec ses plantes qui lui signalent du mouvement à l'extérieur du parc. Et quand Bullock ouvre la bouche, un sifflement agacé et vipérin lui échappe. « Vous vous imaginez encore que l'argent a une quelconque valeur pour moi ? Vous êtes encore plus mauvais inspecteur que je ne l'imaginais. » Elle secoue la tête, presque insultée. « Et si ces imbéciles s'imaginent pouvoir essayer de raser mon parc sans que je ne fasse quoi que ce soit, ils manquent encore plus de jugement que vous. » Ivy ne hausse pas le ton pour ne pas inquiéter les enfants, qui même si ils ne comprennent pas les enjeux de la situation, paniqueraient en l'entendant s'énerver. Mais le regard qu'elle pose sur son interlocuteur est loin d'être aussi doux que son ton. Que fait-on au messager lorsque l'on n'aime pas le message...? Les livres d'Histoire en sont plein d'exemples. « Ce ne sont pas les Dodgers qui font marché le commerce de Gotham. Il n'y a même pas de commerce à Gotham. Uniquement la corruption et les trafics. Dites-moi, à votre avis, qui prendra le contrôle de ce business juteux le premier ? Black Mask et sa pègre violente et incontrôlable ? Le Pingouin et ses sbires aux portefeuilles bien remplis ? Le Joker et sa joyeuse bande de psychopathes ? Les paris sont ouverts. » Malgré son sarcasme évident, difficile de nier la véracité de ses propos. Ce stade sera immédiatement perçu comme une affaire pouvant rapporter beaucoup, beaucoup d'argent. Ils vont tous se le disputer comme des molosses un os à ronger, le tout sans se soucier une seule seconde des dommages collatéraux. « Oubliez tous ces types qui campent dehors en attendant que je décampe comme par magie. À votre avis, qu'est-ce qui vaut le mieux ? Ces tarés de la gâchette qui vont faire couler encore plus de sang pour gagner de l'argent et salir le nom de votre précieuse équipe, ou moi ? Regardez autour de vous. Ces enfants, sont-ils malheureux ? Et vous, n'êtes vous pas bien content d'avoir échappé aux effets de la toxine de l’Épouvantail ? Je ne prétends pas être un ange, je ne l'ai jamais été et je ne le serai jamais. Mais moi, je me soucie de la vie. On ne peut pas en dire autant de ces gens là. Bouger, pour leur faciliter la tâche... ? Je ne crois pas, non. »

Mais cela ne répond pas vraiment à sa question, n'est-ce pas ? Ivy soupire, longuement et en se pinçant l'arrête du nez. « Je regrette presque l'époque ou je les aurais tous empoisonnés... » Ou celle où ses plantes carnivores n'en auraient fait qu'une bouchée, comme sur le dessin que Rosie tend à Harvey. « Je suis presque tentée de relâcher sur eux des phéromones qui me permettraient de leur faire changer d'avis en un claquement de doigts. Mais je suppose que ce ne serait pas très légal, n'est-ce pas ? » Elle ricane. Qu'est-ce qui l'est encore dans cette maudite ville ? Même les membres des forces de l'ordre sont pour la plupart corrompus. Et leur collaboration avec Batman n'a rien de légal, le laisser gérer les criminels à leur place l'est encore moins. Mais à Gotham, les lois ont été adaptées. Les suivre aurait été tout bonnement impossible. « Ils ne me feront pas bouger. Moi, en revanche, j'ai les moyens de les faire plier bagage. Reste à déterminer si ce sera avec la manière douce... Ou l'autre. »

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MessageSujet: Re: Mère Nature (Pamela Isley)   Mar 27 Juin - 9:38




Mère Nature
Pamela Isley • Harvey Bullock

Bullock écoutait Isley les mains croisés sur la table. Il fallait bien avouer qu'elle s'était rangée depuis un bout de temps maintenant. Plus d'avis de recherches, plus de mandats d'arrêts contre elle. Même le FBI lui avait foutue la paix. Et les mecs de la criminelle étaient bien content qu'elle reste recluse au fond de son parc. Et tout ce foutoir sur les Dodgers avaient eut le malheur de remettre au goût du jour l'affrontement béton/arbre. Bullock aurait bien donné une boîte entière de donuts pour éviter ces emmerdes (c'est vous dire). Ce qui l'inquiétait là, c'était le ton et les propos d'Ivy. L’empoisonneuse avait l'air de s'en démanger de remettre ça avec les humains pour leur faire comprendre son point de vue. Bullock craignait déjà la suite. On commençait à bien connaître la rouquine bariolée. Elle allait balancer ses plantes carnivores sur la ville, elle allait lâcher son gaz toxique végétal sur Gotham, pire que l'épouvantail. Puis elle allait tourner l'esprit à tous les gros dur à cuir de la Brigade anti-émeute pour qu'ils tombent tous amoureux d'elle et la servent comme des esclaves. Les grands classiques. Bullock ne doutait pas que si ça arrivait Batman débarquerait pour remettre tout en ordre, mais il préférait encore que rien de tout ça n'arrive. Il cogita : qu'est-ce que le commissaire pourrait lui dire à ma place ? Gordon lui c'était un cador. Il était la voix de la sagesse dans cette maudite ville. Lui il aurait su trouver les mots pour convaincre Ivy de négocier ou d'accepter de se retirer du jeux, etc. Lui ? Il en était incapable. Son boulot c'était d'investiguer et de cogner des crânes, pas de jouer les diplomates. Mais Harvey tenta quand même.

« Y'a peut-être moyen de reporter la construction du stade à plus tard en attendant de trouver une solution pour tout le monde ? Eh ! Et si on baratinait les huiles de la municipalité ? Isley t'as cas leur dire que le terrain est glaiseux et que les fondations vont immédiatement s'enfoncer dans le sol si on construit maintenant. On avait eut le même problème, lorsqu'il a fallut construire une nouvelle bretelle d’autoroute autours de Gotham. Ou bien on a cas dire que le terrain est encore impropre à la construction, parce que t'as 3 variantes d'espèces protégés d'arbres dans ton bocage, et que ça va prendre plus d'un mois pour les déplacer ? »

Un môme le tira par la main pour attirer son attention et lui montrer un dessin.

« C'est pas le moment p'tit. »

Le talkie-walkie à la ceinture du flic grésilla. Il le saisit et dit :

« Sergent Bullock. Y'a un soucis ? »

La voix du lieutenant alcoolique qu'il avait croisé avant d'entrer dans la jungle d'Ivy crachota :

« Ouais des emmerdes, Morton Diskant vient d'entrer dans le parc, il a pas voulu m'écouter. »

« Non d'un donuts ! On avait pas besoin de ça. »

Harvey se leva en renversant sa chaise, il s'agita :

«Euh… je reviens tout de suite. »

Il sortit en courant et avança dans la clairière entourant l'orphelinat improvisé d'Isley. Il chercha du regard et trouva le promoteur immobilier qui venait de débouler avec son garde du corps et quelques flics pour escorte. Bullock courut dans leur direction en agitant sa main en un geste de prudence.

« Mais qu'est-ce que vous foutez ici ?! C'est dangereux y'a plein de plantes carnivores ! La zone est pas encore sécurisée ! »

Morton Diskant était un gros lard, il pesait dans les 130 kilos. Il bouffait de la glace avec une cuillère dans un pot d'un demi-litre qu'il trimballait sous son bras. Il avait un furoncle sur le cou. Il portait une veste de joueur de Baseball à l'effigie des Dodgers, juste pour faire sa pub. Il portait épinglé sur sa poitrine un badge « Luthor for president ». Son garde du corps se trimballait une valise en cuir. Il avait des marques de brûlures d'acide sur les mains. Les flics en uniformes semblaient nerveux contrairement au promoteur. Ils connaissaient les pouvoirs de Poivon Ivy.

Flic n°1 dit : « Ouais, on aurait pas du venir, y'a une des plantes qui a bouffé mon képi. »

Flic n°2 dit : « Ouais, on aurait du décamper, y'a une des plantes qui a bouffé mon flingue quand je l'ai pointé sur elle. »

Flic n°3 dit : « Ouais, c'est le bordel, y'a une des plantes qui a tenté de m'attraper le pied pour bouffer ma chaussure. »

Morton Diskant balança son pot de glace vide dans l'herbe. Au moins 10 plantes carnivores levèrent la tête et tournèrent leurs dents dans leur direction. Bullock s'empressa de ramasser le pot et de le coller dans les mains d'un des flics.

« Vous êtes fou ?! Faut pas jeter un seul débris ici ! On va se faire dévorer ! »

Un flic balança son mégot de cigarette dans les fleurs. Bullock s'empressa de le ramasser et de le faire disparaître dans sa poche.

« T'es suicidaire ? Poison Ivy va tous nous trucider ! »

Le promoteur immobilier tendit sa main pour saluer Bullock. Poignée de main. Diskant dit :

« Pas d’inquiétude, elle va vite plier bagage, je vais lui faire une offre qu'elle ne pourra pas refuser. »

Il claqua des doigts. Son garde du corps tendit la valise et l'ouvrit pour montrer son contenu : des liasses de billets de banques. Diskant en saisie une et joua avec l'élastique qui retenait les dollars. Bullock fixa les mains du gros bras, qui avaient été passé à l'acide. Il lui demanda :

« Joker ou Black Mask ? »

« Quoi ? »

« Tu appartenais au gang du Joker ou à celui de Black Mask ? Avant que M. Diskant ne face effacer tes tatouages à l'acide ? »

« Eh ! J'suis propre maintenant ! Blanc comme neige ! »

Bullock railla avec ironie :

« Ouais bien sûr, M. Diskant a fait nettoyer ton casier judiciaire et a tout effacé. »

« Va te faire foutre. »

Le patron des Dodgers leva les yeux au ciel : pitiez, sauvez moi de ces païens. Lui et son garde du corps s'éloignèrent avec la valise pleine de billets. Ils se dirigèrent vers la maison des enfants pour aller discuter avec Ivy. Bullock les observa : non mais je rêve ? Il venait d'apercevoir le garde du corps, qui en douce, avait passé un mouchoir à son patron, pour qu'il puisse s'essuyer la main qui avait serré celle de Bullock. Diskant balança le mouchoir dans l'herbe. Juste avant que les deux hommes ne pénètrent dans l'antre de Poison Ivy, le garde du corps se retourna vers Bullock et lui fit de loin un signe de gang avec son poing : du pur Black Mask.

Harvey prit son talkie-walkie et annonça :

« Faîtes-venir une ambulance, pour deux personnes. On pourra pas dire que j'avais pas prévenu. »


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MessageSujet: Re: Mère Nature (Pamela Isley)   Lun 10 Juil - 14:17

mère nature
harvey & ivy


Ivy fulmine, s'agace, s'impatiente. Elle veut tous les voir quitter les lieux et pouvoir retourner à son existence paisible. C'est à croire qu'ils le font exprès. Elle essaie de se ranger, et il font tout pour l'encourager à faire le contraire. C'est si ridicule que c'en est risible. Elle est furieuse, furieuse d'être à ce point prise pour une idiote. Et l'Empoisonneuse courroucée, c'est très, très dangereux. L'ont-ils déjà tous oublié ? De toute évidence, cela ne fait aucun doute, puisqu'ils sont assez idiots pour venir la titiller parce qu'ils s'imaginent avoir les pleins pouvoirs. Ivy est tentée, de plus en plus, de leur donner une bonne correction. Mais elle ne peut pas céder à cette envie, faute de quoi les enfants risquent de lui être arrachés de force. Pourtant, même Batman sait qu'ils sont mieux auprès d'elle qu'entre les mains des autorités (in)compétentes de la ville. Même Harvey pourra en témoigner, les petits se sentent en sécurité auprès d'elle, et elle leur apporte tout ce dont ils ont besoin, sans se questionner sur les coûts. Certes, tout n'est pas forcément très légal, mais cela n'a rien de nouveau ou d'étonnant à Gotham. Ces hommes d'affaires et leurs chiens de garde n'ont de toute évidence pas une once de compassion pour ces enfants, qu'ils chasseraient de leur chez-eux sans remords. Tout ça pour construire un maudit stade... « Vous pensez sincèrement qu'ils se soucieraient de la préservation d'espèces protégées ? » Elle hausse un sourcil sceptique. Cependant, Harvey est peut-être sur la bonne piste. Prétendre que le terrain est glaiseux – ou le rendre ainsi tout simplement – ralentira peut-être les travaux. Après tout, ils ne voudraient pas voir la Terre avaler leur précieux stade, n'est-ce pas ? « Eh bien, je suppose que cela ne coûte rien d'essayer... » Ivy soupire. Au moins, il essaie de l'aider, c'est plus d'efforts que la plupart des hommes du GCPD n'auraient été prêts à faire. « Il va me falloir un endroit où déplacer les plantes, cependant. Il y a réellement des dizaines d'espèces rares dans ce parc, j'y ai fait naître un véritable écosystème. Je ne peux pas simplement me contenter de les faire passer d'un endroit à un autre, cela demandera un temps d'adaptation... Et il en sera de même pour les enfants. Je suis prête à faire des efforts, mais je refuse d'être prise pour une idiote. » Et c'est exactement en tant que telle que les entrepreneurs et autres vendus la perçoivent.

L'Empoisonneuse fronce les sourcils lorsque l'inspecteur se lève précipitamment en lui annonçant simplement qu'il "revient tout de suite". Elle n'a pas besoin de lui demander pourquoi, les plantes l'ont déjà prévenue de la présence d'indésirables au sein du parc. Ne comprennent-ils donc rien ou pensent-ils à ce point être tout permis ? « Ivy... ? » Elle baisse les yeux sur Rosie, petite blondinette de cinq ans qui serre une peluche Superman contre sa poitrine. « C'est vrai qu'on va devoir s'en aller... ? » « Certainement pas ! » Elle s'abaisse à sa hauteur, et prend son visage rond entre ses paumes. « Personne ne nous chassera, c'est promis. Ici, c'est chez nous. » Et Ivy est déterminée à ce que cela le reste. Ces hommes arrogants et gouvernés par l'argent, elle va se charger de leur sort. Le tout sans les tuer, hélas, car elle veut conserver le soutien de Batman et de ses alliés. Ce qui ne l'empêchera pas de leur donner une leçon qu'ils ne seront pas prêts d'oublier. Ils verront, ce qu'il en coûte de s'en prendre à Mère Nature et à ses protégés. « Ne vous en faites pas, tout ira b – » Quelqu'un entre et l'interrompt. Il ne s'agit pas d'Harvey, mais d'hommes qu'elle n'a jamais vus auparavant. Cependant, à en voir leur allure, elle devine aisément qu'il s'agit du riche entrepreneur et de son pseudo garde du corps. D'un geste, elle incite les enfants à s'éloigner d'eux. « Vous avez un sacré culot, pour entrer ici sans y avoir été invités, messieurs. » L'entrepreneur la garde comme une bête de foire, avec une petite étincelle lubrique dans le regard. L'Empoisonneuse affiche un petit sourire narquois. De toute évidence, il n'a pas été prévenu... « Tout le monde a la même faiblesse, Isley. Vous avez un prix, je suis prêt à le payer. » Elle reste silencieuse, tandis que le garde du corps dépose une valise sur la table, et l'ouvre pour révéler une montagne de billets. Alors, elle ricane et voit très clairement l'entrepreneur pâlir. « Vous savez combien d'arbre il faut abattre pour imprimer, hm... Un million ? » Ivy incline légèrement la tête sur le côté, les bras croisés. Des ronces commencent à ramper sur les murs, sans que les hommes ne le remarquent. À l'arrière de la cabane, un petit garçon murmure un "uh oh" annonciateur. « Et ce parfait hors de prix que vous portez... Fait à partir d'orchidées extrêmement rares, menacées par les entreprises cosmétiques que les porcs comment vous alimentent en argent sale. » « Attention à ce que tu dis, espèce de garce stupide... » Elle rit, plus fort cette fois. « On m'a traitée de bien des choses... Mais c'est bien la première fois que quelqu'un m'accuse d'être stupide. Je vais vous donner dix secondes pour sortir d'ici, vous et votre argent. Après, eh bien... » Les ronces viennent chatouiller leurs chevilles, mais ils s'en moquent. « Alors écoute-moi bien, espèce de pétasse écolo... » Comme pour la provoquer, le garde du corps écrase une fleur avec le talon de sa ranger. Une drosera capensis d'Afrique du Sud. Rare et précieuse. Pour Ivy, c'est l'erreur de trop.

D'énormes racines sortent du sol et s'introduisent dans le bâtiment en faisant éclater les vitres, et saisissent les deux hommes par les jambes avant de les traîner à l'extérieur. Les enfants n'ont pas bronché, certains n'ont pas relevé les yeux de leurs dessins. Une petite fille soupire en traitant les étrangers d'abrutis pollueurs. Ils se mettent à hurler, faisant nettement moins les fiers à présent qu'ils sont suspendus dans les airs. Et le garde du corps a lâché la valise, encore ouverte, les billets volent doucement dans le parc, c'en est presque poétique. Et pour achever le tableau, la terre s'ouvre sur une énorme plante carnivore tentaculaire, qui ouvre une gueule garnie de dents acérées comme des rasoirs. Pas le moins du monde pressée, Ivy sort et s'appuie sort et s'appuie contre la porte, les bras croisés. Plusieurs policiers la dévisagent, les yeux écarquillés et la mâchoire décrochée. Le spectacle est hilarant. L'Empoisonneuse finit par soupirer, et lentement elle rejoint l'inspecteur Bullock. « A votre avis, combien de temps dois-je les laisser suspendus ainsi avant qu'ils ne me supplient et ne promettent de ne plus jamais remettre les pieds à Gotham, hm ? » Elle le regarde, sourcils haussés, comme si elle attendait réellement qu'il lui donne son avis sur la question. Et puis, elle hausse les épaules. « Oh, pas la peine de faire cette tête, je n'ai pas l'intention de les lâcher. Juste de leur donner une bonne leçon. »

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MessageSujet: Re: Mère Nature (Pamela Isley)   Mar 18 Juil - 11:08




Mère Nature
Pamela Isley • Harvey Bullock


Pendant que Morton Diskant et son garde du corps palabraient avec Poison Ivy, Bullock contempla le parc botanique (qui portait mal son nom, ça aurait du s'appeler : la jungle carnivore). Le flic contempla cette forêt digne d'une brousse africaine. Une belle couverture végétale, des broussailles partout. Et la clairière dans laquelle il se trouvait était vraiment idyllique. Bullock s'adossa contre une souche d'arbre. Rien qu'en voyant les racines bouger au sol, il comprit encore plus : la forêt est vivante. Il ne voulait pas se l'avouer, mais ouais, il n'avait pas envie de voir les bulldozer détruire toute cette masse de végétation vivante. Et puis merde pour les Dodgers, pourquoi ils allaient pas bâtir ce foutus stade ailleurs ? Y'avait tellement d'autres terrains vagues dans Gotham. Un bruit de fenêtre brisé attira l'attention d'Harvey, il assista bouche bée à la sortie manu militari de Diskant et son sbire. Bullock accourut paniqué. Eh merde, elle allait vraiment le faire l’empoisonneuse ? Le promoteur immobilier gesticula, la tête en bas, à deux doigts de se faire bouffer par la chose. Il couina à l'intention des flics :

« Faîtes ce qui faut ! Butez là ! »

Mais l'inspecteur et les 3 policiers en uniformes étaient trop abasourdis et inquiet pour tenter quoi que ce soit. Bullock écouta Ivy et devint rouge, il essaya de bégayer quelque chose. Il ne trouva pas les mots. Il fut soulagé en constatant qu'elle n'avait pas l'intention de tuer qui que ce soit finalement. Une fois les deux captifs rejetés violemment au sol, les flics les relevèrent et s'empressèrent de décamper avec eux. Le patron des Dodgers une fois à respectable distance, se retourna et balança un majeur obscène à l'endroit d'Ivy. Bullock lâcha :

« Il renoncera pas... »

Il regarda par la fenêtre brisé, il aperçut les mômes qui fouillaient dans la valise pleine de billets, ils faisaient des avions en pliant les dollars et les jetaient partout dans la pièce pour les faire voler. Bullock pensa : ils sont chez eux. Il leva la tête et contempla le drapeau brodé par les mômes, disposé sur le mat surplombant la maison : « Chez maman Ivy ». Il pensa : et c'est leur maison. Bullock fixa Ivy. Il laissa passer un silence lourd de sous-entendus. Il lui dit :

« Y'a qu'un seul moyen d'empêcher tout ça, mais tu ne peux pas le faire, sinon ils te remettront à Arkham, et ils prendront tous les mômes. »

Bullock fouilla dans sa veste, il en sortit un téléphone portable qu'il tendit à Ivy. Et il se détourna sans un mot. Il passa devant une plante carnivore qui grondait avec sa bouche pleine de dents. Harvey lança agacé :

« Oui bon bah ça va on a comprit ! »

La plante se ratatina, Bullock disparut dans la forêt.

…………………………

Bullock observa les casemates du futur chantier de construction du stade autours du parc. Il vit les cahutes où était entreposé le matériel de démolition. A l'intérieur les murs étaient ignifugés et ne contenaient pas de plomb. Dynamite et nitro pour achever la forêt après le passage des bulldozers. Tous ces produits étaient hautement inflammables. Il examina le chantier pendant que les manifestants écolos continuaient à brandir des pancartes et à scander des slogans. Les contremaîtres du futur chantier avaient installés leur propre système téléphonique pour communiquer d'un endroit à l'autre du futur vaste chantier. Un système capable de recevoir des appels de téléphones portables pour communiquer avec l'extérieur. Bullock se mit à réfléchir. Il pouvait prendre un des fils électriques, le tremper dans l'essence, l'entourer de façon hermétique d'une feuille de plastique, en prévoyant un diamètre suffisant pour que l'air circule et alimente la combustion. Il ne restait plus qu'à le relier à un des téléphones du chantier, appeler le numéro et prier pour que l'explosion se produise. Bullock pensa à sa carrière, puis il pensa aux enfants.

Il se trouva un magasin de fournitures automobiles. Il acheta les outils nécessaires et deux coussins de voitures en acrylique. Il acheta dans une quincaillerie un tuyau d'arrosage de gros diamètre et retourna à son appart. Bullock découpa l'enveloppe des coussins pour en extraire des lambeaux de tissu qu'il imbiba d'essence. Il coupa des bouts de tuyau à la longueur voulue. Il les perfora pour en faire des brûleurs. L'intensité du courant utilisé par les téléphones répartit partout, même sur les grues, pourrait peut-être déclencher la combustion. Il l'espérait. Bullock travailla toute la soirée, il transforma son appart en atelier. Il chargea son matériel dans sa Buick et se rendit au parc.

23h

Il se gara de l'autre côté de la rue, plus un seul manifestant, ni aucun journaliste à cette heure-ci. Le gardien à l'entrée du chantier grillagé fumait en faisant les 100 pas. Bullock s'approcha à pied, le gardien s'approcha de la grille d'un air soupçonneux. Bullock présenta son insigne. Le gardien le reconnut suite à son passage précédent pendant la journée et lui ouvrit. Bullock pointa du doigt et hurla :

« AAAAH ! Poison Ivy ! Elle est là ! »

Le gardien se retourna apeuré, Bullock l'assomma avec la crosse de son 38 à canon court. Il traîna le corps jusqu'à sa voiture et l'allongea sur la banquette arrière. Bullock ouvrit le coffre et en sortit le tuyau d'arrosage. Il prit le trousseau de clés accroché au ceinturon du gardien pour ouvrir la cahute aux explosifs. Il revint sur le chantier. Il dévissa le panneau arrière du téléphone de travaux. Il déroula les fils et les fixa sur le bord du tuyau. Il déroula le tube, d'une extrémité à l'autre. Il le disposa du téléphone jusqu'à la cahute. Il renouvela l'opération sur plusieurs autres téléphones. Il revint dans la baraque du gardien et enregistra tous les numéros des téléphones du chantier dans le répertoire de son propre portable. Il quitta l'endroit. Il fila vers le nord. Il avait besoin d'un point de vue pas trop éloigné pour capter les détails. Il s'arrêta à une station service. Il songea que tout ça était hasardeux, que tout ça pouvait marcher ou ne pas marcher. Il regarda sa montre : minuit. Bullock appela Pamela Isley sur le téléphone portable qu'il lui avait confié. Il lui dit juste :

« Désolé de réveiller les mômes avec le vacarme que va y avoir dans 1 minute, mais je suppose qu'ils m'en voudront pas, à cet âge là on aime les feux d'artifices. »

Il raccrocha. Il composa le numéro du premier téléphone du chantier. Il entendit 7 sonneries et rien d'autre. La 8ème eut un écho et s'accompagna d'un halo rose. La 9ème illumina dans un souffle tout le ciel qui devint strié de rouge. Bullock appela le second téléphone. La flamme jaillit à la 3ème sonnerie. Les deux flambées rouges se rejoignirent. Les sonneries de téléphones continuèrent à retentir sur le portable de Bullock à faire des jeux de lumières dans le ciel. Il vit des flammes et sentit une odeur de fumée. Tout le parking des bulldozers avait du être anéantit à présent. Bullock aperçut un camion de pompier qui passa devant lui. Les flammes s'élevaient mais n'atteignaient pas le rideau d'arbres du parc. Bullock monta sur le capot de sa voiture pour mieux voir. Il aperçut le feuillage des jardins botaniques qui s'agitaient sous le vent, il vit courir des pompiers armés de lance à incendie, il n'y avait plus de chantier, juste le parc, indemne.

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Mère Nature
Pamela Isley • Harvey Bullock


Blackgate

Bullock se plaignit :

De la nourriture de la prison, des poux de la prison, des puces dans son lit. Harvey parlait fort, la salle de visite résonnait. Bullock se plaignit, les poux avaient des pattes, les poux avaient des crocs comme Godzilla. Bullock était vêtu de l'uniforme carcérale orange des prisonniers. Le commissaire Gordon lui dit :

« Le gardien que vous avez assommé vous a reconnu, les pompiers ont découvert votre petit stratagème en étudiant les décombres. On a retrouvé votre petit atelier à votre domicile, on a examiné le répertoire de votre téléphone portable. Les vendeurs chez qui vous avez acquit vos outils, ont reconnu votre visage quand on leur a présenté votre photo. »

« Ce matin j'ai trouvé un cafard dans mes corn-flakes. »

Gordon tapota son stylo.

« Les manifestants écolos ne sont plus devant le parc maintenant, ils manifestent tous devant la prison avec leurs pancartes pour qu'on vous libère immédiatement. »

Bullock se gratta les bras.

« Je serais mort avant, on peut pas résister à des poux pareils. »

« Sergent, juste entre nous, je suis content que le parc reste debout et que la construction du stade soit maintenant foutue, mais Morton Diskant reste le proprio du terrain et il compte quand même faire raser le parc juste pour se venger. »

Bullock se gratta les jambes. Bullock se gratta le cou, un cafard traversa la table, Bullock l'écrasa du poing.

« Et un point pour moi ! T'emmerderas plus le sergent Harvey Bullock ! »

« Sergent, vous êtes un gros abruti. Vous risquez 15 ans de prisons et 45 millions d'amendes pour rembourser les dégâts. »

Bullock se gratta les pieds.

« Y'a une chance pour moi de retrouver ma place dans la police ? »

« Peut-être. Le gouverneur a refusé de vous gracier, parce que c'est un fan des Dodgers et qu'il attendait avec impatience le début de la saison. Mais un des juges de la Cour Suprême, qui rêve de coucher avec Poison Ivy, s'est arrangé pour que vous ne passiez pas en cour classique, mais devant un grand jury. »

Bullock se gratta la nuque et les cheveux.

« Un grand jury ? C'est rare, ça veut dire que le juge est obligé d'obéir à leur verdict s'ils me reconnaissent non coupable, je n'irais pas en prison et je pourrais reprendre mon boulot à la Brigade criminelle. »

« Encore faut-il que vous arriviez à convaincre tous le jury des citoyens de Gotham que votre acte terroriste n'était pas criminel mais d'utilité publique. Priez pour qu'il y ait des écologistes dans le grand jury. »

Une bestiole bondit sur la table, Bullock l'écrabouilla.

« Et un point pour moi ! T'emmerdera plus le sergent Harvey Bullock ! »

Gordon lui tendit une enveloppe.

« Tenez, un des enfants de Pamela Isley a fait un dessin pour vous. »

Bullock ouvrit l'enveloppe et regarda la feuille. Il la serra contre son cœur, le môme avait dessiné un donuts. Bullock lâcha timidement :

« Dîtes patron, et si Poison Ivy se présentait au tribunal à mon procès comme témoin n°1 de la défense, vous pensez que... »

Gordon s'étrangla et se releva brusquement en renversant sa chaise, et en laissant tomber ses lunettes.

« N'y pensez même pas ! »


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Mère Nature (Pamela Isley)
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