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 carry me home tonight. (STEVE)

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MessageSujet: carry me home tonight. (STEVE)   Sam 2 Déc - 16:35

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CASSANDRA & STEVE




Son jean lui collait à la peau de la pire façon possible, ses cheveux s’égouttaient encore le long de ses épaules et elle n’avait pas franchement une mine réjouie. Mais quand elle frappa à la porte, elle fit l’effort de se composer un sourire amical, sachant que sa simple présence suffirait à alarmer le locataire et qu’il suffisait de peu pour que son inquiétude atteigne un tout autre niveau. Il fallait bien avouer qu’en débarquant à trois heures et demie du matin, sans avoir prévenu au préalable et en ayant l’air d’avoir plongé dans une piscine toute habillée… Oui, ça ne donnait pas réellement l’impression que tout allait bien. Tirant de la poche de son gilet son portable, Cassandra pianota quelques mots rapides avant d’attendre simplement devant la porte. Il avait entendu, elle le savait : un agent d’ARGUS ne dormait jamais d’une seule oreille. Pendant de longues minutes, elle tapota le sol de la pointe de ses chaussures, cherchant la meilleure phrase qui pourrait à la fois lui éviter un regard consterné et celle qui serait capable de le dissuader de lui poser trop de questions à la fois. Néanmoins, elle était certaine d’une chose, c’était qu’elle serait toujours bien accueillie ici. Steve aurait beau tempêter, gronder, il ne lui ouvrirait pas moins ses bras et sa porte par affection. Percevant des bruits de pas de l’autre côté, elle passa rapidement une main dans sa crinière raidie par le sel et se figea.

La cloison pivota, juste assez pour qu’elle puisse entrevoir la silhouette d’un Steve clairement tiré de son sommeil réparateur. Leurs prunelles fatiguées se croisèrent, puis un soupir franchit les lèvres de la jeune femme. « T’as vu, j’ai pas cassé la porte. » Elle attrapa son coude de la main, hésitante sur la marche à suivre. En temps normal, Cassie lui aurait probablement juste sauté au cou, ravie de le retrouver après plusieurs semaines sans visite, mais ce soir était un peu particulier. « Je suis contente de te voir, tu m’as manqué. » Un sourire, plus franc. « Tu comptes me passer un savon sur le palier ou je peux rentrer ? » Il s’effaça et elle fit un pas en avant, tendant la main pour effleurer son épaule au passage. Elle n’était pas souvent venue chez lui, et encore moins depuis qu’elle avait intégré la Young Justice. Leurs obligations respectives les empêchaient la plupart du temps de passer du temps ensemble. Alors à défaut, Cassandra prenait de ses nouvelles lorsqu’elle croisait Tracy, lui envoyant de temps à autres quelques messages. Elle s’inquiétait pour lui, seulement elle ne le lui dirait jamais parce qu’elle ne voulait pas qu’il s’imagine que c’était parce qu’il n’avait pas de pouvoirs. Si elle se souciait de son sort à ce point, c’était uniquement parce qu’elle tenait à lui et que l’idée de le perdre lui était insupportable. Steve était un des piliers de son existence, autour duquel elle s’était construite même s’il n’avait pas eu la même portée que Diana ou les Amazones. Il était important. Et c’était justement pour ça qu’elle avait fini par échouer chez lui, un parfum de sel suivant ses pas. Cassie considéra brièvement le canapé, sans oser s’y vautrer : son jean était encore bien humide malgré le vol.

« Désolée pour le réveil, je ne savais pas où aller à part ici… » Elle tira le bout de sa manche, froissant le tissu sous ses doigts. « Ça fait un peu dramatique dis comme ça. » Elle marqua une nouvelle pause, laissant à Steve le temps de s’extirper de son sommeil un peu moins brutalement. Ce n’était pas dans son intention de l’inquiéter à son sujet, même s’il fallait admettre que la méthode laissait à désirer. Elle était honnête cependant : elle n’avait ni envie d’errer indéfiniment jusqu’à ce que ses émotions s’apaisent, ni envie de retourner au Mont Justice. Tim serait probablement le premier à deviner que quelque chose n’allait pas et Cassandra ne désirait pas se montrer dans un tel état de faiblesse face à lui. Elle le savait, qu’il l’admirait, qu’il l’appréciait. C’était justement ça qui rendait tout plus difficile. Elle ne voulait pas le décevoir. Steve la connaissait depuis plus longtemps, il l’avait vue gamine insolente qui voulait jouer aux justicières, protégée de Diana de Themyscira, élève des Amazones et des Déesses. Il savait qu’elle avait trébuché de nombreuses fois pour atteindre le but qu’elle s’était fixé. Et de temps à autres, il lui avait même tendu la main pour l’aider à se remettre sur ses deux pieds. Difficile de se sentir à la hauteur de Wonder Woman lorsque l’on était simplement humaine – ou en tout cas, que c’était le mensonge avec lequel on était nourri depuis des décennies. « Ne fais pas cette tête, je te promets que personne n’est en danger. » Elle osa un sourire plus convaincant, redressant la tête pour lui rendre son regard. Elle ne mentait pas vraiment, dans le fond. Cassie risquait beaucoup moins de perdre son sang-froid auprès de lui. Et jamais, jamais elle ne se pardonnerait de l’avoir blessé d’une quelconque façon. Alors elle gardait ses mains dans ses poches, craintive de répéter les mêmes erreurs qu’au manoir Wayne, laissant ses yeux transmettre toute l’affection qu’elle avait pour lui. Transmettre aussi, sans doute, la détresse qu’elle s’efforçait de diminuer face à lui.

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MessageSujet: Re: carry me home tonight. (STEVE)   Ven 15 Déc - 20:08

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D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Steve n’a jamais vraiment eu le sommeil lourd. Il a toujours été le premier à se faire réveiller par un orage (alors que, peu importe ce qu’il se passe à l’extérieur, Tracy peut dormir paisiblement, imperturbable) mais également le premier à se rendormir. Si bien qu’en fin de compte, avoir le sommeil léger n’a jamais été un handicap. Mieux encore, cette capacité à se réveiller aussi vite qu’il peut se rendormir lui a été bénéfique lors de son entrée dans l’US Army. Et ce soir, le sommeil léger de Steve n’a pas fait exception.

C’est sans surprise que le numéro deux d’A.R.G.U.S. se réveille en sursaut lorsque son portable, portable qui n’est exceptionnellement pas mis en mode silencieux, se met à sonner et vibrer tout en éclairant la chambre à coucher. Par réflexe et plutôt dans le brouillard, Steve s’empare du pistolet qu’il garde sous son oreiller. Une poignée de secondes s’écoulent avant qu’il ne réalise que le responsable est bel et bien un message reçu. Steve lâche son arme avant de s’emparer de son smartphone qui recharge sur sa table de nuit, comme si de rien n’était. Comme s’il ne venait pas de le réveiller à trois heures et demie du matin. Steve grogne, se maudissant intérieurement de ne pas avoir pensé au mode silencieux, avant de froncer des sourcils et de s’inquiéter. Le message provient de Cassandra. Que se passe-t-il pour qu’elle débarque chez lui en pleine nuit ? Il imagine des théories farfelues à cette pensée tout en laissant ses doigts pianoter une réponse rapide avant de se lever pour attraper le premier T-shirt lui tombant sous la main dans son armoire – il ne compte pas lui ouvrir la porte avec pour seul vêtement un bas de pyjama. Il allume une lumière dans son salon qui n’agressera pas ses yeux endormis. Il frotte ses yeux d’une main, essayant d’effacer la fatigue de son visage du mieux qu’il peut – sans grand succès – et déverrouille sa porte d’entrée quelques instants plus tard. Il fronce de nouveau les sourcils alors que ses yeux dévisagent Cassie. La jeune femme est trempée jusqu’aux os mais semble aller bien vu la boutade qu’elle réplique en réponse à une partie de son SMS. « C’est bien, tu fais des progrès. Et laisse mon arme tranquille, va. » Un petit sourire se dessine sur son visage endormi. Son ton est moqueur, sa phrase n’est qu’une boutade, pas un moyen de la congédier. Cassie n’en tient pas rigueur et continue sur sa lancée. Son comportement, en plus de son accoutrement, intrigue de plus en plus Steve. Que s’était-il donc passé pour qu’elle soit à la fois trempée et l’ombre d’elle-même, à presque quatre heures du matin sur son paillasson ? Perdu dans ses pensées, il ne se rend pas compte qu’il est resté muet bien trop longtemps. Cassie ne perd pas de temps de lui faire remarquer, supposant qu’il va lui faire des remontrances concernant l’heure tardive de visite. Si la jeune amazone se serait pointée à son appartement sans raison apparente à une heure pareille, Steve lui aurait passé un savon (le même savon qu’il avait dû passer à Tracy, une fois, alors qu’elle avait fini à moitié bourrée sur son paillasson, le suppliant de le faire entrer – un autre appartement, une autre vie). Seulement cette fois, il ne fallait pas avoir fait MIT pour comprendre que la situation de Cassie est à des années lumières de tout cela. Son sourire, qu’il pense là pour le rassurer, semble faux. Ainsi, Steve s’inquiète bien plus sur la raison de cette visite tardive, raison qui se cache derrière ce sourire à moitié forcé, plutôt que sur l’heure. « Toi aussi tu m’as manqué », répond-il. Il se décale pour la laisser pénétrer dans son appartement et ferme la porte derrière elle. « Ne sois pas étonnée, l’appartement a un peu changé depuis la dernière fois. Il est un peu plus… Décoré. » Steve retient un bâillement à la fin de sa phrase, et se fait la réflexion que la jeune femme n’était que très peu venue dans ce nouvel appartement. Parce qu’ils sont tous les deux occupés. Parce que, même si elle le pouvait, elle n’avait pas forcément de raisons que de venir à l’improviste. Diana ne vit plus avec lui après tout et il est loin d’être son référent « amazonesque ».

Avant qu’il ne puisse rentrer dans le vif du sujet, Cassandra décide d’amorcer un peu la conversation en s’excusant de son arrivée plus que matinale. Le corps de Steve choisit ironiquement ce moment pour bailler. Il n’arrivera pas à chasser la fatigue aussi facilement. « Un peu dramatique ? Tu débarques trempée chez moi à presque quatre heures du matin en étant l’ombre de toi-même. Ça n’est peut-être pas aussi dramatique qu’une attaque du Syndicat mais tu ne serais pas plantée debout comme un piquet dans mon salon à cette heure et dans cet état si tu t’étais simplement cassée un ongle… » Steve soupire et baille une nouvelle fois. La nuit va être longue et il ne tiendra pas sans au moins deux grosses tasses à café. Cependant, ce n’est pas du côté de sa cuisine qu’il se dirige mais du côté de sa salle de bain. Il sort une serviette propre de son placard ainsi qu’un des rares peignoirs qu’il possède avant de retourner dans le salon. Il ne s’est pas rendu compte que ses sourcils étaient une nouvelle fois froncés jusqu’à la remarque de Cassie. « Ça ne me rassure pas plus tu sais. Mais en attendant je t’ai sorti une serviette propre et un peignoir pour que tu puisses te changer. Pas de mais, tu vas pas rester trempée ! » Il lui lance un regard lui faisant comprendre qu’elle ne gagnera pas si elle discute et continue sur sa lancée. « Je vais aller me faire un bidon de café, je sens qu’il ne sera pas inutile. Tu en veux ? Egalement tu as de la chance, j’ai fait des cookies pas plus tard qu’hier. » Il esquisse un sourire en coin avant de bailler une énième fois. Si Steve voulait que Cassandra parle sans se sentir forcée, il savait qu’il devait y mettre les formes. Même si faire des cookies à peine quelques heures avant qu’elle ne débarque derrière sa porte n’a pas du tout été prémédité pour ça. Ce n’était pas nouveau que Steve adorait cuisiner sur son temps libre – et bien, en plus. Il fait une pierre deux coups, et ça l’arrange.

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MessageSujet: Re: carry me home tonight. (STEVE)   Mer 27 Déc - 2:27

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Cassandra rendit les armes devant le regard inflexible du soldat, exhalant un soupir en posant la serviette sur ses cheveux. « La salle de bain est toujours par là, j’imagine. » Elle venait tout juste de pousser la porte lorsqu’il lui proposa du café et des cookies, ce qui eut le mérite de lui arracher un sourire presque lumineux. « Evidemment : quand ai-je déjà dit “non” à ce genre de proposition ? » Il fallait être fou pour refuser quelque chose cuisiné par Steve, elle l’avait appris avec le temps. Elle avait souvent essayé d’apprendre des recettes de son côté, en se disant que ce serait un moyen comme un autre de s’occuper, mais elle n’avait jamais atteint la maîtrise de l’agent en la matière. Il pouvait faire un véritable repas avec des restes dégotés dans le frigo, ou bricoler des biscuits appétissants avec très peu d’ingrédients. La seule raison pour laquelle Cassie n’était pas devenue énorme à l’époque où elle le voyait souvent, c’était parce qu’elle avait un métabolisme de compétition et qu’il ne passait pas son temps derrière les fourneaux. Mais quand il le faisait, Dieux que c’était divin !

Il lui fallu un peu plus de temps que prévu pour se débarrasser de ses vêtements collants. Elle jeta un long regard au jean taché par le sel, puis roula en boule ses affaires qu’elle considéra un instant avant d’hausser la voix : « Je peux utiliser ta machine ? » C’était soit ça, soit elle se traînait un sac au parfum d’embruns pendant le restant de la soirée. Après la réponse positive de Steve, Cassandra fourra le tout dans le tambour, par-dessus d’autres vêtements qu’elle prit grand soin de ne pas toucher – à l’idée de tomber sur un boxer de l’homme qui avait été comme un frère pendant toutes ces années, elle frémit. Machinalement, elle lança le programme, s’emmitouflant dans le peignoir qu’il lui avait donné et le rejoignant dans la cuisine. Elle suivit l’odeur puissante du café, mais son regard accrocha en premier l’assiette de cookies posée sur un coin. « Hmm, ça m’avait manqué ça aussi… » souffla-t-elle en fuyant quelque peu son regard inquisiteur. Elle savait qu’elle ne pouvait pas s’attendre à débarquer à plus de trois heures du matin, dans un état aussi pitoyable qui plus est, sans avoir un semi-interrogatoire. A dire vrai, elle était même surprise que plus de questions ne soient pas venues l’accueillir à la porte. Steve savait qu’elle ne faisait que rarement appel aux autres, c’était probablement pour cela qu’il lui laissait le temps de se préparer. Cassie avait trouvé refuge auprès de lui pour cette raison : parce qu’il la comprenait. Depuis longtemps. Si elle se sentait plus proche de Diana en prenant de l’expérience, elle n’oubliait pas pour autant qu’il lui avait été plus aisé de se reconnaître dans Tracy ou son frère à l’époque. Quand elle n’avait pas de pouvoirs et que Wonder Woman venait à peine de poser les yeux sur elle.

« Merci », elle attrapa la tasse de café qu’il avait laissé pour elle, levant finalement les yeux dans sa direction. « J’essaie de ne pas être trop alarmante, mais tu veux bien t’asseoir s’il te plaît ? » Ses lèvres s’ourlèrent d’un sourire léger, poussant à la confidence. Elle parlait lentement, d’une voix presque basse qu’il ne devait guère lui connaître. Le cookie à peine entamé fut relégué à la droite de sa boisson, qu’elle entoura de ses deux mains avec un sourire satisfait. La chaleur se communiqua à ses paumes, entamant un long trajet jusque dans ses bras. Malgré elle, Cassandra se remémora la sensation presque similaire, réconfortante, qui l’avait envahie lorsque Garth l’avait étreinte – avant que tout ne dérape. Mais elle repoussa ce souvenir au loin, dissimulant dans un même mouvement l’angoisse qui lui remuait encore les tripes. Fille de Zeus. Qu’est-ce que c’était supposé vouloir dire ? Quelle portée avait ce secret ? Elle aurait aimé que Kiran soit là, elle aussi, afin d’avoir son sourire pour illuminer un peu ses sombres pensées. « J’essaie de… Je ne sais pas vraiment par quoi commencer. Je voulais juste retrouver un visage familier et, hé bien… » Cette fois elle lui adressa une esquisse chaleureuse. « Tu fais partie de ma famille, même si ça fait longtemps que je ne suis pas venue te le rappeler. » Cassie tendit la main vers lui, s’arrêta en voyant la dextre trembler légèrement et referma le poing, la mine plus sombre. « Tu sais, je t’ai déjà parlé de ma mère. Et du fait que je ne connaissais pas mon père. »

Ses doigts revinrent s’enrouler autour de la tasse, avec plus de délicatesse. Elle n’oubliait pas la façon dont le bois s’était effrité sous sa poigne au manoir Wayne. Il serait encore plus facile de briser de la céramique. Si elle ne voulait pas inquiéter plus que de raison Steve, il fallait qu’elle garde le contrôle – il fallait qu’elle le fasse aussi pour elle, pour se prouver qu’elle en était capable. Que la surprise de la révélation passée, que l’horreur du mensonge abandonnée, il ne restait plus qu’elle. La même qu’avant. Qu’elle ne pouvait pas le blesser, pas plus qu’elle n’aurait pu blesser Diana. Ses pensées, sans cesse en mouvement, la ramenèrent au bref état de rage dans lequel elle s’était retrouvée contre l’Atlante un peu plus tôt dans la soirée. A cet instant, elle aurait parfaitement été capable de lui faire mal. Elle l’avait envisagé, de manière si fugace qu’elle s’était convaincue du contraire. Mais la vérité finissait toujours par la rattraper.

« Je ne sais pas par où commencer, alors j’imagine que je vais faire ça dans le désordre. J’ai vu Diana, et elle m’a avoué quelque chose qu’elle me cachait depuis longtemps à mon sujet. » Nerveusement, ses prunelles pâles retournèrent chercher les siennes. Savait-il ? Était-il au courant de ce secret, puisqu’il avait été là au commencement de tout ? A son commencement à elle. A la création de cette nouvelle Wonder Girl. « Ma mère savait, mais elle pensait que c’était mieux de me le dissimuler. Je ne sais pas comment Diana l’a appris, je ne lui ai pas posé la question, j’avais besoin… Besoin de prendre du recul. » Elle pinça les lèvres. « Steve, mon père n’est pas humain. » Une flamme s’alluma dans les orbes délavés de Cassandra. « Mon père est Zeus. » Elle cracha ce mot, père, comme s’il ne signifiait rien d’important. Son timbre se brisa sur le nom du Roi des Dieux de l’Olympe. Il n’y avait pas d’orage ici pour la faire courber l’échine, pas de grondement dans le lointain qui lui donnait l’impression d’être surveillée. Néanmoins, elle n’était quand même pas rassurée en prononçant ces dernières paroles. Quelque part, le pressentiment que la foudre finirait par la trouver la hantait depuis l’aveu de Diana. Elle savait – et Zeus savait, depuis des années.

« Diana a respecté le vœu de ma mère, mais finalement elle n’a pas pu tenir le secret. Je… J’essaie de ne pas lui en vouloir, tu sais. » Mais la détester, même un peu, même pour une raison futile, lui donnait un autre bouc émissaire à blâmer. Une cible pour diriger la colère en son sein ailleurs, pour l’extérioriser. Finalement, la question qu’elle retenait trouva le chemin pour franchir ses lèvres : « Est-ce que tu savais ? » Et les prunelles bleutées de briller plus fort. Est-ce que tu me mentais, toi aussi ?

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Dernière édition par Cassandra Sandsmark le Sam 20 Jan - 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: carry me home tonight. (STEVE)   Mer 10 Jan - 22:56

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« Toujours. » Steve baille et désigne la porte en souriant légèrement, un peu soulagé de voir un sourire sur celui de Cassandra. « Mais tu y vas maintenant, sinon tu peux faire une croix sur les cookies. Zou ! » Steve sait pertinemment que sa cuisine peut s’apparenter à une faiblesse chez Cassandra. Pendant longtemps, cela a même été une sorte de garantie pour qu’elle se donne à fond dans certaines activités qu’elle rechignait à effectuer. Ou alors simplement quelque chose pour lui remonter le moral de temps en temps. Dans tous les cas, ça n’est jamais devenu une réelle habitude. Cassie a bien plus de volonté et de contrôle de soi que ce que certains ont pu penser lors de ses débuts en tant qu’amazone. Quant à Steve, il n’a jamais voulu troquer son uniforme de pilote militaire contre celui de cuisinier, reléguant ainsi ses talents derrière les fourneaux en passe-temps, lors de ses rares moments de libre. L’espace d’un instant, Steve s’imagine une vie toute autre. Chef étoilé d’un grand restaurant, dont les ordres pour ses cuisiniers fusent en plein rush. A cette vision, cuisinier et militaire semblent s’apparenter à un même monde, où la discipline, le suivi des règles et la rigueur règnent en maître. Toutefois, contrairement à un militaire sur le front, le cuisinier risque beaucoup moins sa vie. Steve Trevor aurait alors eu une vie bien différente. Et s’il avait pu parfois regretter cette vie bien trop médiatique – surtout le lynchage au moment de sa rupture avec Diana – il sait que sa vie aurait été bien trop morose sans certaines personnes.

La question de Cassandra le sort de ses pensées. L’espace d’un instant, Steve a cru qu’il sombrerait de nouveau dans les bras de Morphée, l’intervention de Cassandra a eu l’effet inverse. « Fais comme chez toi. La lessive est juste au-dessus de la machine », lui répond-il. Il a terriblement besoin d’un café fort. Steve se dirige vers sa cuisine américaine, clignant un peu trop frénétiquement des yeux pour lutter contre le sommeil. Il met en route sa machine et sort deux capsules de café, dont au moins une contenant la dose la plus forte possible de son stock et esquisse un sourire. Il lui semble bien loin le temps où il s’embêtait à faire lui-même son café avec de la poudre. A littéralement galérer avec son filtre dans sa vieille cafetière et perdre un temps précieux les matins où il était bien plus fatigué qu’il ne le croyait. Ces machines-là, bien que chères, sont pour Steve une réelle révolution.
Les deux tasses à café prêtes et déposées sur le comptoir du bar de sa cuisine, il soulève le drap protégeant les cookies préparés quelques heures auparavant et s’installe. Steve attend, de nouveau à la merci de ses questions silencieuses. Pourquoi est-elle là, complètement trempée, à une heure aussi inhabituelle ? Et surtout, que s’est-il passé ? Des questions qui l’inquiètent mais qu’il ne lui impose pas – pas encore du moins. Il sait pertinemment que brusquer Cassandra sur des questions liées au pourquoi et au comment va plus la faire fuir que rester. Il a toujours fallu que ce soit elle qui démarre la conversation qui la taraudait pour avoir un vrai dialogue plutôt que l’inverse. Combien de fois, alors qu’elle était plus jeune et encore une amazone inexpérimentée, Steve s’était-il cassé les dents face à elle à cause de ça ?

Cassandra apparaît dans son champ de vision alors qu’il s’apprête à déplacer tasses et assiette de cookies sur la table de son salon, pensant que cela serait plus convivial que sa cuisine américaine. Il lui tend la tasse alors que l’amazone lui demande de s’asseoir. « Suis moi dans le salon, à table, ce sera plus simple. » Steve prend sa propre tasse dans une main, l’assiette de cookies. Lui demander de s’asseoir et ne pas être trop alarmante sont deux expressions qui ne vont pas ensemble. A nouveau, ses sourcils se froncent. Il s’interroge sur la gravité des propos de Cassie – que va-t-elle lui annoncer, bon sang ? Tous deux s’installent à table et prennent un cookie avant que leurs regards se croisent. Les iris clairs de Steve n’arrivent pas à la lire correctement, ses sourcils restent légèrement froncés mais le numéro deux d’A.R.G.U.S. se tait. Il  boit une gorgée de café, qui le réveille un peu, et attend. Il attend qu’elle amorce la conversation. Il attend qu’elle crache enfin le morceau sur tout ce mystère. Et il écoute lorsqu’elle entame le sujet. Steve se retient de dire quoi que ce soit lorsqu’elle lui déclare qu’il fait partie de sa famille malgré tout. Malgré le fait qu’ils ne se voient plus aussi souvent. Malgré sa séparation avec la mentor de la jeune femme. Et Steve se contente d’acquiescer lorsque Cassandra lui mentionne le fait qu’elle ne connaisse pas son père.

Encore une fois – à croire qu’à force, cette action deviendra le synonyme de ce réveil inhabituel – Steve fronce ses sourcils, pensif. A-t-elle découvert l’identité de son père, donc ? Et cela la met dans tous ses états ? Sur cette réflexion, reprenant une gorgée de café, Steve redoute d’entendre la suite. La dernière fois qu’on lui a annoncé le père biologique de quelqu’un, ce fut pour celui de Diana, finalement loin d’être faite d’argile mais bien conçue comme tout le monde – enfin, presque. Il se contente toutefois d’hocher de la tête pour l’inciter à continuer sur sa lancée, de boire un peu de café et de mordre de temps à autre dans son cookie, de plus en plus éveillé. Cassie enchaîne, Steve prête une oreille attentive. Il fait le lien, essaye de tout comprendre. Elle a vu Diana, qui visiblement connaissait l’identité de son géniteur. Tout comme sa mère. Les sourcils de Steve se froncent un peu plus, sans surprise, alors que Cassandra lâche la première bombe. Pas humain ? Les yeux clairs de Steve croisent ceux tout aussi clairs de Cassandra, qui l’achève. Steve se félicite de ne pas avoir pris de gorgée de café, de s’être plutôt contenté de se réchauffer les mains autour de la tasse. Il aurait sûrement craché toute sa gorgée sur son visage, abasourdi. Fille de Zeus ? Elle aussi ? Et Diana ne lui a rien dit jusqu’à maintenant ? Pourquoi brise-t-elle le secret seulement maintenant, d’ailleurs ? Les questions fusent dans son esprit mais l’homme se tait, impatient. Il aimerait lui dire qu’il est mal placé pour ne pas en vouloir (ou en avoir voulu) à Diana mais la laisse finir. Et s’étonne encore plus de la finalité. Ses yeux s’écarquillent sûrement de surprise alors qu’il est pris de court. Est-ce que lui, Steve Trevor le simple humain et l’ex de Wonder Woman, savait et n’aurait rien dit ? Un rire nerveux reste dans sa gorge alors qu’il retrouve l’usage de la parole. Son ton est calme mais ne cache pas sa surprise. « Si je savais ? Non. Non, je ne savais pas Cassie. J’ai déjà appris d’une manière autre que par la concernée pour le lien de parenté entre Zeus et Diana alors le tien… » Ses mots se perdent dans l’air mais ne l’empêchent pas d’enchaîner. « Sais-tu depuis combien de temps Diana est au courant ? » Sa question est pleine de curiosité alors qu’il se remémore certains moments avec elle. Ils n’avaient pas eu pour habitude de parler de généalogie, encore moins celle de Cassandra, et surtout si elle avait promis de garder le secret. Steve s’adosse à sa chaise. « Vous êtes demi-sœurs… » Sa voix n’est que murmure mais il sait que Cassie l’a entendu. Il croise alors son regard, remarque ses traits et se sent terriblement mal de ne demander que maintenant comment elle se porte après tout ça. « Ça va ? Enfin, je veux dire, comment prends-tu la nouvelle, toi ? Je suis désolé, ma question semble terriblement bête mais entre l’heure et le manque total d’expérience dans ce genre de situation, je ne sais comment réagir. Mais si tu as besoin d’en parler, de te défouler ou que sais-je encore, je suis là pour toi. » Il passe une énième fois sa main sur son visage pour effacer la fatigue avant de capturer sa main dans la sienne, amicalement. Comme un frère le ferait avec sa sœur. Pour allier le geste à la parole.


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Dernière édition par Steve Trevor le Ven 23 Fév - 17:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: carry me home tonight. (STEVE)   Dim 21 Jan - 0:41

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Cassandra soupira doucement, portant à ses lèvres le café qui lui brûla un peu la langue. La souffrance s’effaça aussi rapidement qu’elle était apparue. Steve paraissait sincèrement surpris par son aveu, ce qui la rassurait davantage qu’elle ne l’aurait pensé. Elle secoua la tête lorsqu’il lui demanda depuis combien de temps Diana savait à son sujet. « Je ne sais pas, je n’ai pas su… » La jeune femme détourna le regard. « Je n’ai pas su garder mon sang-froid, alors j’ai préféré ne pas m’attarder. Je pensais poser la question à ma mère, déjà. Et voir plus tard avec Diana. » Il le fallait, toutefois. Elle attrapa le cookie qu’elle avait à peine touché, grignotant une pépite de chocolat avant de le reposer – même cela ne suffisait pas à chasser toutes ses idées noires. Il souffla l’évidence et cela lui arracha un bref sourire. Ni joyeux, ni désabusé. C’était la vérité. « Avec quelques millénaires d’écarts… » répondit Cassie dans le même murmure, la tension dans ses épaules se libérant doucement. Elle savait que Steve ne chercherait jamais à la brusquer, qu’il lui laisserait le temps nécessaire pour se remettre, mais elle était la seule agacée par son comportement. Diana avait raison, elle ne devait rien à Zeus, alors pourquoi cette nouvelle la perturbait-elle autant ? Elle savait ce que Kiran aurait répondu face à ça. Solstice l’aurait à la fois rassurée et secouée, avec des mots toujours justes, emplis d’une bonne humeur contagieuse. Peut-être qu’elle se serait un peu moquée aussi du fait qu’elle se laisse déstabiliser par une vérité à laquelle elle n’aurait probablement jamais à faire face. Elle n’était ni la première, ni la dernière enfant de Zeus. Et pour ce que Cassandra en savait, elle pouvait très bien passer toute sa vie sans jamais le rencontrer en personne.

Un rire nerveux secoua la jeune femme quand il lui signala qu’il serait là pour elle, y compris si elle avait besoin de se défouler. « A moins que tu ne sois à l’épreuve des coups maintenant, je doute que ce soit une bonne idée… » Les doigts de Steve trouvèrent les siens. Un vague frisson lui parcouru l’échine. Quelque chose qui ressemblait presque à un sanglot resta coincé dans sa gorge. De sa main libre, elle reposa le café en inspirant lentement. « Merci. » Elle considéra brièvement sa main posée sur la sienne, puis Cassie se pencha pour poser sa tête sur l’épaule du soldat. « Je pense que je vais rester un peu comme ça, si tu n’y vois pas d’inconvénient », demanda la demi-déesse avec lassitude. Derrière l’angoisse d’hériter de tous les ennemis de son géniteur demeurait la brûlure de la trahison. Elle n’estimait pas réellement Diana fautive – pour ce qu’elle en savait, l’Amazone aurait très bien pu apprendre cela quelques mois plus tôt à peine – mais apprendre que sa mère avait sciemment gardé ce secret pour elle depuis sa naissance lui était plus difficile à comprendre. Pensait-elle protéger sa fille en se taisant ? Ou craignait-elle qu’en lui dévoilant son ascendance, Cassandra ne se montre encore plus téméraire ? Peut-être que le malaise était plus profond encore. De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. L’éveil de ses capacités était-il lié à ce secret ? Trop de questions, si peu de réponses.

« Ça va. Ça va aller, en tout cas. » Elle n’avait pas vraiment le choix. Et elle ne voulait pas non plus rester prostrée simplement dans un coin de sa chambre au Mont Justice, en se demandant quelles autres parties de sa vie n’étaient que des façades. « Je risque de t’envoyer quelques messages, ou peut-être passer à l’improviste… » Cassie glissa son bras sous le sien, la joue écrasée contre son épaule. « Je suis désolée si je t’ai donné l’impression de t’oublier ces derniers temps. C’était pas le cas, c’était juste… » Juste leurs vies et leurs obligations respectives. Quelques secondes supplémentaires s’écoulèrent ainsi, elle fixant la tasse de thé en reniflant vaguement, lui en tentant de lui apporter le soutien dont elle avait besoin. Auquel elle se raccrochait sans même s’en rendre compte. Elle s’écarta finalement avec douceur, jetant un long regard à la ronde. « Hm, tu avais raison, ça a pas mal changé depuis ma dernière visite… Comment tu vas, toi ? » Elle tourna cette fois ses orbes pâles vers lui, sondant ses yeux et ses traits fatigués. Waller et ARGUS. Les mots informulés. Comment supportait-il cette pression toujours plus importante sur ses épaules ? Comment tu vas, toi ? L’homme derrière l’agent aussi. Cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pas pris de ses nouvelles et Cassandra s’en rendait douloureusement compte en l’observant. Il avait changé, un peu ici, un peu là, quelque part dans l’océan de ses yeux toujours bienveillants. Il avançait dans sa vie, s’éloignant malgré lui de la sienne. A moins que ce ne soit justement elle, qui gagnait d’autres horizons avec la Young Justice. Probablement un peu des deux.

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MessageSujet: Re: carry me home tonight. (STEVE)   Mar 27 Fév - 17:40

carry me home tonight
CASSANDRA & STEVE




Le désarroi que lit Steve sur le visage de Cassandra lui serre le cœur. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que plus elle s’épanche sur le sujet de l’identité de son père et plus il la désarçonne et, quelque part, l’angoisse. Bien que l’ancien pilote de l’US Army n’ait jamais connu cette situation de découvrir la véritable identité d’un de ses parents (surtout lorsque ce dernier est un dieu de la mythologie grecque), il a cependant déjà vécu la situation inverse. Perdre ses deux parents l’un après l’autre avec aussi peu d’écart et alors qu’il n’était qu’adolescent a été un épisode tout aussi traumatisant que celui qu’a vécu Cassandra ce soir. Et a surtout soulevé des questions qui commençaient toute par le même mot : pourquoi. Pourquoi a-t-elle eu un accident d’avion ? Pourquoi n’a-t-elle pas survécu (alors que lui a été épargné, bien des années plus tard, en se crashant sur l’île des Amazones) ? Pourquoi le cancer a-t-il gagné la bataille contre son père in fine ? Et surtout, pourquoi est-ce que Steve a dû accepter des responsabilités dont un adolescent de quinze ans n’aurait jamais voulu à cet âge ? Des « pourquoi », agrémentés d’émotions sens dessus dessous et un besoin de réconfort. Autant d’étapes que Steve peut lire dans les yeux de Cassandra en cet instant et qu’il comprend. Alors le numéro deux d’A.R.G.U.S. continue à vouloir la réconforter, s’offrant même en guise de punching ball si besoin est. Il serre la main de la désormais demi-déesse un peu plus fort alors qu’il lâche un léger rire. « Je ne suis peut-être pas à l’épreuve des coups mais je propose quand même. Tout comme je sais ce que c’est d’avoir un besoin de se défouler après ce type de nouvelles… Je suis passé par là et je sais que je n’aurais pas surmonté tout ça seul. » Le rire laisse place à une esquisse de sourire. Un sourire bienveillant qui lui fait penser à sa sœur. Au fond de lui, et même s’il ne lui a jamais vraiment dit, Steve reste persuadé qu’il n’aurait jamais réussi à faire correctement le deuil de ses parents sans Tracy. Car même s’il s’est retrouvé du jour au lendemain à devoir grandir bien trop vite et à s’occuper d’une sœur à peine à la fin de sa pré-adolescence, il ne s’en serait jamais sorti sans ça. Sans avoir à penser à quelqu’un d’autre que lui et sa peine. Sans avoir à devoir rassurer quelqu’un d’autre. Convaincre Tracy que tout se passerait bien a fait en sorte de le convaincre lui-même en fin de compte. Et jamais il n’aurait eu ce pouvoir d’auto-persuasion seul face à son reflet dans un miroir. L’espace de quelques secondes, Steve ose même se demander si tout n’aurait pas été différent si ses parents n’étaient pas décédés aussi jeunes. Serait-il devenu pilote comme sa mère ? Aurait-il eu cette relation si particulière avec Tracy ? Les épreuves l’ont forgé et l’ont mené à ce qu’il est aujourd’hui. Beaucoup de choses auraient été modifiées sans ça, il suppose. Il ne le saura jamais de toute façon.

Cassandra pose sa tête sur son épaule et Steve sort de ses pensées internes. Il reste silencieux à sa requête, acceptant sans soucis sa position. Le besoin de réconfort, cette étape après les pourquoi. Les deux blonds se contentent de rester muet quelques instants. Qu’y a-t-il d’autre à rajouter sur le sujet ? Pas grand-chose. Steve ne peut rien faire à part écouter désormais. Il n’est pas celui ayant les réponses aux questions brûlantes de la jeune femme. Seules Diana et sa mère peuvent l’aider sur ce terrain-là, il suppose. D’ici peu, Diana marcherait sur des œufs avec ces deux-là. Tant qu’elle ne les écraserait pas tous, tout irait bien, il suppose. Encore une fois. Cassandra brise alors le silence avec de l’auto-persuasion. Cette même technique que Steve connait par cœur désormais. Ça va aller, ça ira. Ces mots magiques que l’on prononce car on n’a pas forcément le choix. A nouveau, Steve se contente de sourire silencieusement et dépose sa tête sur la sienne en guise de réponse. Il ne doute pas qu’avec une volonté pareille, tout irait bien pour la justicière. « Envoie tous les messages que tu veux mais évite cependant de revenir à l’improviste à une heure aussi tardive, j’ai quand même besoin de dormir. » Un nouveau rire s’échappe alors que Cassandra glisse son bras sous le sien. De sa main libre, Steve cache un de ses bâillements. S’il est désormais complètement réveillé, cela ne signifie pas qu’il est réellement reposé. Pas question cependant de s’endormir. Ses pensées repartent alors dans tous les sens alors qu’il observe silencieusement leurs tasses et ce qu’il reste de ses cookies. A nouveau, ils n’ont pas besoin de parler pour qu’il la réconforte. A nouveau, Steve pense à Tracy, la seule autre personne avec qui ce genre de choses arrivent. A nouveau, Steve en arrive à la conclusion que si Cassandra n’est plus sa belle-sœur, elle le restera malgré tout à ses yeux.

La demi-déesse s’extirpe de sa position de réconfort et reprend une nouvelle fois les rennes de la conversation, préférant cette fois-ci un sujet qui ne la concerne plus : Steve lui-même. Comment va-t-il ? En somme, qu’a-t-il à dire, lui ? Steve prend le temps de récupérer sa tasse et de la finir d’un trait avant de parler. Par où commencer ? « Ça va… » Il se racle la gorge. « Je… J’ai toujours plus ou moins du mal avec certaines actions ou décisions de Waller mais à part ça et les menaces auxquelles nous devons tous faire face, je ne sais pas réellement quoi rajouter d’autres. Je ne viens pas de découvrir que mon père était un dieu grec ou ce genre de choses. Ma vie est bien fade à côté de la tienne, j’ai l’impression. » Steve termine sa phrase dans un léger rire. Il n’est qu’un simple mortel face à cette demi-déesse dont il n’avait pas assez de nouvelles, bien malgré lui. Bien malgré eux, même. « Je gère mon boulot et la pression qui va avec comme lorsque j’étais encore un pilote. Je jongle, je donne des ordres, je fais des missions. » Il hausse les épaules et retient le reste de sa pensée. Parfois, Steve se surprend à rêver de faire bien plus que ça et de sauver le monde comme le reste des héros comme Cassandra. Parfois il se surprend même à vouloir des pouvoirs, pour être bien plus qu’un simple humain. Mais en attendant que cela arrive – et même si cela n’arrivera probablement jamais – Steve fait du mieux qu’il peut et aide le monde à sa manière. Du moins, c’est ce qu’il croit.


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